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Voila, lACAM a dix ans. Notre bilan est très encourageant, en bref : 11 concerts, 19 expositions, 13 conférences ou débats, 5 autres spectacles, 9 projection de films ou photos, 15 participation aux forums ou réunions dassociations, 24 dîners conviviaux ou sorties amicales, 3 animations denfants, 3 messes, et bien d'autres manifestations.
Collaboration avec les collectivités et associations La MPT du Champy , la MPT-E. Pottier, Orgues et Musique sur Marne, Association dArt Plastique de Marne-la-Vallée, le Club Photos de NLG, la Municipalité de NLG, La Médiathèque de lEspace Michel Simon, lÉcole Clos de lArche de NLG, Lions Club de Noisy-le-Grand-Marne-la Vallée, lÉcole Tebrotzassère du Raincy, lUnion Culturelle Arménienne de Montreuil, la Paroisse catholique de NLG, la Paroisse catholique de Bry-sur-Marne (Val-de- Marne), le Centre culturel de Chelles (Seine-et-Marne), le Château de Champs, Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), A.D.CJ. Champs-sur-Marne (Seine-et- Marne), le Centre culturel de la Municipalité de Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne), lA.M.I. et Jardin de Musique de Courbevoie (Haut-de-Seine), la Maison de la Culture Arménienne dAlfortville (Val-de-Marne), Centre de Recherche et de Documentation Arménienne Paris, Diaspora Communication Paris, Association Audio-visuelle Arménienne Paris, Association des Plasticiens Arméniens de France Paris, Association Culturelle de la Banque de France Paris, Société Générale Paris, CAES du CNRS Paris. Manifestations dans les villes de notre région Noisy-le-Grand, Neuilly-Plaisance, Champs-sur-Marne, Chelles, Croissy-Beaubourg ; Alfortville, Bry-sur-Marne, Champigny, Joinville-le-Pont, Le Perreux ; et Paris. Sans oublier 36 numéros du Bulletin, 4 années d'attribution du Prix de la personnalité arménienne de l'année, création du site ACAM sur lInternet. Effectifs En 1997 nos effectifs ont chuté : 103 cotisants contre 130 lannée précédente avec un record de 140 en 1993. Cest pourquoi nous demandons à tous les membres de faire une campagne de sensibilisation auprès de leurs voisins et connaissances. Bulletin de lACAM Le Bulletin continue à être édité et diffusé à 600 exemplaires, quatre numéros en 1997. Depuis la création du site sur Internet, on peut y trouver lessentiel de son contenu. Le site sur Internet Il est réalisé par Jean-Pierre Hatchikian, et est fonctionnel ; nous effectuons périodiquement la mise à jour. Voici les rubriques quon peut consulter, concernant la communauté arménienne de France : Fêtes municipales Nous avons participé au 9e Forum des associations de Neuilly-Plaisance, le samedi 27 et dimanche 28 septembre 1997. LACAM a été très bien accueillie et nous tenons à remercier le service technique municipal qui a mis à notre disposition toutes les facilités. Nous tenons aussi à remercier le traiteur Anouche de nous avoir offert des pâtisseries arméniennes pour les visiteurs de notre stand. Sorties, réunions amicales Nous avons organisé le dimanche 25 mai un pique-nique pour les membres de lassociation et leurs amis dans le Domaine du parc à Pontcarré, propriété de Madame Kasparian. Après lAG annuelle du 7 juin nous avions également organisé un dîner convivial typiquement arménien à la MPT du Champy. Une trentaine de personnes ont pris part à cette soirée, parmi les invités il y avait Mmes ASILVA et Elisabeth CHAVERDIAN. Concerts Notre habituel concert au Château de Champs a eu lieu le 11 octobre, avec les pianistes Véra SYBAKOV, premier prix du Concours international Steinway de Paris -section seniors, et sa mère Elisabeth Chaverdian, Premier prix du Tournoi International de Rome 1995 dont nous avons eu le plaisir dapprécier les talents les deux années précédentes. Expositions Cest la première fois que nous allions aussi loin à lEst. En collaboration avec le service culturel de la Municipalité de Croissy-Beaubourg et sur linitiative de notre ami Jean-Marc TOKATLIAN, une exposition de Miniatures arméniennes et de dessins denfants dArméniens (première fois) de contes arméniens a été présenté à la Salle des fêtes de Croissy-Beaubourg le samedi 22 et dimanche 23 novembre. Le samedi