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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée
(France)

AIVAZOVSKI, Hovhannes (Ivan)
1817-1900

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Le nom d'Aïvazovski est intimement lié à la mer. Le peintre sut avec une maîtrise admirable et une véracité surprenante traduire le mouvement des flots, la transparence de l'eau tantôt calme, tantôt tumultueuse, tantôt furieuse mêlant ses vagues au ciel orageux. Aivazovski peignit aussi des sujets sur l'histoire nationale et des paysages d'Arménie.

Parcours unique
Aïvazovski est né en 1817 sur les bords de la mer Noire, à Théodosia en Crimée.
Très jeune, il fait preuve d'un véritable talent pour le dessin et la peinture. Il entre à 16 ans à l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Quatre ans plus tard, il en sort lauréat, médaillé d'or. À cette récompense est associée une bourse qui permet au jeune peintre de voyager en Italie et dans toute l'Europe entre 1840 et 1844.
Il rencontre un véritable triomphe en Italie où l'un de ses tableaux est présenté au Vatican. C'est en 1842 qu'Aïvazovski se rend pour la première fois à Paris, où, là encore, ses travaux obtiennent un immense succès. Dès lors, sa renommée ne va cesser de croître, particulièrement en Russie.
Au cours des années 1850, les tendances romantiques se font sentir avec plus de force et trouvent une magistrale interprétation dans son tableau « La Neuvième Vague ».
Peu de peintres ont su, au déclin de leur vie, non seulement conserver leur capacité créatrice, mais encore s'élever au-dessus d'elle. Aïvazovski a ainsi conservé sa force de travail, son énergie, son génie créateur et son intelligence lucide jusqu'au dernier jour de sa vie.
Le 19 avril 1900, Aïvazovski meurt sans avoir terminé le tableau commencé le matin même. Aussi loin qu'ira de l'avant l'art russe, l'héritage artistique d'Aïvazovski reste pour toujours une de ses valeurs les plus sûres.
carrière internationale
De son vivant, Aïvazovski a connu une renommée internationale considérable, tout d'abord durant ses voyages en Europe.
C'est au cours d'un premier périple, qui sera suivi de bien d'autres, qu'Aïvazovski se fait connaître et apprécier par une pléiade d'artistes et d'écrivains. Delacroix tout comme Turner louent son art porté par un souffle romantique. Ses peintures se distinguent par la recherche de la lumière et une approche émotionnelle remarquable.
De retour en Russie en 1844, peu attiré par les honneurs, la gloire et la richesse, il délaisse l'entourage du Palais des Tsars de Saint-Pétersbourg et choisit de se retirer à Théodosia, sa ville natale.
A partir des années 1870, les toiles d'Aïvazovski laissent filtrer l'influence du réalisme naissant et ses œuvres gagnent en authenticité et en vigueur.
Aïvazovski est connu aujourd'hui en tant que peintre majeur de l'école russe. Mais même en dehors de la Russie, sa notoriété est considérable dans les pays anglo-saxons. L'artiste se rend à New York à la fin de sa vie, en 1892, et y obtient un tel succès qu'il est nommé citoyen d'honneur de la ville.

Honneurs d'un siècle
Tout au long de sa vie, Aïvazovski a été soutenu, reconnu et honoré pour son talent exceptionnel.
Après avoir reçu une première formation au lycée de Simferopol, Aïvazovski rejoint l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg avec le soutien d’A. Kaznatchéev, maire de Théodosia. Dès cette période, Alexandre Pouchkine découvre ses œuvres et lui porte une grande admiration.
Au cours de son premier voyage en Europe (1840-1844), il est admis comme membre de nombreuses académies : Florence, Rome et Paris (qui le récompensent d'une médaille d'or), Stuttgart et Amsterdam.
En 1844, Aïvazovski est nommé membre de l'Académie de Saint-Pétersbourg, puis, en 1845, peintre de l'état-major de la Marine russe.
Il a été le premier artiste étranger à être décoré de la Légion d'honneur.
Le sultan turc Abdul-Aziz l'invita en 1874 à Constantinople pour le décorer de l'Ordre de l'Osmanie, la plus haute distinction de l'empire ottoman.

