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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Union Générale Arménienne de Bienfaisance (AGBU)

Centre Culturel A. Manoogian - 118, rue de Courcelles - 75017 Paris

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Association culturelle787

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Alexis Govciyan, président de l'UGAB Europe jusqu'en mars2016 --- Cliquer pour agrandir
Alexis Govciyan, président de l'UGAB Europe jusqu'en mars2016
Le CA, Nadia Gortzounian, Présidente d'UGAB-France --- Cliquer pour agrandir
Le CA, Nadia Gortzounian, Présidente d'UGAB-France

Cours d'arménien : Samedi pour les enfants, Lundi, Mardi ou Jeudi, 18h30-20h ou 20h-21h30 pour les adultes
Commentaire : UGAB en France
A la veille de la Première Guerre mondiale, les colonies arméniennes d’Europe occidentale se limitent à quelques milliers de personnes, essentiellement des négociants, quelques réfugiés politiques et des étudiants, établis à Marseille et Paris. Dès cette époque, on compte néanmoins deux branches de l’UGAB : une à Marseille (fondée en septembre 1910 avec comme président Hagop Sélian) et une seconde à Paris (fondée en décembre 1911 par Sérovpé Sevadjian).

Le transfert du siège de l’UGAB à Paris, en 1922, parallèlement à l’arrivée massive d’environ soixante mille Arméniens entre 1922 et 1925, a soudain donné à la France un rôle prédominant au sein de l’UGAB. D’autant que les régions où se trouvaient concentrées l’immense majorité des réfugiés arméniens, la Syrie et le Liban, se trouvaient sous mandat français.

Le fait que le Conseil central de l’UGAB siégeait à Paris, square Alboni, ne doit toutefois pas nous faire perdre de vue que les communautés arméniennes établies en France étaient, dans l’entre-deux-guerres, guère mieux loties que celles du Proche-Orient, vivant elles-aussi dans des camps manquant cruellement du confort le plus élémentaire. Autrement dit, les besoins en matière d’éducation et de santé restaient très importants et l’UGAB y a, comme ailleurs, consacré plusieurs programmes humanitaires. La fondation de nouvelles branches de l’UGAB dans les centres à forte concentration arménienne s’est faite là où des programmes étaient développés :

• Nice avril 1926, sous la présidence d’Elisabeth Nahabèd.
• Saint-Chamond mai 1927, sous la présidence de Sarkis Kébabian.
• Lyon mai 1928, sous la présidence de Stépan Tchakmakdjian.
• Saint-Etienne septembre 1929, sous la présidence de Karékin Saraydarian.
• Vienne mars 1930, sous la présidence d’Antranig Tchidémian.
• Grenoble mai 1931, sous la présidence de K. Bédrossian.
• Valence mai 1931, sous la présidence de B. Pachayan.

En 1928, Boghos Nubar a créé deux institutions qui restent jusqu’aujourd’hui emblématiques de l’action de l’UGAB en France : la Bibliothèque arménienne, fondation Nubar et la Maison arménienne Marie Nubar de la Cité internationale universitaire.


Historique

L’Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB) a été créée au Caire (Egypte) en 1906 sur l’initiative de Boghos Nubar Pacha. Avec un groupe de notables arméniens, il jeta les bases d’une grande Union.

Leur motivation principale était de créer une association destinée à secourir le peuple arménien, dont la survie, en tant que minorité chrétienne de l’Empire ottoman, était menacée.
L’objectif était donc clairement défini : rassembler les Arméniens, concourir à leur développement intellectuel, économique et moral, et leur permettre ainsi de se maintenir sur leur terre natale.

Ainsi, entre 1906 et 1914, des dizaines de sections de l’Union furent fondées et apportèrent une aide efficace aux populations rurales arméniennes d’Asie mineure par l’envoi de machines agricoles et de semences, tout en développant l’alphabétisation par l’ouverture de nombreuses écoles.

La période de la 1ère Guerre Mondiale, durant laquelle fut perpétré le génocide arménien, marqua durablement l’histoire moderne des Arméniens ; elle fut aussi déterminante pour l’UGAB. En 1914, Boghos Nubar Pacha quitte le Caire pour s’installer définitivement à Paris. Malgré les lourdes pertes subies par nombre de sections de l’Union, celle-ci parvient à porter secours aux rescapés du génocide grâce au dévouement de ses membres survivants.

