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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Sophie MOUSSET

L'auteur

Sophie MOUSSET --- Cliquer pour agrandir
Sophie Mousset est écrivain, photographe, et vit à Paris. Elle a récemment collaboré avec Gérard Chaliand à l’élaboration d’une anthologie de textes fondateurs de l’humanité publiée chez Odile Jacob (info 2007)
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Livre numéro 1255
Sophie MOUSSET --- Cliquer pour agrandir Arménie, Identité d'un peuple
Titre : Arménie, Identité d'un peuple / auteur(s) : Sophie MOUSSET - Préface de Robert Guédiguian
Editeur : punctum
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant : 58-Clamecy : Impr. Laballery
Description : 176 pages, 20 x 23 cm, 100 photos
Collection : Pour d'autres raisons, ISSN 1775-1837
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Visite actuelle d'une française en Arménie
ISBN : 9782351160237
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 25,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Fin avril 1915 commence le massacre des Arméniens. Le génocide, reconnu officiellement par la France, a fait plus d'un million de victimes dans la population arménienne de l'empire turc. L'Arménie, qui a retrouvé son indépendance en 1991, constitue aujourd'hui la plus petite des anciennes républiques de l'ex-URSS. Dans ce livre, Sophie Mousset ne rappelle pas seulement les heures tragiques du génocide. Ses voyages lui ont donné l'envie de faire découvrir la longue histoire de l'Arménie et surtout son présent. L'auteure propose une traversée de son passé lointain, de sa culture, afin de mieux cerner son identité contemporaine. Elle évoque, par des entretiens et de nombreux textes, ses légendes, les témoignages de ses écrivains, de ses poètes et ceux des voyageurs étrangers, par exemple, Alexandre Dumas. La dimension économique, politique, culturelle récente (le rôle des femmes, l'art de vivre...) est abordée, de même que les relations du pays avec ses voisins (Iran, Turquie...), comme les liens avec l'émigration arménienne, particulièrement en France. "Votre livre me rend heureux", écrit Robert Guédiguian. Cette préface "est une manière pour moi de vous remercier pour la bonne nouvelle que vous nous annoncez : l'Arménie existe, les Arméniens existent".

Livre numéro 1254
Sophie MOUSSET --- Cliquer pour agrandir 2000 ans de Chrétientés
Titre : 2000 ans de Chrétientés / auteur(s) : Gérard CHALIAND - Sophie MOUSSET -
Editeur : Odile Jacob
Année : 2004
Imprimeur/Fabricant : 27-La Flèche : Impr. Brodard & Taupin
Description : 218 p.-[12] p. de cartes en coul. : couv. ill. en coul. ; 18 cm
Collection : Poches Odile Jacob, ISSN 1621-0654 ; 143
Notes : Contient un choix de textes ainsi qu'un entretien avec le pasteur Vincens Hubac. - Bibliogr. p. 211-212. Glossaire
Autres auteurs :
Sujets : Christianisme -- Histoire
ISBN : 2738114547
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 7,50 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Article de Gwenaël LANDURE, professeure d’Histoire géographie au lycée Amiral Ronarc’h à BREST.

L’ouvrage ici recensé est la version poche de "2000 ans de chrétientés", paru en 2000. Il propose un vaste tour d’horizon de l’histoire des chrétientés, dans un format de petit volume, et constitue ainsi un point de départ très pratique à l’étude de ces questions.

Résumer 2000 ans d’histoire en moins de 150 pages, c’est le pari qu’ont réussi G. Chaliand et S. Mousset dans l’ouvrage 2000 ans de chrétientés, paru aux éditions O.Jacob dans la collection de poche en mars 2004. Cet ouvrage était paru dans sa version brochée et illustrée en 2000. G. Chaliand est un auteur bien connu, spécialiste des questions de stratégie et d’histoire de l’Orient, et Sophie Mousset est spécialiste de l’histoire d’Olympe de Gouges (son livre est aujourd’hui épuisé). Ces deux auteurs ont aussi co-écrit un livre intitulé l’héritage occidental en 2002, également chez O.Jacob.

L’ouvrage comporte de nombreux appendices fort utiles : une longue bibliographie, onze pages de lexique, une très abondante chronologie et un recueil de 12 cartes, sans compter un court entretien avec le pasteur Vincens Hubac. Tous les chapitres sont abondamment illustrés de courts extraits de textes fondamentaux, de Celse à Bonnhoefer en passant par Thérèse d’Avila.