à 18 heures un vin dhonneur à été offert à tous les présents par la Municipalité et à 20 heures cest lACAM qui offrait à ses amis, aux élus et au personnel de la municipalité un buffet arménien préparé et servi par le traiteur Anouche (28, bd Alsace-Lorraine au Perreux). Le lendemain, nous avions invité le Fonds Arménien de France pour présenter ses actions en faveur de la reconstruction de lArménie et parler de lAppel de quatre maires de France. Personnalité 1997 Toujours en collaboration avec lArménoscope, la Troisième version de lélection de la personnalité de lannée 1997 dans le domaine de la culture arménienne en France a été décerné à Raymond H. Kévorkian, pour lorganisation de lexposition à la Bibliothèque Nationale et son travail dhistorien. Dans le vote des associations, il a été talonné par M. Jacques SANTROT, conservateur en chef du Musée Dorée à Nantes. Philippe PILIBOSSIAN |
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Titanic, paquebot transatlantique de la White Star Line britannique, remarquable par ses dimensions (longueur 271 m, déplacement 60 000 tonneaux) et par le luxe de ses installations, coula dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, après avoir heurté un iceberg au sud de Terre-Neuve, coula pendant que lorchestre et les passagers entonnaient lhymne religieux « Plus près de toi, Mon Dieu ». Cet épisode tragique vient d'être l'objet d'un film à grand spectacle, qui bat tous les records en matière de spectateurs en France (produit par la Paramount, réalisé par James Cameron en 1997, le film a raflé 11 Oscar). Au moins mille cinq cents personnes périssent dans ce naufrage. Cétait le premier voyage du navire, et sa tragique disparition provoque une émotion universelle. Ce drame de la mer est à la base de conférences internationales de 1929 à 1948 sur la sécurité de la vie humaine en mer. Il y avait 15 émigrants arméniens, venant de Kéghi et de Kharperte, à bord. Ceux-ci nayant pu comprendre les ordres donnés pour évacuer les femmes et les enfants d'abord, se précipitent dans les canots de sauvetage. Un officier les fait sortir, mais quelques temps après les arméniens reprennent place dans des canots. Alors lofficier en tue quatre parmi eux. Deux dentre eux se blottissent dans un coin, lun couché contre les pieds des femmes, lautre se cache dans un coin. A l'époque, un journal arménien aux Etats-Unis, Asbarez (*), nous apprenait quil y en a un qui devait son salut au fait quil sétait déguisé en femme. Les autres malheureux ont péri noyés dans l'épave. Lhomme porté vivant sappelait David Vartanian, était de Khégi, âgé de 18 à 20 ans. Léon HATCHIKIAN Asbarez est l'organe officiel du comité Ouest des Etats-Unis de la FRA. C'est maintenant un quotidien bilingue, anglais-arménien, de 20 à 28 pages du Mardi au Vendredi, et de 40 à 48 pages le Samedi.
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Le Patriarche Karékine II, récemment décédé, fut pendant près de huit années le chef spirituel de la communauté bien réduite des Arméniens de Turquie. Au nombre de 60 000 fidèles, cest encore la plus importante minorité chrétienne du pays. Bien que le Patriarcat arménien ait été fondé en 1461, la région dIstanbul est le dernier endroit où se trouvent encore des Arméniens de toute la Turquie. Le legs terrible du génocide frappe encore le Patriarcat dans le quartier Kumkapi dIstanbul, doù Karékine conduisait ses ouailles. Le gouvernement imposa de sévères restrictions à lactivité du Patriarcat, comme à toutes les églises chrétiennes. Il fit fermer le Séminaire Sainte-Croix en 1971 et refusa la reconstruction des abords de léglise. En 1995 il interdit lenvoi de délégués laïcs à lélection du nouveau Catholicos en Arménie. En Décembre 1997 dernier il ordonna la dissolution du conseil de laïcs auprès de léglise. Pendant ce temps, des extrémistes islamistes attaquaient le Patriarcat et un certain nombre déglises dans les années passées. De telles épreuves nécessitent fermeté et diplomatie Né Bedros Kazanjian à Istanbul en 1927, il reçut son éducation primaire dans des écoles arméniennes de la ville avant daller à Jérusalem séminaire Saint-Jacques. Il devint diacre en 1945 et fut ordonné prêtre