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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Centre du Patrimoine Arménien

14 rue Louis Gallet - 26000 Valence

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Association culturelle464

Téléphone : 04.75.80.13.00
Fax : 04.75.80.13.01
Site internet : www.patrimoinearmenien.org
E-mail :

Le Centre du Patrimoine Arménien est installé dans l’ancienne faculté de Droit --- Cliquer pour agrandir
Le Centre du Patrimoine Arménien est installé dans l’ancienne faculté de Droit

Commentaire :
Journal Le Monde, Edition datée 21/06/2005

Logé dans les murs d'une ancienne université, le Centre du patrimoine arménien à Valence (Drôme), ouvert depuis le 10 juin, est consacré au génocide de ce peuple. Réalisé avec le concours d'historiens, d'ethnologues et d'anthropologues, spécialistes de cette question, ce musée est unique en France et en Europe.

L'initiative a été lancée par l'ancien maire de la ville, Patrick Labaume (UMP), et reprise par son successeur Léna Balsan, pour répondre à l'attente de la communauté arménienne, l'une des plus importantes de France qui représente 10 % de la population valentinoise. La municipalité compte elle-même cinq adjoints d'origine arménienne, dont Annie Koulaksezian-Romy, responsable du dossier.

Au cours de sa conception, le projet s'est enrichi pour devenir un véritable lieu d'histoire vivante explorant le thème des génocides, du XXe siècle à partir du drame arménien, qui fit 1,5 million de morts sur une population de 2,2 millions d'Arméniens ottomans. Un documentaire de Jean-Michel Vennemani, Mémoires blessées, y est diffusé en boucle et relate le génocide à travers le récit de cinq réfugiés dont M. Der Masoubian, 103 ans, né en 1901 sous l'Empire ottoman, l'un des derniers rescapés des massacres, encore vivant. Le vieil homme raconte le viol et le massacre au couteau de sa propre mère, une belle femme aux cheveux de jais. Le film est illustré par des documents d'époque récupérés dans les familles de Valence ou provenant de la bibliothèque Nubar à Paris.

"RETOUR INTERDIT"
Sur un mur du musée, figure le fameux télégramme signé par le ministre de la guerre Talaat Pacha, le 28 février 1915, ordonnant l'extermination des Arméniens. C'est ensuite la narration de l'exil, l'arrivée à Marseille, porte d'entrée en France, le camp de transit Oddo installé dans le quartier Beaumont où les réfugiés seront regroupés de 1922 à 1927. Sur leur passeport, la mention "retour interdit". La France les accueille mais fait montre d'une rigueur administrative tatillonne. Un exemplaire d'une demande de naturalisation consigne les renseignements exigés par la France : opinion politique, état de santé, écoles fréquentées par les enfants, etc. La France, qui sort de la première guerre mondiale, a besoin de main-d'oeuvre et les Arméniens vont se disperser sur le territoire, au gré des places qui leur sont proposées dans les moulinages de soie de l'Ardèche ou dans les usines le long de la vallée du Rhône.

Ce petit musée de 450 mètres carrés devrait aussi accueillir des expositions temporaires. L'Etat et les collectivités locales ont investi 1,2 million d'euros. Pour l'historienne Claire Marakian, directrice de recherche au CNRS et membre du comité de validation, ce musée n'est "ni un mémorial ni une maison des arts et traditions, mais un lieu de mémoire et une invitation à une réflexion sur le génocide, souligne-t-elle. C'est la première fois qu'une municipalité en Europe prend acte ainsi de la présence des Arméniens dans la communauté nationale" .

Sophie Landrin
 

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Mise à jour : 2011

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