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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Papken INJARABIAN
( 1906 - 2010 )

L'auteur

 
Texte du Pasteur Gilbert Léonian (Dimanche 28/04/2002)
Papken a servi Jésus-Christ au sein de l'Eglise évangélique arménienne de France, en tant que laïc engagé. Il a aidé à créer l'Eglise de Paris, puis à construire celle d'Alfortville. Aux côtés des Pasteurs que Dieu lui a donnés, il a investi toutes ses forces à être un témoin fidèle et consacré de Jésus-Christ.
Quant à Haïg Keuchkérian, c'est au travers de l'Armée du Salut qu'il a continué à marcher avec Dieu et à faire connaître l'amour de Dieu aux plus pauvres et aux plus démunis.
Texte du Pasteur Gilbert Léonian (Dimanche 28/04/2002)



Texte du Pasteur Joél MIKAÉLIAN, Revue bimestrielle évangélique « Panpère », Mai-Juin-Juillet 2010
Le Seigneur la rappelé à lui. Il nous a quittés dans la paix, entourés de l'affection des siens, le 15 avril 2010 à Paris, une vie bien remplie. Papken a été toute sa vie un chrétien engagé dans l'œuvre de Dieu. Il était une figure des Eglises Evangéliques Arméniennes de Paris et de France. Toujours soucieux et intéressé par la vie de nos Eglises, il a été durant de nombreuses années Trésorier de l'Eglise de Pans, et Trésorier de la construction de l'Eglise d'Alfortville. Il a été également membre de la Commission Synodale de notre Union d'Eglises. 11 était le doyen des membres de l'Eglise Evangélique Arménienne de Paris-Issy les Moulineaux. A chaque visite nous avions beaucoup de joie à partager ensemble sur la Parole de Dieu et la vie de nos églises. Il était un auditeur assidu de nos émissions radio du dimanche matin. Chaque fois qu'il évoquait son départ de ce monde, il insistait pour que le jour de ses obsèques, je dise à tous : «Ne pleurez pas, car je suis parti pour entrer dans ma maison céleste, je sais que c'est mieux là haut». Il n'avait pas peur de la mort et il était sans cesse reconnaissant à Dieu pour tous ce qu'il lui avait donné. Il y a 4 ans, lorsque nous avons fêté ses cent ans à l'église, et que nous lui avons demandé de prier, il n'arrivait plus à s'arrêter de rendre grâce à Dieu et de prier pour tous. Nous pouvons être reconnaissants à Dieu d'avoir donné de tels hommes de foi à nos églises. Que l'exemple de nos aînés puisse nous inspirer et nous encourager à rester fidèles au Seigneur jusqu'au bout. Papken est aujourd'hui auprès du Seigneur, c'est notre espérance en Christ et notre consolation. Nous prions que Dieu console son épouse, ses enfants et petits-enfants. Que Dieu bénisse le témoignage de sa foi et de son engagement pour l'avancement de son royaume.
Pasteur Joél MIKAÉLIAN, Revue bimestrielle évangélique « Panpère », Mai-Juin-Juillet 2010
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Livre numéro 1777
Papken INJARABIAN --- Cliquer pour agrandir Revue Europe et Orient, "La mémoire blessée", numéro 10, Juin 2010
Titre : Revue Europe et Orient, "La mémoire blessée", numéro 10, Juin 2010 / auteur(s) : REVUE Europe et Orient - Sous la direction de Varoujan Sirapian
Editeur : SIGEST
Année : 2010
Imprimeur/Fabricant : Présence-graphique, Monts (Indre-et-Loire)
Description : 136 pages, 16 x 24 cm
Collection : ISSN : 1773-9802
Notes :
Autres auteurs : Papken INJARABIAN [contribution] - Nikos LYGEROS [contribution] - Claude MUTAFIAN [contribution] - Jean Varoujan SIRAPIAN [directeur] - Yves TERNON [contribution] -
Sujets : Analyses politiques et géopolitique sur les régions Europe, Turquie, Caucase et Moyen Orient
ISBN : 9782917329146
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix : 10,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Ont participé à ce numéro :
Olivier Abel, Roger Akl, Uri Avnery, Edmond Y. Azadian, Ani Basar, Christophe Chiclet, Alain Chouet, Jean Dorian, Frédéric Encel, Robert Fisk, Eve Gani, P. Gazzano, Jean Géronimo, François-Bernard Huyghe, Evre Kaynak, Nikos Lygeros, Claude Mutafian, Marianne Ranke-Cormier, Harut Sassounian, Henry Siegman, Yves Ternon.

