Livre numéro 1334
 |   | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 3, Le roman de la catastrophe |
| Titre : | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 3, Le roman de la catastrophe / auteur(s) : Marc NICHANIAN - |
| Editeur : | MetisPresses |
| Année : | 2008 |
| Imprimeur/Fabricant : | Bianca e Volta, Truccazzano - Milan, Italie |
| Description : | 17 x 24 cm, 470 pages |
| Collection : | Prunus armeniaca |
| Notes : | En appendice, choix de documents, Notices biographiques, Bibliogr. p. 453-465. Index |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | Ochagan, Hagop (1883-1948 ) -- Critique et interprétation -- Génocide arménien (1915-1916) -- Littérature arménienne -- Histoire et critique |
| ISBN : | 9782940406043 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 28,00 euros - 45 CHF |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Disponible au prix de CHF 45 (EUR 28), sur commande en envoyant un e-mail à information@metispresses.ch
En 1931 Hagop Oshagan commence à publier "Mnatsortats", la plus puissante unité romanesque du XXe siècle en langue arménienne. Oshagan avait pour ambition d'écrire le «reste», «ce qui reste de notre peuple». Dans un entretien en 1931, il s'exprime pour la première fois sur son entreprise: «Le contenu de la troisième partie sera la Déportation. Cette partie aura pour titre L'Enfer. Bien entendu, ce sera la partie la plus difficile, puisque le pouvoir de la fiction romanesque est insuffisant à lui seul pour l'embrasser tout entière. Il faudra que je mène au moins une étude topologique, que je lise des milliers de récits et des centaines de volumes, de témoignages et de mémoires, avant de commencer à rédiger cette partie. Je ne peux qu'être mélancolique lorsque je mesure ce rêve à l'aune de mes bras». Or il se trouve qu'Oshagan s'est interrompu au terme de la seconde partie. Comment lire cet échec? Est-il déjà inscrit dans le roman tel qu'il nous est donné à lire? Ou bien faut-il chercher la réponse en dehors du roman? Après tout, Mnatsortats voulait-il être un témoignage de plus ou une œuvre littéraire? Est-ce que la distinction est pertinente? Et finalement: est-ce que l'échec d'une entreprise romanesque d'aussi grande envergure face à la Catastrophe peut nous apprendre quelque chose sur la nature de celle-ci? En effet, savons-nous ce qu'est la Catastrophe? Savons-nous de quoi le témoignage est censé témoigner? Et si, à travers son échec, un roman donne à lire les conditions de la Catastrophe, cet échec n'est-il pas, par là-même, la plus grande réussite, la seule réussite possible. Table des matières Introduction, p.9 Chapitre 1: Témoignage et autobiographie, p.31 Post Scriptum: Le frère de lait, p.67 Chapitre 2: La dette pédophilique, p.75 Chapitre 3: Le nœud de la voix, p.127 Chapitre 4: La double figure de Komitas, p.167 Chapitre 5: Le mode romanesque, p.199 Chapitre 6: La double scéne, p.233 Chapitre 7: «Pourquoi? Pourquoi?» La critique comme témoignage, p.271 Annexe 1: Synopsis de Mnatsortats, p.309 Annexe 2: Traductions, p.321 «À l'ombre des Cèdres», p.324 «Hadji Agha», p.334 «La section des Cendres», p.384 Annexe 3: Notices biographiques, p.445 Bibliographie, p.453 Index nominum, p.467 |
Livre numéro 1235
 |   | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 2, Le Deuil de la philologie |
| Titre : | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 2, Le Deuil de la philologie / auteur(s) : Marc NICHANIAN - |
| Editeur : | MetisPresses |
| Année : | 2007 |
| Imprimeur/Fabricant : | |
| Description : | 480 pages, 17 x 24 cm |
| Collection : | |
| Notes : | Deuxième ouvrage d'une série prévue de 4 |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | |
| ISBN : | 9782940357062 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 28,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Disponible au prix de CHF 45 (EUR 28), sur commande en envoyant un e-mail à information@metispresses.ch
