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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Olivier BALABANIAN
( n. 1941 )

L'auteur

Olivier BALABANIAN --- Cliquer pour agrandir
Olivier Balabanian a d’abord travaillé sur les campagnes limousines et méditerranéennes : sa thèse est consacrée aux problèmes agraires du sud-ouest de la péninsule ibérique. Ses travaux portent sur le développement des espaces ruraux. Son thème principal de recherche concerne la gestion et la valorisation de l’eau, en particulier pour la production de l’énergie en petite hydraulique. En 1997, il est envoyé en Arménie pour une expertise du potentiel hydroélectrique arménien. Il retrouve alors ses racines et travaille activement au développement des campagnes arméniennes et à la coopération franco-arménienne.

Docteur d'état. - Professeur de géographie à l'université de Limoges (en 1994).

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Livre numéro 2016
Olivier BALABANIAN --- Cliquer pour agrandir L'Arménie : Terre vivante au coeur du Caucase
 
Titre : L'Arménie : Terre vivante au coeur du Caucase / auteur(s) : Françoise ARDILLIER-CARRAS - Olivier BALABANIAN -
Editeur : Glénat
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant :
Description : 14 x 20 cm, 320 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Des pays et des hommes
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Arménie contemporaine -- Portraits
ISBN : 9782723496421
Prix : 19,50 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Avantpropos

Le 21 septembre 1991, l'Arménie devient république indépendante. Ce petit pays du Sud Caucase entre alors dans une ère nouvelle de son histoire. Délicat mouvement à la charnière de deux périodes, le passage est brutal et fait basculer, du jour au lendemain, un pays et ses habitants de l'enfermement soviétique marqué par soixante-dix années de collectivisme, à l'ouverture vers l'extérieur et l'économie de marché.

C'est précisément pour saisir et comprendre le mécanisme de la transition, où s'entremêlent fragilité et doutes, douleurs et espoir, que nous nous sommes engagés sur un itinéraire inconnu, dans l'Arménie d'aujourd'hui.

«Le plus difficile n'est pas de poser les pieds en Arménie, ni de la quitter, mais de ne pas y revenir.» On nous avait pourtant prévenus. Boutade sans intérêt, pensions-nous alors, en 1997. Pour nous, géographes universitaires, l'Arménie se présentait comme un terrain de recherches scientifiques, un objet géographique mal connu, riche, plein d'attraits, ne serait-ce que par la diversité des thèmes à étudier. La curiosité, naturelle pour le géographe, allait nous réserver bien des surprises; jamais, alors, nous n'aurions pu imaginer tout ce qu'arménien signifie. Vraisemblablement devons-nous beaucoup à saint Grégoire l'Illuminateur, Sourp Grigor Loussavoritch, celui qui, en 301, convertit le roi d'Arménie au christianisme. Il nous inspira, sans nul doute, l'impression qui nous saisit, dès l'entrée au «karastan», le pays des pierres.

Cheminant pas à pas à la découverte des lieux, nous entrâmes, tout simplement pourrait-on dire, dans l'intimité des Arméniens tant sont puissants les liens de l'hospitalité. Tantôt comblés par l'extraordinaire beauté des paysages de montagne, quand l'oeil du géographe se fait poète ou photographe, tantôt bousculés dans nos idées préconçues sur les héritages soviétiques, et présoviétiques, portés par ce peuple, tantôt profondément touchés et émus par ce mélange de détresse et de générosité, en tous lieux, à la ville comme à la campagne, les couleurs de notre parcours ressemblaient à la palette d'un peintre, toute de nuances et de contrastes.

La géographie se mit alors à l'écoute des hommes, oubliant ses théories, les rapports officiels et les litanies statistiques. Pour un tel parcours, au plus profond des villages et au coeur des familles, il faut se faire humble et déposer à la porte des habitations où l'on est invité à entrer, tout ce qu'on a pu accumuler de connaissances ou d'incompréhensions. Nous venions pour connaître, nous étions en apprentissage. Les réalités, au quotidien, parmi les plus secrètes, nous sont apparues progressivement derrière le filtre de la pudeur ; faiblesses humaines, errements et échecs, obstinations et réussites, et le magnifique orgueil des Arméniens, leur fierté irréductible face à l'adversité, aux malheurs du temps, et leur raison d'exister pour l'avenir des enfants et du pays.

