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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Hagop OCHAGAN
( 1883 - 1948 )

L'auteur

Hagop OCHAGAN --- Cliquer pour agrandir
Né au village de Seuleuze, région de Brousse, en 1883, Ochagan perd son père alors qu'il a 5 ans à peine. Son enfance se passe entre son village et la ville de Brousse, où sa mère travaille dans une fabrique de filature. C'est une période difficile, qui va marquer à la fois sa vie et sa littérature.

Après avoir reçu une instruction primaire plus ou moins régulière, il se rend au séminaire d'Armache en 1899. Il y reste un an mais il sait déjà que sa vocation est d'être écrivain. Quand on lui demande ce qu'il est venu faire au séminaire, il répond, sûr de lui : "Écrire l'histoire de la littérature arménienne". Il réalisera ce projet en rédigeant plus tard les dix gros volumes de son « Panorama de la Littérature arménienne occidentale ».

Lecteur avide, Ochagan se familiarise non seulement avec la littérature arménienne, mais aussi avec les littératures occidentales et, en particulier, les œuvres des réalistes français et russes. Il admire surtout Balzac et DostoÏevski qu'il reconnaît comme ses maîtres.

Jusqu'en 1908, Ochagan reste en province. Il enseigne dans des écoles de villages ou de villes secondaires, fait parfois office d'écrivain public et continue de se cultiver par la lecture. Quand, après la proclamation de la Constitution ottomane, il s'installe à Constantinople, il a pratiquement terminé son auto-éducation. Il a aussi tracé le plan qu'il veut réaliser dans sa vie. Il sait que sa vocation d'écrivain peut seule justifier son existence, lui donner un sens. Il l'accepte comme un destin glorieux et maudit à la fois et se consacre entièrement à sa réalisation. Comme il l'a lui-même décidé, il s'attelle à la rédaction de ses romans après la quarantaine seulement et écrit, jusqu'à sa mort, une série de romans et de grandes nouvelles
dont les plus importants sont: « Le Pot troué » et « Les Demeurants ».

Plus rien ne compte pour lui que la littérature.

Ochagan participe à l'intense vie littéraire de la capitale ottomane jusqu'en 1915, année où il entre dans la clandestinité pour échapper aux poursuites de l'administration turque. A la fin de la guerre, il se réfugie quelque temps en Bulgarie, puis rentre à Constantinople où, avec Vahan Tékéyan, il essaie de réactiver la vie littéraire. Après l'occupation de la ville par les troupes kémalistes, il se rend de nouveau en Bulgarie. Il passera le dernier quart de siècle de sa vie au Caire, à Chypre, à Jérusalem, en tant que professeur de lettres, et mourra en 1948, à Alep, d'une crise cardiaque.

Ce quart de siècle déborde d'activités littéraires. Hagop Ochagan produit fiévreusement, accumule les œuvres publiées et les inédits, tenant à peine compte de l'avertissement des médecins qui lui avaient interdit d'écrire plus d'une heure et demie par jour. C'est une véritable course contre la montre, surtout à partir de 1937, année de sa première crise cardiaque.

Extrait de "Oeuvres vives de la littérature arménienne" de Krikor Chahinian ( cf. bibliographie ACAM ), avec l'autorisation de l'auteur.

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Livre numéro 516
  A l'Ombre des Cèdres
   
Titre : A l'Ombre des Cèdres / auteur(s) : Hagop OCHAGAN -
Editeur : Catholicossat arménien de Cilicie
Année : 1983
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