"«La vie païenne me séduit chaque jour un peu plus. Si aujourd’hui c’était possible, je changerais de religion et j’embrasserais avec joie le paganisme poétique. » C’est ce qu’écrivait Daniel Varoujan (1884-1915) en 1908. Dans cette veine, le poète allait écrire une grande partie de son oeuvre au cours des sept années qui lui restaient à vivre. Le présent ouvrage est une monographie sur Varoujan précédée d’une histoire de l’imagination nationale qui est aussi celle de la philologie nationale. Celle-ci fait écho à la double invention philologique du XIXe siècle: celle du natif et celle de la religion mythologique. Il fallait prendre en compte les étapes de la philologie orientaliste dans lesquelles s’est inscrite l’auto-invention de la nation ethnographique: la «néo-archéologie», l’«auto-ethnographie », le «principe esthétique». Le dernier épisode de cette histoire se passe en 1914 avec la revue Mehyan, à Constantinople, qui a regroupé avec Varoujan les grands noms à venir de la littérature arménienne en diaspora. Nous sommes à la veille de la Catastrophe. Cette génération s’en voulait la gardienne." |
Livre numéro 1151
 |   | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 1, La Révolution nationale |
| Titre : | Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 1, La Révolution nationale / auteur(s) : Marc NICHANIAN - |
| Editeur : | MetisPresses |
| Année : | 2006 |
| Imprimeur/Fabricant : | Ateliers de Gnosid, Milan (Italie) |
| Description : | 430 pages |
| Collection : | |
| Notes : | Premier ouvrage d'une série prévue de 4 |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | |
| ISBN : | 9782940357048 |
| Bibliothèque : | |
| Prix : | 28,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Disponible au prix de CHF 45 (EUR 28), sur commande en envoyant un e-mail à information@metispresses.ch
Entre l’art et le témoignage, au moins quatre générations d’écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l’idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu’avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l’effondrement? Le présent volume inaugure une série d’études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l’essentiel de leur oeuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937. |
Livre numéro 1139
 |   | La perversion historiographique : une réflexion arménienne |
| Titre : | La perversion historiographique : une réflexion arménienne / auteur(s) : Marc NICHANIAN - |
| Editeur : | lignes |
| Année : | 2006 |
| Imprimeur/Fabricant : | 58-Clamecy : Impr. Laballery |
| Description : | 1 vol. (211 p.) : couv. ill. ; 19 cm |
| Collection : | Essais (Paris. 2005) |
| Notes : | Notes bibliographiques |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | Génocide arménien (1915-1916) -- Génocide -- 20e siècle -- Historiographie |
| ISBN : | 9782849380468 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 17,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :La machine génocidaire est, dans son essence, une machine dénégatrice. En l’absence d’archives, qui, du juriste ou de l’historien devient le "gardien" du fait historique ? Ce livre porte sur la vérité en histoire et le statut moderne du témoignage. La crise de la représentation provoquée par les événements génocidaires du XXe siècle n’a pas épargné l’histoire en tant que discipline scientifique. Il est en effet possible, sans déroger aux règles de celle-ci, de nier méthodiquement l’existence des chambres à gaz ou la réalité de la destruction délibérée des Arméniens de l’Empire ottoman. Au début du siècle passé. Dès lors, la possibilité et les modalités de la restitution des faits, qui ont toujours été au cœur de la réflexion historiographique, ne sont pas les seules à être aujourd’hui sujettes à caution. Marc Nichanian en fait la démonstration, en s’appuyant sur les réflexions menées et suscitées par Lyotard, Agamben, Antelme, Derrida, Hayden White et par les penseurs arméniens de la Catastrophe au XXe siècle. C’est l’existence du fait historique en tant que tel qui est désormais remise en cause, depuis que les différentes machines génocidaires, puissamment relayées par ce que l’auteur appelle ici la "perversion historiographique", ont fait de la destruction de la réalité leur ambition propre. Ceci conduit naturellement au débat sur la signification du droit face à l’histoire et à une interrogation insistante sur ce qui permet à l’historien (et non par exemple au juge ou au législateur) de se poser comme le "gardien des faits". |
