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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Tombe du Prince Arghoutian

Cimetière Municipal, route des Huit bouteilles - 92370 Chaville

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Hovsep Arghoutian
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Tombe du prince Arghoutian
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Tombe du prince Arghoutian, détail


Le prince arménien Hovsep ARGHOUTIAN (1863-1925) est considéré par la communauté arménienne comme un héros national. Il combattit les armées turques et fut même élu, de manière éphémère, membre du parlement d’une petite République d’Arménie sujette à l’anarchie. En 1920, il déposa les armes et partit en exil vers la France.

Né en 1863 en Arménie, il descend d’une longue lignée remontant au XIIe siècle. Il fait ses études à Tiflis, aujourd’hui Tbilissi (Géorgie). Organisateur et combattant, il est l’une des figures marquantes de la fondation en 1890 de l’un des partis révolutionnaires arméniens, la FRA Dachnagtsoutioun.

Premiers exils
Le prince est arrêté, puis envoyé en exil en Bessarabie (région située entre la Moldavie et l’Ukraine, faisant alors partie de l’empire russe). En 1892, il s’établit à Tabriz (Iran), puis à Van (Turquie) entre 1894 et 1895.
Cette même année, 200 000 à 300 000 Arméniens sont massacrés lors de la répression organisée par le sultan Abdülhamid II. En juillet 1897, le prince Arghoutian est nommé commandant adjoint de l’expédition punitive de Khanassor, lancée contre la tribu Mazrik qui l’an précédent avait massacré les combattants de Van.

Volontaires arméniens
A l’issue des combats, il est arrêté et remis aux autorités russes. Et c’est de nouveau l’exil. Direction, cette fois, Vologda (Russie). Il y reste jusqu’en 1902. Il demeure en Transcaucasie jusqu’en 1909. Lorsque la Première guerre mondiale éclate, il revêt à nouveau ses habits militaires et commande le 7e contingent de volontaires arméniens. Il participe en 1915 aux opérations du front du Caucase. Les défaites turques face aux Russes exacerbent leur ressentiment contre les Arméniens. En janvier 1915, le gouvernement ottoman prend les premières mesures contre eux: le désarmement de tous les soldats arméniens dans l’armée turque, puis leur exécution. Il procède ensuite au massacre des élites, à la déportation du restant de la population. Ces massacres font plus de 1 million de morts, et seront reconnus comme le premier génocide du XXe siècle.

Membre du Parlement
En 1917 l’effondrement de l’armée russe provoque l’avancée de l’armée ottomane vers le Caucase. Seules face aux Turcs, les troupes arméniennes remportent en mai 1918 plusieurs victoires. La république d’Arménie est proclamée. Son territoire ne compte plus que quelques 10 000 km2, limité à une petite région autour d’Erevan la capitale. Et les troupes turques kémalistes et l’Armée rouge occupent le pays. En 1919, le prince Arghoutian est élu membre du parlement d’Arménie, puis nommé ambassadeur de la République à Téhéran.
Le 2 décembre 1920, les Bolcheviks prennent le pouvoir à Erevan. L’Arménie se retrouve dans l’orbite de l’Union soviétique, et ce durant 70 ans. Le prince Arghoutian dépose les armes: il quitte la région et se réfugie en France avec femme et enfants. Il meurt à Chaville le 17 octobre 1925, où il est inhumé. Sa femme et une de ses filles reposent à ses côtés.

Extrait de Chaville-Magazine, numéro 52, Février 2007

Mise à jour : 2012

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