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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Lévon NORDIGHIAN
( n. 19.. )

L'auteur

 
Archéologue. - Directeur du Musée de préhistoire libanaise, Université Saint-Joseph (en 2004)
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Livre numéro 2054
Lévon NORDIGHIAN --- Cliquer pour agrandir Portraits d'une survie, Les Arméniens de Bourj Hammoud
Titre : Portraits d'une survie, Les Arméniens de Bourj Hammoud / auteur(s) : Ariane DELACAMPAGNE - Portraits of survival : the Armenians of Bourj Hammoud ; [texte et photographies d'] Ariane Delacampagne
Editeur : Somogy
Année : 2014
Imprimeur/Fabricant : Imprimé en Italie
Description : 24 x 27 cm, 160 pages, couverture illustrée
Collection : Essai Somogy
Notes : Bilingue Français-Anglais
Autres auteurs : Lévon NORDIGHIAN [préfacier] -
Sujets : Arméniens -- Moeurs et coutumes -- Liban -- Beyrouth (Liban ) -- 1990-.... -- Photographies
ISBN : 9782757208175
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 25,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Bourj Hammoud, mélange florissant de commerces modernes et de métiers traditionnels au nord-est de Beyrouth, abrite une communauté dynamique d’Arméniens, commerçants, artisans et artistes, jeunes ou âgés. En moins d’un siècle, le simple camp de toile, peuplé de réfugiés qui avaient fui la Turquie en 1915, s’est transformé en centre économique urbain, grouillant d’activité.

C’est sur ce quartier qu’Ariane Delacampagne a choisi de fixer sa caméra. Au fil des ans, elle a noué des liens avec les personnages marquants qui y habitent et y travaillent, tailleurs, cordonniers, brodeuses et horlogers, bijoutiers ou sertisseurs. Le résultat est un portrait inoubliable du courage, de l’esprit et du patrimoine qui constituent l’âme de Bourj Hammoud.


De l'auteure

Ce livre n'aurait pas pu voir le jour sans Christian, mon cher époux trop tôt disparu, qui m'avait encouragée et avait vu naître le projet.
Je tiens également à remercier mes parents, Janet et Agop, qui ont été d'un dévouement inlassable. Je dois rendre hommage à mes grands-parents, qui ont été déracinés plusieurs fois : Marie et Krikor Buchakjian, avec lesquels j'ai grandi, étaient originaires d'Aïntab (Turquie) et avaient fui à Alep (Syrie) avant de s'installer au Liban. Alice et Ardachès Ateshian, originaires de Dôrtyol et de Yozgat, qui avaient d'abord fui la Turquie puis Alexandrette pour finir par s'établir au Liban.
Je remercie également mon amie d'enfance, Houry Kurdjian Karajerjian, qui m'a accompagnée de nombreuses fois à Bourj Hammoud, Arpi Mangassarian qui travaille à la municipalité et défend ardemment les artisans, et tous les historiens que j'ai contactés, y compris Carla Eddé, Raymond Kevorkian, Vahé Tachdjian et Claude Mutafian. Je remercie tout particulièrement Lévon Nordiguian, qui a eu la gentillesse d'écrire la préface ; tous ceux qui ont exposé mon travail sur Bourj Hammoud au fil des ans, Jany Bourdais, Pierre Reynaud et Olivier Dupif. Je remercie également ma famille et mes amis, y compris Randa Abousleiman, Paul et Maria Audi, Sawsan Awada-Jalu, Brigitte Boulad, Carla Chammas, Danièle Cohn, Valerie Gladstone, Dominique Gutherz, Gilda Kupelian et Isabelle Kortian, mes collègues à New York, trop nombreux pour les mentionner tous, qui m'ont prodigué des encouragements et des conseils au fil des ans. Je tiens également à remercier Molly Stevens, qui a revu avec une patience infinie la version anglaise du livre, et Jana Martin, qui l'a éditée avec beaucoup de doigté. Je voudrais également remercier sur le plan technique Hashem Eaddy à New York et Olivier Dupif et son équipe à Paris ; et rendre hommage à l'équipe de Somogy à Paris.
Je tiens enfin à dire que ce livre n'aurait pas pu voir le jour sans la gentillesse et l'accueil des Arméniens eux-mêmes et des habitants de Bourj Hammoud en particulier, qui ont bien voulu poser devant mon objectif et répondre à mes questions au fil des ans.


