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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Akram ZAATARI
( n. 1966 )

L'auteur

Akram ZAATARI --- Cliquer pour agrandir
Artiste vidéaste né à Saida au Liban en 1966. Diplômé en Architecture de l'Université américaine de Beyrouth en 1989, il a poursuivi une maîtrise en arts médiatiques à New York entre 1992 et 1994. Il a dirigé pendant trois ans l'émission du matin à Future TV où il a produit une vingtaine de courts métrages dont deux documentaires, Tout va bien à la frontière et Fou de toi en 1997. Il a monté deux installations vidéo, Une autre Résolution en 1998 et Monument n° 5 en 1999. Il réalise en 2003 un long métrage de fiction intitulé Aujourd'hui - Cofondateur de la Fondation arabe pour l'image
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Livre numéro 1259
Akram ZAATARI --- Cliquer pour agrandir Portraits du Caire : Van Leo, Armand, Alban
Titre : Portraits du Caire : Van Leo, Armand, Alban / auteur(s) : Akram ZAATARI - textes d'Akram Zaatari et Mounira Khemir
Editeur : Actes Sud
Année : 1999
Imprimeur/Fabricant : 44-Saint-Herblain : Impr. Le Govic
Description : 116 p. 22 x 16 mm, couv. cartonnée, photographies en n. et b. et 3 en couleurs
Collection : Fondation arabe pour l'image
Notes : Texte français et trad. arabe et aménienne à la suite ; Texte en français trad. en arabe par Mounira Khmir et en arménien par Krikor Chahinian
Autres auteurs : Krikor CHAHINIAN [traducteur] -
Sujets : Portraitistes arméniens au Caire -- Égypte -- Le Caire (Égypte ) -- 1945-1970
ISBN : 9782742722525
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 19,70 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Portraits du Caire présente l'œuvre de trois photographes considérés comme maîtres du portrait de studio au Caire dans les années quarante et cinquante. Executant des portraits de commande, tous les trois travaillaient dans le secteur commercial. Ils donnaient une importance particulière à l'approche artisanale de leur métier tout en étant très différents les uns des autres. Leurs portraits témoignent de l'infiltration de la modernité dans la société du Caire durant une période essentielle de son histoire. Ces photographes ont réalisé des portraits de personnalités arméniennes, des photos de familles et des groupes arménienne.

Van Léo (1921- )
Levon Boyadjian. Né à Jihane (Turquie) en 1921, au sein d'une famille arménienne, il arrive à Zagazig (Egypte) en 1924. En 1940, il s'inscrit à l'université américaine du Caire mais ne tarde pas à la quitter pour suivre une formation en tant qu'assistant au studio Venus, auprès du photographe Artinian. En 1941. il ouvre son premier studio avec son frère aîné Angelo, dans la maison de ses parents au Caire, 18 rue Fouad. Il commence par faire des autoportraits en tentant des essais d'éclairage et de superpositions. Très proches des milieux artistiques, Angelo et Levon prennent des portraits de chanteurs et danseurs locaux et étrangers. En 1947, l'association entre les deux frères prend fin et Van Léo acquiert le studio Métro situé au 7 rue Fouad. Il travaille sous le nom de "studio Métro" jusqu'en 1950, date à laquelle ce dernier devient studio Van Léo, nom dérivé de Levon. Grâce à son emplacement stratégique à proximité du milieu artistique, Van Léo prend des milliers de portraits d'artistes durant cette période. En 1952, après la révolution, sa clientèle commence à changer. En 1961, il rejoint son frère Angelo à Paris et travaille au studio Harcourt. Toutefois, il ne tarde pas à rentrer au Caire et continue à travailler jusqu'au mois d'avril 1998, date à laquelle il n'arrive plus à soulever l'agrandisseur. Van Léo illustre parfaitement le modèle du photographe artisan. II n'a jamais eu d'assistants et a toujours tenu à faire tout le travail lui-même, du contact avec les clients, jusqu'à l'éclairage, l'agrandissement ou les retouches.

Armand (1901-1963)
Armenak Arzrouni. Né en août 1901 à Erzurum (Turquie). Il arrive avec son père à Alexandrie (Egypte) vers 1907. Il est inscrit à l'école gratuite et se passionne pour le dessin. Il commence à travailler comme apprenti chez Nadir, photographe à Alexandrie. En 1925, il part au Caire comme assistant chez Zola, photographe juif autrichien, portraitiste renommé, dans son studio à Ard el Shérif, près de la rue Midan Moustafa Kamel. Zola envoie Armenak en Autriche pour apprendre le coloriage des photos N&B, et les techniques du pistolet, de l'airbrush, du fusain et de la craie. A la mort de Zola, en 1930, il ouvre son propre studio, sous le nom de studio Armand, à Midan Moustafa Kamel. Son père lui fabrique un agrandisseur géant capable de tirer des négatifs 30 x 40 cm. En 1956, il ouvre son deuxième studio, rue Talaat Harb, le premier étant menacé de destruction. En tant que photographe, il joue sur tous les registres : à la base portraitiste, il bénéficie de l'ouverture de l'époque en Egypte pour photographier les hommes politiques, les stars de cinéma, de danse et de cabaret, ainsi que la famille royale. Après la révolution de 1952, il continue à photographier les grandes personnalités, notamment Nasser et les chefs d'Etat qui se pressent en Egypte. Plus que d'autres, il porte au summum du raffinement l'art de la mise en scène dans ses photographies de mariage. Sur commande, il photographie aussi des intérieurs cossus, des hôtels et des magasins. A sa mort, son fils Armand prend la relève après avoir travaillé comme assistant chez son père dès 1960. Il signe ses propres images de la même façon que son père.

Alban (1883-1961)
Aram Arnavoudian. Né à Kuzguncuk (Istanbul) en 1883. La traduction arménienne de son nom signifie Albanais. C'est la raison pour laquelle son professeur l'appelait "Alban", Vers 1893, sa famille s'installe à Alexandrie où il apprend plusieurs langues. Passionné de musique depuis sa plus tendre enfance, il apprend à jouer du violon. En 1906, il exécute plusieurs commandes grâce à son ami photographe Tachjian qui deviendra par la suite son associé. Leur association ne dure pas longtemps, et Alban finit par ouvrir, non sans difficultés, son propre studio rue Rosette. Après la Première Guerre mondiale en 1920, il décide de partir pour Bruxelles et confie son studio d'Alexandrie au photographe Apkar. Là, il réussit à attirer une clientèle remarquable, dont la reine Elizabeth de Belgique. Son succès lui permet d'ouvrir un autre studio à Paris, rue Ponthieu. En 1940, il décide de quitter l'Europe en raison de la situation économique, et retourne en Egypte. Le succès que connaît Apkar à Alexandrie pousse Alban à ouvrir un studio au Caire au treizième étage de l'immeuble "Assicurazîont Italiani". Il déménage par la suite à la rue Qasr el Nil. En 1944, il rencontre Chaké qui fait partie de la chorale arménienne "Père Gomidas"et l'invite à venir effectuer des retouches. Elle devient son assistante, et plus tard sa femme en 1954. Le studio Alban attire des membres des communautés européennes, ainsi que l'aristocratie égyptienne, y compris le roi Farouk et sa famille. Les instructions qui figurent sur ses négatifs attestent qu'Alban est devenu une véritable institution, employant des artisans spécialisés dans les retouches, l'éclairage et l'agrandissement, lui-même se contentant de donner des directives ou de superviser les opérations. Sa femme Chaké continuera à gérer le studio Alban jusqu'au début des années soixante-dix, sous la signature de "Alban, Chaké".


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