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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Cathédrale apostolique arménienne Saint-Jean-Baptiste

15, rue Jean-Goujon - 75008 Paris

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Consacrée le 02/10/1904
Église Apostolique
 --- Cliquer pour agrandirPrêtre : Père Houssik Sargsyan

Naissance le 6 décembre 1986 à Vagharchabad (Etchmiadzine) en Arménie.
Prénom de baptème, Artur

Houssik SARGSYAN a commencé ses études à Vagharchabad puis au Lycée Nersissian. En 2003, il a été admis au séminaire Vazkènian du lac Sévan puis, en 2007, à l’académie Kévorkian d’Etchmiadzine (Université de Théologie). Il a été ordonné diacre le 25 décembre 2007 par Mgr Ararad Kaltakdjian. En 2009, il a soutenu sa thèse de fin d’études : La figure et la perception de l’œuvre de saint Jean-Baptiste dans les Saintes Écritures, dans la littérature chrétienne apocryphe et dans les manuscrits de l’Église Arménienne pour laquelle il a obtenu une mention d’excellence. En juillet 2009, sur décision de S.S. Karékine II, Catholicos de Tous les Arméniens, il a été nommé secrétaire à la Chancellerie du Saint Siège d’Etchmiadzine. Il a été ordonné prêtre séculier le 4 décembre 2011 par Mgr Nathan Hovhannessian, et a continué son service en tant que prêtre, à la Chancellerie du Saint Siège.
À partir d’avril 2012, il a, en parallèle à son service à la Chancellerie, commencé à œuvrer comme prêtre visiteur, et a effectué des visites pastorales en Arménie dans la région du Massis, en prononçant des sermons, en organisant des cours d’histoire de l’Église dans les écoles, en visitant et bénissant les familles tout en organisant des baptêmes, des pèlerinages et des actions de bienfaisance.

En décembre 2012, par décision de S.S. Karékine II, Catholicos de Tous les Arméniens, il a été appelé à Paris, au service spirituel du Diocèse de France. Depuis Mars 2013 le Père Houssik est le prêtre paroissial de l'Église Apostolique Arménienne de Paris et des Environs (Cathédrale Saint-Jean-Baptiste).
Le Père Houssik a été co-fondateur du projet jeunes chrétiens MANANA, a organisé une étude sur les Saintes Écritures pour les personnes aveugles, a créé son propre blog spirituel. Il est l’auteur de livres édités et inédits de même que de nombreux articles parus dans le mensuel Etchmiadzine et autres périodiques.

Culte : Dimanches et jours de fêtes à 10 heures 30
Téléphone : 01 43 59 67 03
Fax : 01 43 56 46 08
Site internet :
E-mail :
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Cours d'arménien : Cours gratuit pour les enfants non-arménophones, 8 à 13 ans, samedi de 14 h 30 à 16 h 30

Vue extérieure --- Cliquer pour agrandir
Vue extérieure
Vue extérieure --- Cliquer pour agrandir
Vue extérieure
Le choeur --- Cliquer pour agrandir
Le choeur
L'autel --- Cliquer pour agrandir
L'autel
Dans la cour, fresque commémorant l’indépendance de la République d’Arménie en mai 1918 --- Cliquer pour agrandir
Dans la cour, fresque commémorant l’indépendance de la République d’Arménie en mai 1918


Téléphone : 01 43 59 67 03
Edifiée grâce à la générosité du grand bienfaiteur Alexandre MANTACHIAN. Pose de la première pierre le 14 juillet 1902 par Mgr Kévork UTUDJIAN, qui l'a consacrée le 2 octobre 1904.
Architecte : Albert-Désiré GUILBERT


Un peu d'histoire

Le 15 mars 1922, la cathédrale Saint Jean-Baptiste, située au 15 de la rue Jean-Goujon, à Paris, voit célébrer le mariage d'un héros arménien : le général Antranik. Cela fait bientôt 18 ans que la Communauté Arménienne de Paris (forte de 2 000 âmes), possède enfin son propre lieu de culte. Qu'elles sont loin les années 1853-1854 où celle-ci se pressait au 20 de la rue de Tournon pour écouter la Sainte Messe ! Oubliées les années 1865-1867 et ce local du 130 boulevard du Montparnasse loué à 1600 F ! Même la salle de l'église protestante du 20 rue de Vienne, mise à sa disposition, entre les années 1890-1901, était définitivement effacée de sa mémoire collective. Mais comment était-ce possible qu'une église, rappelant le style de la cathédrale d'Etchmiadzine d'Erevan, puisse poindre fièrement sa croix principale à plus de 31 m de hauteur en plein quartier résidentiel des Champs-Elysées ? C'est simple. La Communauté Arménienne de Paris était depuis le début du 19ème siècle, une réalité. Formée d'industriels, de commerçants, d'étudiants venus du Caucase, de l'Empire ottoman, de Perse, etc... même des Indes, elle réclama bien vite son lieu de culte. En 1902, un correspondant du journal arménien de Constantinople "Manzou-méi Effniar"écrivait : "Quand aurons-nous notre Sainte Eglise à Paris ?" Cette question ne resta pas sans réponse.

Le bienfaiteur Alexandre Mantachiants
Parmi les fidèles qui assistaient régulièrement aux offices du 20 rue de Vienne, se trouvait Alexandre Mantachiants, le richissime magnat du pétrole de Bakou, le bienfaiteur d'églises, d'écoles, le parrain de 200 étudiants arméniens tels que le poète Siamanto, le chanteur Arménag Chah-Mouradian, le musicologue Komitas... ne pouvait rester sourd à cet appel.
Religieux, profondément patriote, il fut touché par la requête du prêtre qui officiait au 20 de la rue de Vienne : le futur archevêque Vramchabouh Kibarian d'Artchouguents. Alexandre Mantachiants acquit donc, pour le prix astronomique de 450 000 F, un terrain de 800 m2 proche du quartier de sa résidence des Champs-Elysées, où il y séjournait 2 à 3 mois par an. Le choix de l'architecte fut arrêté sur le nom d'un jeune français, Albert Désiré Guilbert (l'église Notre-Dame de la Consolation, oeuvre de ce dernier, située au 23 de la rue Jean Goujon ayant fortement impressionné Mantachiants).
Le premier coup de pioche fut donné le 14 juillet 1902. Le 5 octobre suivant fut celui de la pose de la première pierre et en 1904, celle de son achèvement. Au fronton de cette église, longue de 25 m et large de 13 m, on grava symboliquement la 7ème lettre de l'alphabet arménien "£" ("Il existe", référence à Dieu). En dessous, "A la grâce de Dieu, Sous le pontificat à St Etchmiadzine, de sa sainteté Meguerditch I", Catholicos de tous les Arméniens, le très fidèle Alexandre Mantachiants a fait don sur ses propres deniers, du terrain et de la construction de cette église consacrée à St Jean-Baptiste, en souvenir de ses défunts parents et pour la plus grande satisfaction des enfants de la Sainte Eglise Apostolique Arménienne". L'ensemble de la construction, église et prélature se chiffra à 1 540 000 F. Le mensuel fondé et publié par Minas Tchéraz d'abord à Londres, puis à Paris, appela les Arméniens, dans son numéro du 1er novembre 1904, à exprimer toute leur joie et leurs remerciements au généreux patriote : Alexandre Mantachiants.

Mise à jour : 2018

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