Livre numéro 181
 |   | Histoire du génocide arménien : conflits nationaux des Balkans au Caucase |
| Titre : | Histoire du génocide arménien : conflits nationaux des Balkans au Caucase / auteur(s) : Vahakn N. DADRIAN - trad. de l'anglais par Marc Nichanian ; pref. d'Alfred Grosser |
| Editeur : | Stock |
| Année : | 1996 |
| Imprimeur/Fabricant : | 72-La Fleche : Impr. Brodard et Taupin |
| Description : | 693 p. couv. ill. 24 cm |
| Collection : | |
| Notes : | Bibliogr. p. 659-683. Index |
| Autres auteurs : | Alfred GROSSER [préfacier] - Marc NICHANIAN [traducteur] - |
| Sujets : | Question armenienne * Europe -- Relations -- Turquie -- 1870-1914 * Turquie -- Relations -- Europe -- 1870-1914 * Armeniens Massacres des 1915-1923 * Genocide * Intervention droit international * |
| ISBN : | 9782234045484 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 27,44 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Démontre le lien de causalité qui existe entre les massacres turcs de 1915 et les massacres allemands à partir de la présence, parmi les concepteurs et les exécutants du génocide hitlérien, d'Allemands qui avaient été témoins et complices de la tentative d'extermination des Arméniens. |
Livre numéro 180
 |   | Autopsie du génocide arménien |
| Titre : | Autopsie du génocide arménien / auteur(s) : Vahakn N. DADRIAN - trad. de l'anglais par Marc et Mikael Nichanian |
| Editeur : | Complexe |
| Année : | 1995 |
| Imprimeur/Fabricant : | Impr. en Belgique |
| Description : | 266 p. couv. ill. en coul. 18 cm |
| Collection : | Historiques : 92 |
| Notes : | Publ. initialement dans le "Yale journal of international law", vol. 14, n 2, 1989 Bibliogr. p. 245-266 |
| Autres auteurs : | Marc NICHANIAN [traducteur] - |
| Sujets : | Armeniens Massacres des 1915-1923 * Armenie -- Histoire -- 1901-.... |
| ISBN : | 9782870275702 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 10,50 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Pendant quatre-vingts ans, les Arméniens ont eu leur mémoire pour seule preuve de leur histoire. Cette situation a commencé à changer à partir des années 70, où des travaux historiques importants ont vu le jour, tels ceux de Dadrian qui a mené un travail répondant entièrement à l'exigence d'une conscience historique moderne, analysant en particulier les procès de 1919 |
Livre numéro 579
 |   | Le Bois de Vincennes |
| Titre : | Le Bois de Vincennes / auteur(s) : Nicolas SARAFIAN - trad. de l'armenien par Anahide Drezian ; presentation de Marc Nichanian |
| Editeur : | Parenthèses |
| Année : | 1993 |
| Imprimeur/Fabricant : | 58-Clamecy : Impr. Laballery |
| Description : | 92 p. 24 cm |
| Collection : | Collection Armenies ISSN = 0248-5877 |
| Notes : | |
| Autres auteurs : | Marc NICHANIAN [préfacier] - |
| Sujets : | |
| ISBN : | 2863640739 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 11,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Un nouveau Bois de Vincennes, par Antoine Spire Quand vous aurez lu le livre de Nicolas Sarafian, le Bois de Vincennes, vous ne pourrez plus jamais vous promener innocemment dans ce qui constitue l'un des deux poumons forestiers de la capitale. Ce Bois de Vincennes-là s'étend de la Marne au Don et même plus bas, couvrant aussi une grande partie de la mer Noire. Il atteint parfois le ciel et passe par delà les nostalgies et les souvenirs d'un écrivain arménien