en 1950. Il enseigna dans de nombreuses écoles pendant sa préparation à lordination. A linvitation du Patriarche dalors, Karékine Khachadourian, il revint à Istanbul en Décembre 1951 pour préparer la création dun séminaire. Pendant lélaboration des plans, il enseigna dans deux écoles secondaires arméniennes. Le Séminaire Sainte-Croix ouvrit finalement ses portes à Uskudar (quartier dIstanbul) en janvier 1954 et Karékine devint son premier doyen. De 1957 à 1959 il servit comme aumônier dans les forces armées turques avant dêtre envoyé comme prêtre dune paroisse aux Etats-Unis, près de Washington. Il fut consacré évêque en Novembre 1966 par le chef de lEglise apostolique arménienne, le Catholicos Vasken 1er, et fut nommé Légat Patriarcal pour lExtrême-Orient. Plus tard, il devint Primat du Diocèse dAustralie et de Nouvelle-Zélande. En 1980, il retourna à Jérusalem et servit comme Grand Sacristain du Patriarcat (responsable en second), et fut également administrateur du Séminaire Saint-Jacques. Karékine fut élu 83e Patriarche dIstanbul en Septembre 1990 à la mort du Patriarche Shnork Kaloustian. Karékine connut ses plus grandes difficultés en devenant Patriarche là où il était né. Mais il réussit dans ladministration des affaires du Patriarcat dIstanbul dans des circonstances très difficiles. Il parvint à développer des relations de travail avec le gouvernement turc et défendit, dans la mesure du possible, les droits de la communauté arménienne en Turquie. Bien que nétant pas doté dune aura charismatique, il était aimé et respecté de la communauté arménienne. Jean-Pierre HATCHIKIAN |
De gauche à droite : MM. R.H.Kévorkian, Secrétaire Général du Fonds Arménien de France, Georges Jolliton, Gouverneur du LIONS Club, Mme Grigorian, Attachée Culturelle de l'Ambassade d'Arménie en France, M. Pierre Aubry, Député-Maire de Joinville.Le 7 mars 1998 a eu lieu un dîner convivial organisé par le LIONS CLUB de Marne-la-Vallée-Noisy, district Ile-de-France-Est, et lAssociation Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (ACAM). Ce dîner avait été prévu de longue date à la suite dune initiative de M. René CORNAND, secrétaire du Lions Club et nouveau membre de lACAM, dans le but de réunir les membres et les amis des deux organismes dont la vocation culturelle est un dénominateur commun.
De gauche à droite : M. Alain Dewaele, Président du LIONS Club de Marne-la-Vallée, |
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Madame lAttaché Culturel, représentant Son Excellence lAmbassadeur de la République dArménie, Monsieur le Député-Maire, chers Président, chers officiels de notre mouvement, chers Lions, chers Amis, Cest un grand plaisir pour moi dêtre parmi vous ce soir et de remercier également M. Raymond Kevorkian, secrétaire général du Fonds Arménien de France, pour le brillant exposé quil a fait sur son pays, qui a beaucoup souffert et qui malheureusement souffre encore. En quelques mots, je vais vous parler du Lions International. Triomphe dune idée, le Lions International est la plus grande organisation de club service du monde. Née du rêve dun jeune assureur de Chicago, Melvin Jones, en 1917, elle compte actuellement 1 400 000 membres répartis en 44 000 clubs dans 144 pays ou états. La France compte actuellement 35 000 Lions. Humanisme des temps modernes, le Lionisme, qui a pour devise Nous servons », est une manière dêtre et de se comporter, une ouverture du cur et de lesprit, un intérêt porté à lhomme sans considération de race, de nationalité, de religion ou de philosophie. Le Club, qui est la base essentielle, uvre sur le plan local, national et international, pour venir en aide aux déshérités du monde entier. On doit aux Lions la création de la canne blanche, la création des écoles de chiens-guides daveugle, le financement des recherches médicales combattant la cécité et celles concernant les maladies génétiques, avec notamment le Téléthon. Appliquant notre slogan Lions, « Liberté et compréhension des autres sont la sauvegarde de nos nations », nombreux sont les clubs français jumelés avec des clubs étrangers, créant ainsi des liens damitié dan lintéret des générations futures. Défendant à la fois notre culture et la francophonie, les centres culturels que nous avons créés il y a 40 ans réunissent chaque année des jeunes du monde entier dans un merveilleux climat de compréhension mutuelle et damitié. Depuis 20 ans, les Lions du Club de Marne-la-Vallée-Noisy-le-Grand uvrent dans ce sens avec toute leur foi et tout leur désintéressement. Ils savent ce que veut dire «FAIRE QUELQUE CHOSE POUR QUELQUUN DAUTRE ». Georges JOLLITON |
