Les Arméniens et la Suisse ou l'histoire d'une longue amitié
Tout a commencé par une pétition
Cette pétition interpellait ainsi le Conseil fédéral : " Le peuple suisse est consterné de voir l'Europe assister inactive au meurtre et à l'outrage de milliers et de milliers d'êtres humains, alors qu'en d'autres temps les grandes puissances se sont constituées les protectrices des chrétiens d'Orient, se sont engagées par des traités solennels, à leur procurer un gouvernement équitable. (...) Vous êtes le gouvernement du pays et nous vous prions d'agir. Nous vous prions de demander, au nom du peuple suisse, aux gouvernements des grands Etats de l'Europe qu'ils s'entendent enfin pour faire cesser les massacres d'Orient. " Donc, à l'époque déjà, maintes voix s'élevaient dans notre pays pour flétrir l'indifférence de l'Occident devant les massacres perpétrés en Arménie. Cette indifférence ne s'est hélas jamais démentie. Mais elle n'était pas le fait des Suisses. Les orphelins d'Arménie
Les " Arménophiles " ne restent pas inactifs : le 15 septembre 1896, ils fondent la " Conférence des Comités suisses de secours aux Arméniens ", dont le siège central se trouve à Neuchâtel. En dix-huit mois, plus de 700.000 francs, de l'époque, sont récoltés en Suisse et répartis en Turquie par les missions américaines. Les efforts financiers prodigués par les Helvètes sont plus particulièrement concentrés sur les orphelinats. Ainsi, 500 orphelins sont réunis à Sivas et éduqués par des missionnaires suisses. Pendant une vingtaine d'années, jusqu'en 1914, les comités d'aide issus de notre pays ont élevé quelque 2000 petits Arméniens, sur territoire turc. La "Saint Barthélemy" des Arméniens
Dans les années 1920, I'Arménie est dépecée par le nouveau régime turc de Kemal Ataturk et l'URSS. Celle-ci absorbe une petite partie de l'ancienne nation, qui deviendra la République soviétique d'Arménie. Actuellement, l'église sise à Troinex est l'un des principaux lieux de rencontre de la communauté arménienne de Genève. En face de l'église, se dresse le mémorial destiné à conserver le souvenir des martyrs arméniens. Eglise arménienne Saint-Jacques
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