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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Parc Calouste Gulbenkian

Domaine des Enclos - 14190 Bénerville

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Plaque d'entrée --- Cliquer pour agrandir
Plaque d'entrée
Allée centrale --- Cliquer pour agrandir
Allée centrale
Le (petit...) Musée Gulbenkian<br>(ancien bâtiment de jardin) --- Cliquer pour agrandir
Le (petit...) Musée Gulbenkian
(ancien bâtiment de jardin)
Vasque sur la rotonde --- Cliquer pour agrandir
Vasque sur la rotonde
Vue de la Grande pelouse --- Cliquer pour agrandir
Vue de la Grande pelouse
Les cèdres --- Cliquer pour agrandir
Les cèdres


Parc Calouste Gulbenkian- Domaine des Enclos : Tél. 02 31 87 90 06

Entrée : 3 euros (2012)
Gratuit pour les moins de 18 ans
Parc ouvert à la visite tous les jours, du 1er juillet au 31 août, de 14 à 18 heures

Renseignements :
Office du Tourisme de Deauville - Place de la Mairie - 14800 Deauville
Tél. : 02 31 14 40 00 ; Fax : 02 31 88 78 88


DESCRIPTION DU LIEU
La partie haute (environ 20 ha) comporte une magnifique allée partant de l’entrée principale avec haies de buis, des plates-bandes fleuries, des ifs taillés… et débouche ensuite sur une vaste clairière vallonnée. Sur le plateau supérieur, une collection de résineux couronne le parc. Au début de l’allée, le grand scénario, terre-plein débouchant sur un escalier, conduit à une clairière en fer à cheval à l'emplacement de l'ancien château.
Un peu plus loin, le petit scénario, terre-plein limité par un mur orné de balustrades, a été construit avec les pierres du château lors de sa démolition. En contrebas, plusieurs terrasses s’étagent : une roseraie (avec parterres géométriques, vasque et jet d’eau), un verger (pommiers et poiriers bordés de buis taillés) dominé par un petit bâtiment de jardin, et un potager (dont ne subsistent que les limites, matérialisées par des haies) en constituent les trois niveaux.
La partie basse (environ 10 ha) comporte une maison de maîtres et ses dépendances, au milieu des herbages. Le jardin combine ainsi à lui seul différentes atmosphères, répondant aux besoins de méditation et de calme de son concepteur, mêlant à la fois le style classique des jardins à la française où parterres et pièces d’eau sont disposés géométriquement, l’aménagement plus naturel des jardins à l’anglaise ou encore le style italien avec ses ifs taillés en pointe et ses balustrades. Ses étagements, escaliers et balustrades, nombreux dans le parc, lui confèrent également une impression de théâtre en plein air.

Ce très beau parc qui domine l'arrière-pays de Deauville est devenu propriété de la ville de Deauville en 1973. Il est aussi dénommé Parc Calouste Gulbenkian (du nom de son ancien propriétaire qui en fit don à la ville). Vingt hectares de ce parc sont ouverts à la visite tous les jours, du 1er juillet au 31 août, de 14 à 18 heures. Profitez de la luminosité de la fin de l'après-midi pour admirer aussi le magnifique panorama sur la Côte Fleurie...

ACCES AU DOMAINE DES ENCLOS
Depuis Deauville, prendre l’avenue de la République en direction de Blonville / Villers-sur-mer, en passant par Tourgéville (D513). Sur les hauteurs de Bénerville, tournez à gauche en direction du Mont-Canisy. Au rond-point après l’église, suivre « Chemin des Enclos ». A 500 mètres environ, à gauche, vous apercevrez l’entrée du parc.
4,5 kms depuis la gare de Deauville-Trouville.