Livre numéro 1171
Lévon NORDIGHIAN --- Cliquer pour agrandir Les Arméniens 1917-1939 - La quête d'un refuge
 
Titre : Les Arméniens 1917-1939 - La quête d'un refuge / auteur(s) : Catalogues - Sous la direction de Raymond Kévorkian, Lévon Nordiguian, Vahé Tachjian
Editeur : Presses de l Université Saint-Joseph (Liban)
Année : 2006
Imprimeur/Fabricant : Imprimerie Docs, Beyrouth (Liban)
Description : 1 vol. (319 p.) : ill. ; 28 cm
Collection :
Notes : Publ. à l'occasion des expositions tenues à la crypte de l'Eglise Saint-Joseph à Beyrouth du 5 au 27 mai 2006 et à la Cité d'histoire de l'Emigration à Paris, printemps-été 2006.
Autres auteurs : Raymond Haroutiun KEVORKIAN [directeur] - Lévon NORDIGHIAN [directeur] - Vahé TACHJIAN [directeur] -
Sujets : Génocide arménien
ISBN : 9789953455686
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 50 USD

Commentaire :

L'intégration des Arméniens dans leurs parties d'adoption, dans nombre de pays du Proche-Orient, est passée par plusieurs étapes, parfois douloureuses, dont la mémoire tend à s'estomper. Avant de devenir citoyens libanais ou syriens. Ils ont vécu l'expérience de tout réfugié déraciné, en quête d'un pays d'accueil, où ils pourraient trouver l'environnement propice à une reconstruction. Ce livre tente de faire revivre cette expérience à travers une douzaine d'articles basés sur des documents d'archives inédits, illustré par une abondante documentation photographique.


Autre commentaire

Article sur une exposition à propos du livre.

Plus de 200 photos en noir et blanc traitées au sépia. Couleurs de terre, ocre et sanguine, qui renvoient à la dépossession, aux combats durs, aux renaissances difficiles. Aux souvenirs amers, mais aussi au courage, à l’héroïsme des humbles, à la détermination de vaincre l’adversité, au sens de l’indéfectible dignité humaine, à la force et la volonté de survie, de témoigner, de se défendre, de perpétuer tradition et patrimoine et surtout de ne jamais oublier pour mieux revivre. Plus de 200 photos, simples et émouvantes, pour parler non seulement du drame de l’exode et de l’exil des Arméniens entre 1917 et 1939, mais aussi de la notion de s’organiser pour renaître et savoir reprendre racine en profondeur.

Sous le titre explicite « Les Arméniens (1917-1939), la quête d’un refuge au Proche-Orient », cette exposition, qui se passe de tout commentaire à la crypte de l’église Saint-Joseph (USJ) et un ouvrage qui la prolonge, est le fruit d’un partenariat entre l’Université Saint-Joseph et l’Union générale arménienne de bienfaisance, deux institutions qui furent fortement impliquées auprès des réfugiés arméniens sur le plan éducatif et caritatif.

L’UGAB, qui fête cette année le centième anniversaire de sa fondation, a été parmi les premières institutions arméniennes à porter secours aux rescapés du génocide. L’USJ et la Compagnie de Jésus, à travers la Mission d’Arménie, ont également manifesté un dévouement de plus d’un siècle au service de l’éducation de la jeunesse arménienne, d’abord en Asie mineure, puis en Syrie et au Liban. Sans oublier de mentionner qu’une collaboration directe établie entre le département d’histoire (FLSH) et la Bibliothèque orientale, d’une part, et la bibliothèque Nubar de l’UGAB, de l’autre, a permis la réalisation de ces deux projets, avec le soutien de la Fondation Khatchik Babikian et des frères Terzian.

