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En 1989, nous étions une vingtaine. Après maintes réunions, nous avons pris la décision de donner naissance à l’Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée. Depuis, nous avons organisé plus d’une vingtaine de concerts, d’expositions, de conférences ...
Remémorons-nous les moments les plus forts : Quinzaine Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (Noisy-le-Grand, 1991), Conférences et projection de films à la Banque de France (Paris, 1992), Expositions des dessins de presse de Hoviv (Noisy-le-Grand, 1993), Concert du Quatuor Komitas d’Erevan (Champs-sur-Marne, 1994), Table ronde sur Les génocides du XXe siècle au Forum de la FNAC (Noisy-le-Grand, 1995), Récital de piano d’Élisabeth Chaverdian (Champs-sur-Marne, 1996), Spectacle d’enfants (Neuilly-Plaisance, 1996), Exposition de peintures-sculptures-gravures d’ASILVA (Noisy-le-Grand, 1996)... Il ne faut pas négliger nos activités permanentes : édition et diffusion du Bulletin de l’ACAM, cours d’arménien, cours de danse traditionnelle arménienne et depuis 1994, en collaboration avec l’Arménoscope, attribution du prix Kazan à la personnalité qui s’est le plus distinguée dans le domaine de la culture arménienne. Durant ces neuf années écoulées nous avons essayé de présenter à un public aussi large que varié en priorité la culture arménienne et des jeunes artistes arméniens de talent. Dans toutes nos actions nous avons adopté deux principaux concepts : essayer le plus possible de coopérer avec d’autres associations ou organismes locaux et mettre en oeuvre des activités originales ou d’un haut niveau. Nous tenons ici à remercier toutes les associations qui ont contribué à la réussite du travail en commun. Beaucoup de personnes nous ont soutenu, non seulement en assistant à nos manifestations, mais aussi en apportant leur soutien actif. La presse locale et arménienne ont fait un large écho à nos activités. Nous espérons pouvoir continuer nos activités encore au moins une décennie. Et pour le dixième anniversaire nous sommes en train de préparer plusieurs activités, la période prévue étant le mois d’octobre 1998 : nous préparons des concerts, des conférences, des expositions. Mais dans l’immédiat, nous vous convions au concert du 11 octobre prochain au Château de Champs et à une exposition les 22 et 23 novembre à la Mairie de Croissy-Beaubourg.
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Boire un petit coup c’est agréable
Et surtout si l’on trinque à la santé de ses condisciples des écoles arméniennes Narékian, Essayan et Guétronagan de Constantinople. Ainsi fut fait une première fois le dimanche 19 janvier 1997, à l’invitation du bureau de l’Union des Anciens Élèves de Guétronagan au restaurant Les Alizés, à l’occasion du 110e anniversaire de la fondation de l’école dans le quartier de Galata, fief des originaires de Sivas, où fut fondée la première école par l’abbé Mékhithar en 1701, à la tête de dix élèves. Après quelques mots de bienvenue du président Tchilinguirian, prirent la parole MM. Ozinian, Ch. Mardirossian, S. Artarian, A. Ichkhanian, H. Terzian, Mme Chérik Altounian, Léon Hatchikian, S. Lyrédjian, H. Momdjian. Une courte partie musicale fut précédée de la découpe de l’énorme gâteau, apprécié par tous les convives. Outre leur directeur Kavafian, ancien de l’école Berbérian de Scutari, les assistants se sont rappelé de leurs professeurs d’arménien A. Hovanessian, G.ÊZarian, H. Ochagan, K. Fenerdjian, de français, Mlle Yerganian, d’anglais, E. Sahaguian, de turc, S. Gourdikian, de sciences, Kurkdjian, P. Sanasar, d’histoire et de géographie, H. Kouyoumdjian et L. Tachdjian, de musique, K. Suni, V. Sarxian. Une deuxième fois, au restaurant Les Diamantaires avec les anciens d’Essayan et leurs amis. Mme Cherik Altounian, au nom du Bureau, souhaite la bienvenue aux anciens élèves présents, et les invite à lever leur verre en souvenir des anciens disparus, le directeur Haïg Khodjassarian et ses collègues instituteurs, Mlles Coharik, Azarian, et MM. Kavafian, Deukmédjian, M. Bartévian et Mme Sarafian et Mlle H. Baghdassarian pour l’école Naréguian. Une partie musicale accompagna cette réunion amicale. L’année 1919, charnière entre Essayan et Guétronagan, fut pleine de bonheur et de fierté pour moi :
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Le mardi 15 octobre 1996 a vu l'installation officielle du Conseil Municipal des 33 jeunes élus la veille dans les écoles primaires (CM1-CM2) et les collèges (6e-5e). Ce Conseil donne ainsi la parole aux jeunes Raincéens et les éveille à la notion de citoyenneté. Il leur permet également de devenir des acteurs de la vie de la commune et d'étudier des projets destinés à aménager, embellir et faciliter la vie quotidienne au Raincy.