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Les Arméniens ont raflé la mise au Tournoi Open de New-York. Artashes Minassian, un grand-maître arménien âgé de 30 ans, a remporté le prestigieux Tournoi Open de New-York, qui sest terminé le 22 mars 1998 à lHôtel New-Yorker. Il reçut le premier prix de 14 000 dollars pour son score exceptionnel de 8/1. Avec un score de 7,5 / 1,5, le grand-maître Smbat Lputian, compatriote de Minassian, reçut le second prix de 7 000 dollars à la neuvième ronde. La troisième place fut partagée par les grands-maîtres Vladimir Akopian, également dArménie, et le Russe Vladimir Epishin, qui reçurent chacun 2 625 dollars pour un jeu de 7/2. Le sponsor et organisateur du tournoi, José Cuchi, avait fait la preuve de sa recherche de qualité en invitant 65 grand-maîtres sur 194 compétiteurs. Les échecs prirent une place importante en Arménie après que Tigran Petrosian eut remporté le championnat du monde dans les années 1960 et devint héros national. Après quelques décennies dune stagnation relative, les joueurs arméniens reviennent en force. En octobre dernier, léquipe arménienne ravit la médaille de bronze à léquipe britannique au dernier tour du Championnat du monde par équipe, à Lucerne, en Suisse. Lputian en fut le meilleur atout, avec le meilleur score général. A New-York Lputian a remporté une brillante victoire contre un ancien champion du monde junior, le grand-maître Max Dlugy, avec une novation importante dans le Gambit de la reine accepté. |
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LUnion Médicale Arménienne de France a été fondée en 1975, par le Docteur Serge Simonian. Elle faisait suite à lUnion des Médecins Arméniens (UMA), laquelle avait été créée en 1922 par le Dr Cololian, et qui avait eu pour vocation de réunir les médecins dorigine arménienne de France. Avec sa création, lUMAF uvrait pour rassembler tous les membres des professions de santé dorigine arménienne de France : médecins, dentistes, pharmaciens, infirmières et kinésithérapeutes. Trois fédérations sont regroupées au sein de lUMAF-FRANCE : lUMAF-PARIS, lUMAF-LYON et lUMAF-MARSEILLE, réunissant près de 400 cotisants. Après la fondations en Avril 1975, les choses iront très vite. Une réunion mensuelle des membres cotisants auront lieu chaque troisième Vendredi du mois au Yans Club, 5 avenue Reille à Paris. Une conférence médicale ou sur la culture arménienne, toujours suivie dun repas, permettra, dès les premières années de lUMAF, découter alternativement de brillants universitaires français et des membres illustres de la communauté arménienne. Ces réunions mensuelles permettront, au fil des années, de créer un esprit UMAF fait de respect et destime professionnelle, damitié et de fraternité. Chaque année, des bourses sont attribuées à des étudiants méritants ou nécessiteux. Huit présidents se succéderont à la tête de lUMAF-PARIS : les Docteurs Simonian, Dervichian, Der Agopian, Kasparian, Djololian, Apkarian, Yervant et Kazandjian. Après celui de Beyrouth en 1974, les congrès médicaux mondiaux arméniens auxquels lUMAF prendra une part active se succèderont : Venise en 1980, Montréal en 1984, Los Angeles en 1988, Paris en 1992 et Boston en 1995. Le prochain se tiendra à Lyon en Juillet 1998.Ces congrès permettent aux professionnels de la santé arméniens de se rencontrer, de faire des communications scientifiques et de concerter les projets de coopération avec lArménie. Le nombre de participants ira en croissant, dannée en année, pour culminer à loccasion du 5e Congrès Médical Mondial Arménien de Paris, puisque 500 médecins, dentistes, pharmaciens, y participeront, venant de 25 pays différents. LUMAF va connaître avec le terrible séisme de 1988 une mobilisation sans précédent : près de 60 médecins de lUMAF