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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Hervé GEORGELIN

L'auteur

Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir
Docteur en histoire et civilisation de l'EHESS, ancien chercheur Jean Monet à l'Institut européen de Florence, est actuellement (2005) membre scientifique de l'école française d'Athènes. Il a publié de nombreux articles sur la fin de l'Empire ottoman.
Enseignant à l'Université de Montpellier III.
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Livre numéro 2145
Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir La traînée
 
Titre : La traînée / auteur(s) : Zaven BIBERIAN -
Editeur : MetisPresses
Année : 2015
Imprimeur/Fabricant :
Description : 14 x 21 cm, 264 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Le métier à tisser
Notes : "La traînée" a bénéficié du soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian et du Centre national du Livre.
Autres auteurs : Hervé GEORGELIN [traducteur] -
Sujets : Turquie -- Istanbul (Turquie ) -- 20e siècle
ISBN : 9782940563029
Prix : 18,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Gulgune, la jolie fille adoptive d’Osman bey a vingt ans. Elle vit à Moda sur la rive asiatique d’Istanbul. Elle a envie de vivre, d’aller au cinéma, d’être regardée, d’être aimée, de devenir quelqu’un et d’être heureuse. D’atteindre enfin à l’existence rêvée, celle qu’étalent les magazines de mode, le cinéma, la publicité. L’Amérique ne semble pas si lointaine…

Tout autour d’elle, dans son quartier d’Istanbul où voisinent Turcs, Arméniens et juifs, sa beauté provoquante ne passe plus inaperçue. Excitant désirs, mépris ou jalousie, Gulgune est remise à l’ordre par sa « famille ». Qu’a-t-elle le droit d’espérer ? Qu’a-t-elle le droit de vivre ? N’est-elle vraiment qu’une petite bonniche ? Une traînée ?


Livre numéro 1823
Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir Sur la route de l'exil
 
Titre : Sur la route de l'exil / auteur(s) : Aram ANDONIAN - traduit de l’arménien par Hervé Georgelin
Editeur : MetisPresses
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant :
Description :
Collection :
Notes : Image de couverture : Anna Barseghian et Stefan Kristensen
Autres auteurs : Janine ALTOUNIAN [postfacier] - Hervé GEORGELIN [traducteur] -
Sujets : Génocide arménien -- Récits personnels
ISBN : 9782940406678
Prix : 18,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Sur la route de l’exil est le récit d’un survivant qui n’aurait pas dû survivre. Andonian nous emmène au sein de ce groupe d’enseignants, d’artistes, de journalistes, de commerçants, d’hommes politiques qui constituait la tête pensante et agissante de la communauté arménienne d’Istanbul. D’abord incrédule quant aux véritables motivations du gouvernement jeune turc, cette élite sera finalement éliminée en Anatolie centrale. Tout en dépeignant une culture en sursis à travers ses personnages les plus notables, ce texte évoque les premiers moments du processus d’ané-antissement, au cours desquels les mensonges des bourreaux masquaient encore la possibilité du pire.

Article de Bérénice Delaye Aubozian, France-Arménie, numéro 396, Avril 2013

Dans sa postface, Janine Altounian rappelle que "pour recueillir et transmettre ce qui reste d'une culture détruite, il faut la traduire, c'est-à-dire l'inscrire dans la vie hic et nunc dont nous bénéficions au pays d'accueil de nos parents". C'est toute la réalisation de ce livre, faire vivre heure après heure, dès le 24 Avril 1915 au soir, la rafle d'Aram Andonian, journaliste, et de ses amis arméniens, perses, russes, bulgares et autrichiens, intellectuels, religieux, artistes, tous originaires d'Istanbul, jusqu'à leur déportation à Aïache et Tchangueureu en bateau à vapeur, en train, en charrette ou à pied. Nous respirons avec eux et leur exil devient le nôtre. Nous plongeons au cœur d'un récit plein de distanciation, qui mêle les scènes cocasses aux situations les plus tragiques : quand les Turcs "commencèrent à lire les listes pour vérifier la présence des gens répertoriés, [ce] fut la source d'une véritable partie de rire, tant ils prononçaient le nom de chacun de nous en le déformant de façon burlesque". L'écriture d'Aram Adonian est à la fois emplie de discernement et d'humanité : "Si l'ensemble des Arméniens tendit le cou au couteau, si on put arrêter tant de personnes à Bolis en une seule nuit, la raison n'en est pas tant la rouerie des Turcs que cette sorte d'insouciance qui revint pratiquement à un suicide".
L'entraide et la solidarité qui caractérisaient tous ces intellectuels dans les moments les plus difficiles, comme le début du dérangement mental du père Gomidas, nous rend le récit encore plus proche et fait nôtre cette phrase qui clôt cette bouleversante autobiographie : "Le désir de vengeance brûle dans nos cœurs comme il brûle dans le coeur de tous ceux qui passèrent au travers de ces horreurs". C'est le monde perdu d'une civilisation assassinée que nous redécouvrons avec nostalgie et effroi à travers le récit de ce rescapé du Génocide.

