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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Alfred BRUNAUD

L'auteur

 
Auteur dramatique
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Livre numéro 1698
Alfred BRUNAUD --- Cliquer pour agrandir L'Arménienne, drame en 3 actes, en vers
 
Titre : L'Arménienne, drame en 3 actes, en vers / auteur(s) : Alfred BRUNAUD -
Editeur : Niort, H. Boulord
Année : 1916
Imprimeur/Fabricant : Niort, H. Boulord
Description : In-16, 80 p. et 4 pages de musique
Collection :
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Massacres arméniens de 1909, Pièce de théâtre
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :

Présentation de l’œuvre

... L'incendie, horrible complice rouge des massacres, court rapide sur les toits. Le feu, c'était le seul moyen d'atteindre les écoles défendues par leur drapeau, et les foules qui s'y enfermaient. Ah! sentez-vous l'angoisse de ces milliers de gens parqués là et qui savaient la mort embusquée derrière la porte? Car les soldats guettaient, les fusils en joue. Il y avait deux expectatives à choisir: les flammes ou les balles, et pas d'issue. Au seuil de l'école arménienne, c'est une boucherie horrible; on fusille et l'on égorge tous ceux qui sortent; leurs cadavres montent les uns sur les autres et barrent presque la porte. Beaucoup, des femmes surtout, préfèrent encore être brillées vives que de tomber entre les mains de ces misérables, et l'on retrouve leurs corps tordus et calcinés sous les décombres.
Le feu vient, il gagne le Collège des Jésuites, où la plus grande foule — huit mille âmes — s'est amassée, tellement nombreuse et serrée, qu'un Père qui veut sauver les vases sacrés est obligé de traverser la cour en marchant sur des épaules. Voici les flammes qui lèchent le haut des murs, la fumée serre les gorges convulsées, la chaleur devient intolérable. Instant d'agonie suprême! Les prêtres, un moment, prient pour ce peuple qui doit périr dans toutes les souffrances physiques et morales, puis ils étendent les bras sur ces gens trop serrés pour s'agenouiller, et de toute leur force, de toute leur âme, ils font les gestes qui pardonnent, ils sauvent pour l'éternité ceux qui semblent perdus ici-bas. Puis, mourir pour mourir, ile sortent; ils précèdent, guident et sauvegardent la foule qui se rue sur leurs pas. Derrière eux, le pavillon aux trois couleurs semble s'évaporer dans une gigantesque flamme; alors, ces humbles soutanes deviennent, pour une heure, la personnification du pays, et des drapeaux vivants; ils couvrent cette foule qu'ils ont vraiment sauvée et la mènent presque entière avec une chance inouïe, chez les Sœurs, puis chez le vali lui même. Et celui-ci, interloqué, n'ose plus les faire massacres dans sa cour...
« Au PAYS DES MASSACRES.
« SAIGNÉE ARMÉNIENNE DE 1909. » par Jean D'ANNEZAY.

PERSONNAGES
DJANA, jeune fille arménienne.
FÉROUZ, sa mère.
SIRANOUCHE, vieille passante.
GULGUL, petite sœur de Djana
ANAID, ASTINE, compagnes de Djana.
FOULIG, mère de Féridjé.
NOUR, petite chanteuse des rues.
LE SULTAN.
FÉRIDJÉ, dame du palais.
NASSIMA, id.
SOURAYA, id.
NIJMÉ, id.
GUZEL, id.
SOEUR THÉRÈSE, religieuse de France.
Ad libitum : Gardes du corps du Sultan.
L'action se passe pendant les massacres de 1909.
NOTA. - Le rôle du Sultan est tenu par une jeune fille, sans aucune difficulté.


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