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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Sévane GARIBIAN

L'auteur

Sévane GARIBIAN --- Cliquer pour agrandir
Née à Genève, a grandi au Caire.

Titulaire d'une maîtrise en droit (Université de Genève) et de deux DEA ("Droit pénal et politique criminelle en Europe", Université Paris I, et "Théorie générale et philosophie du Droit", Université Paris X), Sévane Garibian est la première lauréate d'une bourse d'étude doctorale de l'International Institute for Genocide and Human Rights Studies (Toronto, 2005-2007). Elle obtient le grade de docteure en droit des Universités de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (Paris X) et de Genève en décembre 2007. En février 2009, elle est qualifiée en France aux fonctions de maître de conférences par le Conseil National des Universités. En février 2011, elle obtient la distinction « Boursière d'Excellence UNIGE 2011 » (Université de Genève).
Elle a enseigné en France en qualité d'allocataire de recherche-monitrice (1998-2002) puis d'attachée temporaire à l'enseignement et à la recherche (2002-2004) en droit international public, droit constitutionnel, droit pénal spécial, introduction au droit public et introduction à la science politique (Université Paris X et Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Elle est actuellement chargée d'enseignement (lecturer) en philosophie du droit à l'Université de Neuchâtel (depuis 2008) et maître-assistante (assistant professor) "Boursière d'Excellence" à l'Université de Genève (depuis 2011).
Spécialiste de droit pénal international, ainsi que de théorie et philosophie du droit, ses travaux portent principalement sur le sens, le rôle et les formes du droit face à la criminalité d'Etat. Chercheuse associée au Centre de Théorie et Analyse du Droit (Paris X / CNRS), elle est en outre chercheuse invitée (visiting scholar) à l'Université de Buenos Aires et à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone. Elle mène depuis 2008 une recherche post-doctorale, financée par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, sur le traitement juridique national du passé dictatorial en Argentine et en Espagne. Elle participe parallèlement à une recherche collective en cours sur le thème « Politiques et initiatives mémorielles et pratiques artistiques. La vie des disparus dans l'espace public », à la Haute Ecole d'Art et de Design (HEAD, Genève).
Sévane Garibian est l’auteure de nombreux articles scientifiques et contributions à des ouvrages collectifs en langues française, anglaise et espagnole. En décembre 2009, elle publie son premier ouvrage (version abrégée de la thèse de Doctorat), « Le crime contre l’humanité au regard des principes fondateurs de l’Etat moderne. Naissance et consécration d’un concept », aux éditions Schulthess-LGDG-Bruylant (Genève-Paris-Bruxelles). En décembre 2010 paraît « Normas, valores, poderes. Ensayos sobre Positivismo y Derecho internacional » (co-auteur Alberto Puppo), aux éditions Fontamara (México).

Dernière mise à jour : mars 2011


Actualisation et informations complémentaires sur le site de l'auteure

Site web de l'auteur : www3.unine.ch/members/sevane.garibian

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Livre numéro 1818
Sévane GARIBIAN --- Cliquer pour agrandir Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 15 - Décembre 2012, Légiférer sur la contestation des génocides : débats et enjeux
 
Titre : Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 15 - Décembre 2012, Légiférer sur la contestation des génocides : débats et enjeux / auteur(s) : Revue arménienne des questions contemporaines -
Editeur : Union Générale Arménienne de Bienfaisance
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : Chirat, 42540 Saint-Just-la-Pendue
Description : 14,5 x 22 cm, 109 pages
Collection : ISSN : 1769-8316
Notes :
Autres auteurs : Sévane GARIBIAN [contribution] - Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Michel MARIAN [contribution] - Boris ADJEMIAN [contribution] -
Sujets : Génocides -- Génocide arménien -- Lois mémorielles
ISBN :
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix : 20,00 euros

Commentaire :

SOMMAIRE
AVANT-PROPOS p. 5

Première partie
LE DÉBAT DES HISTORIENS
• BORIS ADJEMIAN, Le débat inachevé des historiens français sur les « lois mémorielles » et la pénalisation du négationnisme : retour sur une décennie de controverse p. 9
• GÉRARD NOIRIEL, De l'histoire-mémoire aux « lois mémorielles ».
Note sur les usages publics de l'histoire en France p. 35

Deuxième partie
LE DÉBAT DES JURISTES
• SAVANE GARIBIAN, Droit, histoire, mémoire. Le négationnisme : exercice d'une liberté ou violation d'un droit ? p. 53
• SAVANE GARIBIAN, De l'impunité p. 67

Troisième partie
ENJEUX
• RAYMOND H. KÉVORKIAN, Enjeux politiques et répercussions internationales d'une loi pénalisant le déni de génocide p. 75
• JEAN-PIERRE CHRÉTIEN, Le droit à la recherche sur les génocides et sur les négationnismes p. 87

Quatrième partie
DIALOGUE
AHMET INSEL & MICHEL MARIAN, Le dialogue après la proposition de loi p. 97
COMPTE RENDU
• p. FIROUZEH NAHAVANDI (sous la direction de), Turquie, le déploiement stratégique, Bruxelles, 2012 (Julien Zarifian) p. 107