Le langage, aussi, nous fut conté. S'exprimer dans la langue de Mashtots et, qui plus est, en arménien oriental nous a coûté des efforts que l'on pourrait qualifier de louables, comme le sont en général les efforts, mais dont les résultats, loin de nous satisfaire, étaient pourtant salués par ceux qui jugeaient de notre difficulté à mener à la fois nos préoccupations scientifiques de terrain et celles, linguistiques, imposées par les exigences des échanges «en direct» avec les habitants. Mais c'est peut-être le langage du coeur qui permit de comprendre véritablement la respiration du pays.


Livre numéro 1757
Olivier BALABANIAN --- Cliquer pour agrandir Arménie russe : aventures scientifiques à l'époque des tsars, 1909-1914 : Pierre Bonnet, un géologue français en Transcaucasie
Titre : Arménie russe : aventures scientifiques à l'époque des tsars, 1909-1914 : Pierre Bonnet, un géologue français en Transcaucasie / auteur(s) : Françoise ARDILLIER-CARRAS - Olivier BALABANIAN - avec le concours de Raymond H. Kévorkian
Editeur : les ardents editeurs, limoges
Année : 2009
Imprimeur/Fabricant : 19-Tulle : Maugein impr
Description : 1 vol. (240 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 27 cm
Collection : Beaux-livres
Notes : Préface en arménien et français. - Bibliogr. p. 237-238. Glossaire
Autres auteurs : Pierre BONNET [contribution] -
Sujets : Bonnet, Pierre (1879-1965) -- Archives -- Arménie -- Descriptions et voyages -- 1870-1914
ISBN : 9782917032305
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 42,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

A la fois scientifique, photographe et artiste, Pierre Bonnet (1879-1965) peut être considéré comme le Père de la géologie caucasienne. Témoins des m urs des populations rencontrées, curieux des lieux sauvages découverts au cours de cinq grandes expéditions réalisées entre 1909 et 1914, à la veille de l arrivée des Soviets, Pierre Bonnet et son épouse Nadedja, arménienne d origine, ont laissé un inestimable témoignage sur un temps révolu.Les carnets de voyage, l extraordinaire illustration de photographies, de dessins aquarellés, de croquis de terrain, constituent des documents attachants, offrant au lecteur l intimité des populations et l attrait des paysages de montagnes, singulièrement dangereuses, du sud du Caucase au début du XXe siècle.100 ans après exactement, grâce aux récits, aux cartes et photographies, les géographes Françoise Ardillier-Carras et Olivier Balabanian ont retrouvé les itinéraires des expéditions de Pierre et de Nadedja Bonnet et mis en valeur une uvre géologique magistrale ainsi que les traces d un passé disparu. Ils livrent pour la première fois des révélations rares et précieuses sur l Arménie de l époque des tsars, afin que la mémoire de tout un peuple ne sombre pas dans l oubli.Le témoignage du géologue Pierre Bonnet est un chef-d uvre de la littérature de voyage, alliant l exploration scientifique et l aventure humaine, illustré par plus de 170 photographies, cartes et dessins.

Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 185, Mai 2012

Nouvelles d'Arménie Magazine: Comment avez-vous eu envie de partir sur les traces de Pierre Bonnet et de sa femme ?
Françoise Ardillier-Carras : L'envie de connaître Pierre Bonnet et Nadedja s'est imposée, tout naturellement, lorsque Raymond Kevorkian, conservateur de la Bibliothèque Nubar, nous proposa, en 2006, d'inventorier un fonds d'archives qui venait d'être remis à la bibliothèque. Ainsi nous furent révélées les aventures scientifiques de Pierre Bonnet par son extraordinaire fonds photographique ainsi que par ses carnets de voyage et les documents de son travail de géologue dans la Transcaucasie à l'époque russe. Face aux pièces inédites que nous avions en main, nous avons été frappés par une insatiable curiosité et ce, d'autant plus que depuis 1997 nous avions déjà parcouru l'Arménie pour nos propres travaux scientifiques en géographie: ce pays, en particulier les régions de montagne, hors de la capitale, nous était familier.
NAM : Comment avez-vous procédé pour vos recherches, pour retrouver l'ensemble des cartes, photographies, carnets de voyage, carnets scientifiques et combien de temps a-t-il fallu pour rassembler tout ce matériel?
Olivier Balabanian : Pour reconstituer toutes les aventures et les expéditions de Pierre Bonnet, il aura fallu sept années d'intenses recherches. Face à une masse de données jamais exhumées, et aux récits d'un géologue français méconnu, le premier gros travail fut de reconstituer les pièces d'un puzzle gigantesque qui, de fil en aiguille, nous entraîna dans une « aventure dans l'aventure ». Une sorte de machine à remonter le temps s'est mise en route, entre Paris et l'Arménie. Il fallut d'abord inventorier, trier, repérer dates et lieux de plus d'un millier de plaques de verre photographiques, déposées à la bibliothèque Nubar, et qui avaient fait l'objet de tirages papier par Nelly Bariant, photographe, qui les avait eues plusieurs années auparavant entre les mains. Le lecteur pourra suivre, au début de l'ouvrage, les incroyables péripéties des caisses d'archives de Pierre Bonnet et le « sauvetage » in extremis de ce fonds.
NAM: Où était rassemblée l'autre partie des archives?
F.A.-C.: Une partie des archives fut localisée à Erevan « quelque part » dans des caves des Archives soviétiques et de l'Institut de géologie. Ces épisodes de recherches constituent un vrai roman, comme une course au trésor... dont nous ignorions complétement le contenu. C'est grâce, entre autres, à deux collègues géologues de l'université d'Erevan, ainsi qu'au président de l'Académie des Sciences, au directeur du musée de géologie qu'un jour, il y a à peine 2 ans, fut découvert dans des caves, un lot de documents scientifiques avec des cartes dessinées à l'encre et magnifiquement aquarellées par Pierre Bonnet. Ce fut pour les auteurs, un moment inoubliable.
NAM : Est-ce que le cahier de notes de Pierre Bonnet a déjà fait l'objet d'études de spécialistes?
O.B.: Les carnets scientifiques n'ont jamais été étudiés auparavant, et pour cause: ils étaient inconnus. C'est donc la première fois que sont révélées les étapes des travaux géologiques de terrain à travers l'exploitation des notes manuscrites de Pierre Bonnet. Il existe, cependant, quelques publications et le gros « mémoire » publié en 1947 sur la Description de la Transcaucasie méridionale (chaîne de l'Araxe moyen). Ce sont ces publications qui vont permettre aux géologues arméniens de reconsidérer l'importance scientifique des travaux de Pierre Bonnet. Ce n'est pas sans raison que nous le considérons comme le père de la géologie caucasienne.
NAM : L'épouse de Pierre Bonnet, également géologue, a fait partie des cinq expéditions. Quel a été le rôle exact de Nadedja et quelle influence a-t-elle eu auprès de son mari?
F.A.-C.: Nadedja fut la fidèle accompagnatrice de son mari. Elle assura la rédaction d'une partie des carnets de voyage et même des carnets scientifiques. Il est difficile de cerner l'influence qu'elle eut sur son époux: toujours discrète, admirative et collaboratrice hors pair, elle ne laissa entrevoir qu'à de rares occasions les relations qu'il y avait entre eux. Sans doute laisse-t-elle parfois filtrer un peu d'agacement lorsque son mari s'emporte contre les membres de l'équipage ; elle intervient alors pour calmer le jeu mais jamais elle ne se risque à contester ses décisions. On peut cependant supposer, entre les lignes, qu'il écoutait ses avis en cas de litige sur le terrain: Nadedja parlait l'arménien et utilisait sa langue maternelle pour démêler les problèmes avec les guides et les habitants, voire se mettre, elle aussi, en colère; ceci lui permettait d'interpréter finement les heurts quotidiens, alors que le russe, parfaitement bien manié par les deux scientifiques, n'assurait pas toujours le contrôle de la situation.
NAM : Au début du XXe siècle, les us et coutumes des Tatars et des Arméniens sont très différents et on note déjà que ces deux peuples ne partagent pas leur quotidien. Pour quelles raisons essentielles les relations entre ces deux peuples sont-elles difficiles?
