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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Diasporas - Turquie

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Les églises
La presse
Editions ARAS PUBLISHING, à Istanbul (Turquie)

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Quelques églises apostoliques
Sourp Asdvadzadzin, Kumkapu
Entrée de la cathédrale Sourp Asdvadzadzin (Notre Dame) du Patriarcat à Kumkapu (Photo prise en 1990 par Yilmaz Dinc)
Sourp Asdvadzadzin, Beyoglu
Intérieur de la cathédrale Sourp Asdvadzadzin (Notre Dame) à Beyoglu (Photo en 1985)
Sourp Yerontoutioun
Autel de l’église Sourp Yerontoutioun (Sainte Trinité)
 
Sourp Nichan, Kartal
Eglise Sourp Nichan, à Kartal (Istanbul, côté Asie), bâtie en 1776, rebâtie au XIXe s; par Kaza Artin (Artine Amira Bezdjian), photo 1985, état actuel inconnu.
Saint-Grégoire l’Illuminateur, Césarée
Césarée (Kayseri actuellement), Eglise Saint-Grégoire l’Illuminateur, vue de l’autel vers la porte d’entrée (photo 1985)
Quarante Martyrs, Iskenderun
Eglise des Quarante Martyrs, à Alexandrette-Iskenderun (photo 1977)

Quelques églises catholiques
Anarad Hghoutioun, Samatia
Entrée de l’église Anarad Hghoutioun à Samatia (photo 1985)
Saint-Paul, Büyükdere
Eglise Saint-Paul, Büyükdere (photo 1990)
Saint-Grégoire l’Illuminateur, Ortaköy
Eglise Saint-Grégoire l’Illuminateur, Ortaköy (photo 1985)
 

Tombe du poète Matéos Zarifian
Tombe du poète Matéos Zarifian, au Cimetière arménien de Baglarbagche (photo 1985)

Cimetière arménien de Chichli
Cimetière arménien de Chichli, Istanbul ; en premier plan à gauche, les caveaux des Patriarches de Constantinople (photo 2006)
 
Pour en savoir plus sur les églises arméniennes de Turquie
Armenian Churches of Istanbul, de Pars TUGLACI
Préface Mg. Shnork KALUSTIAN, Patriarche des Arméniens de Turquie
Istanbul, 1991, 552 pages, 33,5 x 25 cm - ISBN : 975-7423-00-9
(Textes en turc, anglais et arménien)
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La presse arménienne en Turquie

par Gulten KISANAK , journal Ozgur Politika du 7 août 2000
pour l'ACAM, traduit du turc

La presse arménienne n'abandonne pas
En dépit d'une émigration et d'une assimilation à grande échelle, la presse arménienne à Istanbul se bat pour son maintien. Les journaux en langue arménienne "Jamanak" et "Nor Marmara", édités à Istanbul depuis de nombreuses années, poursuivent leurs activités en dépit des difficultés de distribution, d'un faible lectorat, et de la difficulté à trouver du personnel parlant bien arménien. Récemment, l'hebdomadaire "Agos", imprimé en turc et arménien, a apporté une nouvelle vitalité à la communauté depuis qu'il a commencé sa publication en 1996. La presse arménienne joue un rôle important en préservant les valeurs culturelles, en faisant un lien au sein communauté, et en favorisant l'intérêt pour les établissements de communauté.

Marmara
Le journal "Marmara"
Sourp Prguitch
Le mensuel"Sourp Prguitch", revue de l'Hôpital Sourp Prguitch
Sourp Prguitch
L'édito de "Sourp Prguitch"

