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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Raymond BOYER
( n. 1925 )

L'auteur

Raymond BOYER --- Cliquer pour agrandir
Naissance le 13 juin 1925 à Marseille.

Prêtre.
- Aumônier de la Polyclinique Sainte-Thérèse, Draguignan (en 1979).
- Chercheur au Laboratoire de conservation-restauration et d'anthropologie physique du Centre archéologique du Var (en 1990)

[Photo et article Var-Matin, 24 juin 2008]

Article :
Le chanoine Raymond Boyer a consacré soixante années de sa vie à Dieu et à l'archéologie.

De Ferrié à la Castille
Samedi, quelques minutes avant d'aller célébrer l'office, il a retracé pour nous son parcours : «En juin 1948, trois Dracénois, anciens élèves du collège Ferrié, dont moi-même, ont été ordonnés prêtres en l'église Saint-Michel par Mgr Gaudel, alors évêque de Fréjus-Toulon.

Je suis aujourd'hui le seul survivant. Il fallait un professeur d'histoire au séminaire de La Castille à Toulon, l'évêque m'a alors envoyé faire des études pour cela à Aix-en-Provence. En 1957 je suis devenu chercheur au CNRS puis j'ai créé à Draguignan le centre de recherche archéologique ». Une structure scientifique qui, aujourd'hui, fait autorité dans le monde entier.

Sa foi en Dieu n'a jamais vacillé face à la démarche scientifique : « Au contraire mon parcours de chercheur a conforté ma foi. Bien sûr on se pose toujours des questions mais rien de ce que j'ai pu découvrir n'a été en contradiction avec les textes de la Bible ». Avide de connaissance, le chanoine Boyer l'a aussi été de contact humain. C'est ainsi qu'il a appris à parler couramment l'arménien pour pouvoir discuter avec les vieux Dracénois appartenant à cette communauté.

Lors de la messe solennelle de ce soixantième anniversaire de son ordination, qu'il a concélébrée avec plusieurs prêtres samedi à Saint-Michel, était ainsi présent le Père Vatché Hayrapétian, venu spécialement de Nice pour représenter Mgr Daron Géréjian évêque de l'église apostolique Arménienne, qui honore l'abbé Boyer de son amitié depuis une trentaine d'années.

De très nombreux amis
La cérémonie s'est déroulée en présence également d'Olivier Audibert-Troin, conseiller régional et président de la CAD, de Richard Strambio, adjoint à la culture du maire de Draguignan. Mme Grigorian, conseillère municipale représentait Hubert Falco, secrétaire d'État et maire de Toulon.

Une importante délégation de l'Ordre Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem, conduite par le grand Prieur de France, la duchesse de Brissac, assistait également à la cérémonie. L'abbé Boyer est chapelain du Prieuré de Provence de cet ordre. Étaient présents également de nombreux parents et amis dont ceux de la recherche scientifique, l'amicale des Arméniens de Draguignan et sa région, les Arméniens de Saint-Raphaël, sans oublier des amis d'enfance « qui m'ont ainsi rajeuni » s'est réjoui l'abbé Boyer

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Livre numéro 160
Raymond BOYER --- Cliquer pour agrandir Journal de l'Abbé Chaperon
   
Titre : Journal de l'Abbé Chaperon / auteur(s) : CHAPERON Jules (Abbé) - Un aumônier militaire français témoin du drame arménien, Journal de l'Abbé Chaperon, Cilicie 1920-Constantinople 1921-1923
Editeur : Institut Euroméditerranéen pour l Arménie
Année : 1996
Imprimeur/Fabricant : Clair-Soleil New Imprimerie - Aubagne (Bouches-du-Rhône)
Description : 15 x 21 cm, 160 pages
Collection :
Notes : Index des noms propres, Index géographqiue, Table des illustratios
Autres auteurs : Raymond BOYER [directeur] - Yves TERNON [introduction] -
Sujets : Génocide arménien 1915
ISBN : 2951039204
Prix : 100 FRF

Commentaire :

Disponible à la Paroisse arménienne catholique 13 rue du Perche 75003 Paris au prix de 100 F + 10 F si frais d'envoi.
Un samedi matin, un habitant du petit village de La Martre, dans le Haut Var, vient faire ses emplettes à Draguignan. Il se nomme Claude Olchowik. Il entre dans le magasin de tissus d'Edouard Maloyan, un Arménien né en France. Ils engagent la discussion sur le village, les Arméniens et l'abbé Chaperon, pendant longtemps curé de La Martre et un parent de Claude Olchowik. Ce dernier raconte avoir retrouvé des carnets de l'abbé Chaperon qui relatent sa vie d'aumônier militaire en Turquie et où il est plusieurs fois question des Arméniens. Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, l'homme d'église servit dans les années 1920-1923, comme aumônier des troupes françaises d'occupation en Turquie, en Cilicie puis à Constantinople. Edouard Maloyan répond qu'il serait intéressant d'en publier des extraits.

Après un premier refus, Claude Olchowik confie finalement les précieux cahiers à Edouard Maloyan et à l'abbé Raymond Boyer, historien et archéologue de renom, qui a réalisé l'essentiel du travail scientifique d'édition du journal de l'abbé Chaperon. C'est lui qui a extrait des carnets les passages relatifs aux Arméniens, qui en a écrit le texte, l'a muni d'une introduction sur la vie et l'œuvre de l'abbé Chaperon, de notes explicatives, d'un index, de cartes et a fait le choix des illustrations. Signalons que l'abbé Boyer, devenu l'un des présidents d'honneur de l'Amicale des Arméniens de Draguignan et de sa région, maîtrise parfaitement l'arménien. Grâce à l'intervention de Mgr. Daron Géréjian, vicaire général des Arméniens du midi de la France, l'ouvrage a pu être édité grâce à l'Institut Euroméditerranéen pour l'Arménie, présidé par M. Ohan Hékimian.

Pour situer le journal dans son contexte, le Dr. Yves Ternon rédige une introduction historique, il y dresse un état des lieux en Cilicie où, des 1920, les troupes françaises se heurtent aux nationalistes turcs. Le lecteur peut alors entrer de plain-pied dans le Journal de l'abbé Chaperon divisé en deux parties : la vie quotidienne des troupes françaises en 1920 au camp de Katma, puis lors du siège d'Aintab, et les témoignages recueillis sur les déportations et le génocide des Arméniens en Cilicie, puis à Makrikeuy. bourgade toute proche de Constantinople, sur la mer de Marmara. Ce journal constitue la principale source de renseignements sur les actions de l'abbé Chaperon en faveur des Arméniens rescapés du génocide, en particulier des orphelins. Comme l'écrit Yves Ternon dans son introduction historique : « En Cilicie ,l'abbé Chaperon était un témoin de l'histoire. Ici, à Constantinople, il en devient, modestement, un acteur ».

Elisabeth Baudourian, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 19, janvier 1997


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