O.B.: Dans ce domaine des relations interethniques, Pierre Bonnet excellait pour décrire et analyser les traits de caractère des populations, aussi bien des Arméniens, des Tatars (turcophones), des Kurdes (les kochevniks en particulier), des molokanes (russes schismatiques) et des fonctionnaires russes Ce qui occupe une grande partie de ses journées tient aux affrontements permanents avec les Tatars «Les Tatars, on en a par-dessus la tête », ou encore, en arrivant dans un village tatar, « il va falloir encore crier » ; c'est ainsi qu'il exprime son sentiment face à l'agressivité de cette population. Il distingue pourtant plusieurs sortes de Tatars: le Tatar des montagnes est souvent hostile et agressif, alors que les « Khans » Tatars rencontrés au Nakhitchevan représentent une classe sociale plus raffinée. À propos des Arméniens de l'Arménie russe, il dit que la fusion avec les Tatars ne s'est jamais faite en raison du barrage de l'Islam. « Entre les deux peuples principaux, arménien et tatar, la fusion ne put jamais se produire, l'Islam dressant toujours entre eux une barrière infranchissable. »
NAM : Certains aspects de la vie rurale que décrit Pierre Bonnet dans ses cahiers de notes sont-ils encore visibles aujourd'hui ?
F.A.-C.: Il reste peu d'éléments de la vie rurale de ce qui composait l'Arménie russe: la collectivisation soviétique a éliminé toutes les formes d'organisation socio-économique des campagnes, hormis quelques paysages agraires. Mais pourtant, en suivant les traces de Pierre Bonnet, nous avons retrouvé d'anciens villages, habités ou non, voire en ruines, où l'architecture du bâti est restée proche de celle d'il y a 100 ans: auvents soutenus par des piliers de bois, toits plats enherbés, et, surtout, pyramides de bouses séchant pour assurer le combustible hivernal, à défaut d'autres sources d'énergie. Nous avons aussi retrouvé des ruines d'anciennes églises de villages, aujourd'hui en cours de réhabilitation pour le culte, après la désaffection, voire les destructions de l'époque de l'URSS.
NAM : Les ravages dû à l'alcoolisme que décrit Pierre Bonnet ont-ils disparu à l'heure actuelle dans cette région ?
O.B.: Il est notoirement connu que l'alcoolisme sévit encore aujourd'hui : on apprécie en Arménie le « koniak » et la vodka. Nous invitons tout le monde à aller faire « kenatz » là-bas pour s'en convaincre.
NAM : Ne pensez-vous pas que dans certains passages, la mission de Pierre Bonnet et de son épouse relève davantage du roman d'aventures que d'une expédition scientifique ?
F.A.-C.: Comme dans toute expédition scientifique, les observations purement scientifiques sont étroitement associées à celles du quotidien. Pour Pierre Bonnet, pour tous les scientifiques, les mille et une « aventures » qui émaillent les parcours sur le terrain de recherches tiennent souvent du roman. Pour écrire ce livre, nous avons extrait des éléments de récits de leur vie de tous les jours, pour restituer les conditions de leurs expéditions et leurs impressions au jour le jour, et nous avons aussi exploité leurs notes scientifiques pour tout ce qui relève de l'apport géologique de Pierre Bonnet. Mais ceci n'est pas unique. Lors de nos missions en Arménie pour les recherches en géographie, le vécu scientifique est toujours étroitement imbriqué au vécu journalier dans les villages.
NAM : Pierre Bonnet est-il un avant-gardiste pour son époque? (un des plus grands photographes scientifiques au début du XX' siècle, expédition dans une région peu connue...)
O.B.: Non. À cette époque et même déjà à la fin du XIXe siècle, d'autres explorateurs, comme Mme Chantre ou Ermakov ont fait des photos dans le Caucase, et d'autres, ailleurs dans le monde. Par contre, celles de Pierre Bonnet ont l'avantage d'être exceptionnellement belles et nombreuses et il s'agit du dernier témoignage sur les modes de vie et les populations dans cette partie de l'Arménie historique (Arménie russe) avant la soviétisation.
NAM : Plus qu'un travail scientifique, cet ouvrage livre une véritable réflexion sur les mœurs et coutumes des Arméniens et des Tatars de la région. Envisagez-vous d'approfondir un travail sociologique avec des spécialistes pour donner une autre perspective aux cinq expéditions?
F.A.-C.: Les perspectives issues de ce travail sont variées et nombreuses. En écrivant cet ouvrage, en décryptant les épisodes vécus et en analysant les sujets relatés par Pierre Bonnet, nous avons, bien sûr, laissé de côté beaucoup d'aspects intéressants: les volets géologique, historique, humain (ethnologique, sociologique...) en particulier. Pour ce qui est de la géologie, les collègues géologues de l'université d'Erevan s'intéressent maintenant aux travaux de Pierre Bonnet et voudraient atteler quelques étudiants à la tâche, bien que cette discipline ait considérablement évolué depuis 1914! Pour ce qui est de la sociologie ou de l'ethnologie, ces archives recèlent une richesse considérable, y compris pour les historiens. Il y a là tout un pan de l'histoire des Arméniens où s'annonce, en filigrane, à la lumière des tragiques événements du début du XXe siècle. dont témoigne Pierre Bonnet dans ses notes de voyage, le génocide de 1915. Les faits de peuplement de la Transcaucasie, l'organisation du territoire en un réseau de villages monoethniques ou multiethniques, les relations quotidiennes entre les types ethniques, tout cela transparaît dans les notes de Pierre Bonnet et mériteraient des études plus approfondies.

