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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Clarisse LAURAS

L'auteur

 
Clariise Lauras est professeur d'histoire-géographie dans l'enseignement secondaire, membre de CERHI. Elle poursuit actuellement des recherches dans le cadre d'une thèse sur le quartier Firminy-Vert.
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Livre numéro 1181
Clarisse LAURAS --- Cliquer pour agrandir Les Arméniens à Saint-Etienne
Titre : Les Arméniens à Saint-Etienne / auteur(s) : Clarisse LAURAS - Une escale dans un parcours migratoire ?
Editeur : Publications de l Université de Saint-Etienne
Année : 2006
Imprimeur/Fabricant : 42-Saint-Étienne : Impr. Reboul
Description : 1 vol. (312 p.) : carte, graph., photogr., couv. ill. ; 24 cm
Collection : Bibliothèque du CERHI ; volume n°3
Notes : Préface de Taline Ter Minassian, avec le soutien de M. Robert Aydabirian
Autres auteurs : Taline TER MINASSIAN [préfacier] -
Sujets : Arméniens -- France -- Saint-Étienne (Loire ) -- 20e siècle
ISBN : 9782862724201
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 23,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Suite au génocide de 1915, beaucoup d'Arméniens se réfugient en France. Alors que pour certains Saint-Étienne n'est qu'une escale, d'autres s'y installent. Ce livre se veut une trace de ces vies, de ces passages depuis les années 1920. Quels sont ces parcours migratoires ? Comment s'intègrent socialement et professionnellement ces Arméniens qui semblent parfois «invisibles» ? Quels choix font-ils quand à leur culture ? Quelles sont les particularités de l'implantation arménienne à Saint-Étienne au regard d'autres communautés arméniennes en France ou au regard d'autres communautés immigrées dans cette cité ? Autant de questions auxquelles il a fallu tenter de répondre pour mieux comprendre ce groupe restreint mais révélateur de la vie d'une cité, de ses habitants.
Extrait de la préface de Taline Ter Minassian, Maître de conférences en histoire contemporaine - Université Jean Monnet :
Il s'appelait Nichan Aydabirian, arménien installé à Saint-Étienne où il possédait une boutique de coiffure, cet homme avait construit sa maison sur les hauteurs environnant la ville et cultivait son jardin. Soixante arbres fruitiers, des feuilles de vigne et des abricots rappelant sa lointaine terre ancestrale, il régnait en homme, impliqué dans la vie politique de sa communauté, sur une économie domestique entièrement régulée par sa mère que toute la parentèle appelait horkouyr (tante) Almast et par son épouse tout juste débarquée de Marseille. Il repose aujourd'hui au cimetière de Montmartre, un peu isolé, au milieu de tombes dont les noms aux consonances italiennes, espagnoles, polonaises, grecques, russes et même françaises, évoquent les diverses générations de migrants venus vivre, travailler et mourir dans les mines, les usines, les fabriques et les ateliers de Saint-Étienne, dans cet Eldorado industriel poussé en moins d'un siècle. Son fils, Robert Aydabirian est un manager responsable d'une grande entreprise informatique. Son parcours est un double modèle d'ascension sociale: celle d'un fils d'immigré arménien mais aussi d'un stéphanois formé jusqu'en propédeutique à Saint-Étienne. Robert Aydabirian contribue à la parution de cet ouvrage dans la collection des travaux du Centre de recherche en histoire (CERHI) de l'Université Jean Monnet et nous tenons ici à le remercier chaleureusement. Dans cette ville, la présence arménienne, encore perceptible par le nom de quelques enseignes commerciales du centre-ville ou encore le monument urbain consacré rue Michelet, à la commémoration du génocide de 1915, a présenté d'emblée un caractère spécifique: diluée dans l'espace urbain, elle n'a pas véritablement formé à Saint-Étienne de «communauté» comparable à celle, toute proche, de Saint-Chamond. Cette présence diffuse semble elle-même inhérente à l'identité fondamentalement composite de la ville. À l'heure où le projet de Saint-Étienne métropole est sur le point d'accomplir des mutations décisives, où le passé industriel révolu est en voie de «patrimonialisation», n'est-il pas intéressant d'approcher l'histoire de la ville à travers le prisme réduit d'une population immigrée, numériquement peu importante mais structurellement représentative - non pas des autres courants d'immigration ni même des autres communautés arméniennes - mais bien de la ville elle-même ?
Autre information

Le 28 septembre 2002, le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA), a procédé à la remise du prix "Aïché Zarakolu" du CDCA 2002 .
Cette cérémonie a eu lieu à la Maison d'Arménie de la Cité Universitaire de Paris en présence de sa directrice Dzovinar Kévonian, ainsi que de Claire Mouradian et d'Anahid Ter Minassian, membres du Jury.

Par la voix de son Président, Harout Mardirossian, le CDCA a réaffirmé l'intérêt qu'il porte à la promotion de travaux universitaires portant sur l'Arménie ou les Arméniens.
Les différents travaux ont été présentés par Claire Mouradian avant la remise des prix aux trois lauréates, financièrement récompensées :

• 1er prix : Clarisse LAURAS pour son mémoire de Maîtrise sur "Les Arméniens à Saint Etienne" (Université Jean Monnet, Saint Etienne).
• 3ème prix : Anahide MARDIROSSIAN, pour son mémoire de Maîtrise sur "La gestion des ressources hydrauliques dans la République d'Arménie" (Université Pierre Mendès-France, Grenoble).
En raison de la nature de ses recherches, la deuxième lauréate souhaite bénéficier d'une certaine confidentialité.


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