« Légiférer sur la contestation des génocides », tel est le thème du dernier dossier de la Revue arménienne des questions contemporaines.
« En France, il ne revient pas au Parlement de légiférer sur l'histoire », écrivait l'association Liberté pour l'Histoire, satisfaite au lendemain de la décision du conseil constitutionnel censurant la loi déposée par la députée Valérie Boyer. Boris Adjémian, docteur en histoire, rappelle les nombreuses critiques formulées contre cette loi, notamment celle la qualifiant de loi mémorielle. Mais les historiens n'ont pas été aussi unanimes sur cette question. Selon Gérard Noriel, « Si tous les historiens respectaient les principes de l'histoire-problème tels que Marc Bloch et Lucien Febvre l'ont définie, ils ne risqueraient guère d'être incriminés par les lois mémorielles. » À travers, deux articles, Sévane Garibian mène quant à elle une réflexion sur les rapports entre le droit, l'histoire et la mémoire à travers une dénonciation des lois mémorielles.
« Si la négation est un défi à l'histoire, elle est manifestement aussi un défi au droit », conclut la juriste. Dans un tour d'horizon sur les dimensions politiques et géopolitiques attachées à la loi de pénalisation, Raymond H. Kévorkian évoque les enjeux politiques et les répercussions internationales d'une loi pénalisant le déni de génocide. Selon l'historien, Jean-Pierre Chrétien, la liberté doit être invoquée non seulement contre les tentations abusives de légiférer mais aussi contre les manœuvres judiciaires des partisans du négationnisme. Enfin, l'économiste Ahmet Insel et le philosophe Michel Marian reprennent leur dialogue sur le tabou arménien commencé par l'ouvrage éponyme paru en 2009, après les débats soulevés en France et en Turquie par la loi Boyer.

Sans nom d’auteur, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 196, Mai 2013


Livre numéro 1502
Sévane GARIBIAN --- Cliquer pour agrandir Le crime contre l’humanité au regard des principes fondateurs de l’Etat moderne
 
Titre : Le crime contre l’humanité au regard des principes fondateurs de l’Etat moderne / auteur(s) : Sévane GARIBIAN - Naissance et consécration d’un concept
Editeur : Bruxelles : Bruylant ; Paris : LGDJ ; Genève : Schulthess
Année : 2009
Imprimeur/Fabricant : impr. en Suisse
Description : 1 vol. (XXI-578 p.) ; 15,50 x22,50 cm
Collection : Collection genevoise - Faculté de droit de Genève
Notes : Bibliogr. p. 457-535. Glossaire. Notes bibliogr. Index ; Michel Trpper, Prof. émérite à l'Univ. Paris-Ouest-Nanterre-La Défense [Préfacier] ; Robert Roth, Prof. à l'Univ. de Genève [Préfacier]
Autres auteurs :
Sujets : Crimes contre l'humanité, Droit international
ISBN : 9783725559602
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 79,00 euros

Commentaire :

Texte remanié de la Thèse de doctorat soutenue en 2007 à Paris-X-Nanterre (Num. national de thèse : 2007PA100103)

Le concept de crime contre l’humanité est à la fois simple – il renvoie à des actions qui révoltent la conscience – et complexe – sa signification est empreinte d’inconstance. De nombreux travaux scientifiques témoignent de cette ambivalence, au travers de l’étude de la notion de crime contre l’humanité et de son régime juridique. Des travaux dont l’apport majeur est de répondre au « comment ».

Sévane Garibian propose quant à elle de répondre au « pourquoi », et de reconstruire l’histoire du concept à partir des sources primaires et de l’abondante doctrine préexistante en adoptant un nouvel angle de vue. Cette approche inédite exige de rendre visibles les facteurs juridiques commandant l’évolution du concept.

Pour ce faire, l’auteure s’appuie aussi sur les écrits dédiés plus généralement aux questions classiques et incontournables soulevées par l’internationalisation du droit pénal et l’émergence d’un ordre pénal international, indissociable de celle du concept, et d’une actualité sans cesse renouvelée.


Livre numéro 1501
  Le crime contre l’humanité au regard des principes fondateurs de l’Etat moderne
   
Titre : Le crime contre l’humanité au regard des principes fondateurs de l’Etat moderne / auteur(s) : Sévane GARIBIAN - Naissance et consécration d’un concept. Sous la co-direction de Robert Roth et Michel Troper]
Editeur :
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant :
Description : 1 vol. (867 p.) ; 30 cm
Collection :
Notes : Bibliogr. p. 727-837. Index. Thèse soutenue en co-tutelle, Num. national de thèse : 2007PA100103,
Autres auteurs :
Sujets : Crimes contre l'humanité -- Thèses et écrits académiques
ISBN :
Prix :

Commentaire :

Université de Paris-Nanterre, Université de Genève.

Le devenir du concept de crime contre l’humanité reflète les efforts des acteurs juridiques pour sortir d’une impasse, par diverses tentatives de conciliation entre concepts porteurs d’exigences a priori inconciliables : la condamnation pénale d’actes relevant d’une criminalité d’Etat indépendante d’un conflit armé international, dont l’impunité serait inacceptable du point de vue moral, se heurte en effet au respect des principes fondateurs de l’Etat moderne, dont la violation remettrait irrémédiablement en cause l’indépendance et la puissance étatique exprimée, tout particulièrement, à travers le monopole du droit de punir. Le plein épanouissement du concept de crime contre l’humanité n’est en définitive possible que par la voie du respect le plus strict des principes que sa mise en oeuvre était censée entraver. De contrainte, le respect des principes fondateurs de l’Etat moderne devient justification : le basculement que l’on voit s’opérer témoigne, au passage, d’un nouveau regard porté sur l’Etat.


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