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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Marie-Aude BARONIAN
( n. 1947 )

L'auteur

Marie-Aude BARONIAN --- Cliquer pour agrandir
Naissance en 1948 à Bruxelles (Belgique)

Marie-Aude Baronian, docteur en philosophie et en études cinématographiques, est maître de conférences aux Facultés des Sciences Humaines de l’Université d’Amsterdam. Elle enseigne au département de Media Studies dans le domaine de la philosophie de l’image, de la théorie filmique et de la culture visuelle. Spécialisée dans les questions du rapport entre mémoire et image ou entre éthique et esthétique, elle a publié de nombreux articles sur la représentation du génocide arménien, et sur des artistes et cinéastes tels que, par exemple, Atom Egoyan ou les frères Dardenne. Elle est, entre autres, l’auteur d’un ouvrage sur la question des images et de la mémoire du génocide arménien

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Livre numéro 2050
Marie-Aude BARONIAN --- Cliquer pour agrandir Témoignage et survivance
 
Titre : Témoignage et survivance / auteur(s) : Emmanuel ALLOA -
Editeur : MetisPresses
Année : 2014
Imprimeur/Fabricant :
Description : 14 x 20 cm, 368 plages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Imprescriptible
Notes : Editeurs scientfiques : Emmanuel Alloa et Stefan Kristensen
Autres auteurs : Janine ALTOUNIAN [contribution] - Marc NICHANIAN [contribution] - Marie-Aude BARONIAN [contribution] - Catherine COQUIO [contribution] -
Sujets : Génocides -- Survivants --Psychiatrie
ISBN : 9782940406791
Prix : 28,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Comme nul autre, le XXe siècle aura été marqué par l’expérience génocidaire et les exterminations de masse. Ces événements ont imprimé une marque indélébile dans l’histoire de l’humanité, et ont suscité pour cette raison une réflexion inédite qui tente de prendre la mesure de l’expérience de l’extermination de groupe. Que signifie être la cible d’un plan d’extermination du groupe auquel on appartient ? Comment y survit-on ? Quelles sont les oreilles pour entendre un tel témoignage ? De quoi témoigne-t-on lorsqu’on a passé par la sujétion la plus ultime ? Peut-on produire une preuve de cette expérience ? Les textes réunis dans ce volume tentent d’indiquer des réponses à ces questions, afin de commencer à mieux cerner cette figure à la fois aporétique et incontournable qu’est le témoin à l’époque de la survivance.

Livre numéro 1888
Marie-Aude BARONIAN --- Cliquer pour agrandir Revue la Pensée et les Hommes : Le génocide turc des Arméniens, numéro 90
   
Titre : Revue la Pensée et les Hommes : Le génocide turc des Arméniens, numéro 90 / auteur(s) : REVUE La Pensée et les Hommes -
Editeur : la pensée des hommes
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant :
Description :
Collection :
Notes :
Autres auteurs : Janine ALTOUNIAN [contribution] - Marie-Aude BARONIAN [contribution] - Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Yves TERNON [contribution] -
Sujets : Génocide arménien
ISBN :
Prix : 15,00 euros

Commentaire :

Le titre de l'ouvrage « Le génocide turc des Arméniens » ne doit pas rebuter le lecteur car son caractère confus ne reflète pas le contenu de ce recueil de treize contributions très intéressantes que publie la revue belge La Pensée et les Hommes.