Bérénice Delaye Aubozian, France-Arménie, numéro 396, Avril 2013


Livre numéro 1793
Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir Le crépuscule des fourmis
Titre : Le crépuscule des fourmis / auteur(s) : Zaven BIBERIAN - traduction de l'arménien occidental et préface d'Hervé Georgelin
Editeur : MetisPresses
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : L.E.G.O. S.p.a. à Lavis (TN, Italie)
Description : 14 x 20 cm, 464 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Le métier à tisser
Notes : Première traduction en français, Lexique
Autres auteurs : Hervé GEORGELIN [traducteur] -
Sujets : Arméniens -- Turquie -- Istanbul (Turquie ) -- 20e siècle
ISBN : 9782940406418
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 24,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

De l'éditeur
Le roman de Zavèn Bibérian est un hapax dans la littérature arménienne occidentale. Il s'agit d'un roman inscrit dans la réalité turque, mais aussi dans l'individualisme désabusé et désorienté d'une génération qui doit supporter un présent qui voit s'effriter des valeurs « arméniennes », généralement portées aux nues et déclarées essentielles, mais aussi porter un passé, celui du génocide, qui ne lui parle pas.
Le roman de Bibérian nous emmène dans une Istanbul des années 1940-50 qui a conservé une structure de population issue de l'expérience impériale de par la diversité de ses groupes religieux et linguistiques hérités de la Constantinople ottomane. C'est dans ce cadre qu'il campe les tribulations de son héros si peu héroïque, Bared, jeune arménien. De retour du service militaire, durant la Seconde Guerre mondiale, Bared retrouve après plusieurs années d'absence sa ville et les membres de sa famille, qui, en raison des restrictions, se retrouve dans une quasi misère. Plus rien ne lui évoque alors le temps heureux de son enfance ou les promesses de sa première jeunesse. Commence alors le dur apprentissage de la vie adulte, qui voit l'une après l'autre les valeurs qui avaient fondé sa vie se désagréger comme autant d'illusions dans une nausée existentielle égarante.
Balançant entre le collectif et l'individuel, ce roman arménien montre une grande synchronie réflexive avec la vie culturelle occidentale, dont Bibérian était proche par son éducation en partie française. L'anti-héros, parfois sympathique, propose un contre-discours nationaliste arménien dont un lecteur, intéressé par le Proche-Orient, ne peut que s'étonner et se réjouir.