Essentiels à la diversité culturelle
"Agos" est distribué dans les quartiers d'Istanbul à population arménienne, tels que Kurtulus, Nisantasi, Pangalti, Bakirkoy, et Kumkapi, et en été sur les Iles des Princes, en particulier Kinali Ada. Le rédacteur en chef Robert Haddeler annonce que la distribution du journal à Istanbul est d'environ 1 700 exemplaires, et qu'il y a également des lecteurs à l'étranger. Notant qu'une grande partie des Arméniens ne parle pas bien leur langue, y compris la grande majorité des jeunes qui fréquentent les écoles arméniennes, Haddeler pronostique que "Si le niveau d'instruction en arménien était plus élevé, notre tirage serait d'autant plus important. "
Le journal, qui a du mal à trouver des personnes capables de rédiger des articles en arménien, a également des problèmes s'assurre des rectets publicitaires. Robert Haddeler se plaint également que son journal n'est pas invité quand le président et le premier ministre voyagent : "Quand des événements politiques ou sociaux impliquent la Turquie et l'Arménie, alors ils nous invitent. Mais autrement nous sommes ignorés du protocole. "
Partant du principe qu'être un "bon Arménien" n'empêche personne d'être un "bon citoyen Turc", Haddeler déclare qu "Aujiourd'hui nous désiron sprendre notre place dans la mosaïque culturelle de la Turquie, qui prend toute sa valeur. Cette mosaïque culturelle doit être développée, avec toute sa richesse. Elle est tout bénéfice."

"Jamanak", un siècle de publication
Le journal "Jamanak", le plus ancien des journaux de communautés minoritaires, est publié sans interruption depuis le 28 Octobre 1908, et a été le témoin des grands événements
Ce journal de quatre pages, publié par Ara Kochunyan, est rédigé par une équipe de dix personne. Comme pour tous les autres journaux de minorités, son plus grand problème vient de l'absence d'un bon système de distribution. Les grandes entreprises de messagerie sont trop chères pour leurs moyens financiers.
Quand "Jamanak" a commencé sa publication, il était distribué par tout le pays, c'est-à-dire toute l'Anatolie. Aujourd'hui on ne le trouve qu'à Istanbul, et encore seulement dans des quartiers habités par des Arméniens.
Ara Kochunyan dit que les ventes s'élèvent à environ 1 500 exemplaires, comparés aux 16 000 exemplaires des débuts. La distribution atteignait même l'Extrême Orient.
Insistant sur le fait qu'ils veulent continuer à publier en langue arménienne, il se plaint d'avoir du mal à trouver des rédacteurs capables de rédiger un arménien correct.

"Agos" : un rêve devenu réalité
Le déclin régulier du lectorat arménien a obligé la presse à suivre une nouvelle approche.
Et de fait le premier exemplaire de l'hebdomadaire "Agos", publié en turc et en arménien, est sorti le 5 avril 1996. Les remarques suivantes, faites lors d'un cocktail donné pour célébrer le lancement du journal, expliquent très bien la signification d "Agos" auprès de la communauté arménienne : "Un jour, nous parlions entre nous de nos rêves. Et un jour ils ont cessé d'être des rêves et ont lentement commencé à prendre forme. Nous avons donné le nom "Agos" à ce projet. "Agos" signifie le sillon creusé par une charrue. C'est là que l'eau s'écoule, que poussent les graines, là où s'exprime la fertilité du champ. Nous avons beaucoup aimé ce nom. "
Et pour la première fois des Arméniens vivant à Istanbul ont commencé à lire un journal publié en turc. Cette décision a été prise en espérant faciliter la communication à l'intérieur même de la communauté arménienne, et permettrait également de toucher un lectorat turc. Aujourd'hui, le tirage d' `Agos' atteint presque 5 000 exemplaires, dont 3 500 vendus sur Istanbul. "Agos", comme les autres journaux arméniens, gère sa propre distribution.
Le rédacteur des informations Sevan Ataoglu dit que le journal est préparé par une équipe de 13 personnes, secondées par des jeunes l'été, et qu'un grand nombre de personnes envoient articles et informations de l'étranger: "Un grand nombre d'articles et d'informations viennent de la diaspora. Mais nous souhaitons que le journal concerne plus les Arméniens d'Istanbul. Quels sont les problèmes du pays ? En quoi nous affectent-ils ? Nous nous intéressons à cela." Ataoglu ajoute également "Si le dialogue se développe entre l'Arménie et la Turquie, `Agos' y aura joué un grand rôle."

