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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Paul DU VEOU
( 18.. - 1963 )

L'auteur

 
Paul DE REMUSAT DU VEOU descend d’une lignée dont les origines remontent à 1138. Décédé en 1963, il était décoré de la Croix de Guerre, médaillé de la Résistance (il mit sur pied et dirigea le réseau "Henri-Paul" au sein du mouvement de résistance "Combat" animé par Henri FRENAY), chevalier de l’Ordre de Danebrog, chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, chevalier de la Couronne de Roumanie et médaillé de la campagne Syrie-Cilicie.
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Livre numéro 1057
Paul DU VEOU --- Cliquer pour agrandir La Passion de la Cilicie 1919 - 1922
 
Titre : La Passion de la Cilicie 1919 - 1922 / auteur(s) : Paul DU VEOU -
Editeur : Le Cercle d écrits caucasiens
Année : 2004
Imprimeur/Fabricant : 94-Cachan : Impr. TLR
Description : 1 vol. (418 p.-[15] p. de pl.-[2] p. de dépl.) : ill., cartes, couv. et jaquette ill. ; 23 cm
Collection : Mémoires
Notes : Nouvelle édition, Portr. en frontispice. - En appendice, choix de documents. - Bibliogr. p. 413
Autres auteurs :
Sujets : Cilicie (Turquie ) -- 1900-1945 Turquie -- Politique et gouvernement -- 1918-1960
ISBN : 2913564151
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 29,50 euros

Commentaire :

L'accord Sykes-Picot de mai 1916 partageait entre Anglais, Français et Russes l'empire ottoman gouverné par les Jeunes-Turcs allié de l'Allemagne, Autriche-Hongrie et Bulgarie. A l'armistice, ce partage eut lieu, mais les Russes en furent exclus, les bolcheviks au pouvoir ayant signé une paix séparée en mars 1918.
Entre autres régions, la Cilicie revint à la France qui y avait une longue tradition depuis le XIIème siècle et bénéficiait de la sympathie et du soutien des Arméniens. Mais dès la fin de la guerre, les vieilles rivalités franco-britanniques refirent surface. Acharnés à vouloir rester les maîtres du jeu, les Anglais ne tardèrent pas à trahir leurs alliés d'hier, Français et Arabes, et à s'aboucher avec les vaincus turcs qu'ils s'étaient pourtant jurés de punir pour l'extermination des Arméniens. Alors que depuis le début les Français avaient la maîtrise totale du terrain avec des troupes relativement réduites mais commandées par des officiers supérieurs patriotes et brillants comme le général d'Armée Julien DUFIEUX, le général ANDREA, le colonel ROMIEU, le colonel GRACY DE LA HAYRIE, le colonel BREMOND, la France, trahie aussi par certains des siens qui intriguaient avec les kémalistes, dut évacuer dans des conditions tragiques la Cilicie pour laquelle des milliers de soldats français et des volontaires arméniens de la Légion d'Orient avaient héroïquement versé leur sang.
C'est cette épopée de la reconquête de la Cilicie puis de son abandon que Paul du VEOU, capitaine dans la Légion d'Orient, relate avec la véracité d'un témoin oculaire et un rare talent d'historien. En plus du patriotisme et d'une haute idée de la France, son témoignage célèbre aussi la fraternité d'armes franco-arménienne qui n'est pas un vain mot dans sa bouche. Ce témoignage dense, régulièrement mis à contribution pour des thèses de doctorat, retrace aussi la genèse du mouvement kémaliste, héritier direct du régime jeune-turc, qui bénéficia des trahisons dont furent victimes Français, Arméniens et Grecs, et éclaire magistralement l'imbroglio et la violence dans lesquels le Proche-Orient se trouve encore aujourd'hui. A un moment crucial pour l'Europe, il constitue une mise en garde pour tous ceux qui refusent le « Rapt de l'Europe » et qui veulent continuer à y vivre dans la paix et la liberté.