C'est une histoire sans histoire, c'est-à-dire celle d'un destin ordinaire dans l'Istanbul de l'après-guerre. Autant dire que le personnage, Barèd, jeune Arménien des années 1950 démobilisé d'une armée turque faite pour marquer sa différence, n'est ni un héros ni un antihéros (car l'anti-héroïsme suppose un héroïsme potentiel). Il est simplement l'interrogation de celui qui devient étranger à une société qui n'a plus de réponse à lui proposer, sauf celle de son oncle Souren. « Tu n'es pas un homme fait pour ce pays, oghloum. On te dit: Tu n'es pas un homme fait pour ce pays... Qui est-ce qui reste encore ici? Nous aussi nous sommes coupables, qu'est-ce que nous faisons dans un endroit où l'on ne veut pas de nous? » Paroles aux troublantes résonances si l'on se souvient de Hrant Dink, comme si son sort était déjà inscrit dans ce texte édité trente-sept ans avant sa mort et si entre l'Istanbul d'Erdogan et celle de Suleiman Demirel, le nom d'Arménien supposait identiquement l'acceptation de l'exclusion ou la mort.
Désagrégation des repères
A l'heure où la question ethnique s'impose dans la Turquie moderne au point de vouloir déborder ses frontières, la publication par les éditions MétisPresses du Crépuscule des Fourmis de Zaven Bibérian rappelle que la désagrégation des structures multiethniques qui ont fait l'histoire d'un pays entraine immanquablement la désagrégation des repères individuels et des vies qui lui ont donné existence. Elle rappelle encore qu'en faisant des hommes des sous-hommes, le refus de la diversité fait de l'Histoire une sous-Histoire. Sous l'apparence de l'itinéraire sans but d'un Arménien stambouliote qui traine son mal de vivre dans une communauté sans espoir, Le Crépuscule des Fourmis est la métaphore d'une société en décomposition qui cherche son salut dans la grisaille de l'uniformité où le manger, le boire et l'aimer sont dictés à tous à l'identique sans savoir que la marche réglée de la société par des lois uniques est la fin même de la société de la raison pour être le début d'une société sans âme. «Ils commencent à abimer les enfants dès l'école, enseigne l'oncle Souren. Ils donnent la fourmi en exemple à imiter. Ils s'efforcent de changer les êtres humains en fourmis. Ils y réussissent même. »
Préfiguration de Neiges d'Orhan Pamuk
Par son écriture longue, précise et interminable (462 pages écrites serrées), par la multiplication des rencontres et de ses visages où la peur suinte de l'ennui, le roman de Zaven Bibérian apparait comme la préfiguration de Neiges d'Orhan Pamuk, avec le même avertissement pour le monde en devenir et la même fin pour les héros qui refusent l'exil. L'Istanbul des années cinquante n'est que le prélude au Kars des années 2000. Au fond, à un demi-siècle de distance, Bibérian et Pamuk ont peut-être délivré le même message, comme si, en Turquie, le temps était aboli: «Au moment où elles se retiraient du monde, toutes les lumières rougeâtres en suspens sur le ciel noir s'éteignaient une à une. Des buchers s'élevaient à leur place. Et les buchers aussi s'immergeaient dans l'obscurité. »

René Dzagoyan, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 190, novembre 2012


Philippe Pilibossian a réalisé une présentation de cet ouvrage, paru en 2007 dans sa version originale arménienne aux Editions Aras ; ce texte a été publié dans le Bulletin de l'ACAM numéro 70, page 9.

Philippe : Lien direct vers la page du bulletin


Livre numéro 1236
Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir En ces sombres jours
Titre : En ces sombres jours / auteur(s) : Aram ANDONIAN - Traduction française et introduction par Hervé Georgelin
Editeur : MetisPresses
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant :
Description : 17x24 cm, 144 pages
Collection :
Notes :
Autres auteurs : Hervé GEORGELIN [préfacier] -
Sujets :
ISBN : 9782940357079
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 15 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Disponible au prix de CHF 25 (EUR 15), sur commande en envoyant un e-mail à information@metispresses.ch


Aram Andonian, figure de l’élite arménienne ottomane, puis de l’exil postcatastrophique, livre en 1919 "En ces sombres jours", un volume inclassable, publié à Boston, par lequel il fait entrer la destruction de son peuple dans la littérature. Six récits subversifs, au lien thématique fort, rendent compte de l’anéantissement du monde arménien ottoman et entraînent le lecteur dans l’intimité du peuple assassiné.


Livre numéro 1072
Hervé GEORGELIN --- Cliquer pour agrandir La Fin de Smyrne, Du cosmopolitisme aux nationalismes
Titre : La Fin de Smyrne, Du cosmopolitisme aux nationalismes / auteur(s) : Hervé GEORGELIN -
Editeur : CNRS Éditions
Année : 2005
Imprimeur/Fabricant : Barnéoud à Bonchamp-les-Laval (53960)
Description : 17 x 24 - 254 p - 6 cartes, 20 photos noir et balnc
Collection : CNRS Histoire
Notes : Références bibliographiques 231-250
Autres auteurs :
Sujets :
ISBN : 9782271063007
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 30,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Cité prospère entre 1870 et 1914, Smyrne (Izmir, Turquie) devait connaître des événements dramatiques : prise de la ville par l’armée kémaliste, puis destruction totale lors d’un incendie en septembre 1922.

À la Belle Époque, la ville rassemblait une population hétéroclite (Arméniens, juifs, Turcs...) qui atteste alors d’une « civilité » codifiée entre les différents groupes ethniques et confessionnels. C’est en effet autour des notions de « civilité » et de « cohabitation » que s’articule cet ouvrage. L’auteur en analyse l’histoire, les mécanismes, les effets, croisant les sources pour mieux comprendre la véritable dynamique de Smyrne. S’interrogeant sur la transformation aussi brutale que vertigineuse de la cité égéenne, Hervé Georgelin suscite avec force raison la réflexion sur l’espace en termes politique, social, ethnique, religieux


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