Pour s’entretenir d’une sombre et anarchique tranche d’histoire, voilà ces photos aux regards impitoyables et à l’éloquence d’une objectivité absolue. Pour faire revivre un passé qu’on a tendance, aujourd’hui peut-être, à méconnaître, ignorer ou oublier. L’intégration des Arméniens dans leurs patries d’adoption, dans nombre de pays du Proche-Orient, est passée par plusieurs étapes, souvent douloureuses et difficiles, dont la mémoire tend à s’estomper. Avant de devenir citoyens libanais ou syriens à part entière, ils ont vécu l’expérience de tout réfugié déraciné, en quête d’un pays d’accueil.

Des refuges, des orphelinats, des églises, des écoles ont été installés, parfois sous des tentes ou dans des baraques en bois, avant d’être édifiés en dur. La période de l’entre-deux-guerres a été pour les réfugiés arméniens comme un vaste chantier, au sein duquel ils ont œuvré pour la restauration de leur vie collective, à se bâtir un destin commun avec leurs pays d’accueil. Si aujourd’hui Bourj Hammoud, dans la capitale, est une artère commerciale florissante, ou Anjar une exquise bourgade de villégiature, presque huppée avec ses restaurants qui rivalisent avec ceux du Berdawni de Zahlé, les images de ces hauts lieux de la réussite arménienne, il y a déjà plus d’un demi-siècle, étaient moins intéressantes et bien moins flatteuses...

Le drame de vivre

De Moussa Dagh à Anjar, du départ de Yoghoun Olouk ou Sanjak d’Alexandrette à l’exode de la gare d’Adana, des vêtements triés par un prêtre au rapatriement en Cilicie, le drame de vivre est saisissant et impossible à décrire. Ces photos criantes de vérité et qui vous prennent à la gorge ont une singulière charge émotive.

Elles ont la force pour tout dévoiler, tout dire. Cadre de vie nouveau et école de vie nouvelle pour ceux qui ont pris les chemins de l’exil en flux différents.

Et comme souligné dans l’avant-propos de l’ouvrage, l’objectif de cette entreprise est de mettre en évidence cette obscure période fondatrice, une brûlante part de réalité qui, avec le temps, s’est insensiblement un peu transformée en part d’ombre : « Le présent ouvrage et l’exposition qui le prolonge visent à restaurer la mémoire de ces expériences fondatrices, à saisir sur le vif les problèmes auxquels ont été confrontés les réfugiés, à restituer leur quotidien.

Ordonné en trois parties, le livre fait abondamment appel à la photographie qui constitue ici un élément documentaire central. Si celle-ci donne à voir des situations précaires - peut-être les plus précaires -, elle n’en est pas moins un témoignage objectif d’une réalité passée qui ne peut en aucune façon être ignorée.

Plus encore, elle est une sorte d’hommage aux anciens, valorisant le chemin parcouru par la collectivité arménienne dans ses pays d’accueil. Beyrouth est indiscutablement la ville qui incarne le mieux l’intégration des Arméniens dans le monde arabe. On y trouve concentrées toutes les étapes de leur insertion. La capitale libanaise était, à ce titre, toute désignée pour accueillir, la première, l’exposition consacrée aux réfugiés arméniens au Proche-Orient (1917-1939) ».

C’est avec sobriété et rigueur que sont exposées ces centaines de photos qui ne laissent nullement indifférent quant à l’intensité du drame humain et au vécu insoutenable de tout être déraciné. Mais par-delà ces images qui cravachent les consciences, même les plus assoupies, il y a cette belle série de portraits accrochés un peu indépendamment, dans une sorte de petite galerie en bois.

Avédis, Astghig, Nichan, Harout, Berj, Vartouhi, Archalouiss, Baïdzar, Mardiros, Hamest, Mathilda, Arev, Araxie, Vahé, Haïg, Héraïr, Avédis, Maro, Berdjouhi...Autant de noms, autant de visages, de regards et d’expressions. De joie, de détresse, de peur, d’angoisse, de solitude, de désarroi, d’espoir, de force, de détermination... Une galerie de portraits où flotte l’essence de l’arménité à travers un chapelets de noms, certains portés disparus et que le temps, monstre insatiable, a engloutis à jamais.