150e anniversaire de Deauville, inauguration du Musée Calouste Gulbenkian
Inauguration du 3 juillet 2010, les personnalités --- Cliquer pour agrandir
Inauguration du 3 juillet 2010, les personnalités :
de gauche à droite, Francisco Seixas da Costa, Ambassadeur du Portugal, M. X, Emílio Rui Vilar, Président du Conseil d'administraion de la Fondatin Calouste Gulbenkian à Lisbonne (Portugal), Philippe Augier, Maire de Deauville
au centre (lunettes noires), Serge Gulbenkian, petit-neveu de Calouste Gulbenkian (© Mairie de Deauville)
Inauguration du 3 juillet 2010, Philippe Augier, Maire de Deauville --- Cliquer pour agrandir
Inauguration du 3 juillet 2010, Philippe Augier, Maire de Deauville (© Mairie de Deauville)
Inauguration du 3 juillet 2010, plantation d'un pommier du Portugal --- Cliquer pour agrandir
Inauguration du 3 juillet 2010, plantation d'un pommier du Portugal (© Mairie de Deauville)
Inauguration du 3 juillet 2010, le musée Calouste Gulbenkian --- Cliquer pour agrandir
Inauguration du 3 juillet 2010, le musée Calouste Gulbenkian
Inauguration du 3 juillet 2010, carte d'identité de Calouste Gulbenkian --- Cliquer pour agrandir
Inauguration du 3 juillet 2010, carte d'identité de Calouste Gulbenkian

Communiqué de presse

3 juillet 2010 : Journée Calouste Gulbenkian
Rendez-vous au parc
C’est le 3 juillet 1973 que la Fondation Gulbenkian a légué à la Ville de Deauville un parc de 34 hectares, situé sur la commune limitrophe de Bénerville, conçu et imaginé par Calouste Gulbenkian sur les pentes, orientées vers la mer, du Mont Canisy.
Le 3 juillet 2010, La Ville de Deauville a célébré un double anniversaire : le 37e anniversaire de la donation de ce parc rebaptisé ce jour là : Parc Gulbenkian et ses 150 ans.
A cette occasion une délégation venue de la fondation Gulbenkian de Lisbonne,
- a dévoilé, aux côtés de Philippe Augier, maire de Deauville, une plaque patrimoniale,
- a inaugué une exposition permanente présentant le réaménagement du parc par Calouste Gulbenkian et le paysagiste Achille Duchêne.
- a planté un pommier du Portugal
- et a trinqué autour d’un Buffet Normando-Portugais à la préservation d’un jardin, entretenu à l’année par 3 jardiniers et resté conforme à la volonté de celui qui l’a inventé au milieu du XXe siècle.
Un concert du Chœur Gulbenkian a clos cette journée au théâtre du casino Barrière de Deauville.
Au programme : La petite messe solennelle de Rossini dirigée par Michel Corboz.


Historique du Parc

Au XVIIe siècle, le Sieur Christophe Bicherel, Procureur domanial de la Grande Mademoiselle Duchesse de Montpensier, implante sa famille sur le Mont Canisy en épousant à Bénerville Madeline Rioult, dame des Enclos. Jean-Pierre Bicherel, né en 1717 à Pont-l'Evêque, épouse en 1742 Marie-Louise Pouchain des Taillis, fille d'un auditeur à la Cour des Comptes, et s'installe aux Enclos. Ils passent la période de la Révolution au domaine, et reçoivent loin du tumulte des événements. En 1793, la propriété est vendue au Comte de Blagny, sous réserve d'usufruit.

Les Enclos deviennent la propriété de la famille Hue de Carpiquet, et tombent dans l'oubli. On reparle du domaine vers 1920, lorsque Calouste Gulbenkian en fait l'acquisition. Ce domaine s'étend sur 30 hectares environ, et a été l'œuvre d'un paysagiste anglais et de l'architecte Duchêne.
Le domaine se compose de deux parties distinctes :
1. La ferme, devenue poney-club ;
2. La propriété d'agrément, dans la partie haute, bordée par le chemin de Touques, le chemin des Rollets et le chemin vicinal de Tourgéville.
Une allée bordée de buis partant de l'entrée se déroule entre les plates-bandes fleuries, et accède à la grande pelouse. Des arbres séculaires témoins du passé entourent au milieu de l'allée une clairière où se dressait autrefois le château. Une balustrade de pierre, bordée de cèdres bleus, délimite une roseraie ; en contrebas, un jardin fruitier, puis le potager. Une carte postale reproduit le château démoli. Dominant ce site merveilleux, un vaste plateau planté de résineux forme des motifs géométriques et crée un paysage insolite en Pays d'Auge.
A gauche de l'entrée, un bâtiment normand destiné aux jardiniers. A mi-hauteur sur un terre-plein dominant le marais de Blonville-Villers, une maison banale, demeure des derniers propriétaires Gulbenkian. Leur histoire est liée au pétrole.