L'article du philosophe Olivier Abel " La mémoire blessée" analyse le génocide d'un point de vue très intéressant et suscitera, nous en sommes sûr, un débat vif.

Comme toujours vous trouverez aussi les rubriques habituelles sur l'Europe, l'Asie mineure, le Caucase et le Moyen Orient


Sommaire

Karagöz et Hacivat, par Varoujan Sirapian
La Grèce dans la tourmente , par Christophe Chiclet
Pour en finir avec Berlusconi, par Ranke-Cormier
Katyn, le souvenir de la désinformation, par François-Bernard Huyghe
Le traitement du dossier turc dans les medias, par Jean Dorian
Turquie-Europe, par Claude Mutafian
Commentaires sur un éditorial, par Jean Dorian
L’Islam et le nationalisme en Turquie, par Varoujan Sirapian
Turkish Diplomacy’s Gordian Knots, par Edmond Y. Azadian
Le combat des femmes turques, par Evre Kaynak
Sur la convention de Montreux, par N. Lygeros
Les Etats-Unis assumeront-ils la reconnaissance du génocide arménien ? par Ani Basar
Sur la cause arménienne, par Nikos Lygeros
“Auschwitz is the Der-Zor of the Jews” , par Serge Sargsyan
Continue Denying the Armenian Genocide, par Harut Sassounian
Sur la coopération de la diaspora , par Nikos Lygeros
La théorie des marchés en tant qu’extension de la théorie des jeux (I), par P. Gazzano* et N. Lygeros
Sur l’espace et le temps en stratégie, par N. Lygeros
Afghanistan, le désert des Tartares ? , par Alain Chouet
Coup de tabac sur les relations Ankara-Jérusalem, par Frédéric Encel
Imposer la paix au Moyen Orient , par Henry Siegman
Le déclin du sentiment d’attachement des juifs américains par rapport à Israël : et après ? par Eve Gani
Sur les jeux à information incomplète, par Nikos Lygeros
Au nom du sionisme, par Uri Avnery
Kirghizstan : entre révolution et incertitude, par Jean Géronimo
Sur le courage des Arméniens, par N. Lygeros
La « mère » des génocides, par Roger Akl
Sur le génocide des Arméniens et les fondations de la Turquie, par N. Lygeros
Témoignages devant le Tribunal des Peuples, par Papken Injarabian
Yves Ternon devant le Tribunal des Peuples
World Focus: Armenia, par Robert Fisk
Sur les génocides et la comparaison absurde, par N. Lygeros
Démolition du Patrimoine Culturel Arménien par la Turquie
La Mémoire Blessée, par Olivier Abel