Que reste-t-il de ces images où l’humiliation, la misère et le combat contre l’adversité sont sans merci ? Les mains calleuses de ces brodeuses créant pourtant des dentelles d’une finesse extrême, de ce prêtre triant nerveusement les vieux vêtements, de ces ouvriers hâves et déguenillés, nouveaux damnés de la terre, couverts de boue dans un chantier en construction, de cette famille démunie et fourbue après une journée de labeur, souriant malgré tout à l’œil de la caméra ? Non, il reste le front plissé et l’expression candide et un peu apeurée de la petite Takouhie en coquette petite robe blanche, serrant jalousement son bouquet de fleurs comme par crainte qu’on le lui enlève aussi...

Edgar DAVIDIAN, article paru dans L’Orient-le Jour


Autre commentaire

En ces temps difficiles où la diaspora peut se sentir incomprise, l'édition en France de l'ouvrage publié sous la direction de Raymond Kévorkian, Lévon Nordiguian et Vahé Tachjian, rappelle que les Arméniens ne sont pas devenus une diaspora, parce qu'ils seraient partis un beau jour en villégiature ! Ce livre remarquable confirme l'émergence d'une génération d'historiens capables d'approfondir et renouveler le champ des études arméniennes. Il nous ramène aux origines de la constitution de la diaspora en communautés organisées au Proche-Orient (Liban et Syrie) après la destruction des Arméniens dans l'Empire ottoman et quand fut acquise la certitude que les rescapés ne pourraient pas retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres.

UGAB
Entre la fin de la première guerre mondiale et le déclenchement de la seconde, c'est le destin de 200 000 réfugiés arméniens qui se joue. Non négligeable, ce chiffre signifie la possibilité de modifier les fragiles équilibres démographiques dans la région. Les grandes villes arabes ne verront pas forcément d'un bon œil l'arrivée massive de ces réfugiés, sous protection de la puissance coloniale, précédés ou non de la Légion arménienne.
Il s'ensuit différentes tentatives avortées de relocalisation, au gré du jeu des grandes puissances et des rapports de force sur le terrain. Lors de leur avancée sur Damas et Alep, les Britanniques découvrent les déportés survivants du génocide de 1915.
Alertée, la communauté arménienne d'Egypte découvre l'ampleur de la Catastrophe. Aussitôt deux organisations arméniennes, l'UGAB et la Société protectrice des orphelins arméniens, lancent un vaste programme d'aide humanitaire.

Orphelin emblématique
Certains réseaux clandestins d'entraide aux déportés arméniens sont réactivés depuis Istanbul et Alep afin d'en retrouver le plus grand nombre possible. Deux grands écrivains arméniens seront missionnés pour faire un état des lieux, Yervant Odian et Zabel Essayan, et leur estimation de la situation constitue un précieux témoignage. Aux côtés de ces organisations arméniennes, il y a aussi le Near East Relief (NER), la puissante association caritative américaine qui œuvre à cette époque au Proche-Orient.
Pour faire face au désastre, se met en place un ambitieux projet de reconstruction nationale qui fait de l'orphelin une figure emblématique. Il est celui qui doit grandir dans des institutions arméniennes, qui doit recevoir une éducation arménienne et qui est aussi appelé à défendre demain la nation au cas où un Etat ou un foyer arménien verraient le jour en Anatolie.
A ses côtés, l'image d'Epinal de la mère arménienne traçant, sur le sable des déserts de Mésopotamie, les lettres de l'alphabet arménien. La réalité est plus dure. Impossible de cacher le fait que, malgré tous les efforts et les moyens mis en œuvre, on ne parvient à recueillir qu'un faible pourcentage d'orphelins et de femmes. Pour des raisons diverses, beaucoup de femmes enlevées ou cachées, mais retrouvées, ne reviendront pas dans la société arménienne, avec ou sans les enfants qu'elles eurent de musulmans ; d'autres reviendront, mais leur réinsertion sera problématique en raison d'une incompréhension face à leur détresse, face au viol, à la prostitution.
Entre 1917 et 1939, les Arméniens perdront progressivement tout espoir d'un Etat fondé sur une partie des décombres de l'Empire ottoman. Au Sud Caucase, l'Arménie indépendante, puis soviétique n'accueillera pas plus de 10 000 de ces réfugiés — la corruption régnant à Moscou et Erevan découragera les organisations arméniennes qui avaient envoyé des fonds pour la construction de logements en faveur des réfugiés !