Ancien président du Comité des Arméniens de Belgique, Édouard Jakhian, qui nous a quittés cette année, est l'auteur de trois articles. Cet avocat qui n'a cessé de combattre pour la reconnaissance du génocide des Arméniens retrace la présence des Arméniens en Belgique et dans un texte intitulé « Morale et négationnisme », démontre la nécessité de la pénalisation du négationnisme.
L'écrivain Pierre Mertens dénonce le cynisme des bienpensants en évoquant les débats qui eurent lieu en France sur la loi que le Conseil constitutionnel finira par rejeter.
Dans un court texte, le romancier Jean-Baptiste Baronian exprime son « mal à la mémoire ».
Le philologue Bernard Coulie, qui enseigne à l'université catholique de Louvain l'arménien et le géorgien classique, signe un texte érudit et passionnant sous le titre : « Culture arménienne et culture européenne: le rappel d'un idéal ».
Maître de conférences à l'université d'Amsterdam, Marie-Aude Baronian livre quant à elle ses réflexions sur le déni et la mémoire.
« Les preuves diplomatiques de l'extermination des Arméniens » constituent le thème de l'article de Jacques Ch. Lemaire.
François Roelants du Vivier retrace « le long chemin vers la reconnaissance légale des génocides et la sanction pénale de leur négationnisme ».
Enfin Main Goldschlàger de l'Institut de recherche sur l'Holocauste explique la position du Canada à l'égard de la négation des génocides.

Aux articles de ces auteurs belges, s'ajoutent les contributions de trois Français bien connus pour leurs travaux sur le génocide. Janine Altounian signe un article intitulé « Être Arménien entre l'héritage d'une transmission traumatique et l'épreuve de sa négation », Yves Ternon revient sur la définition du terme de génocide et Raymond H. Kévorkian dresse un état sur la recherche sur le génocide des Arméniens.

Texte non signé, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 201, Novembre 2013


Table des matières

  • Édouard JAKHIAN : Pourquoi Caïn ?
  • Pierre MERTENS : Le grand cynisme des bien-pensants
  • Édourad JAKHIAN : Morale et négationnisme
  • Jean-Baptiste BARONIAN : Mal à la mémoire
  • Bernard COULIE : Culture arménienne et culture européenne : le rappel d'un idéal
  • Janine ALTOUNIAN : Être Arménien entre l'héritage d'une transmission traumatique et l'épreuve de sa négation
  • Édouard JAKHIAN : Les Arméniens en Belgique
  • Marie-Aude BARONIAN : Penser, comparer, pardonner. Réflexions sur le déni de la mémoire
  • Yves TERNON : Qu'est-ce qu'un génocide ?
  • Jacques Ch. LEMAIRE : Les preuves diplomatiques de l'extermination des Arméniens
  • François ROELANTS DU VIVIER : Un combat inachevé. Le long chemin vers la reconnaissance légale des génocides et la sanction pénale de leur négationnisme
  • Raymond H. KÉVORKIAN : L'état de la recherche sur le génocide des Arméniens
  • Alain GOLDSCHLÄGER : Le Canada, la négation des génocides et l'Arménie

Livre numéro 1887
Marie-Aude BARONIAN --- Cliquer pour agrandir Cinéma et mémoire : Sur Atom Egoyan
 
Titre : Cinéma et mémoire : Sur Atom Egoyan / auteur(s) : Marie-Aude BARONIAN - Préface d'Aïda Kazarian
Editeur : academie royale de belgique
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant :
Description : 10 x 18 cm, 128 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : L'Académie en poche
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Cinéma -- Atom Egoyan -- Mémoire -- Arménie
ISBN : 2803103486
Prix : 5,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Atom Egoyan, cinéaste canadien d’origine arménienne, propose une oeuvre large et multiple traversée par une réflexion continue sur l’image et son lien inextricable au champ de la mémoire. S’il va de soi que le cinéma a partie liée avec la question de la mémoire (le cinéma enregistre le temps et les images filmiques s’inscrivent dans nos mémoires), cette analogie est constamment mise à l’épreuve dans les réalisations d’Egoyan. Que ce soit le rapport entre la mémoire et la technologie audiovisuelle, la mémoire et la Catastrophe, la mémoire et la diaspora, c’est chaque fois en construisant et en déconstruisant les fondations de l’image que ces alliances s’imposent. C’est dans cette dynamique, obsédante et répétitive dans son travail, qu’Egoyan crée des images à la fois artificielles et fragiles, des prothèses de la mémoire.