Livre numéro 267
Paul DU VEOU --- Cliquer pour agrandir La Passion de la Cilicie 1919 - 1922
 
Titre : La Passion de la Cilicie 1919 - 1922 / auteur(s) : Paul DU VEOU -
Editeur : Geuthner
Année : 1954
Imprimeur/Fabricant : Imprimeries Paul Dupont , 12, rue du Bac d'Asnieres, a Clichy
Description : 448 p.-[14] p. de pl.-[2] p. de dépl. : ill., cartes ; 23 cm
Collection :
Notes : Nouvelle edition revue ; Bibliogr. p. 433. Index
Autres auteurs :
Sujets : Cilicie (Turquie ) -- 1900-1945
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :

Préambule

Qu'il me soit permis de consigner ici l'expression de ma respectueuse reconnaissance pour Madame la générale Andréa, qui a eu la grâce de se dessaisir pendant quelques jours, en faveur de ce travail, de souvenirs très chers qu'elle conserve du général; il n'est pas un Arménien, il n'est pas un ancien, soldat du général Andréa, dont le cœur ne s'étreindra en le retrouvant, grâce à cette générosité, si vivant et comme à l'action dans ce livre. Si les Aïntabais s'émeuvent en y reconnaissant les traits glorieux d'Adour Levonian, qu'ils sachent que sa photographie a fait le voyage des Etats-Unis avant de me parvenir : je l'ai extraite de l'histoire d'Aïntab du Dr Serafian ; il me le pardonnera. Les autres documents proviennent de mon fond. J'ai extrait le portrait du général Gracy, ce chef entraînant, d'un groupe qui m'est très intime. J'ai pris la photographie de l'abbé Niorthe par un jour si triste, qu'elle évoque mal ce martyr de la Foi. Je remercie M. le général Dufieux de m'avoir autorisé à reproduire la lettre dont on verra le fac-similé. Elle est, avec celle du général Gracy, un témoignage, de la bienveillance dont, selon la tradition de l'armée française, ces chefs usaient avec leur plus modeste collaborateur, qui n'a su que la leur restituer en respect. Je remercie enfin mon-ami Jean Pichon, d'une part pour le beau fait d'armes tout empreint de ses vertus cavalières, qu'il m'a été si agréable de rappeler, d'autre part pour la carte des renoncements de la France au Levant qu'il a dressée pour son histoire du Partage du Proche-Orient, mais dont il a bien voulu mettre, la clarté et l'intelligence au service de ce livre.
En vérité, les Arméniens et les Français qui combattaient en Cilicie, songeaient plus à leur tâche qu'à la photographie; aucun journal ne leur déléguait ses reporters; ils ne tenaient pas de conférences de presse et, lorsqu'ils restaient des semaines, souvent des mois, sans recevoir de nouvelles de leurs affections, ils ne recevaient pas davantage d'appareils photographiques ou de films pour les recharger ; et les malheurs de la guerre ont détruit le peu de témoignages qu'ils eussent pu nous transmettre.
Ainsi l'iconographie de la campagne de Cilicie est-elle rare, partant deux fois précieuse, ce qui me détermine, pour-éviter qu'il n'en demeure bientôt rien, lorsque nul ne peut plus
...naître, vivre et mourir en la même maison, à entreprendre la publication d'un album mémorial de la Cilicie que les circonstances semblent me laisser désormais seul en état d'offrir en hommage à ceux qui sont morts pour tenir le serment de la France aux Arméniens.
Mais cet hommage ne me dispense pas d'émettre un vœu : que le Musée de l'Armée, reliquaire de nos gloires, consacre la plus exiguë de ses salles à conserver ce qu'il pourra réunir des souvenirs héroïques de cette croisade, autour des drapeaux turcs que le général Marty porta aux Invalides.
Les héritiers des Arméniens morts pour leur patrie, ceux des six mille Français tombés à leurs côtés, trouveront dans ces reliques de nouvelles raisons de s'aimer et de se respecter.
PARIS, 25-8-1954. du V.