Son objectif est de mettre en lumière l’importance de l’héritage chrétien, dans des sociétés occidentales aujourd’hui largement laïcisées. Il est divisé en 30 chapitres, qui suivent une progression chronologique mais ne sont pas découpés chronologiquement : le chapitre 5, par exemple, intitulé “l’Eglise devient religion d’Etat”, est suivi de 9 chapitres qui en sont en fait des sous-parties. Le but des auteurs est probablement de permettre au lecteur de se repérer rapidement dans la table des matières et de pouvoir aller directement à un développement sur les églises des Indes (chapitre 14) ou celui qui concerne les Nestoriens (chapitre 10). Ce procédé, fort utile pour une lecture ciblée, est un peu déroutant pour une lecture linéaire (les chapitres n’étant pas numérotés).

Résumer ce résumé relève de la gageure : nous ne donnerons ici que quelques pistes de lecture.

A) Les auteurs commencent par rappeler les sources judaïques du christianisme, et montrent comment les disciples de Jésus ont su se séparer du creuset originel et adopter d’autres attitudes vis-à-vis des Gentils, tout en révérant le même dieu. Cette nouvelle religion, d’abord persécutée par les Romains du fait de son intégrisme, devient en 313 par l’édit de Milan puis en 380 par celui de Théodose religion d’Etat. C’est l’époque où est fixé le canon chrétien, et où se développe une littérature chrétienne (Tertullien, Cyprien, Lactance, les apologistes Justin, Tatien, Méliton). L’Eglise s’organise dans un premier temps sur le modèle de la synagogue, seuls le baptême, l’eucharistie et le jour du seigneur en diffèrent. En parallèle à la constitution du corpus des textes chrétiens se développent les premières hérésies (les gnostiques, Marcion, Montan, Mani) et de violentes réfutations (Lucien, Celse). Cette nouvelle religion étant celle de l’empire romain, il est nécessaire de l’unifier pour éviter les troubles, d’où l’organisation des premiers conciles en Orient (Nicée 325, Chalcédoine 451).

B) les IVe et Ve siècles sont l’âge d’or des Pères de l’Eglise, qui ont eu à définir la théologie des sacrements, la pratique liturgique et les règles du monachisme. Parmi eux, les patriarcats d’Alexandrie et d’Antioche ont joué un rôle éminent. Les premières querelles doctrinales les opposent à Arius qui, dans le Thalie, pose le problème de la trinité et de la différence de nature entre le père et le fils. Il est excommunié en 318, et le développement de l’arianisme rend nécessaire la convocation du concile de Nicée. D’autres théologiens sont importants à cette époque : les Cappadociens Basile le grand, Grégoire de Naziance et Grégoire de Nysse, les Pélagianistes, les Nestoriens. En occident, la grande figure est celle d’Augustin. Des débats théologiques sur la grâce et la justification, le péché originel ou le baptême des enfants voient s’empoigner ces doctes personnages. Cette époque est aussi marquée par l’essor du monachisme, phénomène d’abord égyptien qui gagne bientôt l’occident, et nous pensons surtout à Benoît de Nurcie et au rôle des monastères bénédictins dans le recueil de la culture latine après la chute de Rome. Après le concile de Chalcédoine, des églises dissidentes monophysites se singularisent en Orient, chacune établie par un groupe ethnique : les églises arménienne, jacobite, copte, nestorienne, éthiopienne. Les auteurs accordent un petit paragraphe à chacune de ces églises bien mal connues des catholiques romains !

C) A la fin du IVe siècle, le christianisme est désormais bien établi : quels sont ses développements du VIe au XIe siècles ? En occident au VIe siècle, la conversion de Clovis et d’autres peuples germaniques, le rôle des moines irlandais (Colomban, Gallus), la mission d’Augustin à Londres aboutissant à l’établissement de Cantorbéry renforcent l’Eglise. Le culte des saints et des reliques est en plein essor, et le code justinien met de l’ordre dans le droit hérité de l’empire romain. Au Xe et XIe siècles, de nouvelles conversions (Tchèques, Scandinaves, Polonais, Hongrois) viennent grossir les rangs chrétiens, les ordres de Cluny et Citeaux essaiment. Cette partie du monde n’est plus menacée de l’extérieur à partir du XIe siècle, ce qui explique la montée en puissance de l’occident (art roman, croisades). En parallèle, plusieurs facteurs affaiblissent l’église d’Orient : la poussée de l’Islam à partir du VIIe siècle (prise de Jérusalem en 638, d’Alexandrie en 642), qui échoue cependant par trois fois à prendre Constantinople, la querelle des images (de 726 à 843) et celle du Filioque qui oppose Byzance à Charlemagne, annonçant le schisme de 1054. Du IXe au XIe siècles, sous l’autorité d’empereurs macédoniens, Byzance connaît cependant une période faste, tandis que pour les Ukrainiens et les Russes c’est le temps de la soumission aux Mongols ( de 1220 à 1480).