dont le talent poétique est considérable. En quelques pages de préface, Marc Nichanian nous rappelle l'histoire de Sarafian qui perdit ses parents au cours de génocides entre 1915 et 1917 et fut jeté avec son frère sur les routes de la Bessarabie, de la Crimée avant de rejoindre Istanbul à travers les champs de bataille de la Russie en guerre. Exilé à Paris à 20 ans, Sarafian deviendra ouvrier typographe en gardant, autour de la revue "Menk" avant la guerre, puis au quotidien "Haratch", une activité littéraire qui servira de substrat à une oeuvre poétique de premier plan si l'on en juge déjà par ce petit livre dense et fort. Avec Sarafian, le Bois de Vincennes prend soudain la grandeur d'une montagne dans les nuées. Un Ararat qui le regarde. A travers les nuages qui s'enfuient, déchiquetés, le poète découvre le sens de ses agitations d'enfant ivre de la mer. Le bruissement des arbres est comme un murmure de terreur et devient tout à coup un champ de crimes, un monde englouti où le soleil rayonne rouge : "De temps en temps, une charrette pleine de branches s'éloigne lentement comme celle qui, remplie de cadavres nus et mouillés et les yeux ouverts, remontait de la gare de Rostov un jour de bataille." C'est là qu'il a vu le progrès se diriger vers la trahison perfide, à recuIons et à pas lents. Diabolique. Les arbres dans l'orage qui le surprend deviennent le peuple arménien qu'on a massacré et qu'on exile. Régulièrement, l'oreille se tend à l'angoisse qui flotte. Sarafian a même aperçu des blindés qui venaient du fond du bois en abattant, en écrasant, en déchirant les arbres comme si ceux de la libération de Paris ne faisaient que renvoyer aux affres du génocide de 1915. Pourtant, il y a aussi l'intimité des arbres, l'émotion vague de l'espérance et cet instant béni de béatitude entre le sommeil et le réveil. "Comme le ciel, on dirait que tout mon corps se découvre, devient transparent aux choses et aux êtres." Et un espace infini et voluptueux de s'ouvrir un instant. La lumière sous ses paupières mi-closes prend la couleur des fleurs d'amandiers et le Bois de Vincennes le transporte alors jusqu'à l'extrême extase. Ce moment magique qui clôt le livre reste en suspens tant le doute a pénétré la conscience du lecteur. Le doute, l'oeil de notre sagesse, est un étrange soleil noir. C'est le trouble psychique à l'intérieur duquel se réalise la purification et la cristallisation de l'être. Il force la personne lorsque par lui toutes les apparences deviennent transparentes, et Sarafian de bannir la confiance, "mot particulier aux âmes fatiguées". L'exilé apprend donc à douter de tout. Il a nourri des doutes envers les leçons apprises, se demander si le train en partance allait démarrer, s'il avait bien fermé sa porte à clé, si le métro qui se dirigeait vers la Porte Maillot n'allait pas le conduire Porte de Champerret et si les parois du tunnel n'allaient pas se rejoindre en emprisonnant le train aux tréfonds de la terre. Et nous lecteurs de douter du fidèle espoir qu'il reste vivant à la fin du livre comme si l'arc en ciel aperçu après l'orage n'était qu'une vision des sept péchés capitaux et non la fleur immense d'un disque de coloris cristallins. Tous les bonheurs sont des malheurs déguisés, nous glisse-t-il et "le pont du sceptique", emprunté après une tournée au champ de courses et quelques pas en face d'une petite cascade turbulente et superbe, devient une arche sombre qui ne débouche sur rien. Tout ce pessimisme a pour source la prétendue faute de celui qui est né en diaspora entre le déclin de la religion et l'aube de la science. Né au sein de plusieurs langues dont aucune n'apparaît comme la sienne, nous dit-il, Sarafian souffre de l'exil et serait si heureux "d'être avec les pauvres de sa ville natale, de revoir un instant les instituteurs simplets, les prêtres, les acteurs, les révolutionnaires". Parce qu'il se souvient toujours de l'oiseau qui battait les roches de ses ailes géantes et s'élevait parfois jusqu'où l'air se raréfie. Et revoilà l'Ararat planté désormais au coeur du Bois de Vincennes ! Un grand livre. Les nouvelles d'Arménie - numéro 3 - septembre 1993 |