Témoignage....
J'aurais dû être mort à l'âge de 9, 10 ou 11 ans, mais Dieu m'a gardé. Je vais vous raconter brièvement mon histoire. Je suis né en 1906 à Amassia, au sud de la Mer Noire. Ma famille était Arménienne, nous étions cinq enfants, trois garçons et deux filles. J'étais le plus jeune et le plus gâté. ,.allais à récole, je savais lire et écrire l'arménien et j'apprenais même le turc. Mes deux sœurs m'enseignaient le français. Mon père espérait que je devienne un grand homme. Mon frère aîné faisait son service dans l'armée turque. Lorsque la guerre fut déclarée, on mobilisa tous les arméniens de 18 à 50 ans environ. C'est ainsi que mon deuxième frère de 19 ans partit sans retour. Quelques semaines après, les Turcs ont raflé tous les Arméniens qu'ils voyaient dans la rue, ils les ont emmenés en prison sous prétexte qu'ils avaient caché des armes. Tous ces hommes ont disparu un peu plus tard ; le reste des Arméniens reçut l'ordre de quitter la ville... C'était le 23 Juin 1915, et le début de notre exode...
J'ai quitté Amassia avec mon père malade, ma mère et mes deux sœurs. Mes parents avaient pris avec eux ce qu'ils pouvaient; ils avaient les larmes aux yeux en traversant leur
ville natale. Notre caravane prit donc son chemin de croix. Plus nous avancions, et plus l’odeur de la mort augmentait, car d'autres caravanes nous avaient précédés. L'exode est trop pénible à raconter très peu comme moi ont survécu. Sous une chaleur de 30 à 40 degrés, les déportés affamés, assoiffés, dépouillés et épuisés par la marche, tombaient par milliers._ Je pourrais raconter ces images du génocide pendant des heures. Au cours de notre exode, une de mes sœurs fut enlevée par des Turcs, mon père assassiné. Au bout de trois mois de marche, je n'oublierai jamais ce Kurde qui nous sépara de la caravane, loin de tout, et sous la menace de son couteau, il nous dépouilla ma mère et moi et partit avec ma sœur qu'on n'a jamais revue. Ma mère est morte huit jours après, de maladie et de chagrin, et j'ouvris mes yeux d'orphelin chez un Kurde. Il habitait dans une grotte ; je gardais ses chèvres les pieds nus, la tête nue et mal nourri : j'étais misérable... J'ai accepté de devenir musulman sans comprendre ce que c'était ; tout ce que je savais, c'est qu'on n'allait plus me couper la tête. Je suis resté plus de quatre ans avec les Kurdes, et je parlais couramment leur langue. Lorsque j'ai entendu dire qu'un orphelinat était ouvert à Ourla pour recueillir les enfants rescapés, j'ai voulu m'évader. J'ai été rattrapé par mon maître qui m'a menacé de son fusil et dit: «toi chien infidèle, tu ne vaux même pas deux cartouches, la prochaine fois je rabattrai avec une seule cartouche». Mais le Seigneur m'a aidé, et j'ai pu m'échapper et rejoindre l'orphelinat, J'étais sauvé comme des milliers d'enfants arméniens.
Papken INJARABIAN
Tribunal permanent des peuples, Paris, le 14 Avril 1984

Livre numéro 349
Papken INJARABIAN --- Cliquer pour agrandir La Solitude des massacres
 
Titre : La Solitude des massacres / auteur(s) : Papken INJARABIAN -
Editeur : Classiques Garnier
Année : 1980
Imprimeur/Fabricant : 18-Saint-Amand-Montrond : Impr. S.E.P.C
Description : 271 p. couv. ill. en coul. 21 cm
Collection : Collection dirigee par Joseph Joffo
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Armeniens Massacres des 1915-1923 -- Recits personnels
ISBN : 270500291X
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 34 FRF

Commentaire :

Juin 1915 - La guerre embrase l'Europe. Et, de nouveau les Balkans. A Istanbul, le gouvernement nationaliste Jeune-Turc, allié des allemands rêve de reconquêtes. L'Arménie, enclave chrétienne en monde musulman pourrait être un obstacle.
Elle sera éliminée.
Près de deux millions de morts. Presqu'autant que de soldats français et anglais tués durant la Grande Guerre. Dix fois plus de victimes qu'à Hiroshima! Le premier grand génocide de l'Histoire. Mais qui s'en souvient ?
Papken lnjarabian avait neuf ans. Petit garçon perdu dans la tourmente, il a vécu l'atroce exode de tout un peuple que massacrent, dépouillent, violent, les hordes de Kurdes, stipendiées par les Turcs. Il a découvert la mort, la faim, la soif, l'esclavage... mais c'est un enfant et il veut vivre. Il veut aimer, rire, chanter, s'amuser... Il croit en la vie, comme il croit en Dieu, dur comme fer.
Vous n'oublierez jamais cet enfant emporté par le tourbillon de la folie des hommes.

Table des matières

LE PARADIS DE L'ENFANCE
Première partie :
Remue-ménage 29
21 juin 1915 35
Le départ 37
Char Kechla 47
Deuxième partie :
L'exil 61
La folie des hommes 71
La soif 87
Le détournement du sort 97
Troisième partie :
Le premier maître 127
La conversion 135
Nouveau maître-nouveau prénom 143
Le fond du puits 155
La faim 169
Ourfa 183
Le chemin de la liberté 189
Encore une étape 203
La Mésopotamie 207
La dernière ville de Cilicie 225
Quatrième partie :
La terre promise 247


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