Retour à l'Index des auteurs    Accueil
Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Jean JAURES
( 1859 - 1914 )

L'auteur

Jean JAURES --- Cliquer pour agrandir
Naissance le 3 septembre 1859 à Castres (Tarn, France), décès le 31 juillet 1914 à Paris (France)

Homme politique français
Fils d'un agriculteur, il fit ses études secondaires à Castres, puis entra, en 1877 ~ en même temps qu'Alfred Dreyfus ~, au collège Sainte-Barbe. L'année suivante, il fut reçu premier au concours d'entrée à l'École normale supérieure, où il eut pour condisciple Henri Bergson. Agrégé de philosophie en 1881, il fut nommé professeur à Albi, puis, en 1883, maître de conférences à la Faculté des lettres de Toulouse. Il collabora au quotidien La Dépêche et fut élu, en 1885, député de Castres; d'abord proche de Jules Ferry, il ne tarda pas à évoluer vers le socialisme. Battu aux élections de 1889, il retrouva son poste à Toulouse et fut élu, l'année suivante, conseiller municipal. Il soutint ses thèses de doctorat en 1892 et accepta la même année, à la suite de la grève des mineurs de Carmaux, de se porter à la députation dans cette ville. Élu en janvier 1893, il devint aussitôt le principal porte-parole à la Chambre du groupe socialiste. Après une nouvelle grève à Carmaux, il aida les ouvriers licenciés à fonder, en 1896, la célèbre «verrerie ouvrière» d'Albi. ~ Le 19 janvier 1898, il signa, avec les autres membres de son groupe parlementaire, le manifeste s'opposant à tout engagement des socialistes en faveur d'Alfred Dreyfus; dès le 22 janvier, cependant, il dénonça à la Chambre l'attitude du gouvernement dans l'Affaire, et en février, il accepta de déposer au procès Zola, en faveur du romancier. Battu aux élections de mai 1898, il devint alors codirecteur politique de La Petite République; il y publia du 10 août au 20 septembre, sous le titre «Les preuves», une série d'articles qui démolissaient les charges alléguées contre Dreyfus. ~ Elu de nouveau à Carmaux en 1902, il fonda en 1904 le quotidien L'Humanité; après la création de la S.F.I.O. en 1905, il devint le véritable leader du socialisme français. Désormais pacifiste militant, il s'attira l'hostilité croissante des mouvements nationalistes; le 31 juillet 1914, il fut assassiné par un adhérent de la «Ligue des jeunes amis de l'Alsace-Lorraine», Raoul Villain.

ligne
Livre numéro 1208
Jean JAURES --- Cliquer pour agrandir Il faut sauver les Arméniens
Titre : Il faut sauver les Arméniens / auteur(s) : Jean JAURES -
Editeur : mille et une nuits
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant :
Description : 77 pages, 10,5 x 15 cm
Collection : La petite collection : 518
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Massacre des Arméniens 1896
ISBN : 9782842059941
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 2,50 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Le 3 décembre 1896, un jeune député du Tarn s'adresse aux représentants de la nation française. On massacre des arméniens dans l'Est anatolien. Certains voudraient passer sous silences ces massacres. A la tribune, Jean Jaurès dénonce la lâcheté intéressée de la politique du ministre des Affaires étrangères depuis plus de deux ans à l'égard du " sultan rouge ". Si la France restait sans voix, paralysée pour des raisons économiques, elle encouragerait l'Empire ottoman à maltraiter ses minorités. Au nom de la paix, de la justice et du droit, il rappelle que la morale démocratique impose le combat de la tyrannie où qu'elle soit.
Jaurès avait bien vu que des processus d'extermination se dessinaient déjà, à la fin du XIXe siècle, et que les puissances et les opinions publiques devaient exercer toute leur influence pour les enrayer.
Son discours restera l'un des plus marquants de la Troisième république.

Autre commentaire

Trois interpellations/discours de Jean Jaurès à la tribune de la Chambre des députés entre 1896 et 1897 concernant les massacres des Arméniens de 1894-1896 ordonnés par le sultan de l'Empire ottoman, Abdul Hamid, dit le "sultan rouge", et qui ont fait plus de 200 000 victimes. Dans le premier discours du 3 novembre 1896. il stigmatise la responsabilité du sultan mais aussi celle des puissances européennes, dont la Russie, et met en accusation le gouvernement de la République française pour sa politique à l'égard de l'Empire ottoman. Jean Jaurès initie alors de fait, le mouvement arménophile en France. Dans son intervention du 22 février 1897. il critique l'attentisme du ministère des Affaires étrangères qui stimule les violences et démontre que la démocratie implique de combattre la tyrannie même hors de ses frontières. Dans sa 3e interpellation du 15 mars 1897, il s'élève contre l'impunité accordée au sultan qui fait massacrer à nouveau les Arméniens, contre le choix de collaborer avec lui pour réprimer les populations de la Crète et contre la puissance financière des porteurs de bons ottomans qui confondent la politique avec leur intérêt personnel. Il faut néanmoins noter dans la post-face de V. Duclert que c'est la défaite turque de Sarikamish face à la Russie en janvier 1915 qui engendra un " vaste procès collectif " de trahison arménienne déclenchant le Génocide. L'auteur ne dit pas que cette accusation de trahison était factice et que l'intention génocidaire existait avant Sarikamish. Il cite aussi 1.2 million d'Arméniens exterminés lors de ce Génocide, alors qu'il y en a eu 1.5 million.
Jean Jaurès avait déjà compris que le processus génocidaire était enclenché.

Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 293, du 1 au 15 avril 2007


Livre numéro 1391
Jean JAURES --- Cliquer pour agrandir Pro Armenia, Première année, numéro 1
 
Titre : Pro Armenia, Première année, numéro 1 / auteur(s) : Revue Pro Armenia -
Editeur :
Année : 1900
Imprimeur/Fabricant :
Description : In-folio
Collection :
Notes : Abonnement France 8 francs, Etranger 10 francs, le numéro 0,25 franc
Autres auteurs : Jean JAURES [contribution] - Pierre QUILLARD [directeur] -
Sujets :
ISBN :
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :

Périodique parassant sous la rédaction en chef de Pierre Quillard. Comité de rédaction : Georges Clemenceau, Anatole France, Jean Jaurès, Francis de Pressensé, E. de Roberty.

Paraissant le 10 et le 25 de chaque mois.

De décembre 1912 à novembre 1913 remplacé par : "Pour les peuples d'Orient"


ligne

  Retour à l'Index des auteurs