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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Cathédrale, Eglise apostolique arménienne Saint-Sahak et Saint-Mesrob

339, avenue du Prado - 13008 Marseille

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Consacrée le 25 octobre 1931 par Mgr Krikoris Balakian
Eglise Apostolique
Prêtre : Père David SAHAKYAN
Culte : Dimanches et jours de fêtes à 10 heures
Téléphone : 04 91 77 84 70
Fax : 04 91 77 89 28
Site internet :
E-mail :
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Eglise apostolique arménienne Saint-Sahak et Saint-Mesrob Serpotz Tarkmantchaz (Saints traducteurs)<br>Pose de la première pierre le 12 février 1928 --- Cliquer pour agrandir
Eglise apostolique arménienne Saint-Sahak et Saint-Mesrob Serpotz Tarkmantchaz (Saints traducteurs)
Pose de la première pierre le 12 février 1928
Eglise apostolique arménienne Saint-Sahak et Saint-Mesrob Serpotz Tarkmantchaz (Saints traducteurs) --- Cliquer pour agrandir
Eglise apostolique arménienne Saint-Sahak et Saint-Mesrob Serpotz Tarkmantchaz (Saints traducteurs)


La cathédrale Arménienne Apostolique Serpotz Tarkmantchatz (Saints Traducteurs) est dédiée à Saint Mesrob-Machdotz et à ses disciples, qui ont, entre 404 et 412, inventé l'alphabet arménien et traduit la Sainte Bible.
La première pierre est bénite le 22 février 1928 par Mgr Krikoris Balakian, premier évêque de l'Eglise Arménienne Apostolique du midi de la France, qui a consacré aussi l'église le 25 octobre 1931.
La cathédrale est construite sur les plans de A. Tahtadjyan, architecte, sur le modèle de la Basilique-Mère de Saint-Etchmiadzin, Saint-Siège de l'Eglise arménienne, avec le mécénat de Vahan Khorassandjian.
A signaler : le mobilier liturgique (dont le ciborium), la coupole de la croisée.


Nouveau recteur
Depuis la fin du mois de novembre [2009], la cathédrale apostolique arménienne des Saints Traducteurs de Marseille a accueilli son nouveau recteur. C'est Le Père Krikor Khachatryan qui succède au Révérend Père Zadik Avédikian, nommé depuis le mois de septembre vicaire général du Délégué catholicossal pour les pays du Bénélux, après seize années passées au service de la communauté arménienne du Midi de la France.
Le Père Khachatryan connaît déjà notre pays car il a officié entre 2002 et 2007, au sein de la paroisse de Chaville dans les Hauts-de-Seine. Parallèlement à ses fonctions ecclésiastiques, il a poursuivi ses études de sociologie au sein de l'Institut catholique de Paris et a obtenu un Master 1. Pour ce jeune recteur de 35 ans natif de Sévan, sa vocation religieuse s'est révélée très tôt. Dès 1991, il intégrait le séminaire d'Etchmiadzine pour être ordonné prêtre célibataire en 2000. Après avoir dirigé pendant deux ans en Arménie, entre 2007 et 2009, l'école d'art (Hayortiats doune) du Saint Siège et le diocèse d'Aragatsotn, le Père Khachatryan a été nommé à la tête de la cathédrale arménienne du Prado. Tout juste arrivé d'Etchmiadzine, il a pris progressivement ses marques dans la cité phocéenne, riche de ses nombreuses églises arméniennes et d'une active communauté associative. Ainsi, il dit mesurer pleinement l'enjeu de la mission religieuse que le catholicos Karékine II lui a confiée et souhaite vivre cette nouvelle expérience humaine avec ferveur et fraternité.

