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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Amine Jules ISKANDAR
( n. 1967 )

L'auteur

Amine Jules ISKANDAR --- Cliquer pour agrandir
Architecte DPLG, Amine Jules Iskandar est diplômé de l'Ecole d'Architecture et d'Urbanisme de Versailles. Professeur d'architecture à l'Académie libanaise des Beaux-Arts, à l'Université du Saint-Espri, l'auteur de "Temples en blanc", un ouvrage traitant des temples phéniciens d'époque romaine dans le Liban et la Békaa, imprimé par l'Institution Pauliste (Jounié - Liban)

Né le 01 janvier 1967

ÉTUDES
1985 : Baccalauréat série C - Académie de Grenoble.
1988-1989 : Boursier du gouvernement français pour 1 an d’étude à University of Illinois, Urbana-Champaign, USA.
1991 : (Mars 91) Diplômé de l’Ecole d’Architecture et d’Urbanisme de Versailles, France.
2002 : DEA en art sacré à l’Université du Saint-Esprit-Kaslik, Liban.

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE
1989 : Projeteur chez FLAD & Associates, Architects-Engineers-Interior design 6200 Mineral Point road PO. Box 5098 - Madison, Wisconsin 53 705 USA
1990 : Dessinateur-projeteur chez Sarl Lehoux-Phili Architectes DPLG 10, rue Faraday - 75 017 Paris
1991 : Architecte chez Derbesse-Patrasco Architectes DPLG 6, rue Rampon - 75 011 Paris
1991-1993 : Architecte chez Atelier ROMA 14, rue Sainte Croix de la Bretonnerie - 75 004 Paris
1995 : Architecte chez Groupement Akl & Jorr Rue de Phénicie, Beyrouth

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Livre numéro 351
Amine Jules ISKANDAR --- Cliquer pour agrandir La Nouvelle Cilicie. Les Arméniens du Liban
   
Titre : La Nouvelle Cilicie. Les Arméniens du Liban / auteur(s) : Amine Jules ISKANDAR -
Editeur : Catholicossat arménien de Cilicie
Année : 1999
Imprimeur/Fabricant :
Description : 144 p., 29 x 21 cm
Collection :
Notes : Publication du Prix littéraire Kévork Mélidinétsi N° 38, à l'occasion du 1700e anniversaire de la proclamation du Christianisme en Arménie
Autres auteurs :
Sujets : Armeniens -- Liban -- Architecture
ISBN :
Prix :

Commentaire :

Préface du Père Chahan Sarkissian
Doyen du Séminaire Théologique du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie
C'est avec plaisir que j'ai pris connaissance de l'ouvrage "La Nouvelle Cilicie", consacré au peuple arménien, à la Diaspora arménienne et plus particulièrement aux Arméniens du Liban.

C'est avec joie que j'inscris ici mes impressions et surtout mon appréciation pour le travail de l'auteur, l'architecte libanais Amine Iskandar. J'exprime aussi le souhait que les lecteurs arméniens, libanais ou autres y trouvent riche matière à réflexions, et, s'appuyant sur le vécu dont cette étude se fait l'écho, puisent des leçons qui, je l'espère, les aideront à vivre avec une foi, une espérance et une charité constamment renouvelées.

Les annales de l'histoire retiennent plus particulièrement les dates et les événements qui, dépassant le cadre étroit d'une nation donnée, revêtent souvent une valeur humaine, internationale ou du moins ont le potentiel d'apporter une contribution quelconque à l'humanité entière. Aujourd'hui, les études de l'histoire, élargissant de plus en plus les limites des relations internationales, englobent volontiers toute une région et même tout le monde, en une perspective plus globale de ces relations. La présente étude n'échappe pas à cette tendance.

Le volume est riche et varié. Il débute par un survol rapide de l'histoire du peuple arménien, de sa culture et des expressions de sa foi chrétienne. Le thème dominant est l'étude des rapports arméno-syriaques, touchant très brièvement les relations arméno-byzantines ainsi que les rapports avec l'Occident, particulièrement durant la période cilicienne de l'histoire arménienne.

