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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Lt-Colonel L HOPITALIER

L'auteur

 
Egalement auteur d'un ouvrage du même type sur les armées polonaises en France, etc.
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Livre numéro 1569
Lt-Colonel L HOPITALIER --- Cliquer pour agrandir Historique des Anciens Combattants Volontaires Arméniens 1914-1945
 
Titre : Historique des Anciens Combattants Volontaires Arméniens 1914-1945 / auteur(s) : Lt-Colonel L HOPITALIER -
Editeur : association des anciens combattants arméniens
Année : 1956
Imprimeur/Fabricant : Imprimerie Araxes, Paris
Description : 23 x 28 cm, 106 pages, couverture illustrée en couleurs, photographies, listes de combattants, nombreuses reproductions de documents officiels
Collection :
Notes : Photographies, listes de combattants, nombreuses reproductions de documents officiels
Autres auteurs :
Sujets : Histoire -- Guerres 1914-1918, 1939-1945 -- Volontaires arméniens
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix :

Commentaire :

Indication en dernière page :

« Cet ouvrage a été réalisé par : LE COMITÉ DES ANCIENS COMBATTANTS VOLONTAIRES ARMÉNIENS DANS L'ARMÉE FRANÇAISE
Avec la collaboration de : Madame Vve EKNAYAN, Mère d'Aram EKNAYAN, Mort pour la France,
Monsieur Vahan ESMERIAN,
Monsieur Nourhan FRINGHIAN, Chevalier de la Légion d'Honneur,
Monsieur S. M. DJERMAGHIAN, Vice-président de l'Association, Médaillé militaire, Croix de Guerre, Initiateur de cet ouvrage. »


Note de l’auteur

Il est fort possible que la parution de cet Historique fasse poser au lecteur une question sur sa relative opportunité.
Plusieurs raisons militent en faveur de la venue en édition d'un exposé objectif et volontairement allégé de toute fioriture susceptible de nuire à la clarté.
La principale de ces raisons tend à réparer une injustice à l'égard des combattants Arméniens trop souvent méconnus et à ce titre créer pour eux à la fois un Panthéon et un Martyrologe.
Il fallait aussi comme cela a été fait pour les combattants Polonais et Tchécoslovaques, que l'on sache comment les Arméniens se sont battus afin qu'ils puissent recueillir la part de reconnaissance qui leur est due, pour leur héroïque participation à l'œuvre commune, que leur modestie se refuse à réclamer mais dont on trouvera ici le précieux témoignage.
Certes, après la première guerre mondiale, il a été publié diverses brochures vantant à juste titre leur haute tenue dans la bataille générale, mais leurs auteurs appartenant à la Terre Arménienne pouvaient entacher d'esprit politique ou de revendications sans doute légitimes un récit où il ne sera tenu compte dans les lignes qui vont suivre que de la symbolique pureté d'intention et du plus strict désintéressement. -
Car le présent historique est animé par la seule pensée « Ancien Combattant ». Il a été écrit par un camarade de feu Français ; qui scrupuleusement probe et droit servira mieux que tout autre la juste cause Arménienne.
Au cas cependant où cet ouvrage sans prétention serait lu par des étrangers qui ne sauraient en apprécier le fond> sans connaître la situation géographique et ethnique, les diverses fluctuations de l'émigration et de l'invasion d'un pays à l'histoire assez agitée. il est utile d'en exposer succinctement l'historique au cours de diverses époques.
L'Arménie est une contrée de l'Asie Occidentale, Lei sud du Caucase et aux sources de l'Euphrate et du Tigre, qui forma un royaume indépendant jusqu'en 1375. Elle fut ensuite la proie des Mongols, des Turcs, des Persans, puis fut au XIXe siècle, partagée entre la Turquie et la Russie. Indépendante de 1918 à 192r, actuellement une partie forme les vilayets Turc: d'Erzeroum, Van, Bitlis, El-Aziz et une partie de celui de Trébizonde dont la population Arménienne a été a peu près éliminée. La partie Russe constitue une des républiques fédérées de l'U.R.S.S. : 30.000 km2 et 1.100.000 habitants, dont la capitale est Erivan.
On donne le nom de Petite Arménie au royaume fondé à l'époque des Croisades par les Arméniens émigrés en Cilicie et qui a subsisté du XIe au XIXe siècle recouvrant momentanément son indépendance de 1919 à fin 1920.
Comme on le voit le territoire de ce pays fut continuellement disputé, envahi, partagé, c'est pour cela que les Arméniens sont souvent désignés comme un peuple sans territoire en raison du nombre relativement important d'émigrés. Ils sont à l'heure actuelle environ 150.000 en France seulement.
En dépit des persécutions séculaires, il parvient non seulement à survivre mais à sauvegarder sa foi, sa culture, son idiome, ses mœurs, la fierté de son attachement à son passé et il est animé d'un patriotisme ardent.
Citoyens honorés et respectés d'un pays qu'ils ont choisi pour y vivre, ils ont souvent pu s'y faire une situation enviable grâce aux qualités de leur race, mais les yeux tristes de leurs visages au teint mat ont gardé et accusent la nostalgie de leur pays auquel ils rêvent toujours. Parfaitement adaptés à leur seconde patrie qu'ils aiment et qu'ils ont défendue si courageusement chaque fois qu'elle fut menacée, ils n'ont jamais perdu leur foi en l'avenir.
Cette foi en leur pays et am nôtre est aussi fonction des amitiés Franco-Arméniennes. Une ancienne parenté attache l'Arménie à la France ; leur dernier roi, Léon V de Lusignan, d'origine Française, mort à Paris en 1393 ne repose-t-il pas dans la célèbre Basilique de Saint-Denis ?
Les paysans Arméniens les moins instruits savent très bien que la dépouille de leur gloire passée est confiée à l'affection de la France. C'est pour cette raison que Paris, cœur die la France et du monde, est resté le lieu de pèlerinage et le foyer d'espérance de tous les Arméniens.
En échange de l'hospitalité donnée à leur roi et à sa dépouille, les Arméniens ont versé pour la France le meilleur de leur sang, après lui avoir fait abandon de leur cœur.
C'est pour exalter cette ferveur dans la reconnaissance qui hélas tend à disparaître, que malgré les difficultés, il était du devoir d'un Français de rendre hommage aux Morts, de mettre en valeur les Pages de Gloire des soldats Arméniens, afin que mieux connues elles soient transmises à la postérité comme le flambeau impérissable de la valeur des Combattants Arméniens, qui est venu ajouter sa glorieuse lumière au phare éblouissant de la civilisation et de la Liberté.


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