partiront avec les secours durgence en Arménie et près de 100 tonnes de matériel et de médicaments seront acheminées venant de France. Toutes ces actions en Arménie, au début financées grâce aux importants apports faits dans les suites du séisme (SOS-Arménie, CBAF, Aznavour pour lArménie), seront ensuite pour lessentiel relayées par les dons recueillis à loccasion des bals annuels de lUMAF. En mai 1998 se tiendront à Erevan les 2e Journées Médicales et Dentaires Franco-Arméniennes, organisées par lUMAF. Elles avaient, lan dernier, emporté 180 personnes en Arménie, dont plus de 50 professionnels de lUMAF. Elles avaient connu un immense succès qui se renouvellera certainement cette année. LUMAF fait paraître un périodique bimestriel, de 28 pages, format tabloïd, en quadrichromie, véritable organe de liaison diffusé à tous ses membres. Une « UMAF Jeunes confrères » réunissant tous les étudiants, internes et spécialistes en formation des disciplines médicales dentaires et pharmaceutiques, vient dêtre créée par le Docteur Serge Kazandjian au sein de lUMAF. Son jeune président, le Docteur Loshkajian, sera soutenu dasn son action grâce au mécénat dun grand laboratoire pharmaceutique français (bourses, frais de thèses, séjours de recherche à létranger). Dr Serge Kazandjian |
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Sur l'initiative personnelle du Président de l'Union Arménienne de Suisse, M. Gabrache, ont eu lieu du Jeudi 5 février au Dimanche 8 février 1998, les Journées gréco-arméniennes. Les principaux organisateurs étaient l'Association Hellénique de Suisse (qui peut compter virtuellement sur plus de 5 000 membres d'origine grecque) et l'Union Arménienne de Suisse. Ces manifestations se plaçaient sous le haut patronage des Gouvernements d'Arménie et de Grèce ; un comité d'honneur se composait des personnalités suivantes : S.E. le Métropolite Damaskinos de Suisse, S.E. Mgr. Norvan Zakarian, Évêque de Lyon, M. A. Sempatian, Ministre de la Culture de la République d'Arménie, M. E. Venizelos, Ministre grec, M. G . Ramseyer, Président du conseil d'Etat du Canton de Genève, et autres représentants de la Fédération helvétique et des villes suisses. La première soirée était consacrée à un Gala philanthropique dans les salons de l'Hôtel Président-Wilson à Genève. La soirée fut une réussite, du côté faste, et également on a récolté (dîner + tombola + dons) des sommes assez élevées dont le produit servira au financement d'orphelinats arméniens et grecs. Nous avons assisté à la table ronde le Vendredi soir qui a eu lieu à l'Université II de Genève. Près de 200 personnes étaient présentes à ces débats, surtout des Grecs, les Arméniens s'ils ont brillé au dîner la veille (par leurs dons en particulier) n'étaient pas venus en grand nombre. Cinq orateurs, jusqu'à 11 heures du soir se sont exprimés sur des questions diverses, le modérateur des débats était M. Edouard Brunner, né à Constantinople de père suisse et de mère grecque, ancien Ambassadeur de Suisse en France et occupant de hautes fonctions en Suisse. Après l'aspect cultuel, place à l'histoire. M. Bernard Outier, arménologue bien connu et professeur-chercheur à la Faculté des Lettres de Genève, mit en parallèle très rapidement, l'histoire des peuples grecs et arméniens jusqu'au temps modernes. Anahide Ter-Minassian pris la suite, en mettant en évidence les malheurs des Arméniens et Grecs au XX siècle : l'indépendance de la Grèce, la guerre contre la Turquie, la tragédie de Smyrne, le sort des Grecs de la mer Noire, la guerre civile grecque, d'un côté et ,le sort des Arméniens dans l'Empire ottoman, le Génocide, l'indépendence la première République d'Arménie, la question du Kharabagh, etc. Enfin, la parole fut donnéeacute; à M. Dusan Sidjanski, professeur à l'Institut européen de Genève. Il développa les questions d'actualité concernant les relations des deux pays avec la Communauté européenne, y compris les questions de l'ex-Yougoslavie, et donna ses opinions personnelles degéopolitique sur l'avenir. M. Bruner voulut faire une petite synthèse et surtout il a voulu mettre en évidence le côté bénéfique de l'Alliance atlantique dans les rapports entre la Grèce et la Turquie. IL