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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Attila DURAK
( n. 1967 )

L'auteur

Attila DURAK --- Cliquer pour agrandir
Naissance en 1967 à Gümüshane (Turquie).

Attila Durak est diplômé en économie de l'Université technique du Moyen. Il a développé son intérêt pour la photographie en travaillant pour NCR et l’agence de publicité Leo Burnett. Après la direction du célèbre Club de Jazz Eylül à Istanbul, il part à New York en 1996 et suit les cours de la School of Visual Arts, du Département des Beaux-Arts du Hunter College et plusieurs ateliers au International Center of Photography.

De 2000 à 2007, Attila Durak a travaillé sur son premier projet de livre : "Ebru : reflets de la diversité culturelle en Turquie".
Les photographies d’Ebru on été exposées à Istanbul (Turquie) du 19 au 31 juin 2007. Après Istanbul, l’exposition a eu lieu dans diverses villes, comme Diyarbakir, Kars, Antioche, Samsun, Mersin, Van, Bursa, Izmir et une autre expo à la Foire du livre d'Istanbul. La tournée s'est terminée après l'exposition à Ankara du 17 au 31 mars 2009.
La première étape de la tournée européenne de "Ebru" se composait de deux expositions en Allemagne, l’une dans le cadre de la Foire du livre de Francfort et l'autre à Leipzig ; une autre a suivi à Bâle. La deuxième étape a commencé en avril 2009 avec des expositions à Duisburg et Rinteln en Allemagne et a continué par des expositions dans le cadre de la Saison de la Turquie en France.

Attila Durak se partage entre New York et Istanbul.

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Livre numéro 1489
Attila DURAK --- Cliquer pour agrandir Ebru : reflets de la diversité culturelle en Turquie
Titre : Ebru : reflets de la diversité culturelle en Turquie / auteur(s) : Attila DURAK - Préface, John Berger ; directrice éditoriale, Ayşe Gül Altınay ; traduction des textes, Haldun Bayrı, Noémi Lévy
Editeur : Actes Sud
Année : 2009
Imprimeur/Fabricant : Metis Yainlari, Istanbul (Turquie)
Description : 1 vol. (356 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 32 cm, 1 disque compact (1 h 18 min 05 s)
Collection :
Notes : Edition originale turque en 2006. Bibliogr. p. 348 ; le livre est en français, les chansons sont en turc, kurde, laze, rom, géorgien, arménien, hébreu, grec
Autres auteurs : Ayse Gül ALTINAY [directeur] - Fethiye ÇETIN [contribution] -
Sujets : Turquie -- Civilisation -- Photographies
ISBN : 9782742784226
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 49,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Réalisé par l'artiste turc Attira Durak et fruit d'une quête de six ans sur le terrain, Ebru est un impressionnant voyage photographique chez les peuples de Turquie et d'Anatolie. Attila Durak, capturant leurs visages dans une complicité partagée, a mis en pleine lumière la richesse et la diversité culturelle de ce pays. Le mot "Ebru" signifie "papier marbré". Cette technique picturale millénaire, qui associe la peinture et l'eau sur le papier, évoque les combinaisons créatives infinies de ces trois éléments et symbolise autant les flux et flots historiques que la rémanence des couleurs dans toutes les nuances qui s'entremêlent. Les peuples de la Turquie; qui ont vécu ces mouvements innombrables dont les traces existent encore au présent, sont à cette image. Réfutant volontairement le concept de minorité, l'artiste n'a pas tenu compte du poids numérique des groupes, qui n'est parfois que le pâle reflet de leur réelle influence historique et culturelle. Il a souligné avant tout l'éclat du foisonnement et la portée sociologique de leur extraordinaire diversité Tous les visages, ouverts sur le présent et l'avenir, "déverrouillent" ainsi le passé de ces cultures mêlées et métissées. Ebru, au-delà de la métaphore poétique, est donc un manifeste humain pour repenser dans le respect un "vivre ensemble" dans la Turquie d'aujourd'hui et de demain, et dans le monde. Démarche sans précédent en Turquie, le projet Ebru est un beau livre préfacé par le poète anglais John Berger et enrichi d'une vingtaine de textes signés par des artistes, écrivains et intellectuels parmi les plus exigeants de Turquie: Elif Safak, Murat Belge, Fethiye Çetin, Ara Cüler, Sezen Aksu, Tosun Terzioglu...