D) l’ouvrage nous conduit ensuite du XIIe au XVe siècles. Les pontificats de Grégoire VII et Innocent III voient l’apogée de la puissance papale. Le peuple est exclu de l’élection des évêques, le souverain pontife décide de la croisade, investit les rois, convoque les conciles. C’est une époque forte également pour la vie monastique, les défrichements, la construction des cathédrales, le développement des universités. Mais c’est aussi le temps où les conciles de Latran III et IV codifient l’antisémitisme, et où se développent de nouvelles hérésies, rebelles au relâchement moral et spirituel de l’Eglise (simonie, moeurs, collusion avec les puissants). Les mouvements vaudois et cathares sont violemment combattus, notamment par le tribunal de l’Inquisition confié aux Dominicains, autorisé à partir de 1252 à pratiquer la torture.

E) Les chapitres suivants proposent un tableau de l’occident à la veille de la Réforme, mais ne délaissent pas les églises orientales. Les XIVe et XVe siècles voient un déclin de l’Eglise. Son pouvoir temporel lui est disputé par des souverains tels Philippe le bel ou l’empereur Louis II de Bavière, soutenu par Guillaume d’Ockham et Marsile de Padoue. Le grand schisme, de 1378 à 1417, et les calamités du temps entraînent une obsession de la mort et un regain des contestations (Wycliff, Hus, Savonarole) qui annoncent le protestantisme. De nombreuses tentatives de réconciliation entre Rome et Byzance voient le jour, mais elles butent sur des problèmes doctrinaux (Filioque, immaculée conception, mariage des prêtres) et des questions de pouvoir : la crise de 1204 reste une rupture profonde. L’ouvrage nous présente l’évolution des orthodoxes jusqu’à nos jours, et nous présente les églises orientales rattachées à Rome (Maronites, Uniates, Chaldéens, Melkites, Malankarèses de Malabar).

F) Il est temps d’aborder les XVIe et XVIIe siècles. L’ébauche des Etats-nations modernes face à une Eglise affaiblie depuis le schisme, les critiques d’Erasme, Luther, Zwingli, Calvin sont passées en revue, sans oublier les nombreuses sectes protestantes (Anabaptistes, Mennonites) ; l’anglicanisme et les guerres de religion en France sont présentés rapidement. La réplique catholique amorcée par le concile de Trente fixe alors le visage que l’Eglise conservera jusqu’à Vatican II. La guerre de 30 ans, où l’on voit le roi de France se battre contre les Habsbourg aux côtés des princes protestants, le traité de Westphalie de 1648 sont la preuve de la montée en puissance de logiques étatiques et non religieuses : la papauté est exclue des décisions politiques internationales. Sur le plan scientifique, l’Eglise se montre très conservatrice (Galilée, Bruno, Simon), mais ni les protestants ni les juifs (cf. Spinoza) ne font mieux. Le courant janséniste repose le problème de la liberté et de la grâce dans le salut : un petit développement nous resitue les points forts de ce mouvement, ainsi que ceux du quiétisme, courants également condamnés par le pape. Cette période est celle de l’évangélisation du monde, qui échoue cependant en Asie (sauf Indochine et côte ouest de l’Inde) ; les missions protestantes anglo-saxonnes sont particulièrement actives. C’est aussi, parallèlement et contradictoirement, la période où la pratique s’affaiblit en France, où l’on voit se développer le déisme et la franc-maçonnerie dans les milieux éclairés. La médiocrité des papes de l’époque (mis à part Benoît XIV) n’y est peut-être pas étrangère. Les Eglises réformées, au contraire, sont ouvertes à la modernité et au rationalisme. Certains courants, tels les Méthodistes, prônent l’effort permanent de sanctification, revalorisent l’émotion et se consacrent aux pauvres.

F) On en arrive à la période de la Révolution française et de ses conséquences : ses rapports avec l’Eglise pendant la Révolution, déclinés sur 4 pages, seront un utile rappel. L’Eglise du XIXe siècle est d’autant plus conservatrice (cf. attitude vis-à-vis des Polonais insurgés en 1830, condamnation de Lamennais, encyclique Quanta cura et Syllabus) qu’elle est menacée dans son pouvoir temporel (cf. unité italienne) et son autorité morale (cf. développement du socialisme). L’activité des missionnaires ne se dément pas, même si elle se heurte en Afrique à l’Islam. En France, le combat pour la laïcité et le rationalisme s’intensifie sous la IIIe république. Le pontificat de Léon XIII n’est qu’une pause dans ce conflit, et l’affaire Dreyfus voit le retour de la réaction (encycliques Vehementer nos et Pascendi, condamnation du Sillon).