était déjà trop tard pour les débats ; quelques questions furent posées. Notons en particulier les interventions de deux jeunes militants grecs qui ont interpellé les orateurs en témoignant leur désaccord, sur les relations entre Moscou et les résistants grecs et sur l'occupation d'une partie de Chypre par la Turquie. Un autre intervenant de la salle a voulu souligner le rôle des Grandes puissances et du Pétrole dans les conflit du Caucase, aspect que les orateurs du jour, sciemment ou non, semblaient avoir oublié ! Après les débats, une trentaine des présents et des orateurs se sont retrouvés dans un restaurant proche, à la fin du repas, nous avons su que nous étions tous invités par M. Gabrache. Nous félicitons les organisateurs, grecs et arméniens, de ces journées, en particulier les présidents des deux communautés. Ainsi, les deux peuples dont le sort a suivi des chemins parallèle peuvent se sentir plus proches et plus solidaires. Ph. P. |
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CEST UN PROCEDE INEDIT au sein du gouvernement. Une sorte de tour de bancs express un jour de questions dactualité à lAssemblée nationale. Le sujet ? LArménie. A quatre jours de lanniversaire du début des massacres perpétrés en Turquie, le 24 avril 1915, le gouvernement Jospin va-t-il parler, ou non, du génocide des Arméniens ? Au Palais-Bourbon, les questions, en cette semaine du souvenir pour les Arméniens de France, sont rituelles.
Mardi 21 avril, Janine Jambu (PCF, Hauts-de-Seine) est la première à prendre la parole sur le sujet. Poliment. « Ne croyez-vous pas, monsieur le ministre, quil est temps, grand temps que la France reconnaisse officiellement le génocide arménien de 1915 ? », demande-t-elle. Le ministre délégué aux affaires européennes, Pierre Moscovici, répond, en lisant une note préparée par le Quai dOrsay. Forcément diplomatique. « Le gouvernement français a déjà évoqué à de nombreuses occasions la question des massacres des Arméniens commis dans les dernières années de lEmpire ottoman. Il la fait dans des termes clairs, que le gouvernement arménien connaît bien. » « Appelez génocide un génocide ! », râle Patrick Devedjian (RPR, Hauts-de-Seine). Sur les bancs du gouvernement, nombre de ministres semblent daccord avec le député RPR. Bernard Kouchner glisse un mot à son collègue des affaires européennes. « J'ai utilisé le mot "génocide" à plusieurs reprises dans cette enceinte, et Mitterrand la fait aussi.» Exact : le 6 janvier 1984, à Bourgoin-Jallieu, dans lIsère, mais il sétait par la suite refusé à officialiser lemploi de ce terme, refusé par le gouvernement turc. Les Arméniens retiendront donc que, « à titre personnel »,un ministre délégué a reconnu le génocide arménien devant lAssemblée. Puis on annonce une déclaration de Matignon. Ariane CHEMIN |
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Bruxelles, 26 mars 1998 Le Sénat belge a voté aujourdhui une résolution appelant le Gouvernement turc « à reconnaître la réalité du GÉNOCIDE perpétré en 1915 par le dernier gouvernement de lEmpire Ottoman ». La résolution appelle également à la réconciliation entre les peuples arménien et turc. Le Sénat belge devient ainsi la première chambre parlementaire dun pays allié à la Turquie dans lOTAN (à lexception de la Grèce) à avoir reconnu le génocide arménien de 1915. Jusquà présent, tous les efforts visant à cette reconnaissance avaient étéréduits à néant par les soins de la diplomatie turque. La décision a été accueillie avec joie par le Comité des Arméniens de Belgique. Il déclare dans un communiqué de presse que « La Belgique devient ainsi un pionnier en matière des Droits de lHomme et des Nations ». Le communiqué continue : « La reconnaissance par la Belgique du génocide sera reçue avec beaucoup de joie par toutes les communautés arméniennes du monde. Cest un pas significatif vers un dialogue et une réconciliation turco-arménienne, quappelle également la résolution ». Nos félicitations au président du Comité des Arméniens de Belgique, Michel MAHMOURIAN, qui voit ainsi aboutir deux années de travail, et pour qui cest un premier pas vers la reconnaissance du génocide par le Gouvernement belge. Jean-Pierre HATCHIKIAN |