Calouste Gulbenkian, né en 1869 à Kadi Keni, au Bosphore, visitant Bakou avec son père, eut la prescience du profit que l'on pouvait retirer de l'exploitation des puits de pétrole. En accord avec les autorités anglaises et allemandes, il prend part à la création de l'Irak Petroleum Company, et la Royal Dutch Shell, et reçoit 5 % d'intérêt viagers des concessions négociées, d'où viendra le surnom de " Monsieur 5 % ".

Le 20 juillet 1955, Calouste Gulbenkian lègue une partie de ses biens à la Fondation qui porte son nom, et dont le siège est à Lisbonne. Le Domaine des Enclos, pratiquement à l'abandon depuis la dernière guerre, est remis à la Ville de Deauville par donation le 3 juillet 1973.

L'effort important de la Ville de Deauville nous permet de retrouver le charme et la beauté de ce lieu privilégié.


Lors d’un séjour en 1928 en Espagne, Calouste Gulbenkian est charmé par la découverte des jardins du Retiro près de Malaga. A l’issue de cette visite, il note dans son journal « Homme de science et rêveur dans un jardin à ma façon, voilà deux grands objectifs de ma vie que je n’ai pu atteindre ».
Qu’importe, neuf ans après, lors de l’un de ses séjours à Deauville, il fait l’acquisition du Domaine des Enclos, sur la commune de Bénerville, limitrophe de Deauville. C est dans ce parc qu’il va réaliser le jardin dont il rêve.
Mon grand désir est d’arriver à un ensemble de grande harmonie excluant toutes les petitesses trop fréquentes dans les jardins de style…
Lettre de Calouste Gulbenkian à Achille Duchène (printemps 1938)

UN ESPACE DE MÉDITATION
Pour Calouste Gulbenkian, très occupé par ses affaires, la finalité de ce parc est de devenir un lieu où il se ressource. Lorsqu’il séjourne à Deauville, il prend pension à l’Hôtel Royal et se rend chaque jour aux Enclos où le dépose son chauffeur. Sur place, il marche ou s’installe un fauteuil de toile, dans l’un des points de vision qu’il a élaboré et de là, contemple les vieux arbres, respire le parfum des arbustes et des parterres en fleurs, en écoutant les chants d’une multitude d’oiseaux qui ont investi le Parc.

UN JARDIN RECONSTRUIT
En 1946, Calouste Gulbenkian reprend possession du Parc que la guerre a endommagé. Il faut procéder à de nouvelles plantations. Ami de l’écrivain Saint John Perse, diplomate français, poète et futur prix Nobel (1960), il partage avec lui une même passion des arbres et des oiseaux. Des Etats-Unis où il s’est exilé, Saint John Perse lui suggère quelques conseils :
« Si vous avez un jardinier un peu entreprenant, qu’il essaie pour vous de se procurer chez un bon pépiniériste quelques dogwoods d’Amérique, Cornus florida, des blancs et des rose saumoné. C’est la gloire des grands ombrages. Une merveille j’en avais planté moi même en Normandie, dans une petite propriété d’amis près de Varengeville, non loin d’une très vilaine maison sur une falaise que vous aviez été voir sur mon indication (…) Les azalées et les rhododendrons poussent aussi admirablement en Normandie. Mais plus que tout, il importait de vous assurer cette pièce d’eau qui est le point magique d’une retraite d’été. Miroir secret du ciel des oiseaux (…) Avez-vous la visite de quelques oiseaux chanteurs ; grives musiciennes, loriots, merles, tourterelles ? Plantez pour eux quelques ronciers et arbustes à baie ; ou même de jeunes arbres décoratifs, comme le sorbier des oiseleurs .Vos jeunes bouleaux seront fréquentés par les mésanges. Et si les Allemands vous ont laissé quelque part un chêne il suffira à vous garder les ramiers sauvages et les écureuils rouges. Donnez aux papillons une haie de Buddleyas qui poussent et fleurissent vite. »

Mise à jour : 2012

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