Maintenant je lis `Agos'
"Agos" joue également un rôle de centre d'information à propos de la communauté arménienne. De nombreuses personnes, en particulier des medias, s'adressent à "Agos" pour des informations et des documents photographiques concernant les Arméniens. Et le rédacteur en chef Hrant Dink est très fréquemment sollicité pour des questions concernant les Arméniens.
Sarkis Seropyan, responsable des pages en arménien, se plaint que les jeunes ne savent pas l'arménien. Il explique que le journal a commencé avec 2 pages en arménien, et qu'une section pour enfants a été créée l'année dernière :
"Quatre-vingt-dix pour cent de nos lecteurs parlent turc. Seuls dix pour cent lisent les pages en arménien. Pour cette raison nous avons l'intention d'augmenter notre pagination en arménien. En général ce sont les personnes âgées qui lisent les pages en arménien, mais nous espérons y attirer un lectorat plus jeune. Je ne sais pas si nous avons réussi, mais cela a été utile au moins à une personne: Un de nos lecteurs qui ne connaissait pas l'arménien appela un ami à Adana, et se mit à lui parler en arménien. Quand son interlocuteur lui demanda où il avait appris l'arménien, il répondit que "Maintenant je lis Agos" Evidemment, l'histoire nous a fait grand plaisir..'

Détails sur les journaux
Marmara
Quotidien, grand public
Langue : arménien
Fondé en 1940, Fondateur Souren Chamlian, Propriétaire R. Haddedjian, Directeur de la publication Ari Haddedjian
Adresse : Solakzade Sok. No. 5, P.K. 507, Beyoglu - Istanbul
Prix du numéro 350 000 L.T.
Tel. + 90-212-244 47 36, 90-212-249 19 89, Fax 90-212-249 81 65
email : info@normarmara.com ; URL www.normarmara.com

JAMANAK
Quotidien, populaire
Langue : arménien
Fondé en 1908, les Frères Missak et Sarkis Koçunian, Propriétaire Sarkis Koçunian, Directeur de la publication Nadia Koçunian
Adresse : Imprimerie Jamanak, Istiklal Cad. Pistacilar Sok. No. 14, P.K. 22, Beyoglu - Istanbul Prix du numéro 250 000 L.T.
Tel. + 90-212-243 56 39, Fax 90-212-243 31 96, Le soir 90-216-338 57 09

Agos
Hebdomadaire,grand public
Langue : turc, arménien
Fondé en 1940, Propriétaire Agos YayincilikHismetleri San. et Tic Ltd Sti., Directeur de la publication Diran Bakar, Rédacteur en chef Hrant Dink
Adresse : Imprimerie Dünya Yayincilik A.S., Halaskargazi Cad. Sebat Apt. No. 193, 3e étage, , Pangalti 80220 Istanbul
Prix du numéro 1 250 000 L.T., Abonnement, Europe : 6 mois 70 $, un an 140 $
Tel. + 90-212-296 23 64, 90-212-231 56 94, 90-212-219 50 82, Fax 90-212-247 55 19
email, rédaction : yayin@agos.com.tr, agence : haber@agos.com.tr, publicité : tcortan@agos.com.tr, URL www.agos.com.tr
ISSN 1303-0388