G) Pour le XXe siècle, on rappelle l’attitude ambiguë de l’Eglise vis-à-vis du fascisme et du nazisme, à cause surtout de la peur du communisme (Divini Redemptoris, condamnation des prêtres ouvriers en 1950) et d’une longue tradition antisémite : le Saint Siège ne reconnaît Israël qu’en 1993. Un long paragraphe permet de comprendre l’importance de l’aggiornamento réalisé par Vatican II, qui écarte la curie, reconnaît la valeur de la DUDH et de l’oecuménisme, lève l’excommunication des orthodoxes. Cependant, deux sujets continuent de fâcher : la limitation des naissances (Humanae Vitae 1968) et le mariage des prêtres. Le pontificat de Jean Paul II voit un retour à la tradition et, malgré une sensibilité à l’égard du tiers monde et aux excès du capitalisme, c’est un pontificat conservateur, propre à donner des repères stables dans un monde bouleversé. Dans ce final, les auteurs n’oublient pas l’évolution du protestantisme, marqué par un fort oecuménisme (auquel seuls les catholiques résistent !) et le travail de théologiens remarquables (Barth, Butmann , Tillich) ; ils donnent également un petit éclairage sur les orthodoxes dans les Balkans libérés par les Turcs.

Le tour de force des auteurs de ce court mais dense ouvrage est donc à saluer : il permet à tout un chacun, professeur du secondaire, étudiant, ou tout simplement lecteur curieux, de balayer rapidement mais avec une belle exhaustivité deux millénaires d’histoire des chrétiens. Son organisation très découpée autorise une lecture aisée par chapitres aisément accessibles à la manière d’une petite encyclopédie. Mais une lecture linéaire, chronologique, est également très fructueuse. Quelques erreurs de titrage dans le cahier de cartes ont dû être corrigées depuis la 1ère édition, et on ne peut que recommander l’achat de cet ouvrage à tous les documentalistes de lycée qui n’auraient pas déjà l’ouvrage dans sa version longue : il y sera bien utile, en ces temps où l’on voit l’histoire religieuse revenir en force dans les propos et les programmes.


Livre numéro 157
Sophie MOUSSET --- Cliquer pour agrandir 2000 ans de Chrétientés
Titre : 2000 ans de Chrétientés / auteur(s) : Gérard CHALIAND - Sophie MOUSSET -
Editeur : Odile Jacob
Année : 1999
Imprimeur/Fabricant : 53-Mayenne : Impr. Floch
Description : 254 p.-[12] p. de pl. en coul. : ill., couv. ill. en coul. ; 25 cm
Collection : Sciences humaines
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Histoire religieuse * Géographie historique -- Cartes
ISBN : 9782738107602
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 22,07 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

" 2000 ans de Chrétientés" est un guide historique, écrit par Gérard Chaliand et Sophie Mousset, qui vient de paraître aux éditions Odile Jacob. Cet ouvrage, sur un thème abondamment traité à l'heure des commémorations bimillénaires, met l'accent sur la diversité des courants chrétiens pour comprendre l'héritage du christianisme. Les aspects fondamentaux de cette religion, à la base de notre culture, sont présentés de façon claire et concise. Ainsi, sont abordées les questions des liens du christianisme avec la tradition judaïque ; des persécutions de l'Empire romain avant que le christianisme ne devienne religion d'Etat ; des querelles doctrinales qui définirent l'Eglise au VIe siècle ; des grandes hérésies ; des luttes entre papes et empereurs ; de l'importance de la Réforme ; du destin de l'orthodoxie ; du recul du catholicisme à partir du XVIIIe siècle et de son conservatisme ; du concile Vatican II et de l'oecuménisme. L'iconographie, en noir et blanc, privilégie de façon originale l'art des Eglises d'Orient et celui de l'Eglise arménienne "trop peu connu et dont les contributions, notamment en architecture, ont été quasiment uniques jusqu'au Xe siècle".

Une douzaine de cartes en couleurs favorisent une bonne visualisation géographique de la naissance, l'expansion et l'histoire d'une chrétienté plurielle. On peut cependant regretter une présentation un peu trop chargée et le renvoi des légendes photographiques à la fin du livre. Cet ouvrage, agrémenté d'une anthologie de textes clés de la pensée chrétienne, d'une chronologie, d'un lexique et d'une bibliographie, est un vrai guide au sens pratique, qui nous permet de poser les jalons de l'histoire religieuse chrétienne des origines jusqu'à nos jours.

Olivia Alloyan, France-Arménie, numéro 199, Avril 2000


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