Une légende vivante
Les activités publiques, les œuvres de bienfaisance et la position civique d'Aïvazovski sont inséparables de ses activités de peintre.
Sa volonté inlassable de servir sa patrie et sa renommée font de lui une légende vivante et le symbole du bienfaiteur national.
Grâce à lui, les jeunes Arméniens commencent à s'intéresser vivement à la peinture. « Avoir pour aider », cette devise révèle en Aïvazovski un fils authentique du siècle romantique et un altruisme hors du commun.
En 1860, Aïvazovski offre sept tableaux à l'Institut Lazarev des langues orientales de Moscou. Ce sont précisément ces oeuvres, transférées à Erevan après la Révolution de 1917, qui forment le noyau du premier musée d'Arts plastiques en Arménie.
La production d'Aïvazovski est considérable.
Beaucoup de chefs-d’œuvre sont conservés dans les musées russes, à Saint-Pétersbourg et à Moscou. D'autres se trouvent à Théodosia, en Crimée, où le peintre a passé
la plus grande partie de sa vie et où, en 1865, il ouvre une école d'art dans son propre atelier.
Aïvazovski est connu aujourd'hui en tant que peintre de l'école russe, mais sa notoriété est aussi considérable dans les pays anglo-saxons.
Très apprécié à Paris de son vivant, Aïvazovski participa à plusieurs Salons, le premier en 1843, fut présent lors des Expositions universelles de 1878, 1889, 1900 et organisa différentes expositions personnelles, comme en 1857 et en 1890 à la Galerie Durand-Ruel.

Dates
1817 Naissance le 17 juillet à Théodosia.
1830 Entrée au lycée de Simferopol.
1833 Admission à l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
1835 Reçoit une médaille d'argent pour son tableau Étude d'air au-dessus de la mer.
1836 Deuxième médaille d'or ; participe à une croisière de l'escadre de la Baltique.
1837 Première médaille d'or.
1838 Envoyé en Crimée pour deux ans par l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
1839 Participe à une croisière de l'escadre de la mer Noire.
1840 Part à l'étranger pour se perfectionner, en qualité de boursier de l'Académie d'Amsterdam.
1843 Exposition à Paris et Londres.
1844 Retourne en Russie.
1845 Part en croisière sur les côtes de l'Asie Mineure et dans l'archipel grec.
1846 Dixième anniversaire de son activité artistique ; expose ses toiles à Théodosia.
1847 Reçoit le grade de professeur de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
1848 Première exposition des tableaux d'Aïvazovski à Moscou.
1850 Peint La Neuvième Vague.
1851 Deuxième exposition des tableaux d'Aïvazovski à Moscou.
1854 Exposition des tableaux de batailles peints par Aïvazovski dans Sébastopol assiégé.
1857 Exposition de ses tableaux à Paris.
1865 Devient cadre de l'Académie de Saint-Pétersbourg suite à l'ouverture d'une école d'art dans son atelier de Théodosia.
1868 Peint une série de toiles sur le thème de la lutte du peuple grec pour sa libération nationale. Voyage au Caucase.
1869 Voyage en Egypte ; assiste à l'ouverture officielle du canal de Suez.
1872 Visite Nice et Florence où il expose ses tableaux.
1873 Peint L'Arc-en-ciel.
1876 Élu membre de l'Académie de Florence ; peint son autoportrait pour la Galerie des Offices.
1879 Exposition à Paris.
1880 Fonde à Théodosia une galerie de peinture.
1881 Peint La Mer Noire.
1884 Voyage sur la Volga.
1887 Cinquantenaire de l'activité artistique d'Aïvazovski ; Exposition à Paris.
1890 Exposition à Paris.
1892 Voyage aux États-Unis ; visite New York, Washington et les Chutes du Niagara.
1898 Peint une de ses œuvres maîtresses, « Dans les vagues ».
1900 Aïvazovski meurt à Théodosia le 19 avril.
2006 Plus de 100 ans après la disparition de l'artiste, le musée national de la Marine à
Paris, Palais de Chaillot, lui rend hommage en accueillant une exposition de ses œuvres dans le cadre des manifestations de l'Année de l'Arménie en France.

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  1. Le Chaos. La Création du monde, 1841
  2. Le Gondolier. Nuit au clair de lune, 1843
  3. Clair de lune, 1849
  4. La mer. Koketbel, 1853
  5. Pêcheurs au bord de la mer, 1852

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