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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Collège Arménien Samuel Moorat

26 rue Troyon - 92310 Sèvres

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Date de fondation : dimanche 1 janvier 1928
Fondateurs : Pères mekhitaristes de Venise
Direction : Directeur : Père Gabriel. Responsable pédagogique : Arminé Kevorkian, professeur de langue et civilisation arménienne : Hripsimé Afar
Organisme de tutelle :
Nombre d'élèves : 130
Nombre d'enseignants : 7
Classes par niveau : Cours d'arménien et de culture, activités pédagogiques
Horaires :
Frais de scolarité :
Contrat Education nationale : non
Contact pour un don :
Adresse pour un don :
Téléphone : 01 45 34 68 28 , Père Gabriel : 06 08 98 65 05
Fax :
Site internet :
E-mail :

L'abbé Mekhitar (1676-1749) --- Cliquer pour agrandir
L'abbé Mekhitar (1676-1749)
Samuel Moorat (1760-1816), le bienfaiteur à Venise --- Cliquer pour agrandir
Samuel Moorat (1760-1816), le bienfaiteur à Venise
Vue de l'école --- Cliquer pour agrandir
Vue de l'école

Cours d'arménien hors école  Mercredi et Samedi, de 10 à 16 heures, de la maternelle au baccalauréat

En 1928, le collège Samuel-Moorat, du nom de ses mécènes, quitte Paris pour s'installer à Sèvres, dans les locaux de la Croix-Verte française. Cette maison ne fut pas la propriété de Mme de Pompadour mais, comme le révèlent les archives départementales des Yvelines, celle du Baron Bâcler d'Albe. Retour vers une ville porteuse de tant d'espérance ? Le 10 août 1920, un Traité de paix avec la Turquie était signé à la Manufacture: Définissant un territoire arménien, il instaurait son indépendance. Il ne fut jamais appliqué. Jusqu'en 1990, les pères Mékitharistes enseignent la philosophie, l'histoire et la littérature. Ils ont à cœur d'ouvrir l'esprit de leurs élèves à l'échange et au respect culturels, facteurs de paix. L'école a reçu des centaines d'Arméniens répartis aujourd'hui dans le monde, mais toujours fidèles comme en témoigne le soutien actif de l'association des anciens élèves.

Article paru dans Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 132, juillet-août 2007

Le collège a su rester le premier établissement arménien de France malgré des passages difficiles. Aujourd'hui, il renaît de ses cendres et affiche même des ambitions.

Les fils de Charles Aznavour et d'Henri Verneuil y ont effectué leur scolarité. Patrick Devedjian également. Depuis sa création en 1846, le collège Samuel Moorat, situé à Sèvres, a éduqué des centaines de jeunes gens d'origine arménienne, acquérant une solide réputation.

Une formule bihebdomadaire
Cette bâtisse ancienne est implantée au cœur d'une surface de 12 000 m2, et comprend un théâtre, une chapelle, des salles de classe, mais aussi des dortoirs, où logeaient autrefois les pensionnaires. Car avant 1990, le collège dispensait des cours du lundi au vendredi. Ne pouvant plus assurer des frais excessifs, l'Académie de Venise (qui gère le courant Mekhitariste, fondateur des établissements arméniens dans le monde) décide de fermer les portes de l'établissement. La solution intervient peu de temps après : dispenser gratuitement des cours les mercredis et les samedis, en vivant grâce aux subventions de l'Etat. « Il était nécessaire de garder une vie dans cette enceinte car ce lieu est un symbole, celui de l'arménité», explique Levon Papazian, président des parents d'élèves.

« La culture pour la culture »
Cette année, une centaine d'élèves fréquentent le collège, en complément de leur scolarité dans un établissement français. De la maternelle à la terminale, ils suivent des cours de langue arménienne, de littérature, d’histoire. « Il s'agit de donner aux élèves les bases de la culture de notre pays. », informe le Père Arthur, le directeur. « La devise des Mekhitaristes est la culture pour la culture », revendique quant à elle Arminée Kevorkian, une enseignante. Cette année, quatre des élèves passent leur bac avec l'option « arménien », ce qui, grâce aux cours dispensés au collège, constitue un sérieux atout.
L'enseignement est sérieux, mais il se veut aussi ludique. Une place importante est accordée à la musique, au chant et au théâtre. Arminée Kévorkian évoque le désir de « ne pas enfermer les jeunes dans le passé. Nous essayons de transmettre tout ce qui a trait à l'Arménie, pas seulement le génocide. L'Arménie, c'est plein d'autres choses ».

Prendre conscience des injustices subies
Les élèves se sentent tout de même investis par ce devoir de sauvegarder la culture arménienne. Certains d'entre eux dansent dans la célèbre troupe Yéraz et souhaitent s'engager, à l'avenir, dans la défense de la cause arménienne. Pour eux, se retrouver tous les mercredis et samedis est un plus : « On a une histoire commune donc on peut partager plein de choses », dit un élève, âgé de 13 ans.
« Si vous aimez la France, il faut lui apporter quelque chose », aime à dire le père Arthur. D'où cette volonté d'instruire les élèves, de les construire afin qu'ils soient « conscients de leur identité, mais aussi des injustices subies, poursuit le directeur. C'est un peuple qui a souffert et qui ne veut pas faire souffrir les autres. C'est pour cette raison que les gouvernements français ont toujours eu confiance en nous ». C'est cet état d'esprit que véhicule depuis toujours Samuel Moorat.

Des projets
Le collège fut le premier établissement arménien de France et compte bien le rester. « Ce site offre beaucoup de possibilités », affirme Levon Papazian. Parmi celles envisagées, le développement d'un centre culturel qui organiserait des cours d'hiver, des conférences et des expositions. « Le centre existe déjà, précise le père Arthur, mais nous avons l'ambition qu'il devienne le plus important de l’Europe occidentale ». Ne manquent que les subventions. Allo, Patrick Devedjian ?

Virginie Tauzin

Mise à jour : 2011

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