A partir des relations arméno-syriaques l'auteur innove en tentant de retrouver - dès le Moyen âge, des traces de rapports arméno-maronites, et ce, notamment aux niveaux des mentalités et de l'art. Sur la base de la proximité géographique, Monsieur Iskandar cherche à tracer des parallèles, à découvrir des correspondances entre les deux peuples arménien et libanais. Il conclut que l'histoire-destinée de ces deux peuples conditionne un lien culturel dont le développement passe, selon lui, par des relations ecclésiastiques. directes ou indirectes.

J'ai particulièrement apprécié la tentative de vulgariser, de mettre à la portée du non initié les données et les résultats d'une étude scientifique de l'histoire. D'une plume rapide et agréable l'auteur fait défiler devant nos yeux pratiquement tout le Moyen-Orient et jusqu'aux régions du Caucase et l'Arménie, remontant aux temps mythologiques et à la période gréco-romaine. L'histoire du peuple arménien s'y trouve, ainsi que son éloignement forcé de sa patrie mais point de sa foi chrétienne, contrairement à d'autres peuples de la région qui eurent la chance de rester sur leurs terres ancestrales mais souvent au prix de leur foi chrétienne.

Une place importante est réservée à la situation et au rôle spécifiques de la Cilicie et du Liban dans l'histoire régionale, l'auteur trouvant que l'histoire de ces deux pays montagneux des bords de la Méditerranée se déroule presque parallèlement, les événements s'y répétant inexorablement, bien qu'à des périodes différentes. La place particulière réservée au Liban dans la vie des chrétiens d'Orient et aussi dans la vie et le destin du peuple arménien ; la place et le rôle des Arméniens dans le pays et au sein du peuple d'accueil, face à l'éternité inspiratrice des Cèdres et du monument à la nostalgie patriotique qu'est le Sannine.

Pour les Arméniens, le Liban fut, surtout après la Première Guerre Mondiale et les atrocités du Génocide perpétré par les autorités turques ottomanes, un jalon important dans le processus de leur organisation comme communautés diasporiques. La place du Liban dans le devenir arménien est indéniable surtout dans le cas de la renaissance de l'Eglise arménienne et du nouveau départ du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie, dont la parution de ce présent ouvrage est un indicatif du rôle et de la mission religieuse et culturelle.

Les pages réservées aux nombreuses photographies sont particulièrement intéressantes et enrichissantes. L'auteur, architecte de profession et artiste de vocation, a réussi, par le choix judicieux et l'abondance des illustrations, à rendre son ouvrage plus vivant, plus animé.

Tentative d'étude scientifique où l'auteur, non arménien, observe d'un regard nouveau le peuple arménien et la Cilicie arménienne, les étudiant sous un angle différent et émettant des opinions personnelles souvent inédites, parfois même hardies.

La bibliographie, riche bien que non exhaustive, pourrait fournir la possibilité à ceux qui le désirent d'un plus grand approfondissement et d'une analyse plus critique de la variété de sujets offerts à la curiosité du lecteur.

Enfin la dimension oecuménique de la mission de l'Eglise arménienne est appréhendée par l'auteur qui en parle non seulement au passé, plus précisément au Moyen âge, mais aussi au présent. Effectivement, le Catholicossat de Cilicie, fidèle en cela à l'esprit et à la tradition d'ouverture de l'Eglise arménienne, est aujourd'hui résolument engagé dans la voie du dialogue et du rapprochement avec toutes les Eglises, aussi bien au Moyen-Orient que dans le reste du monde, aussi bien dans le cadre des Conseils oecuméniques, qu'à travers le développement des relations bilatérales. D'autre part, les relations fraternelles du Catholicossat de Cilicie avec les deux communautés ecclésiales arméniennes, catholique et évangélique, illustrent parfaitement la nature de l'ouverture oecuménique propre à l'Eglise arménienne.

A l'approche du 1700e anniversaire de la proclamation officielle du Christianisme comme religion d'Etat en Arménie, la parution d'un tel ouvrage ne peut être que bienvenue.

Père Chahan Sarkissian
Doyen du Séminaire Théologique du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie
2 février 1999, Bikfaya - Liban


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