Livre numéro 514
 |   | Ages et usages de la langue arménienne |
| Titre : | Ages et usages de la langue arménienne / auteur(s) : Marc NICHANIAN - |
| Editeur : | Entente |
| Année : | 1989 |
| Imprimeur/Fabricant : | 53-Mayenne : Impr. Floch |
| Description : | 431 p. carte 20 cm |
| Collection : | Langues en peril ISSN = 0985-956X |
| Notes : | Bibliogr. p. 427-429 |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | Armenien langue -- Histoire * Armenien langue moderne -- Aspect social |
| ISBN : | 9782726600894 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 27,52 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :L'arménien, définitivement constitué entre le Vie et le Ille siècle av. J.C.. devient langue écrite et langue littéraire au Ve siècle après J.C. On dispose de quinze siècles de témoignages écrits pour retracer l'histoire de cette langue à travers ses moments importants, arménien classique au Ve siècle, arménien moyen, langue du royaume de Cilicie, au Xlle siècle, arménien moderne, instauré comme langue littéraire avec ses deux variétés, orientale et occidentale, au milieu du XlXe siècle. Que se passe-t-il lorsqu'une langue devient langue littéraire? Marc Nichanian décrit et analyse l'histoire de la langue et tente de cerner ces périodes de ruptures et la conscience que les locuteurs ont de ces ruptures. A l'histoire de la langue se superpose donc celle des conceptions et des réceptions de la langue. "Une histoire de l'arménien, lecture attachante et de bonne tenue ; le linguiste ne manquera pas d'être attiré par une telle étude." Centre national de Documentation pédagogique
Autre commentaire C'est à une entreprise immense que s'est attelé Marc Nichanian; celle de traiter en un volume l'histoire de la langue arménienne qui s'étend tout de même sur deux millénaires et demi, si l'on admet ce que certains savants estiment comme probable que la langue arménienne a été apportée entre le Xe et le Vle siècle av. JC dans ce pays que l'on nomme communément l'Arménie occidentale.
L'ouvrage est divisé en deux parties. La première abordant et situant la place de l'arménien parmi les langues indo-européennes, la création de l'alphabet par le lettré Mesrop Machtotz, l'école héllénisante des VIe et Vlle siècles, l'époque des rois Bagratides et enfin l'époque cilicienne. La deuxième partie de l'ouvrage concerne la période moderne à partir du XVIe siècle et l'instauration au début du XIXe siècle de l'arménien littéraire moderne, période qui coïncide avec le réveil de la conscience nationale arménienne, réveil d'ailleurs qui a pu être possible grâce à l'action des pères Mekhitaristes. Mais au-delà de la description chronologique des diverses étapes de la formation de la langue, des ruptures, des transformations de la syntaxe et des mots, l'auteur s'implique et nous explique le processus récursif dans l'instauration de la langue, et l'histoire de cette langue à travers l'histoire de la nation. Ainsi, la langue arménienne a subi par trois fois un processus de 'littérarisation", qui est un mouvement complexe par lequel une langue non seulement accède à l'écrit, mais devient langue littéraire par la diffusion et 'l'uniformisation". Une première fois au Ve siècle lors de la création des caractères arméniens, une deuxième fois au Xlle siècle dans le royaume arménien de Cilicie lorsque la langue est devenue langue écrite, et une troisième fois au milieu du XIXe siècle. Le propos central de son livre et le fil conducteur de son analyse est d'examiner à travers ces trois moments les conditions dans lesquelles cette langue se littérarise et les raisons de ce phénomène. II s'agit donc de l'histoire des conceptions de la langue au cours des âges et de l'usage de cette langue par le peuple. Si Marc