Tout a commencé avec le programme d’Éric Raoult, où il était écrit : « Un conseil Municipal des Enfantts ».Quand il fut élu, j’ai recherché ce que voulait dire un Conseil Municipal d'Enfants, et Guy Moureaux, un maire-adjoint, est venu à l’école Sainte-Clotilde pour nous expliquer et assister à la campagne d’affichage, de l’élection, dont les résultats furent annoncés par lui-même. Cette semaine de campagne électorale, avec de vrais isoloirs et une vraie urne nous ont beaucoup appris sur ce déroulement important, très vague pour nous, élèves. J’ai mené une lutte acharnée avec les deux autres candidats. Enfin, j’ai été élu. J’ai réalisé tout de suite que nous, élèves, étions les responsables des enfants, et jouions un rôle très important qui avait sa part dans le débat du Conseil municipal des grands. Nous nous sommes répartis en commissions :
Nous sommes 3 jeunes d'origine arménienne parmi les 33 élus du Conseil :
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La 47e Biennale de Venise, ouverte le 15 juin dernier, offre - surtout à travers l’exposition centrale "Futur, présent, passé" - un panorama intéressant de l’art contemporain. Le pavillon de la France qui s’est vu couronner du Lion d’or, n’a pas pour autant convaincu les critiques.
Le pavillon de l'Arménie est à nouveau présent.
Pour sa 47e édition, la Biennale de Venise ne renoue pas avec le faste qui a caractérisé son centième anniversaire en 1995. Si le centenaire semblait justifier la grande rétrospective organisée alors par Jean Clair, et qui ne tentait rien d’autre qu’une nouvelle lecture de l’art du siècle, l’actuelle Biennale revient à ses missions d’origine - donner la température d’une créativité artistique contemporaine, dans des conditions bien particulières. Comme le fait remarquer Germano Celant, le commissaire de la manifestation, pour des raisons d’incertitudes budgétaires, l’ensemble de la Biennale 1997 a été organisé entre janvier et juin de cette année. Qui plus est, le système des pavillons nationaux semble offrir, à quelques exceptions près, un spectacle d’une affligeante banalité, à l’image des cartes de visite soigneusement alignées autour d’une grande salle du pavillon du Brésil, par Jac Leirner. Précisément, pour Germano Celant, l’art contemporain consiste en grande partie à franchir des barrières, de style certes, mais aussi les frontières nationales, pourtant si fermement inscrites dans les bâtiments des Giardini. Le franchissement des limites visibles et invisibles demeure, malgré tout, l’un des leitmotivs de cette Biennale. C’est ainsi que Moriko Mori, une talentueuse artiste née à Tokyo en 1967, et qui vit à New-York, figure dans la représentation des Pays Nordiques. Un symbolisme lourd de commentaires accompagne le dépassement d’une autre barrière, dans le pavillon des États-Unis, avec pour la première fois le choix d’un artiste noir. Il faut admettre que Robert Colescott, né en 1925, et qui a vécu à Paris et au Caire, n’a que peu de points communs avec ses compatriotes "afro-américains". Son style bariolé et expressionniste est censé traiter avec ironies des mythes qui entourent la vie des Noirs américains, mais selon le New-York Times du 8 juin 1997, il a souvent réussi à mettre en colère ceux-là mêmes dont il