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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Onnig AVEDISSIAN
( 1882 - 1933 )

L'auteur

 
Naissance le 28 mars 1882 à Istanbul (Turquie), décès le 21 novembre 1933 à Sarcelles (Val-d'Oise, France).

Combattant de la Fédération révolutionnaire arménienne.

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Livre numéro 1503
Onnig AVEDISSIAN --- Cliquer pour agrandir Du gamin d'Istanbul au fédaï d'Ourmia
Titre : Du gamin d'Istanbul au fédaï d'Ourmia / auteur(s) : Onnig AVEDISSIAN - Mémoires d'un révolutionnaire arménien , traduit et annoté par son petit-fils Jean-Jacques Avédissian
Editeur : Thaddee
Année : 2010
Imprimeur/Fabricant : Grapho, 12 Villefranche-du-Rouergue
Description : 460 pages (384 + XVI pages photographies et cartes en couleurs, couverture en couleurs, et annexes),
Collection :
Notes : Épilogue par Jean-Jacques Avédissian, p. 213-225, Annexe : Almanach des Galeries Lafayette 1925 d'Onnig, Texte intégral, agrémenté de quelques événements historiques p. 227-271
Autres auteurs : Jean-Jacques AVEDISSIAN [traducteur] -
Sujets : Génocide arménien (1915-1916 ) -- Récits personnels
ISBN : 9782919131006
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 24,90 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Achat ici : http://www.editionsthaddee.com/livres_1_du_gamin.html

Ce témoignage rare, qui fait revivre une époque et un espace géographique méconnus, les confins orientaux de l’Empire ottoman au début du xxe siècle, se lit comme un roman. Il fait étrangement penser à un anti-western à l’orientale, dans la veine du Little Big Man d’Arthur Penn, immortalisé par Dustin Hoffman, avec tous les ingrédients de ce genre : chevauchées, loi des armes, guerres tribales, choc de civilisations, paysages enchanteurs, passions... Un spectre surgit dans cette mêlée, qui dicte, au prix de sacrifices humains inouïs, le destin des hommes et des peuples : l’émergence de l’ère industrielle et des Etats-nations.
L’Histoire accouche d’un monstre, le premier génocide du xxe siècle dont les Arméniens sont victimes. Sur leurs cadavres, Mustafa Kemal érige la Turquie moderne qui oppose à l’Empire ottoman multiethnique le modèle d’un Etat-nation dont les minorités sont exclues, quand elles ne sont pas passées au fil de l’épée.
Au terme de ses incroyables tribulations, Onnig Avédissian, combattant de la Fédération révolutionnaire arménienne, trouve refuge en France. Il parvient à écrire, quelques années avant de mourir, en 1933, l’itinéraire de sa vie, de sa jeunesse à Istanbul jusqu’à son exil en France, en passant par ses années de combat, principalement en Persarménie, aux côtés des réfugiés de Van et des Assyriens.


Crtiique

Retrouvé en 2001, le manuscrit d’un militant révolutionnaire arménien fait revivre la Turquie du temps des pogroms et du génocide. Première publication des jeunes éditions Thaddée.

Depuis la mort d’Onnig Avédissian, en 1933, à l’âge de 51 ans, le manuscrit de ses mémoires se trouvait chez un de ses fils qui, sans l’avoir lu, le conservait en secret. On le croyait perdu. Il réapparut tardivement un jour de 2001. Le petit-fils d’Onnig, Jean-Jacques Avédissian – journaliste économique –, entreprit donc sa traduction, plongeant dans le passé de la famille, qui se confond avec les années les plus brillantes et les plus sombres des Arméniens de Turquie. Ainsi naquit une maison d’édition: Thaddée, dont le texte d’Onnig Avédissian est maintenant le premier livre. Thaddée passe pour avoir été l’un des évangélisateurs de l’Arménie.

Né en 1882 à « Bolis » (ainsi les Arméniens nommaient-ils Istanbul), Onnig grandit dans une famille d’artisans et de petits commerçants: son père était à la fois dessinateur et coiffeur. Les premières pages plongent le lecteur dans l’ambiance turbulente du vieux quartier de Guédig-Pacha dont les derniers habitants arméniens ont disparu à la fin des années 1980. Tout de suite s’impose le ton propre au narrateur: un récit net, abrupt, expressif, évocateur. Homme d’action, Onnig Avédissian ne s’encombre pas de formules ou d’effets lettrés, ce qui donne encore plus de force à son témoignage, aux antipodes de l’introspection. «Je ne suis pas écrivain mais ce n’est pas une raison pour me taire », prévient-il.
Très jeune, il est sensible au militantisme de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA), d’inspiration socialiste. Il s’engage, rêvant comme tant d’autres d’aller combattre dans les zones où les partisans arméniens (« fédaïs ») résistent à la fois aux Russes et surtout aux Turcs. Si la société arménienne est prospère, d’un grand dynamisme et d’une riche culture, elle n’en doit pas moins affronter la persécution. De 1894 à 1896, le « sultan rouge » Abdul-Hamid II procède à des massacres et des pogroms qui annoncent l’effroyable année 1915.
De Bolis à Jérusalem, de la Persaménie jusqu’au dramatique exode final à Bagdad, il n’y a dans ce récit que « quelques années de bonheur » lorsqu’une sorte d’œil du cyclone instaure un faux calme entre les ultimes soubresauts de l’Empire ottoman et le jeu des puissances (Angleterre, France, Russie). Onnig Avédissian traite sa propre histoire, celle de sa famille et de ses compagnons, comme « un anti-western à l’orientale », pour reprendre l’expression du traducteur. C’est un précieux document pour prendre la mesure du génocide et comprendre les crises qui secouent toujours, aujourd’hui, la région.