Après la guerre, l’UGAB se réorganise et se redéploie dans les nouvelles terres d’asile, au Proche-Orient, en Grèce, en France et en Amérique, où elle va dorénavant se consacrer à la diaspora naissante.

En 1921, le siège de l’UGAB est transféré du Caire à Paris. A partir de 1922, une grande partie des Arméniens de Turquie se déplace d’Orient en Occident, et tout particulièrement vers la France. Ainsi Marseille fut la première section française créée en 1910.

Les Arméniens se sont depuis parfaitement intégrés dans plus de 20 pays. L’UGAB a beaucoup contribué à cette intégration, après avoir pris en charge pendant plusieurs années l’éducation de milliers d’orphelins dans ses établissements de Cilicie (Adana, Mersin,…), de Syrie (Damas), d’Egypte (Le Caire, Alexandrie), du Liban (Beyrouth), d’Irak (Mossoul).

Peu à peu, les Arméniens organisèrent leur vie communautaire dans les divers pays d’accueil, tandis que les orphelinats de vidaient. L’UGAB peut alors se consacrer de nouveau et pleinement à ses objectifs initiaux : l’éducation et la culture. L’Arménie, qui regroupe les survivants de la Première Guerre Mondiale, devient également l’objet d’une attention soutenue.

Lorsque l’UGAB perd son fondateur en 1930, lui succède une personnalité non moins illustre, le magnat du pétrole Calouste Gulbenkian. De 1930 à 1932 celui-ci prend en charge les intérêts de l’organisation, puis laisse la place au fils cadet de Boghos Nubar Pacha, Zareh Bey Nubar qui occupe la présidence jusqu’en 1940. Pendant cette période, l’UGAB va mettre en place ses structures.

A la veille de l’invasion allemande, le siège central est évacué provisoirement de Paris pour New York, mais ce n’est qu’en 1942 qu’Arshag Karagheusian en devient le 4ème président. L’Amérique et les années 50 donnent alors à l’UGAB une impulsion nouvelle. Certes, sa première section aux USA fut créée dès 1908, à Boston, et l’Union s’y développa rapidement.
Mais c’est précisément avec le transfert définitif de son siège à New York (1943) et avec la prise en charge par Alex Manoogian qu’elle va prendre sa véritable dimension mondiale.

Alex Manoogian préside l’Union de 1953 à 1989. Elle se développe à travers le monde et devient l’association la plus importante de la diaspora arménienne. En 1981, son siège est transféré à Saddle Brook, dans le New Jersey. Elle compte aujourd’hui 78 sections locales dans 25 pays, répartis aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen Orient, en Amérique de Sud et en Australie. Elle contrôle directement une vingtaine d’écoles (6600 élèves) et subventionne 16 autres établissements scolaires. Le centre de recherche de l’UGAB, la Bibliothèque Nubar établie par Boghos Noubar, est située à Paris.

L’UGAB développe également un important programme d’aide sociale, organise des compétitions sportives, ainsi que 4 camps de vacances dans l’Etat de New York aux USA, à Kessab en Syrie, en France et en Bulgarie. Enfin l’UGAB a toujours eu des relations suivies avec l’Arménie et a mis en place, depuis 1989, un vaste programme d’aide à la reconstruction animé par la nouvelle présidente, madame Louise Manoogian Simone, qui a succédé à son père lorsque celui-ci se retira en août 1989.

En 2002, Mr Berge Sétrakian a pris la présidence de l’Union.

Diplômé en droit, il est actuellement associé à Dewey & LeBoeuf LLP, un cabinet d’avocats spécialisé en droit international, corporatif et commercial. Né à Beyrouth en 1949, Berge Setrakian est marié et il a deux filles. Engagé dès son jeune âge il sert d’abord dans les différentes sections de jeunesse de l’UGAB avant de rejoindre le conseil central de l’Union. Berge Setrakian a été le Commissaire Général des scouts du Liban et président Mondial des sections des jeunesses de l’UGAB.
 

Déclaration :
Numéro R.N.A. :
Objet :
Bureau : Présidente France : Nadia Gortzounian (2015)
Publications :
Membres :
Cotisation :
Historique Journal Officiel :
Mise à jour : 2011

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