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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Château-Musée Edgar Melik

Château de Cabriès - 13480 Cabriès

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Association culturelle19

Téléphone : 04 42 22 42 81
Fax : 04 42 22 23 25
Site internet : www.musee-melik.fr
E-mail :

Porte du Château --- Cliquer pour agrandir
Porte du Château
Horloge, autre vue de la porte --- Cliquer pour agrandir
Horloge, autre vue de la porte

Commentaire :
Château-musée du XIIe siècle

A mi-chemin entre Aix-en-Provence et Marseille, le Château-Musée Edgar Mélik situé sur un piton rocheux, couronné autrefois d'une enceinte fortifiée, s'ouvre au détour des ruelles du XIIe siècle.
Cette ancienne place forte, habitée par les Comtes de Provence s'anoblira à nouveau en 1934, grâce à la puissante palette du peintre Edgar Mélik (1904-1976) qui achètera peu à peu la partie Nord du Château. A sa mort, la municipalité de Cabriès acquiert en partie cette demeure féodale ouverte au public en 1980, et le transforme en lieu d'exposition des oeuvres d'Edgar Mélik.

Depuis, l'oeuvre de Mélik s'offre au regard de tous notamment sur la plupart des murs, dont ceux de la chapelle du XVIIe siècle. Des expositions temporaires dédiées aux grands noms de l'Histoire de l'Art : Dali, Picasso, Chagall, Miro, Giacometti, sans oublier les Ecoles Provençales de Peinture et la création contemporaine qui se succèdent depuis.

La porte de pierre ogivale de la même époque, donne accès à la cour intérieure ouverte au Nord sur la façade du Château-Musée, la construction Sud porte les traces du Château morcelé à la Révolution française.


D'origine Arménienne, les Mélik s'installent à Paris sous Napoléon III. Le deuxième enfant de la famille s'appellera Edgar. Le père exerce une activité brillante dans le secteur de l'orfèvrerie et la maman est musicienne.

Le jeune Mélik poursuit des études classiques et obtient son diplôme de professeur avant de s'engager dans un "déterminisme plastique". En 1925, il peint ses premières toiles et s'inscrit à l'Ecole des Beaux Arts de Paris où il découvre les grands noms de l'art moderne.
Quatre ans plus tard, il part pour l'Espagne et parcourt le pays : Majorque, Alicante, Malaga, Grenade. De retour en France, il passe par les Saintes-Maries-de-la-Mer avant de rejoindre Marseille.

En 1933, il se fixe dans la Cité Phocéenne et aménage un petit atelier près de la plage des Catalans. Les bords de mer, le célèbre pont transbordeur, le Vieux-Port, le Fort Saint-Jean.
Quelles meilleures scènes que l'agitation quotidienne de cette ville rythmée par une "atmosphère exubérante"? Les marins, les poissonnières, les pêcheurs, les lavandières .... autant de scène typiques animent l'imaginaire de l'artiste.
A 30 ans, le peintre qui est dans le sillage intellectuel de cette grande ville, côtoie l'équipe des "Cahiers du Sud" et la compagnie du "Rideaux Gris" troupe théâtrale fondée par Louis Ducreux. Les frères Roussins appartiennent aussi au cercle très convivial de cette intelligentsia phocéenne.

Coup de coeur de l'artiste : le Château de Cabriès, situé entre Aix et Marseille est construit sur un piton rocheux, et le village avec ses rues étroites ne manque pas de charme. Quant à la bâtisse médiévale, elle a abritée les Comtes de Provence jusqu'à la Révolution. Le peintre découvre ce nid d'aigle ouvert sur la montagne Sainte-Victoire; c'est ici que sera son atelier, c'est là qu'il choisit sa demeure ...
Mélik travaille, reçoit de nombreux amis, sculpteurs, céramistes, écrivains, dont Giono ou encore Lil Marton, galeriste à Marseille et unique marchand accepté au Château. C'est une période dorée, à l'écart de l'actualité brûlante.
Il aime la musique et affectionne un répertoire varié : Beethoven, Moussorgski, Ravel, Brassens, Ediath Piaf .... accompagnent sa solitude. Il réalise d'ailleurs sept dessins au fusain de la "Môme" qui était passée au théâtre des variétés de Marseille.
Dans les années 1950 les paysages et les scènes de rue disparaissent de sa palette. Trois couleurs : le jaune, le bleu, le rouge plombée de lumière, éclairent ses toiles, Mélik crée des femmes en forme de cavale et des hommes mi-bêtes.
Sans doute influencé par l'élément lyrique de l'imagination de Nietzsche, pensée qui attirera les fauves vers un nouvel éclat de la couleur, Mélik instaure une forme de liberté absolue tout au long de l'évolution de son style. Il est le poète qui entraine vers un monde chargé d'intensité par la puissance expressive des images.

Jusqu'à sa disparition il mène un combat poétique qu'il dédie à son oeuvre et semble se trouver quelques affinités avec Van Gogh, il signera une dizaine de portraits du célèbre Vincent.
A 72 ans, il est retrouvé sérieusement brûlé devant sa cheminée.

Danièle MALIS, Conservateur du Musée
 

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Mise à jour : 2011

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