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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Barsegh CHAHBAZ

L'auteur

 
Un des intellectuels arméniens raflés en 1915
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Livre numéro 2110
Barsegh CHAHBAZ --- Cliquer pour agrandir Le pays d'Ararat le sait
   
Titre : Le pays d'Ararat le sait / auteur(s) : Barsegh CHAHBAZ - Léon KETCHEYAN - Textes réunis, présentés et traduits par Léon Ketcheyan
Editeur : centre du patrimoine arménien
Année : 2015
Imprimeur/Fabricant :
Description : 72 pages
Collection :
Notes : Ouvrage en vente au Centre du Patrimoine Arménien de Valence au tarif de 12 €.
Commande possible par courrier en adressant le chèque à l'ordre du Trésor public en ajoutant 2€ de frais d'envoi : CPA Valence Roman Sud Rhône-Alpes
Rovaltain - Avenue de la gare
BP 10388 - 26958 Valence Cedex 09.
Autres auteurs :
Sujets : Génocide arménien -- Récits personnels
ISBN :
Prix :

Commentaire :

À l'occasion de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens, le Centre du Patrimoine Arménien édite un nouvel opus, réunissant trois textes publiés pour la première fois en français, autour de la figure de Barsegh Chahbaz.

La publication
Barsegh Chahbaz est l'un des intellectuels raflés le 24 avril 1915. En juillet 1915, depuis ses geôles d'Aïntab, il adresse à sa sœur et son épouse une lettre les enjoignant à plaider sa cause auprès des autorités turques. Ce document exceptionnel, reçu en donation par le CPA, a été traduit en français et présenté pour la première fois par Léon Ketcheyan, historien et érudit. Il a bien voulu traduire et joindre à ce document deux autres textes passionnants.
Le premier, un long article publié aux États-Unis en 1965 par Minas Katchatourian, permet de découvrir à travers de larges extraits de correspondance, l'étudiant engagé, le combattant politique et le défenseur des droits du peuple Arménien. Il plonge le lecteur au cœur des débats qui agitent les élites arméniennes au début du XXe siècle, laisse deviner le désabusement qui le gagne et l'intellectuel qui l'emporte sur le militant.
Le second se déroule à Ayas, dans la prison devenue « le cimetière des intellectuels arméniens », où le destin fait se croiser Barsegh Chahbaz et Avétis Nakashian, médecin, un des rares prisonniers ayant survécu. Son récit, La prison d'Ayas, publié à Alep en 1930, éclaire les conditions de leur détention, l'angoisse qui les étreint mais également l'incompréhension et l'indignation face au traitement qui leur est réservé.


Article de Bérénice Delaye Aubozian, France-Arménie, numéro 421, Juillet-Aout 2015

Ce bel ouvrage a vu le jour grâce à la donation exceptionnelle au Centre du Patrimoine Arménien (CPA) de Valence, en 2013, de la lettre de Barsegh Chabaz écrite à sa sœur, Zarouhi, et à sa femme, Hranouch, le 6 juillet 1915 de la prison d'Aïntab. Il leur demande de plaider sa cause auprès du directeur général de la police, Bedri Bey, "pour obtenir (sa) libération ou, du moins, un exil en liberté dans un endroit convenable". Ce document a été traduit en français et présenté pour la première fois par Léon Ketcheyan, docteur en sciences historiques et philologiques et chargé de cours à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).

Il est accompagné de deux autres textes passionnants. Le premier, publié en 1965 par Minas Katchatourian, commente la correspondance qu'il échange avec Barsegh Chabaz entre le 12 février 1907, date où ce dernier doit fuir Constantinople pour l'Égypte, suite à sa prise de position en faveur de deux révolutionnaires russes, et sa dernière carte datant du 18 mars 1915. Barsegh Chabaz apparait comme un intellectuel engagé, militant du parti dachnak, un combattant politique défendant l'idée d'une nation arménienne. Le lecteur le suit à Genève puis à Lausanne au travers de ses rencontres et en particulier celle avec sa future épouse. Elle l'encourage à quitter son travail dans le commerce pour qu'il exerce le métier correspondant à ses aspirations : avocat. Le couple s'installe à Paris où le brillant orateur suit avec succès des études de droit tout en continuant son activité militante en faveur de sa patrie.

Le second texte, édité pour la première fois à New-York en 1925, se déroule dans la prison d'Ayas, devenue le "cimetière des intellectuels arméniens". Il est rédigé par le médecin Avétis Nakashian, un des rares prisonniers ayant survécu, dont le destin croise celui de Barsegh Chabaz. Il est très touchant d'y (re)lire la grandeur d'âme et l'amour de la patrie que ces intellectuels arméniens montrent en se dirigeant vers la mort : "C'était des héros prêts à être sacrifiés pour la nation."

Bérénice Delaye Aubozian, France-Arménie, numéro 421, Juillet-Aout 2015


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