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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Esther HEBOYAN
( n. 1955 )

L'auteur

Esther HEBOYAN --- Cliquer pour agrandir
Naissance le 26 mars 1955 à Istanbul (Turquie).

Avec sa mère et sa sœur cadette, Esther Heboyan quitte définitivement la Turquie en 1963 pour rejoindre le père émigré en Allemagne, avant de rejoindre la France où naîtra un frère. C'est dans une école communale d'Asnières-sur-Seine qu'elle commence l'apprentissage du français. Suivent des années d'adaptation et d'ancrage identitaires que des études d'anglais et la fascination pour l'Amérique remettront finalement en question. L'exil américain au début des années quatre-vingts est décisif, restructurant sa perception de l'existence et confirmant l'impérieuse nécessité d'écrire.

Après des études de journalisme à l'université d'Iowa City et un doctorat en études anglophones à l'Université Sorbonne nouvelle (Paris III, 1994), Esther Heboyan se consacre à l'enseignement et à la recherche en littérature américaine. Elle a publié des traductions, notamment depuis le turc, et des nouvelles en français et en anglais. Elle est Maître de conférence en littérature américaine à l'Université d'Artois (depuis 1996) et membre du laboratoire "Textes et Cultures" de l'Université de l'Artois.

Elle est auteur de plusieurs articles et ouvrages dont :
- "Anglais au baccalauréat", série générale (Vuibert),
- "Exil à la frontière des langues" (Artois Presses Université)
- une traduction du turc "Au pays des poissons captifs : Une enfance turque" de Nedim Gürsel (Bleu autour)
- "La figure de la comparaison", aux Presses de l'Artois, 2009 (études rassemblées, article sur la comparaison dans "The Human Comedy" de Saroyan)
ainsi que :
- poèmes écrits en anglais et publiés sur le site de Lola Koundakjian: Armenian Poetry Project (New York)
- et des poèmes écrits en anglais et publiés dans The Armenian Weekly du 09/02/2008 (Boston).


"J'écris depuis l'âge de seize ans ; j'ai reçu un premier encouragement de la part de Robert Merle grâce à une amie qui lui a fait parvenir un de mes textes ; mais, c'est surtout Leo Hamalian, le rédacteur du magazine littéraire américain "Ararat" qui m'a accordé une vraie chance en publiant "Until Next Time" en 1987 ; je dois également mentionner le peintre Richard Jeranian qui m'a fait rencontrer le poète Zahrad dont l'épouse, Anahide, a traduit deux de mes nouvelles en arménien pour le quotidien "Nor Marmara" à Istanbul en 1997 et 1998 ; par la suite, la recherche d'un éditeur en France a été extrêmement difficile."

Crédit photo : Lily Jane DeVries

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Livre numéro 1652
Esther HEBOYAN --- Cliquer pour agrandir Comme un dimanche d'août à Burgaz
Titre : Comme un dimanche d'août à Burgaz / auteur(s) : Esther HEBOYAN -
Editeur : empreinte
Année : 2011
Imprimeur/Fabricant : 26-La Bégude de Mazenc : Impr. IMEAF
Description : 1 vol. (152 p.) : couv. ill. ; 21 cm
Collection : Littérature, ISSN 2111-6164
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Nouvelles
ISBN : 9782356140340
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 15,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

"Dans l exil s appliquent la double peine, la double perte. Comme si l on mourait deux fois. On meurt de n avoir pas vécu pleinement là-bas faute d espérance et donc de plénitude. On meurt d avoir vécu à moitié ici faute d ancrage et donc de plénitude. Ce sont deux vies qu on pleure. Deux vies vouées à l absence, à la dérive. Deux vies jetées sur un radeau qui vogue d une rive à l autre, tangue, divague sans jamais vous laisser débarquer sur la terre ferme." Sur un ton à la fois tendre et caustique, l auteure, dans ces nouvelles, révèle l intimité de personnages déracinés, à l identité éclatée. Ils traversent les situations de la vie ordinaire entre confusion des langues et confusion des sentiments. La douleur est tenue à distance, on rit pour faire semblant de ne pas pleurer mais la mémoire, sans cesse réactivée, attire irrésistiblement vers l exil intérieur. De magnifiques histoires de vie offertes comme une confidence, un secret partagé.

Livre numéro 1400
Esther HEBOYAN --- Cliquer pour agrandir Les Rhododendrons
Titre : Les Rhododendrons / auteur(s) : Esther HEBOYAN -
Editeur : empreinte temps présent
Année : 2009
Imprimeur/Fabricant : 26-La Bégude-de-Mazenc : Impr. IMEAF
Description : 70 pages, 13 x 19,5 cm, couverture illustrée couleurs
Collection : Art & littérature
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Poèmes
ISBN : 9782356140135
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 12,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Ouvrage inspiré à l'auteur par sa jeunesse passée en banlieue parisienne dans les années 1970.
Extrait

sur les photos
d’Ara Güler
d’autrefois l’automne
ou serait-ce l’hiver
j’ai cherché
le visage de mon père
cherché obstinément
ses yeux rieurs
son sourire triste…


Achat via le site de l'éditeur

Livre numéro 1150
Esther HEBOYAN --- Cliquer pour agrandir Les passagers d'Istanbul
Titre : Les passagers d'Istanbul / auteur(s) : Esther HEBOYAN -
Editeur : Parenthèses
Année : 2006
Imprimeur/Fabricant : Nouvelle imprimerie Laballery à Clamecy
Description : 108 pages, 230 x 165 mm, couverture en couleurs
Collection : Diasporales
Notes :
Autres auteurs :
Sujets :
ISBN : 9782863641637
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 16,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

9 nouvelles de la vie courante d'Istanbul


Un recueil de neuf nouvelles pour croquer des personnages aux destins croisés, intemporels, même s'ils sont bien ancrés dans les années 50-60 pour les uns, contemporains pour les autres. Clans familiaux, chaleureuses tablées, joyeuses ou belliqueuses autour du marc de café. Tous les ingrédients sont là pour reconstituer la famille arménienne avec le rôle de ces femmes qui mariées à 15 ans. même illettrées, portent la responsabilités de pallier les déficiences économiques du foyer. Première nouvelle : Le poulailler du Bon Dieu aménagé par la grand-mère au dernier étage de [immeuble en Turquie, donne le ton. Savoureux souvenirs d'enfance, un peu loufoques, toujours très tendres. Et puis l'exil qui trouble l’identité. Chaque lecteur reconnaît l’un des siens, qui un vartabed, qui une diguine Hripsimé, qui un oncle Garbis un peu "fou". Truculence de la vie simple, tempérée par des attitudes sacrificielles, contée dans une langue truffée de savoureuses résonances arméno-turques. Et l'auteur emmène le lecteur plus loin vers "l'intégration" dans la culture d'accueil pour tous ces passagers, qu'ils soient d'Istanbul, de Lisbonne, de Dubrovnik. Nourri de "vitamines de communicabilité". le recueil est à savourer.
Natacha Stépanian, France-Arménie, Juin 2006

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