Un souffle d'air frais : les Editions Aras
Le déclin progressif au sein de la communauté du nombre de locuteurs arméniens a rendu nécessaire de nouvelles approches. Le désir de ne pas s'isoler au sein de sa propre communauté et de ne pas s'isoler encore a également joué un grand rôle. Il était nécessaire de briser ces liens. C'est ainsi que, grâce aux efforts de Migirdich Margosyan et d'un groupe de ses amis, la maison d'édition d'Aras a été fondée en 1993. La maison d'édition s'est lancée sur l'idée de présenter la littérature arménienne aux lecteurs turcs, et en même temps de traduire les textes arméniens en langue turque afin de s'adresser aux Arméniens qui ne connaissent pas leur langue héréditaire. Une dépliant diffusé par la maison d'édition indique que la maison d'éditions se fonde sur l'idée d'une meilleure compréhension entre personnes de cultures différentes vivant dans la même aire géographique, par l'intermédiaire de la littérature.
Le premier ouvrage édité "Gavur Mahallesi" ("Le Quartier des Infidèles") fut l'objet de plus d'attention qu'espéré, et atteignit 8 rééditions.
Migirdich Margosyan, né dans le quartier Hanchepek de Diyarbakir, dit "J'ai rendu compte dans mes écrits de ce qu'était la vie là-bas, mes souvenirs et mes expériences."
A ce jour, la maison d'édition a diffusé 15 livres turcs et 14 livres arméniens, parmi lesquels le roman de Zaven Biberyan "Babam Askaleye Gitmedi" (`Mon père n'est pas allé à Askale') a attiré de nombreux lecteurs. Le roman, qui fait le portait de la communauté arménienne d'Istanbul des années 1940 et 1950 vue comme une seule famille, rend compte de l'impact des événements politiques sur les communautés.

Les livres en turc se vendent mieux
Mme Payline Tomasyan, une des administrateurs de la maison d'édition, note que leur plus récente publication est "Yalnizlar"' ("Les Isolés"). Nous avons reçu beaucoup d'attention des lecteurs. La langue turque est d'un usage prépondérant dans notre communauté. Il en résulte que nos livres en turc se vendent mieux."
L'argent gagné avec les livres en turc permet d'éditer les ouvrages en arménien, et Mme Tomasyan ajoute:
"Nous oeuvrons au maintien de notre culture. Nous sommes le reflet de la richesse culturelle de l'Anatolie. Nous voulons mettre en lumière des ouvrages jusqu'ici négligés. Nous incluons également un glossaire très complet dans nos livres en arménien pour donner aux étudiants de tirer le meilleur profit de leur langue maternelle."
Mme Tomasyan remarque qu'ils ont de grandes difficultés à traduire de l'arménien vers le turc :"Seul un très petit nombre de personnes maîtrise correctement et l'arménien et le turc. Nous devions apporter énormément de corrections aux traductions reçues. Finalement, nous avons décidé de faire le travail nous-mêmes."
Mme Tomasyan, maintenant à la retraite après 22 années d'enseignement en écoles arméniennes, porte ses efforts vers la littérature enfantine. "La langue des livres utilisés dans les écoles est trop difficile", dit-elle, "et la maison d'éditions a publié ces dernières années un livres de contes, deux agréables recueils de textes, et un livre de jeux de mots et de devinettes". Elle conclut : "Notre inquiétude : jusqu'à quand notre langue survivra-t-elle?."

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Editions ARAS PUBLISHING
  • Site internet : www.arasyayincilik.com
  • Mail : info@arasyayincilik.com
  • Direction :
  • Adresse : Istiklal Caddesi Hindliyal Palas No 465/Z Tünel, Beyoglu - Istanbul (Turquie)
  • Téléphone : (en Turquie) + 90 (0)-212 - 252 65 18, 243 06 02
  • Fax : (en Turquie) + 90 (0)-212 - 252 65 19
  • ISBN : 975-7265
  • Jours et heures d'ouverture : -
  • Fermeture annuelle : -
  • Date de création : 1993
  • Spécialités : 75 titres en turc, 25 titres en arméniens, et notamment, éditions des version en turc de : un livre de Ch. Aznavour, un livre d'Armand Tchouhadjian, Histoire de l'Arménie de René Grousset (signaler dans la page de ce livre dans notre Bibliographie) ISBN 975-7265-68-3, livre d'Aram Andonian 975-7265-21-7 (signaler), un livre de Lévon Zekian, un livre de Jean Kéhayan : "Apatrie" (signaler) , 5 titres de W. Saroyan traduits de l'anglais et plusieurs textes de la littérature arménienne.
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