a voulu montrer les sources d’oppression. N’est pas "politiquement correct" qui veut, dans le schéma complexe d’un art américain toujours volontiers donneur de leçons. Le pavillon de la France, confié à Fabrice Hybert (né en 1961 à Luçon en Vendée) pose le problème de la nature éphémère d’une manifestation comme la Biennale, ainsi que celui de sa division artificielle par pays. Pendant deux semaines, Hybert et son équipe auront créé des programmes de télévision sur place et aux alentours. Le Cercle de minuit, de Laure Adler, mais aussi des programmes de recettes de cuisine, ou des séquences Déshabillages - trente secondes d’images de chair et de corps dénudés qui s’enchaînent sur des rythmes sonores pour nous rappeler qu’à tout habillage répond forcément un déshabillage - qu’Hybert aura tournés et fait diffuser sur de nombreuses télévisions à travers le monde, aussi bien que sur des moniteurs regroupés en cercle au centre du pavillon. Le Lion d’or décerné au pavillon de la France salue son originalité, mais cette présence française en aura dérouté plus d’un, et aura donné une impression chaotique, voire incompréhensible, aux visiteurs qui n’auront pas saisi pourquoi ils ne pouvaient accéder à la majorité de l’espace du pavillon, réservé aux tournages. A la place de l’oeuvre sérieuse et réellement dédiée à une ouverture internationale que l’on aurait pu espérer ici (les tournages ont été réalisés uniquement en langue française), n’est-ce pas une sorte de jeu de rôles que l’on voit, où un petit groupe d’initiés s’offre enfin une place sur le petit écran ? A la monumentalité de l’oeuvre de César qui a occupé le pavillon de la France il y a deux ans, répond donc une anti-monumentalité aux limites de l’inconséquence. On reprochera évidemment à cette Biennale son côté improvisé, mais dans ces circonstances, Germano Celant, qui fut longtemps conservateur au musée Guggenheim de New-York, offre néanmoins un aperçu de l’art contemporain à même de démentir le procès en nullité qui lui est intenté actuellement en France. La France, représentée au pavillon de l’Italie par Annette Messager, et par les rayures rouges et blanches de Buren habillant les arbres de l’allée qui y mènent, ainsi que par Bertrand Lavier à la Corderie, n’aura pas il est vrai, proposé les oeuvres marquantes de cette manifestation. Faut-il y voir le résultat d’une politique artistique dirigiste et peu capable de juger des dernières tendances de l’art contemporain ? Ou faut-il plutôt dépasser le débat franco-français pour admettre que la création contemporaine ne peut plus être cantonnée dans des écoles par ville ou par pays, ni a fortiori dans des pavillons nationaux.
La 47e Biennale se poursuit jusqu’au 9 novembre 1997. Parallèlement, se tiennent des expositions consacrées à Anselm Kiefer (musée Correr) ; aux Artistes pour Sarajevo (fondation Querini Stampalia) ; à Dennis Oppenheim (Marghera) ; ou à Robert Morris (Arsenal). Germano Celant, un post-moderniste bien connu, est administrateur au Musée Guggenheim et éditeur aux revues ART FORUM et INTERVIEW à New-York. Reconnu au plan international pour ses théories de l’ARTE POVERA ( l’Art pauvre), il se fait l’avocat de la fusion des langages, et de la contextualisation de l’environnement dans l’art.
