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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Khatchkar

Hôtel de Ville - 4, rue de Paris - 78000 Versailles

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Inauguration le 30 mai 2010
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Le khatchkar  (photo JPH, 07/06/2010) --- Cliquer pour agrandir
Le khatchkar (photo JPH, 07/06/2010)
Charles Aznavour et l'ambassadeur d'Arménie en France, Viguen Tchitetchian  --- Cliquer pour agrandir
Charles Aznavour et l'ambassadeur d'Arménie en France, Viguen Tchitetchian
Façade de la Mairie de Versailles  (photo JPH, 27/05/2010) --- Cliquer pour agrandir
Façade de la Mairie de Versailles (photo JPH, 27/05/2010)
Texte du socle, gravé par Khatchig Kazandjian --- Cliquer pour agrandir
Texte du socle, gravé par Khatchig Kazandjian
Texte du socle, gravé par Khatchig Kazandjian  (photo JPH, 07/06/2010) --- Cliquer pour agrandir
Texte du socle, gravé par Khatchig Kazandjian (photo JPH, 07/06/2010)
Jardin  (photo JPH, 27/05/2010) --- Cliquer pour agrandir
Jardin (photo JPH, 27/05/2010)


Inauguration le 30 mai 2010 par François de Mazières, Maire de Versailles et Antoine Bagdikian Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens

Sculpteur : Maxime Kévorkian, lettres du socle : Khatchig Kazandjian

Les Khatchkars (littéralement croix de pierre), très originales de l'art arménien, sont en tuf, pierre volcanique poreuse se durcissant avec le temps. Ils sont très répandus en Arménie, et érigés lors de grands évènements, pour une page importante de l'Histoire ou pour figer un lieu qui doit rester gravé dans la mémoire populaire.
Ce Khatchkar est venu spécialement d'Arménie pour être offert à la Ville de Versailles et par là même appartenir au patrimoine français, en signe de reconnaissance, d'espoir, de mémoire et de foi.
Ce Khatchkar porte en lui ses propres symboles
La spiritualité ancienne avec le soleil en rosace, symbole de l'éternité
La nouvelle croyance au christianisme avec la croix arménienne ornée de doubles volutes à chaque branche et encadrée de deux végétaux s'élevant vers le ciel et représentant le passage de la vie terrestre à la vie céleste. L'Arménie est le premier Etat à avoir adopté le christianisme en 301.
Il est dressé en commémoration du génocide des Arméniens de 1915, reconnu par la France le 29 janvier 2001, du sacrifice des engagés volontaires, anciens combattants et résistants arméniens des deux guerres et de la Légion d'Orient, morts pour la France, et marque à jamais la gratitude des Arméniens envers leur patrie d'accueil.


Dimanche 30 mai 2010 à 11 heures
François de Mazières, Maire de Versailles et Antoine Bagdikian Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens vous convient à l'inauguration du Monument arménien KHATCHKAR (Croix de Pierre) à la mémoire des combattants arméniens morts pour la France et des victimes du génocide de 1915 en présence de Son Excellence Monsieur Viguen Tchitetchian, Ambassadeur d'Arménie en France Monsieur Charles Aznavour, Ambassadeur d'Arménie auprès des Nations-Unies, Monsieur Lévon Sayan, Délégué permanent d'Arménie à l'Unesco Monseigneur Norvan Zakarian, Primat du Diocèse Arménien de France avec le soutien de Madame Hranouche Hagopyan Ministre de la Diaspora de la République d'Arménie
Dimanche 30 mai 2010, à 11 heures dans les Jardins de l'Hôtel de Ville de Versailles
PROGRAMME
9h30: Messe à la Cathédrale Saint-Louis, place Saint Louis
11h : Dépôt de gerbe au Monument aux Morts, 4, avenue de Paris
11h15 Inauguration du Khatchkar, Jardins de l'Hôtel de Ville
12h: Inauguration de l'exposition « Missak Manouchian et les Arméniens dans la Résistance » (exposition du 31 mai au 5 juin 2010, de 9h à 18h).


Article de Rose-Marie Frangulian Le Pilot, France-Arménie, numéro 364, du 15 au 30 juin 2010

Certaines convictions, lorsqu'elles sont sous-tendues par une volonté inébranlable et une persévérance sans faille, permettent d'obtenir des résultats inespérés et méritoires. C'est à Antoine Bagdikian qu'on doit cet événement, rendant hommage à la fois aux victimes du Génocide et aux combattants arméniens morts pour la France. Antoine vit à Versailles, ville qui n'est pas particulièrement peuplée d'Arméniens, mais il a su depuis plus de vingt ans, nouer des liens avec la municipalité et les pouvoirs publics, par le biais de l'association qu'il préside, l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens (ANACRA). Et sa ténacité vient d'être récompensée... Dans son discours, il a rappelé les très anciens points de convergences qu'il y a entre Versailles et l'Arménie. Déjà sous Louis XIV, le roi demandait à faire ramener des livres d'Arménie, qui ont enrichi la Bibliothèque nationale de 1 200 manuscrits anciens. Il en a été de même sous Napoléon 1", lorsque ce sont des Mamelouks arméniens qui assuraient la protection de l'Empereur. Et parmi les quarante statues de la coulée verte dans le parc du château figurent deux rois d'Arménie,Ti ridate et Tigran. Sans compter dans le musée les tableaux sur lesquels les Arméniens sont représentés. Ces liens ont incontestablement une grande valeur symbolique et ont favorisé cette décision d'implanter un monument au nom des valeurs universelles des droits de l'Homme.
Cette journée du 30 mai a débuté par une cérémonie religieuse émouvante dans la magnifique cathédrale Saint-Louis où avait lieu l'office catholique du dimanche avec l'irruption de la liturgie arménienne pendant la prière de requiem célébrée par Monseigneur Norvan Zakarian, primat du diocèse arménien de France. Les chants ont fait frémir toute l'assistance, peu habituée à la beauté de ces élévations rituelles.
De nombreuses personnalités ont marqué la journée de leur présence, au premier rang desquelles l'ambassadeur d'Arménie en France, Viguen Tchitetchian, dont le discours a été très remarqué, et François de Mazières, maire de Versailles. Ce dernier a rappelé le courage et les convictions profondes du peuple arménien, lequel anéanti par un Génocide, a encore trouvé la force de s'investir dès les premières heures de la guerre de 1914 dans le combat. Au moment de l'inauguration du monument, étaient présents Charles Aznavour et Lévon Sayan ainsi que les deux résistants arméniens encore vivants, Henri Karayan et Arsen Tchakgarian.
Moment de recueillement lors du dépôt de gerbes au monument aux morts de la ville, oeuvre de l'architecte Guilbert, celui-là même qui a construit la cathédrale arménienne de la rue Jean Goujon, ainsi d'ailleurs qu'une église de Versailles, Sainte-Jeanne d'Arc, avec la même inspiration des arcatures arméniennes. Le public venu nombreux, a alors assisté au dévoilement du très beau khatchkar en tuf d'Arménie, situé dans le jardin derrière la mairie, dans un lieu de paix face au magnifique château de Versailles, avant de découvrir l'exposition «Missak Manouchian et les Arméniens dans la Résistance». Il n'est pas à douter que tous ces mémoriaux, avec leurs inscriptions, parce qu'ils font l'objet d'une protection morale puissante, s'opposeront avec constance au négationnisme de la Turquie.

Rose-Marie Frangulian Le Pilot, France-Arménie, numéro 364, du 15 au 30 juin 2010

Mise à jour : 2011

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