Autre commentaire

Le précurseur de la fresque ethnographique est sans conteste Edward Curtis, l’homme qui a passé trente ans de son existante sur les traces des derniers indiens d’Amérique. Il a immortalisé les survivants d’une population en voie de disparition, en publiant une admirable encyclopédie en vingt volumes. Dans la même veine, le photographe allemand, August Sander, avec moins d’exotisme mais avec une passion similaire, a construit patiemment un monumental portrait de ses congénères intitulé « Hommes du XXe siècle »..

Attila Durak est l’héritier turc de ces grandes figures de la photographie documentaire. Avec humanité, patience, ténacité et tact, le photographe dresse un état des lieux des minorités turques. Ce travail lui aura demandé six années, un an de préparation et de recherche de financements et cinq années, au cours desquelles il a sillonné la Turquie dans des espaces les plus reculés..

A la différence de Curtis ou de Sander, Attila Durak, afin de respecter le droit à l’image et d’éviter tout procès, a du recueillir l’accord écrit de chaque personne photographiée. La liste des minorités photographiées est très longue, on citera notamment les : Sarikeçilis, Kurdes sunnites, Roms, Vakiflis, Lazes, Turques sunnites, Turques Alévies, Yésidis, Hemsinlis, Albanais, Amucas, Musulmans hellénophones, Syriaques, Kurdes Alévis, Ouzbeks, Juifs, Rums, Géorgiens, Circassiens, Pomaks, Arabes sunnites, Yésidis, Kirghizes, Arabes chrétiens, Allemands, Nusayris, Kazakhs, Sunnites zazas, Crétois, Ouïgours, Tadjiks, Arméniens, Cepnis, Bosniaques… Attila Durak n’a pas pris ses photos en fonction du poids démographique de chaque communauté. Il est parti à la rencontre des gens qu’il a photographié, il ne s’agit pas d’images volées. Il s’agit le plus souvent de portraits posés, de face, le regard de la personne photographiée rencontre celui du lecteur, lui sourit, l’interroge. Attila Durak a accepté leur hospitalité, il a parfois mangé avec ses sujets et s’est fait héberger chez eux. Beaucoup de personnes ont refusé d’être photographiées pour illustrer une minorité, soit elles se sentaient intégrées à une identité nationale, soit elles ne voulaient pas révéler leur origine pour éviter toute discrimination. Certains turcs ont déclaré ne pas reconnaitre la Turquie dans ce livre. Il y apparait des distinctions ethniques, raciales et religieuses, les personnes photographiées ont été les témoins de conflits violents dus à leur différence ou en sont leurs descendants. Attila Durak exprime très bien ce sentiment en déclarant « Les histoires qui se reflètent dans ces photographies expriment non seulement le lien commun et le vivre ensemble, mais aussi, très clairement, la rémanence de ce type de traumatisme. »..

Cet été (2099) on a pu voir ces images dans le cadre de la 40eme édition des rencontres d’Arles.Elles s’imposaient au visiteur dans leur grand format aux couleurs vives et lumineuses, présentées dans l’espace dépouillé des ateliers SNCF. L’exposition Ebru fait le tour du monde depuis 2007, elle est passée par les Etats unis, la Turquie, l’Allemagne, la Suisse, la France. On pourra la voir du 15 janvier au 21 février 2010 à l’Arsenal de Metz et du 1er mars au 31 mai 2010 à la Bibliothèque Municipale de Lyon Part-Dieu..

En guise de cadeau l’éditeur offre un CD audio qui contient 21 titres que l’on prend plaisir à écouter en regardant les images du livre.


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