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Le 13 juillet 1997, pour la 47e Exposition internationale d’art de Venise, a vu l’ouverture officielle du Pavillon arménienne sur l’île Saint-Lazare des Arméniens de la Congrégation Mekhitariste de Venise.. Une fois encore, le drapeau tricolore arménien flottait fièrement parmi la communauté internationale. Plus de 200 personnes, pour la plupart représentants de la presse internationale et des médias étaient présents pour rendre compte de l’événement. Un petit groupe d’arméniens étaient venus du monde entier pour participer à cette célébration. L’Arménie était officiellement représentée par Mme Anelka Grigorian, Ministre délégué à la Culture, également Commissaire de l’exposition.
Le Centre arménien pour l’art expérimental contemporain (ACCEA, Erevan-New York), qui, en 1995, avait organisé la toute première participation de l’Arménie à la Biennale de Venise, avait de nouveau était retenu par le Ministère de la Culture d’Arménie pour mettre en place le Pavillon en 1997. Cette année, l’Arménie est représentée par des artistes venus de la mère-patrie comme de la diaspora, symbolisant la présence de la nation arménienne par le onde entier. Les artistes participants, par des moyens variés, représentent un large spectre de techniques et de styles, de messages personnels ou collectifs, avec en commun l'Arménie. Les organisateurs remercient le Ministère de la Culture, pour la confiance et l'honneur accordés, la Congrégation Mekhitariste (Très Révérend Frère Haroutioun Bezdikian, Vicaire), pour sa généreuse hospitalité, le Conseil pour le Pavillon arménien-1997, et sa responsable Ani Boyajian, tous les dévoués volontaires (Linda Ganjian et Meline Melkonian, en particulier), et près de cent donateurs, qui ont permis ce projet.
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Un nombre croissant de pays prend part à la Biennale. Les expositions ont débordé les limites des Jardins et s’étendent aux quatre coins de la cité. A leur recherche, il est impossible de ne pas redécouvrir les charmes de Venise. C’est un plaisir absent d’une ville comme Kassel, en Allemagne, où Documenta 10 se tient actuellement. Le Pavillon arménien est tranquillement situé au coeur des merveilleux Monastère mekhitariste, que l’on joint par un petit voyage en bateau, à partir du Grand Canal. C’est la deuxième participation d’artistes arméniens à la Biennale. La première était organisée en 1995. Le Centre arménien pour l’art expérimental contemporain (ACCEA) avait encore une fois été chargé par le Ministère de la Culture d’Arménie d’organiser la participation pour cette Biennale. Une présentation exemplaire de l’oeuvre de cinq artistes a été réalisée par Anelka Grigorian, commissaire pour cette année, Ministre délégué à la Culture, avec la participation remarquable de ses organisateurs et la direction énergique de Mme Balassanian, qui a créé l’ACCEA avec son mari Edward Balassanian. Il y a donc Sonia Balassanian, Atom Egoyan, Arman Grigorian, Azat Sarkissian et Stepan Veranian. Les deux premiers artistes représentent la diaspora et les suivants viennent d’Arménie. Atom EGOYAN Arman GREGORIAN
Azat SARKISSIAN
Stepan VERANIAN
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Présentation Les Jardins du Prieuré Saint-Michel sont situés dans le Pays d’Auge, où l’enchevêtrement des vallées étroites, les prés plantés de pommiers et bordés de haies dominent encore un paysage parsemé de fermes à pans de bois. En 1984, les jardins dont il ne reste plus que quelques arbres bicentenaires, un pré et des pommiers à cidre sont créés en tenant compte de la forte présence des bâtiments médiévaux et de l’eau courante. Louis Bénech dessine la roseraie. Protégés par des haies, de part et d’autre d’une allée de tilleuls, s’organisent des enclos de charmilles abritant les jardins des simples, des plantes potagères, des vivaces et le verger. En contrebas de la grange dîmière, bassin aux lotus et nymphéas.
Renseignements pratiques :
Prix d’entrée :
Visite guidée en français et en anglais, de mai à novembre, sur rendez-vous.