Nichanian dans le labyrinthe des termes qui désignent les variantes de la langue, (vulgaire, littéraire, vernaculaire, langue civile, dialectes, parlers populaires, langue standard, langue véhiculaire, arménien classique, moderne, moyen...) pose le problème du péril de langue, il minimise ce péril dans une intellectualité détachée (toutes les langues, comme toutes les civilisations sont faites pour mourir). On pourrait aussi bien retourner le propos et indiquer qu'elles sont aussi faites pour vivre. II explique que ce vécu est perçu de façon différente dans la diaspora occidentale et la diaspora du Moyen-Orient, ou même du Karabagh. Paradoxalement, la littérature arménienne de la diaspora n'a pas suivi le même chemin que la transmission de la langue et de la tradition. La littérature de la Diaspora a trouvé son accomplissement à Paris et non à Beyrouth, avec la génération qui a créé la revue Menk et qui a constitué une sorte de réponse et de continuation par rapport à la revue Mehian, dont le projet était de transformer la langue littéraire arménienne occidentale en y intégrant le grabar et les dialectes. Vorpouni, Chahnour, Nartouni, Chouchanian, Béchiktachlian etc... ont effectué dans l'exil le transport de leur langue en Occident. Ces écrivains de Paris ne construisaient pas un avenir, ils tentaient d'affronter la crise, au-delà de la catastrophe, contraints de vivre une réalité double, à la "recherche d'un nous impossible. 'Notre patrie nous a échappé, elle a glissé sous nos pieds, nous projettant à la mer. Mais c'est la meilleure occasion pour nous apprendre à nager', écrivait Sarafian en 1929. Dikran Tchertchian, Mensuel France-Arménie, 1989 |
Livre numéro 1169
 |   | Nuages et sable dans ma paume, Poèmes |
| Titre : | Nuages et sable dans ma paume, Poèmes / auteur(s) : Zareh KHRAKHOUNI - Traduit de l’arménien et postfacé par Marc NICHANIAN |
| Editeur : | Paris : Éd. Saint-Germain-des-Prés |
| Année : | 1988 |
| Imprimeur/Fabricant : | 30-Nîmes : Impr. du Castellum |
| Description : | 74 p. ; 21 cm |
| Collection : | Poésie sans frontières |
| Notes : | Extr. de divers recueils de l'auteur ; réalisé avec le parrainage le l’association QATRA |
| Autres auteurs : | Marc NICHANIAN [traducteur] - |
| Sujets : | Poèmes |
| ISBN : | 2243031345 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 80,00 FRF |
| Achat possible sur : | |
Commentaire :Khrakhouni est aussi, à sa manière, un peintre de tableaux historiques instantanés, qui correspondent à des moments de « contact » réel ou fantasmé entre l'Arménie et l'Occident, en particulier la France. Dans divers morceaux, Khrakhouni visiblement s'amuse. Il s'amuse à recréer des situations avec le « langage d'époque ». Il s'amuse à imaginer ce qu'a été ou ce qu'aurait pu être par exemple l'histoire ; il s'amuse à recomposer un certain langage et à transposer le français ou le grec en arménien. Cette veine sournoisement ironique n'est certes pas absente de l'ensemble de son œuvre, et s'exprime parfois à l'état pur. Elle est toujours mêlée de tendresse, de détachement à l'égard des éléments de la vie quotidienne, d'ironie et d'amertume envers la vie et envers soi-même. Elle est sournoise non seulement parce qu'elle- se moque sans le dire, mais aussi parce qu'elle observe. Elle observe même, et d'autant mieux, dans l'amertume et le détachement de soi-même. La tendresse, l'ironie « sournoise » et l'amertume sont ainsi mêlées dans l'un des plus beaux poèmes, déjà signalé plus haut, « Séance ». On y voit l'imperceptible retrait du poète ironiste en société. L'ironie, c'est sans doute ce qui permet de supporter la mort, l'idée de la catastrophe. Mais c'est aussi ce qui confère à toutes choses la légèreté et le tremblement avec lesquels elles apparaissent ici. Je serais tenté de dire que le langage poétique, chez Khrakhouni, commence avec l'ironie. Extrait de la préface de Marc Nichanian |
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