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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Association pour la Recherche et l’Archivage de la Mémoire arménienne (ARAM)

8 bis, place Pélabon - 13013 Marseille

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Association culturelle221

Téléphone : 04 91 06 57 36
Fax : 04 91 06 57 36
Site internet : www.webaram.com
E-mail :

Jean Garbis Artin (décès 27/03/2012) --- Cliquer pour agrandir
Jean Garbis Artin (décès 27/03/2012)
Vue extérieure (© Philippe Pilibossian) --- Cliquer pour agrandir
Vue extérieure (© Philippe Pilibossian)
Vue intérieure (© Philippe Pilibossian) --- Cliquer pour agrandir
Vue intérieure (© Philippe Pilibossian)
Hall d'exposition (© Philippe Pilibossian) --- Cliquer pour agrandir
Hall d'exposition (© Philippe Pilibossian)
Hall d'exposiiton (© Philippe Pilibossian) --- Cliquer pour agrandir
Hall d'exposiiton (© Philippe Pilibossian)
Rayonnages (© Philippe Pilibossian) --- Cliquer pour agrandir
Rayonnages (© Philippe Pilibossian)

Commentaire :
Jean Garbis Artin (décédé le 27 mars 2012) est le fondateur de l'association Aram, l'Association pour la recherche et l'archivage de la mémoire arménienne, créée en 1997 à Marseille. Le bureau de l'association et son Conseil d'Administration composé de 10 personnes décident et conduisent la mission d'ARAM.

ARAM recherche, recueille et archive les témoignages, les documents, les livres, les cartes, les papiers, les photographies et globalement tous les médias relatifs
à l'Arménie, aux Arméniens avant le Génocide de 1915 et les premières tentatives de massacres ottomans en 1895 et 1909, au Génocide Arménien perpétré par les Turcs en 1915, à l'histoire et la culture de la diaspora arménienne formée après le Génocide, en France et à Marseille.
Cette mémoire arménienne est tout d'abord collectée puis classée, traduite si nécessaire et numérisée par ARAM dans le but de la conserver, de la diffuser et de la transmettre.
Depuis sa création le fonds ARAM est à la disposition du grand public, des médias
et des chercheurs en donnant accès aux informations historiques et aux données objectives sur l'histoire de la communauté arménienne.

Le 5 février 2009 a été inauguré un "atelier" de 200 m2.


Article du 27 janvier 2013

L'association Aram, installée à Saint-Jérôme, à Marseille, vient de mettre en ligne quelque 40 000 pages de documents uniques sur la mémoire de la communauté arménienne patiemment compilées à partir de plus de 300 fonds répertoriés issus de donations familiales et individuelles, d'organisations et d'associations arméniennes.
Une dotation du ministère de la Culture va lui permettre de continuer son travail avec 20 000 nouvelles pages. On trouve, accessible sur le net, des pièces uniques comme le registre de tous les 5441 Arméniens qui sont passés par le camp du boulevard Oddo, au nord de Marseille, après être arrivé en bateau, fuyant le génocide.
www.webaram.com. Renseignements au 8 bis, place Péladon, à Saint-Jérôme 13013 Marseille. Téléphone 04 91 06 57 36

Une boîte à chaussures est un concentré d'émotions.
Les membres de l'Association pour la Recherche et l'Archivage de la Mémoire Arménienne (Aram), place Pélabon à Saint-Jérôme, les ressentent toutes quand ils en ouvrent une, confiée par un retraité ou une association.
Avec ces modestes contenants ou des collections reliées, ils ont bâti un fonds documentaire unique sur le quotidien et la culture de toute une communauté désormais accessible librement sur internet (1).
"Les Arméniens sont l'autre peuple du livre, explique Christian Artin, maître d'oeuvre de la numérisation de ce fonds. Ils étaient orphelins de leur terre, leur vie a été massacrée. Alors ils leur restaient leur langue, leur alphabet et tous les écrits qu'ils ont pu sauver. Mon père Jean Garbis Artin, qui a créé Aram en 1997 ne jetait aucun écrit ou document.
À partir de photos de classe à Saint-Jérôme sur lesquels il identifiait des Arméniens, il les a retrouvés dans le quartier et leur a demandé de leur confier leurs photos, leurs souvenirs, leur mémoire précieuse."
Et sur les rayonnages de cet ancien atelier de fabrication de chaussures, on découvre cette belle richesse humaine. "Certaines personnes nous ont confié tous les papiers d'identité que les membres de leur famille ont eus au fil de leur existence. D'abord les "certificats Nansen", les premiers de réfugiés de guerre, attribués après le génocide, puis le passeport de la première république arménienne de 1918-1920 puis le passeport turc. Sur les certificats, on peut lire cette mention pleine de douleur : "Il ne peut pas retourner dans son pays".