Adresse :
Le Prieuré Saint-Michel Prieuré bénédictin fondé à la fin du Xe siècle par la puissante abbaye de Jumièges (située près de Rouen), il a conservé l’essentiel de ses bâtiments liés à la vie religieuse et agricole des moines. L’étonnante grange aux dîmes, la chapelle et le mur d’enceinte datent du XIIIe siècle. Le pressoir à pans de bois, un des plus grands et des plus anciens de Normandie, a été construit au XVe siècle, il prolonge l’ancien cellier en pierre du XIVe siècle. Cet ensemble, tombé en déshérence dans les années 1980, a été racheté par la famille du peintre-graveur Edgar Chahine. Elle décide alors de restaurer et de mettre en valeur ce patrimoine remarquable par sa rareté, l’humanité de ses dimensions, la simplicité harmonieuse de ses bâtiments et de ses jardins. Désormais des expositions de gravures, photographies, sculptures contemporaines, des animations musicales contribuent à faire de ce site un lieu vivant et chaleureux, entièrement voué à la culture pour le plaisir des amateurs. En 1984, les jardins, dont il ne restait plus que quelques arbres bicentenaires, un pré et des pommiers à cidre, sont créés en tenant compte de la forte présence des bâtiments médiévaux et la source qui irrigue l’ensemble des 2 hectares. Protégés par des haies de part et d’autre d’une allée de tilleuls, s’organisent des enclos de charmilles, abritant le jardin des plantes médicinales et potagères entourées de roses anciennes, le jardin des iris, le verger, le jardin sauvage avec ses rosiers botaniques. Enfin, en contrebas de la grange aux dîmes, des nymphéas, des lotus et nombre de plantes aquatiques agrémentent un bassin ombragé de tilleuls et de saules. De grands mixed-borders complètent la palette des couleurs qui restent dans les tons pastels. La roseraie, dont les plants ont été fournis par Henri Delbard, a été dessinées par Louis Bénech.
Le Centre Edgar Chahine Edgar Chahine, artiste d’origine arménienne, né à Vienne (Autriche) en 1874, naturalisé français en 1925, affermit sa vocation artistique à Venise où il étudia quelques années avant de venir se fixer définitivement à Paris. En 1900, ses gravures lui valurent une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris, puis en 1903 une autre à la Biennale de Venise. Décédé en 1947, il laisse un oeuvre important de plus de 800 gravures et quelques 300 peintures pastels et dessins. « La puissance de son trait et son sens aigu de l’observation en font un exceptionnel témoin de son temps » (Camille Mauclair). Parallèlement à sa carrière artistique, il a beaucoup milité avec son ami le poète Archag Tchobanian, tous deux « socialistes romantiques », pour la reconnaissance de l’Arménie, soutenus par des personnalités comme Anatole France, Jaurès ou Clemenceau. Actuellement, le Prieuré abrite un Centre qui porte son nom, où ont été aménagés, outre une salle d’exposition et une bibliothèque auxquelles on accède par les jardins, des ateliers de typographie, de lithographie et de taille-douce ; ils permettent d’accueillir des artistes en résidence et des classes d’initiation artistique destinées aux scolaires du premier et deuxième cycle. |
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Par son refus persistant de reconnaître le génocide arménien, la Turquie a jeté un voile épais sur le rôle joué par son alliée d’alors, l’Allemagne impériale. Quatre-vingt-un ans après, le livre de Vahakn Dadrian (1) est la première étude importante ayant trait aux Ç preuves historiques sur la complicité allemande È. L’auteur de la monumentale Histoire du génocide arménien (2) utilise abondamment les archives allemandes et autrichiennes, ainsi que des documents ottomans, qu’on ne peut suspecter de sympathie pour la cause arménienne.