Livre numéro 1886
Marie-Aude BARONIAN --- Cliquer pour agrandir Mémoire et image : regards sur la catastrophe arménienne
Titre : Mémoire et image : regards sur la catastrophe arménienne / auteur(s) : Marie-Aude BARONIAN -
Editeur : L'Age d'Homme
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant : impr. en Bulgarie
Description : 15 x 22 cm, 180 p.) : ill., couv. ill
Collection :
Notes : Bibliogr. p. 169-175. Index
Autres auteurs :
Sujets : Génocide arménien (1915-1916 ) -- Au cinéma -- Illustrations, images, etc. en historiographie
ISBN : 9782825143254
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 19,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Le génocide arménien de 1915, le premier du XXe siècle, « se distingue à la fois par sa fonction inauguratrice et par sa non-reconnaissance qui n’en est pas moins son accomplissement et sa “réussite” » note Marie-Aude Baronian, dès les premières pages de son essai. L’oubli dont il souffre et l’impunité dont il a bénéficié fit de lui un « mode d’emploi à l’usage du parti nazi ». Mais penser la mémoire du génocide aujourd’hui amène à distinguer cette Catastrophe de celle qui lui succèdera. Il est vrai, en ce qui concerne la Shoah, que les images ont participé à la prise de conscience visuelle de l’horreur et à la transmission mémorielle alors que le génocide arménien se confronte, lui, à une perte de mémoire, due justement à l’absence de la circulation d’images. C’est sur cet aspect particulier que le présent ouvrage se penche. Comment se transmet la Mémoire d’un génocide sans images ? Que dire « de la traduction et des représentations visuelles de la Catastrophe » proposées par des artistes arméniens contemporains tels que Atom Egoyan, Gariné Torossian ou Mekhitar Garabedian ?



La réflexion sur l’image s’impose car se souvenir, nous dit Georges Didi-Huberman, c’est imaginer. Or, comment soutenir la Mémoire quand l’image fait défaut, tout au moins quand les images n’ont pas été répandues dans l’espace collectif et public ? D’autre part, la Catastrophe est un événement par définition sans image puisque voué, par les bourreaux, à devenir un non-événement, un événement dont il n’y aurait trace.

L’étude de Marie-Aude Baronian est par ailleurs traversée d’un engagement personnel. En effet, le visionnage d’un film dans lequel son grand-père relate son expérience du génocide n’a jamais cessé de l’interpeller et de l’interroger. Et considérant que ce témoignage constitue « un défi lancé au génocide et donc à l’extermination du témoin », on comprend la portée que revêt alors son travail.

La question des archives est incontournable lorsque l’on se penche sur la question du génocide, puisque les génocidaires cherchent soit à les détruire, soit à les nier. Les photographies sont le signe de la réalité des faits mais parce que souvent difficiles à contextualiser, à dater précisément, elles deviennent la marque d’une mémoire décousue et donc vulnérable. C’est la raison pour laquelle des artistes héritiers du génocide « investissent leur travail du questionnement de l’image, sans pour autant [le] représenter de manière figurative ».

L’ouvrage interroge aussi la problématique de la représentation de la Catastrophe quand justement on considère qu’il y a là de l’indicible et de l’irreprésentable. Les exemples sont nombreux quand il s’agit d’évoquer les polémiques, les controverses et discussions autour de la représentation de la Shoah. Mais il y a une singularité relative au génocide arménien : l’impossible d’une telle représentation se double de l’impossibilité « de transmettre “ce qui n’existe pas” », de transmettre une « mémoire à recréer ».

C’est le travail d’artistes d’origine arménienne qui est enfin analysé. L’héritage du peintre Arshile Gorky dont se réclament notamment Atom Egoyan, Garabedian et Torossian, et la manière dont ces derniers se répondent et s’influencent, fait l’objet d’une approche des plus intéressantes. Une attention particulière est accordée au travail plastique et conceptuel de Mekhitar Garabedian et au questionnement de « sa propre mémoire, [de] la mémoire (tragique) de son peuple, et encore [de] la mémoire des arts ».

L’étude de Marie-Aude Baronian rend ainsi accessible une problématique complexe. Elle amène à penser de façon passionnante comment s’articulent l’Histoire du génocide arménien, la question de la transmission, du geste testimonial et de l’Art qui tentent de construire « une mémoire encore à venir ».

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