Des archives qui retracent le quotidien arménien
Au milieu d'affiches du club arménien UGA-Ardziv, de photos de champion, on trouve les clichés d'un groupe de femmes élégantes. Ce sont les ouvrières des tapis France-Orient. Cette entreprise marseillaise, fondée en 1923 et avancée socialement, avait embauché des centaines d'Arméniennes dont le savoir-faire était reconnu. Une garderie s'occupait de leurs enfants. Leurs luxueux tapis ont par exemple décoré les salons du paquebot Normandie.
Il y a la mémoire populaire, la culture manufacturière et aussi dans les murs et sur le serveur d'Aram toutes les archives des quotidiens arméniens publiés ou disponibles en France, dans la langue du pays perdu ou en français.
"Nous avons tous les numéros d'Armenia, un journal édité à Marseille à partir de 1890 pour la petite colonie de 400 Arméniens qui s'étaient implantés dans la ville. Mais aussi la collection de "Haratch" (En avant), le quotidien de référence ou de "Pro Armenia", un journal paru de 1900 à 1904 d'intellectuels qui soutenaient la cause arménienne et dans lequel Jean Jaurès, Georges Clémenceau ou Anatole France ont écrit.
Et puis il y a ce registre aux feuilles jaunies mais impeccablement tenu du camp du bd Oddo par lequel sont passés 5441 réfugiés arméniens qui ont débarqué à Marseille à partir de l'automne 1922. Chaque nom est une vie, une histoire, avec quelques lignes sur son parcours ("Parti aux États-Unis" ou "installé en ville") après le camp. Sur le site, on le consulte page à page et tous les noms ont été entrés dans une base de données pour des recherches plus aisées.
Le fonds d'Aram est constitué selon les normes documentaires de la Bibliothèque de France et en devient une annexe spécialisée. Un partenariat a été signé avec la bibliothèque nationale d'Arménie (Madénataran) pour mutualiser les documents numérisés. Le traitement et la mémorisation informatique des documents ont été réalisés avec le centre interrégional de conservation du livre d'Arles. D'un travail de quartier à une chaîne vertueuse pour la mémoire de l'autre peuple du livre.
 

Déclaration : Modification déclarée le 17 juillet 2009
Numéro R.N.A. : W381008347
Objet :
Assurer la recherche, la collecte, la sauvegarde, l’archivage, la valorisation, la mise à disposition, la diffusion et l’exploitation du patrimoine, documents et objets ayant trait à la communauté arménienne et à sa diaspora dans le but de promouvoir auprès du grand public la culture et l’histoire arménienne ; diffuser les productions et produits culturels cités par le biais d’éditions tous supports ; organiser des événements publics ; encourager et aider au niveau national et international la recherche universitaire et scientifique ayant trait à l’histoire et à la culture arménienne ; assister dans ses domaines de compétences les associations, les institutions, les gouvernements, les établissements scolaires et toute personne qui en fera la demande.
Bureau : Président: Jacques Ouloussian
Publications :
Membres :
Cotisation :
Historique Journal Officiel :
Déclaration à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Ancien titre : ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE ET L’ARCHIVAGE DE LA MEMOIRE ARMENIENNE. Nouveau titre : ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE ET L’ARCHIVAGE DE LA MEMOIRE ARMENIENNE (ARAM). Siège social : 3, boulevard Ararat, 13013 Marseille. Transféré ; nouvelle adresse : 8 bis, place Pélabon, 13013 Marseille. Site Internet : www.webaram.com. Date de la déclaration : 17 juillet 2009.
Déclaration à la préfecture des Bouches-du-Rhône. ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE ET L’ARCHIVAGE DE LA MEMOIRE ARMENIENNE. Nouvel objet : assurer la recherche, la collecte, la sauvegarde, l’archivage, la valorisation, la mise à disposition, la diffusion et l’exploitation du patrimoine, documents et objets ayant trait à la communauté arménienne et à sa diaspora dans le but de promouvoir auprès du grand public la culture et l’histoire arménienne ; diffuser les productions et produits culturels cités par le biais d’éditions tous supports ; organiser des événements publics ; encourager et aider au niveau national et international la recherche universitaire et scientifique ayant trait à l’histoire et à la culture arménienne ; assister dans ses domaines de compétences les associations, les institutions, les gouvernements, les établissements scolaires et toute personne qui en fera la demande. Siège social : 3, boulevard Ararat, 13013 Marseille. Date de la déclaration : 12 janvier 2006.
Déclaration à la préfecture des Bouches-du-Rhône. ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE ET L’ARCHIVAGE DE LA MEMOIRE ARMENIENNE. Objet : recherche, archivage, mise à disposition, publication et exposition de tous documents, objets ayant trait à l’Arménie, à la communauté arménienne et à sa diaspora. Siège social : 3, boulevard Ararat, 13013 Marseille. Date de la déclaration : 5 octobre 1998.
Mise à jour : 2012

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