Se rendre à la raison
L'idée d'un foyer arménien autonome en Cilicie sous la protection des Français partira en fumée et la cession par la France du sandjak d'Alexandrette à la Turquie provoquera un exode vers les camps de réfugiés au Liban qui se doteront d'écoles et d'églises et où les partis politiques traditionnels ne tarderont pas à s'investir. Pour ces apatrides, l'intégration signifiera se rendre à la raison d'un impossible retour.
Parce qu'il sait séparer la recherche historique du dogme et de l'idéologie, ce livre stimule l'intelligence du lecteur. Bouleversant, il redonne dignité à ces êtres humains pris dans la tourmente du XX siècle.

Un précédent
L’avant-propos souligne que la communauté internationale fut confrontée alors à sa première grande crise de réfugiés : le livre montre combien les Arméniens furent au premier plan pour sauver les leurs. Ajoutons qu'en 1938 la conférence d'Evian, à l'initiative de Roosevelt, fut impuissante à faire face à l'afflux de réfugiés juifs en provenance d'Allemagne et d'Autriche - à la suite de la promulgation des lois raciales par le régime nazi - comme à leur trouver des pays d'accueil. Cynisme ? Indifférence ? Sachant par quoi les réfugiés arméniens étaient passés, ne pouvait-on pas anticiper les dangers courus par les Juifs ? Amnésie.

Isabelle KortianNouvelles d’Arménie Magazine, numéro 136, décembre 2007


Livre numéro 1804
Lévon NORDIGHIAN --- Cliquer pour agrandir Une aventure archéologique : Antoine Poidebard, photographe et aviateur
Titre : Une aventure archéologique : Antoine Poidebard, photographe et aviateur / auteur(s) : Lévon NORDIGHIAN - sous la dir. de Fabrice Denise, Lévon Nordiguian
Editeur : Parenthèses
Année : 2004
Imprimeur/Fabricant : 81-Graulhet : Impr. Escourbiac
Description : 333 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 28 cm, photographies en trichromie et en
Collection :
Notes : Publ. à l'occasion de l'exposition du même nom, Musée de l'Arles et de la Provence antiques, juillet-novembre 2004, organisée en partenariat avec l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. - Contient : "Une noce tcherkesse : souvenirs d'un missionnaire d'Arménie" / Antoine Poidebard, 1907. - Biographie p. 321-326
Autres auteurs :
Sujets : Poidebard, Antoine (1878-1955 ) -- Biographies
ISBN : 2863641255
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Tour à tour missionnaire, interprète, ethnologue, diplomate, officier aviateur et archéologue, Antoine Poidebard (1878-1955) a toujours placé la photographie au centre de ses activités. Après une première mission en Petite Arménie puis un poste auprès de la Mission militaire française au Caucase, ce père jésuite va élaborer dès 1925 une méthode innovante de détection des vestiges archéologiques, notamment en améliorant les procédures de prises de vue aériennes utilisées durant la Grande Guerre. Cette technique photographique perfectionnée avec passion pendant plus de vingt ans, va permettre de révéler d'antiques traces de civilisation enfouies sous les sables du désert de Syrie, en particulier dans la région de Palmyre. Pour les ports phéniciens de Tyr et de Sidon, les données ainsi recueillies seront complétées par des campagnes de photographies sous-marines grâce à des scaphandriers utilisant des boîtiers étanches conçus spécialement. Autour d'une vaste documentation photographique inédite, issue du fonds Poidebard de Beyrouth riche de plus de dix mille clichés, sont ici rassemblées des contributions couvrant les domaines des relations internationales, de l'archéologie, de l'aviation et de la photographie qui permettent de dessiner les contours de ce pionnier aux multiples facettes échappant à toute classification réductrice.

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