L’accord Sykes-Picot de mai 1916 partageait entre Anglais, Français et Russes l’empire ottoman gouverné par les Jeunes-Turcs allié de l’Allemagne, Autriche-hongrie et Bulgarie. A l’armistice, ce partage eut lieu, mais les Russes en furent exclus, les bolcheviks au pouvoir ayant signé une paix séparée en mars 1918.

ntre autres régions, la Cilicie revint à la France qui y avait une longue tradition depuis le XIIe siècle et bénéficiait de la sympathie et du soutien des Arméniens. Mais dès la fin de la guerre, les vieilles rivalités franco-britanniques refirent surface. Acharnés à vouloir rester maîtres du jeu, les Anglais ne tardèrent pas à trahir leurs alliés d’hier, français et Arabes, et à s’aboucher avec les vaincus turcs qu’ils s’étaient pourtant jurés de punir pour l’extermination des Arméniens. Alors que depuis le début les Français avaient la maîtrise totale du terrain avec des troupes relativement réduites mais commandées par des officiers supérieurs patriotes et brillants comme le général d’Armée Julien DUFIEUX, le général ANDREA, le colonel ROMIEU, le colonel GRACY DE LA HAYRIE , le colonel BREMOND, la France, trahie aussi par certains des siens qui intriguaient avec les kémalistes, dut évacuer dans des conditions tragiques la Cilicie pour laquelle des milliers des soldats français et des volontaires arméniens de la Légion d’Orient avaient héroïquement versé leur sang.
C’est cette épopée de la reconquête de la Cilicie puis de son abandon que Paul DU VEOU, capitaine dans la Légion d’Orient, relate avec la véracité d’un témoin oculaire et un rare talent d’historien. En plus du patriotisme et d’une haute idée de la France, son témoignage célèbre aussi la fraternité d’armes franco-arménienne qui n’est pas un vain mot dans sa bouche. Ce témoignage dense, régulièrement mis à contribution pour des thèses de doctorat, retrace aussi le genèse du mouvement kémaliste, héritier direct du régime jeune-turc, qui bénéficia des trahisons dont furent victimes Français, Arméniens et Grecs, et éclaire magistralement l’imbroglio et la violence dans lesquels le Proche-Orient se trouve encore aujourd’hui. A un moment crucial pour l’Europe, il constitue une mise en garde pour tous ceux qui refusent le « Rapt de l’Europe » et qui veulent continuer à y vivre dans la paix et la liberté.


Livre numéro 1731
Paul DU VEOU --- Cliquer pour agrandir Chrétiens en péril au Moussadagh
 
Titre : Chrétiens en péril au Moussadagh / auteur(s) : Paul DU VEOU - (Enquête au sandjak d'Alexandrette)
Editeur : Baudinière
Année : 1939
Imprimeur/Fabricant : La Technique du livre, ParisXIVe
Description : In-16, 200 p., pl., carte
Collection : Collection ″Méditerranée″. N 2
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Génocide arménien
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :

Au lecteur

A peine ce petit ouvrage était-il achevé, M. Ismet Inonu annonçait la conclusion imminente de l'accord qui livrera le Sandjak aux Turcs.
Les clauses en sont encore inconnues. D'accord relatif au Sandjak, serait seul loyal celui qui dirait que la France assure à l'Empire la conservation de toutes ses provinces, que qui se frotte à en revendiquer quelqu'une s'y pique, même s'il est Turc. Celui-là, seul, serait la conclusion logique des déclarations de M. Daladier : « Pas un arpent de territoire, pas un seul de nos droits ».
Si un ministre cédait aujourd'hui à l'Italie, contre du papier, un hectare de terre tunisienne, s'il donnait le Tonkin à la Chine ou au Japon pour du papier, la France renverserait ce ministre et prendrait les armes.
Et, cependant, la France subit passivement la perte d'une province à sa frontière turque. C'est l'effet de la propagande. Elle enfante ces contraires : tandis que la France donne dix mille de ses meilleurs enfants, et vingt-trois milliards pour la Syrie, la propagande la persuade qu'elle est en Syrie sans droits et sans intérêts. « La Syrie n'est pas l'Empire, l'amitié turque vaut tous les Sand-jaks » : voilà le grand mot.
La Syrie n'est pas l'Empire.'. C'est alors qu'elle n'est pas à nous, et nous ne pouvons vendre ce qui ne nous appartient pas. Ou bien la Syrie appartient à l'Empire, comme elle le souhaite et comme nous le prétendons, et les déclarations de M. Daladier doivent la protéger.
Mais déjà le slogan mensonger : La Syrie n'est pas l'Empire, nous a coûté sans nul profit la Cilicie : coton et céréales; le Sindjar: 25 milliards de francs de pétrole; il nous coûte Alexandrette ; il nous coûtera la Syrie et le Liban.
C'est pour que le désastre d'Alexandrette ne soit pas demain le désastre de l'Empire que le Comité de la Méditerranée continue le combat. C'est pour intégrer enfin quelque peu la Syrie avec le Liban dans l'affection de la France, à laquelle ils ont autant droit que toute autre de nos provinces, c'est pour apprendre aux Français comme on les mène à l'ombre des discours héroïques, que je publie quand même ce récit tardif.
Car, maintenant, il faut sauver Alep...
Et enfin, je supplie que le lecteur m'excuse de ne livrer à la curiosité des Turcs aucune photographie qui reproduise les trait» d'un ami.


