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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

REVUE Histoire du Christianisme Magazine

L'auteur

 
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Livre numéro 1826
REVUE Histoire du Christianisme Magazine --- Cliquer pour agrandir Revue Histoire du Christianisme, numéro 65, Mars-Avril 2013, Femmes et enfants arméniens, Les Rescapés du Génocide
 
Titre : Revue Histoire du Christianisme, numéro 65, Mars-Avril 2013, Femmes et enfants arméniens, Les Rescapés du Génocide / auteur(s) : REVUE Histoire du Christianisme Magazine -
Editeur : Editions CLD
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant : Imprimerie de Champagne
Description : 21 x 28 cm, 66 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : ISSN : 0516 K 81728
Notes : Dossier exclussif : pages 24 à 46
Autres auteurs : Vahé TACHJIAN [directeur] -
Sujets : Génocide arménien -- Turquie contemporaine
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix : 7,80 euros

Commentaire :

Lorsque les troupes britanniques, parties d'Egypte, remontent vers le nord de l'Empire ottoman, elles découvrent des milliers de femmes et surtout d'orphelins abandonnés ou détenus dans des familles musulmanes. La réalité du génocide éclate au grand jour.
La photo de couverture a été prise à Damas en 1919. Elle représente un groupe de femmes et d'enfants recueillis dans le Hauran et à Der'a (en Syrie) par le groupe de recherche de Lévon Yotnèghpérian. Ce groupe, composé d'anciens déserteurs de l'armée ottomane et financé par les Arméniens d'Egypte, est chargé de récupérer les femmes et les enfants arméniens rescapés du génocide mais détenus par les tribus bédouines dans le Sinaï, en Palestine et dans la région de Damas.

Article d’Edouard Pehlivanian, France-Arménie, numéro 396, Avril 2013

Le dernier numéro du bimestriel Histoire du Christianisme Magazine, de mars-avril, nous offre un dossier réalisé par Vahé Tachjian sur l'histoire extrêmement mouvementée des rescapés du Génocide. En première de couverture, une photo des survivants du Hauran recueillis à Damas. Les Occidentaux découvrent en octobre 1917 l'étendue du désastre lorsque l'armée britannique du général Allenby avance à l'intérieur du territoire ottoman : ces rescapés sont dispersés dans les localités arabes et abandonnés à leur sort. Une coopération s'établit entre les communautés arméniennes du Caire et d'Alexandrie et l'état-major britannique pour regrouper les enfants et les rassembler dans des orphelinats. Dans un premier temps, les militaires regroupent les déportés dans les casernes et c'est le service sanitaire des armées qui distribue vivres et médicaments. Devant l'afflux de ces malheureux, les organisations humanitaires se substituent aux forces alliées. Deux d'entre elles jouent un rôle éminent : l'américaine, Near East Relief et la britannique, Lord Major's Fund. Les Arméniens interviennent via l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB). En collaboration avec les missions occidentales, ils s'organisent pour recueillir les enfants et les jeunes filles retenus chez les Bédouins et les familles musulmanes. Un groupe armé, dirigé par Lévon Yotnèghpérian est chargé de récupérer femmes et enfants dans le Sinaï, en Palestine et dans la région de Damas. L'action de ce groupe reçoit l'accord officiel de l'émir Fayçal.
L'article aborde aussi un aspect psychosocial souvent caché : le rejet, dans une certaine mesure, des femmes victimes. Les Arméniennes qui ont donné naissance à des enfants issus de mariages forcés ou de viols, celles qui ont dû se prostituer, ont subi des discriminations sociales. Cependant la prélature arménienne d'Alep aide à la constitution de refuges, une initiative prise en charge par l'UGAB. Cet article très dense et abondamment illustré aborde les terribles conséquences du Génocide. Il fera date parmi les publications sur cette période de l'Histoire.

Edouard Pehlivanian, France-Arménie, numéro 396, Avril 2013


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