Vahakn Dadrian montre également que les généraux allemands avaient une connaissance préalable des objectifs et des conséquences de ces déportations. Les consuls en poste dans différentes villes d’Anatolie envoyaient régulièrement rapports à l’ambassade allemande, informant celle-ci que "le gouvernement turc voue les Arméniens à une politique d’anéantissement". En outre, les généraux allemands ont participé à la préparation et à la justification idéologiques de ces massacres. Proche collaborateur du général Bronsart et chef d’état-major de la IIIe armée ottomane, basée dans les six velayat de l’est du pays, où se concentrait la population arménienne, Félix Guse a activement encouragé la déportation des Arméniens, dénonçant ces derniers comme des" traîtres" et des"ennemis de l’intérieur". D’autres officiers allemands ont participé encore plus directement au génocide. A Urfa, près de 25 000 Arméniens, craignant la déportation et le massacre, s’étaient barricadés, avaient réussi à repousser l’infanterie turque : le commandant Wolffskeel, officier de l’artillerie allemande, intervint et transforma leur quartier en un tas de décombres.
L’Allemagne, à l’époque de la première guerre mondiale, avait les moyens de faire pression sur les autorités turques pour sauver le peuple arménien du génocide. Plusieurs de ses consuls conseillèrent à Berlin d’agir dans ce sens.
(1) Vahakn N. Dadrian, German Responsability in the Armenian Genocide, Blue Crane Books, Watertown, Massachusetts, 1996, 304 pages, 25 dollars.
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Un jour, il vous sort un pavé éditorial, peu après la livraison d’une revue, tout en mijotant telle spectaculaire exposition et en se battant contre des textes en arménien qu’il faut mettre à la sauce du livre-catalogue.
Il y avait à Paris la plus riche bibliothèque arménologique de la diaspora, devenue au fil de temps un bunker auquel n’accédaient que de rares élus, réduits à constater l’archaïsme des lieux et l’impossibilité d’exploiter les riches archives. Un beau jour, c’est à lui qu’on eut l’heureuse idée d’en confier la direction. Raymond Kévorkian est élu personnalité de l’année 1996 pour cette troisième édition organisée par l’Arménoscope et l’ACAM. Il a été l’organisateur et le commissaire de l’exposition de la Bibliothèque Nationale.
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L’an 1997, le samedi 7 juin, à 20 heures 30,
Bureau de l’Assemblée
Le bureau ainsi constitué, le président constate d’après la feuille de présence que les membres présents ou représentés réunissent plus de 50 % des membres de l’association. Le quorum nécessaire étant atteint, le président constate alors que l’assemblée se trouve régulièrement constituée et ouvre la séance.
Rapport moral du conseil d’administration
Rapport financier et approbation des comptes de l’exercice 1996
Election au conseil d’administration
Questions diverses
L’ordre du jour de l’Assemblée générale étant épuisé, la séance est levée à 20 heures 45.
La réunion s’est poursuivie par un repas convivial.
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Le 27 janvier 1997, à l’occasion de son passage à l’École Tebrotzassère du Raincy, le patriarche suprême arménien Karekine 1er a été accueilli par l’équipe enseignante de l’école et les élèves qui, des oeillets à la main, ont formé une véritable haie d’honneur.
Sa Sainteté Karekine 1er effectuait cette halte dans le cadre d’une visite pastorale de quinze jours, la première qu’il faisait dans notre pays. Il était entouré de Monseigneur Nacachian, archevêque de la cathédrale arménienne de Paris, et Viken Tchitetchian, ambassadeur d’Arménie en France. Le Catholicos - comme l’appellent les Arméniens - a plaidé pour une école humaine et responsable. Le progrès passe par l’école, leur a-t-il précisé, avant d’ajouter : "Ce qu’est l’instituteur est plus important que ce qu’il enseigne. Il a également rappelé que l’école est cet endroit, cette atmosphère dans laquelle les grandes vertus sont développées au sein de l’être humain." La visite s’est terminée autour d’un buffet de spécialités arméniennes réalisées par les membres de la communauté arménienne du Raincy. |