Livre numéro 906
  La Passion de la Cilicie, 1919-1922
 
Titre : La Passion de la Cilicie, 1919-1922 / auteur(s) : Paul DU VEOU - Préface du général [Edouard] Brémond
Editeur : Geuthner
Année : 1937
Imprimeur/Fabricant : Paris, Impr. du Globe
Description : Gr. in-8, IV-399 p., cartes
Collection :
Notes : La couverture porte : 1938. - La France et le christianisme en Orient
Autres auteurs :
Sujets :
ISBN :
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 24 francs

Commentaire :

L’accord Sykes-Picot de mai 1916 partageait entre Anglais, Français et Russes l’empire ottoman gouverné par les Jeunes-Turcs allié de l’Allemagne, Autriche-hongrie et Bulgarie. A l’armistice, ce partage eut lieu, mais les Russes en furent exclus, les bolcheviks au pouvoir ayant signé une paix séparée en mars 1918.

Entre autres régions, la Cilicie revint à la France qui y avait une longue tradition depuis le XIIe siècle et bénéficiait de la sympathie et du soutien des Arméniens. Mais dès la fin de la guerre, les vieilles rivalités franco-britanniques refirent surface. Acharnés à vouloir rester maîtres du jeu, les Anglais ne tardèrent pas à trahir leurs alliés d’hier, français et Arabes, et à s’aboucher avec les vaincus turcs qu’ils s’étaient pourtant jurés de punir pour l’extermination des Arméniens. Alors que depuis le début les Français avaient la maîtrise totale du terrain avec des troupes relativement réduites mais commandées par des officiers supérieurs patriotes et brillants comme le général d’Armée Julien DUFIEUX, le général ANDREA, le colonel ROMIEU, le colonel GRACY DE LA HAYRIE , le colonel BREMOND, la France, trahie aussi par certains des siens qui intriguaient avec les kémalistes, dut évacuer dans des conditions tragiques la Cilicie pour laquelle des milliers des soldats français et des volontaires arméniens de la Légion d’Orient avaient héroïquement versé leur sang.

C’est cette épopée de la reconquête de la Cilicie puis de son abandon que Paul DU VEOU, capitaine dans la Légion d’Orient, relate avec la véracité d’un témoin oculaire et un rare talent d’historien. En plus du patriotisme et d’une haute idée de la France, son témoignage célèbre aussi la fraternité d’armes franco-arménienne qui n’est pas un vain mot dans sa bouche. Ce témoignage dense, régulièrement mis à contribution pour des thèses de doctorat, retrace aussi le genèse du mouvement kémaliste, héritier direct du régime jeune-turc, qui bénéficia des trahisons dont furent victimes Français, Arméniens et Grecs, et éclaire magistralement l’imbroglio et la violence dans lesquels le Proche-Orient se trouve encore aujourd’hui. A un moment crucial pour l’Europe, il constitue une mise en garde pour tous ceux qui refusent le « Rapt de l’Europe » et qui veulent continuer à y vivre dans la paix et la liberté.


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