Propos recueillis par Laetitia Moreni, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 185, Mai 2012


Livre numéro 1207
Olivier BALABANIAN --- Cliquer pour agrandir Arménie : avant-poste chrétien dans le Caucase
Titre : Arménie : avant-poste chrétien dans le Caucase / auteur(s) : Françoise ARDILLIER-CARRAS - Olivier BALABANIAN -
Editeur : Glénat
Année : 2006
Imprimeur/Fabricant : impr. en Italie
Description : 1 vol. (183 p.-1 dépl.) : ill. en noir et en coul., couv. et jaquette ill. en coul. ; 33 cm
Collection : La Société de géographie présente
Notes : Nouvelle édition de l'ouvrage paru en 2003
Autres auteurs : Charles AZNAVOUR [préfacier] -
Sujets : Développement rural -- Arménie
ISBN : 9782723457682
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 33,24 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Les auteurs : Membres de la Société de Géographie, agrégés et professeurs de géographie de la faculté de Limoges, Françoise Ardillier-Carras et Olivier Balabanian connaissent parfaitement l'Arménie où ils se sont rendus maintes fois. Tous deux parlent l'arménien et ont créé en 1999 une association d'aide Caucase-Arménie-Plus. En 2002, ils ont participé à un voyage organisé par la Société de Géographie en Arménie, afin de préparer cet ouvrage.
Le 21 septembre 1991, l'Arménie devient république indépendante. Ce petit pays du Sud Caucase entre alors dans une ère nouvelle de son histoire. Délicat mouvement à la charnière de deux périodes, le passage est brutal et fait basculer un pays et ses habitants de l'enfermement soviétique, marqué par 70 années de collectivisme, à l'ouverture vers l'extérieur et l'économie de marché.
Les archives de la Société de Géographie sont, à ce titre, particulièrement intéressantes puisqu'elles montrent l'Arménie russe du XIXe siècle. Les explorateurs Bellonie, Chantre, Ermakov ou Bonnet ont photographié aussi les réalités de la vie quotidienne à cette époque. Les clichés de Bonnet témoignent de sa remarquable sensibilité pour saisir l'extraordinaire diversité ethnique de l'Arménie, juste avant qu'elle ne bascule dans la sphère de l'URSS. Ces photos, jusqu'à présent jamais publiées, ont pu être reproduites dans cet ouvrage grâce à l'aimable concours de la bibliothèque Nubar et de l'Institut catholique à Paris.
Des photos familiales issues de la période soviétique contribuent à donner à cet ensemble iconographique une dimension toute particulière, presque intimiste, reflétant, implement, des moments ordinaires de la vie dans la RSS d'Arménie. Il y a encore bien des pistes à parcourir, bien des photos à montrer. Celles qui illustrent cet ouvrage possèdent au moins une qualité : être l'expression d'un instant unique, saisi par des témoins attentifs aux réalités. Moment fugace, dans la vie de ceux qui posent devant l'objectif, mais parcelle de leur existence, accord parfait avec le temps de l'Histoire et leur environnement géographique.

Livre numéro 60
Olivier BALABANIAN --- Cliquer pour agrandir Arménie : avant-poste chrétien dans le Caucase
Titre : Arménie : avant-poste chrétien dans le Caucase / auteur(s) : Françoise ARDILLIER-CARRAS - Charles AZNAVOUR - Olivier BALABANIAN - préf. de Charles Aznavour
Editeur : Glénat
Année : 2003
Imprimeur/Fabricant : impr. en Italie
Description : 183 p. : ill. en noir et en coul., couv. et jaquette ill. en coul. ; 33 cm
Collection : La Société de géographie présente
Notes : Bibliogr. p. 181. Index
Autres auteurs :
Sujets : Arménie -- Descriptions et voyages Arménie -- Civilisation
ISBN : 9782723445313
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 34,99 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Avec les Éditions Glénat, la Société de Géographie entretient une collection de beaux livres très illustrés consacrés à la géographie et aux sciences de la Terre. Le deuxième de ces ouvrages a paru en novembre 2003.

Les auteurs :

Françoise Ardillier-Carras étudie plus particulièrement l'eau, les espaces ruraux fragiles et la transition post-soviétique. Au long de nombreux séjours en Arménie, cette république du Sud-Caucase, Françoise Ardillier-Carras acquiert une connaissance profonde des lieux et des gens et participe à de nombreuses actions concrètes de développement en Arménie et de coopération.

Olivier Balabanian fut envoyé en 1997 en Arménie pour une expertise du potentiel hydroélectrique arménien. Il retrouve alors ses racines et travaille activement au développement des campagnes arméniennes et à la coopération franco-arménienne.


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