Le manuscrit est signé «France, région parisienne, village de Sarcelles ». La future ville-dortoir était encore, en 1930, un coin de campagne... Onnig Avédissian s’y était fixé, loin de tout, pour un exil difficile et sans retour. Un almanach des Galeries Lafayette de 1925 – joint à cette édition – permet de suivre au jour le jour la vie du combattant, maintenant perdu entre Paris, Sarcelles et Saint-Denis, en quête de travail et hanté par les souvenirs. Les mémoires et l’almanach font l’objet d’excellentes et utiles annotations, enrichies par une chronologie précise. Une véritable découverte.

Jean-Maurice de Montremy, Avant-critiques, Livres Hebdo n° 815 - Vendredi 2 avril 2010


Livre numéro 1969
Onnig AVEDISSIAN --- Cliquer pour agrandir Peintres et sculpteurs arméniens
 
Titre : Peintres et sculpteurs arméniens / auteur(s) : Onnig AVEDISSIAN - Du 19e siècle à nos jours, précédé d'un aperçu sur l'art ancien
Editeur : amis de la culture arménienne, Le Caire, Egypte
Année : 1959
Imprimeur/Fabricant : Institut français d'archéologie orientale du Caire
Description : 24 x 32 cm, 494 pages, très nombreuses illustrations en noir et blanc
Collection :
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Peintres et sculpteurs arméniens
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix :

Commentaire :

// m'est agréable de présenter au public le livre de Mon sieur Onnig Avédissian « Peintres et Sculpteurs Arméniens », ce bel ouvrage qui répond à un réel besoin de documentation sur l'Art Arménien et satisfait la curiosité de tous ceux qui ont admiré depuis fort longtemps les oeuvres remarquables exposées un peu par¬tout par les peintres et sculpteurs arméniens, et, qui voulaient en savoir davantage sur l'art de ce peuple.
Nul n'ignore la longue tradition artistique arménienne, mais la publication de Mr Onnig Avédissian l'expose avec un talent qui se distingue par sa mesure et sa clarté, qui la rendent plus attrayante et à la portée de tout esthète curieux du patrimoine artistique arménien.
Comme la présentation, la belle impression, les illustrations de cet ouvrage sont soutenues par un fond qui ne le cède en rien à la forme, nous avons là une oeuvre du plus haut intérêt artistique et historique.
A lire ces pages, si soigneusement et minutieusement préparée s, sur les miniaturistes et les miniatures par exemple, on est transporté de curiosité, d'admiration et d'émotion même ; et l'on est reconnaissant à l'auteur d'avoir mis à la portée de tout le monde le résultat de nombreuses années de recherches inlassables.
Avec quelle émotion ne s'arrête-t-on pas, sur les lignes de ce miniaturise opiniâtre, qui, alors que les hordes ennemies saccagent la ville, n'épargnant personne, poursuit héroïquement son travail, son œuvre qu'il considère comme sa mission, en disant « ... et si je n'arrive pas à l'achever, sache^, ô lecteur, que j'ai aussi péri ».
C'étaient des êtres de ce genre-là, à la conscience professionnelle hautement développée, que les ancêtres de nos authentiques articles arméniens d'aujourd'hui. Ces derniers, s'ils n'ont plus l'occasion —heureusement d'ailleurs — de nous donner la preuve de pareil héroïsme, ne manquent pas toutefois de nous fournir toujours celle de leur attachement à leur art, auquel ils s'adonnent corps et âme, avec une ardeur qui rappelle leurs illustres prédécesseurs.
Je suis fort heureux que « Peintres et Sculpteurs Arméniens » ait vu le jour dans mon pays parce que non seulement nous avons depuis longtemps accueilli fraternellement et adopté les Arméniens et les artistes arméniens, mais aussi et surtout à cause des rapports cordiaux de ce peuple avec les Arabes qui remontent très loin dans l'histoire. Ils se sont de tout temps créé ici un foyer, une seconde patrie, atteignant parfois à des dignités des plus élevées, voire même —plus d'un parmi eux — à celle de grand vi^ir depuis l'époque des Fatimites. Il est édifiant en lisant les belles pages d'Avédissian, lui-même un peintre bien connu, de rencontrer tant de talents, tant de grands artistes, qui se sont succédés sans arrêt au cours des siècles, malgré les vicissitudes et les infortunes tragiques — oppression, persécutions, exils, démembrements, etc. — que ce vaillant peuple a endurées. On en sort avec une grande admiration pour la force et le génie de cette race, qui, pour citer les paroles d'Henri Grégoire, président de l'Université libre de Bruxelles, « . . . a depuis sei^e siècles et demi maintenu l'unité, et assuré la continuité de la civilisation arménienne et de l'art profondément original (en dépit de toutes les influences) qui en est la fleur ».
Il est regrettable que par suite de difficultés, de destructions, de ruines on ne puisse remonter aux sources originelles mêmes des arts que cultivèrent les Arméniens depuis l'Antiquité, et, qui selon certains témoignages avaient atteint un degré fort élevé. Nous éperons que ce livre précieux encouragera les chercheurs à y parvenir.
Je ne doute pas du succès que ce bel ouvrage mérite, et j'en félicite l'auteur et à travers lui les « Amis de la Culture Arménienne » qui ont permis la réalisation de cette grande œuvre dont ils peuvent être fiers.
Dr SAROITE OKACHA
Ministre de la Culture et de l'Orientation Nationale. Région Égyptienne, République Arabe Unie.

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