Alexandre Djindian, France-Arménie, numéro 352 du 16 au 31 décembre 2009


Commémoration du 65e anniversaire

Les premiers Arméniens qui s'établirent à Marseille n'étaient pas des réfugiés mais des négociants. Dans les années 1860, la communauté est déjà forte d'une soixantaine de familles bien enracinées et tout affairées au commerce avec le Levant. En 1881, elle dispose d'une chapelle, rue de l'Ormeau, qui sera déplacée vers la rue Saint Jacques, puis vers la rue Stanislas Torrents, où se trouve également, dans les dernières années du siècle, l'Ecole nationale arménienne. Ces lieux de culte, de taille modeste, suffisent aux besoins de la communauté. Ils se révéleront totalement insuffisants à partir des années 20, lorsque les réfugiés, par dizaines de milliers, commencent d'affluer à Marseille. De Beyrouth, du Pirée, de Smyrne ou d'Alep où les survivants du génocide se sont réfugiés, un immense exode a commencé. Avant six ans, Marseille aura recueilli 60 000 de ces rescapés qui s'entassent dans les camps de Sainte-Marthe, de Mirabeau, sur les terrains du PLM, près du boulevard Oddo, dans les meublés de Belsunce et de la Porte d'Aix. Tous, certes, ne demeureront pas à Marseille. Mais beaucoup ont décidé de s'y établir. Créer un nouveau lieu de culte s'impose. Mais il s'agit désormais de l'adapter non plus aux besoins de soixante familles, mais à ceux d'une communauté forte de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Les Saints Traducteurs
Près des «camps», au boulevard Oddo notamment, de nouvelles chapelles voient le jour. Bientôt, la communauté arménienne acquiert un terrain sur le boulevard du Prado : c'est là qu'elle entend construire son «Eglise mère», sa cathédrale, à laquelle elle donnera le nom de Serpotz Tarkmantchatz (Saints Traducteurs). Un richissime Arménien de Bruxelles, Vahan Khorassandjian, finance toute l'opération. Le 12 février 1928, la première pierre est bénie par Mgr Krikoris Balakian, qui sera bientôt à la tête du diocèse des Arméniens du Sud de la France, et le 25 octobre 1931, la cathédrale est consacrée. Dans le même temps, des chapelles, beaucoup plus modestes, s'édifient dans tous les quartiers où les Arméniens de Marseille se sont établis : à la Campagne Frère, à Sainte-Marthe, à la Campagne Perrier, à Saint-Loup ou Saint-Jérôme. Sur le Prado, l'argent de Vahan Khorassandjian a bien été employé. On a pris pour architecte un lauréat de l'Exposition universelle, à qui l'on a commandé un dessin s'inspirant de très près de la cathédrale d'Etchmiadzine, siège du catholicossat. Lors de l'inauguration, la presse locale s'extasie : la communauté arménienne vient de doter Marseille d'un de ses plus beaux monuments.

Dépositaire des coutumes et des traditions
Six années à peine séparent la pose de la première pierre de la cathédrale de l'arrivée du Tourville, qui débarquait, au mois de novembre 1922, les quatre cents premiers réfugiés arméniens dans le port de Marseille. Ces hommes et ces femmes que Siméon Flaissières, maire de Marseille, décrivait alors comme « réfractaires à nos mœurs occidentales, rebelles à toute mesure d' hygiène, immobilisés dans leur indolence résignée, passive, ancestrale... », se sont en quelques années mués en une authentique communauté, structurée et résolue à s'intégrer.

La cathédrale, dont on vient de célébrer le 65e anniversaire, est le lieu autour duquel n'a cessé de s'articuler la vie de la communauté arménienne. De nombreux bienfaiteurs continuent d'œuvrer pour maintenir ce noyau culturel. « L'Eglise, estime Garo Hovsépian, le directeur de la Maison Arménienne des Jeunes et de la Culture, en tant qu'institution nationale, est non seulement le lieu de la pérennité de notre foi, mais le dépositaire de nos coutumes et de nos traditions. »

Robert Arnoux, du journal Le Méridional, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 18, Décembre 1996

Mise à jour : 2012

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