Livre numéro 1414
 |   | Arménie : de l’abîme aux constructions d’identité |
| Titre : | Arménie : de l’abîme aux constructions d’identité / auteur(s) :Sous la direction de Denis Donikian et Georges Festa |
| Editeur : | L'Harmattan |
| Année : | 2009 |
| Imprimeur/Fabricant : | 14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet numérique |
| Description : | 1 vol. (244 p.) : ill., couv. ill. ; 24 cm |
| Collection : | |
| Notes : | Notes bibliogr.. Couverture : Masque de Denis Donikian (1994) |
| Autres auteurs : | Janine ALTOUNIAN [contribution] - Annick ASSO [contribution] - Varvara BASMADJIAN [contribution] - Denis DONIKIAN [directeur] - Martine HOVANESSIAN [contribution] - Hélène PIRALIAN [contribution] - |
| Sujets : | Actes du Colloque de Cerisy-la-Salle du 22 au 29 août 2007 sous la direction de Denis Donikian et Georges Festa. |
| ISBN : | 9782296091917 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 24,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Du 22 au 29 août 2007, Cerisy-la-Salle accueillait l’Arménie à l’occasion d’un colloque intitulé : De l’abîme aux constructions d’identité. Le thème choisi portait en lui-même les éléments dramatiques d’une réflexion qui devait être nécessairement plurielle. Cependant, il s’agissait beaucoup plus d’évoquer de près ou de loin ces ondes de choc aux résonances multiples provoquées par la déflagration génocidaire de 1915 que de revenir sur la réalité historique du fait lui-même. Ainsi, le pluralisme des interventions aura-t-il permis d’opérer des ouvertures, des percées, pour ne pas dire des échappées inhabituelles vers des analyses lumineuses, des rapprochements culturels audacieux, des illustrations intimes fortes ou des abstractions esthétiques éclairantes. Il n’est donc pas interdit de dire qu’au cours de ces journées, c’était moins l’austérité de l’histoire qui était convoquée qu’une sorte de géographie mentale éclatée, à l’image non seulement de la dispersion des générations touchées par le génocide, mais surtout d’une quête de sens opérant dans toutes les directions possibles de l’esprit par des esprits impliqués dans la nécessité de dénouer le chaos du monde.
Table des matières Argument Introduction de Denis Donikian.
- I. Ecritures dans la crise
Frédéric Nevchehirlian : Dans le stade Janine Altounian : Un héritage traumatique ne se met à parler que déplacé dans le temps et l’espace culturel Anahit Dasseux Ter-Mesropian : Le Temps de la joie Annick Asso : La transmission du traumatisme génocidaire au théâtre - II. Identités de recherche
Hélène Piralian-Simonyan : En quoi consiste la reconnaissance du génocide des Arméniens ? Martine Hovanessian : Identités narratives : exil et sentiment d’appartenance. Les retours Jacqueline Starer : Martin Melkonian, une identité au carrefour d’elle-même Frédéric Gross-Quelen : Pérec la lettre déportée - III. Questions d’histoire
Grégoire Krikorian : Le Parlement européen ou l’anti-Lausanne Georges Festa : Arménie et Arméniens dans les manuels d’Histoire en classe de Première - IV. Géographies
Antoine Chaudagne : Arménie, Ethiopie, itinéraire sur une géographie imaginaire Wadad Kochen-Zebib : Revisiter Cana Georges Festa en collaboration avec Marc Koharian et Albert Khazinedjian : Les Arméniens d’Algérie avant 1962 : témoignages de familles - V. Métamorphoses
Denis Donikian : Chemin de Crète Varvara Basmadjian : Serviteurs du Palais ou artistes hors des contraintes, quelle identité pour les peintres arméniens de l’Empire ottoman ? Barbel Pfander : Le cinéma disjonctif d’Artavazd Pelechian Christine Kiffer, conteuse Raphaëlle Vierling, artiste Milo Dias : De la souffrance à la révolte
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Livre numéro 1301
 |   | Génocide, disparition, déni ; La traversée des deuils |
| Titre : | Génocide, disparition, déni ; La traversée des deuils / auteur(s) : Hélène PIRALIAN - |
| Editeur : | L'Harmattan |
| Année : | 2008 |
| Imprimeur/Fabricant : | 14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet |
| Description : | 1 vol. (238 p.) : couv. ill. en coul. ; 22 cm ; illustration de couverture Mickaël Simonyan |
| Collection : | |
| Notes : | Bibliogr. p. 229-236 |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | Génocide arménien (1915-1916) -- Génocide -- Aspect psychologique -- Traumatisme psychique |
| ISBN : | 9782296048911 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 23,00 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :Poursuivant sa réflexion entreprise dans son livre « Génocide et transmission » et toujours à partir du génocide des Arméniens l'auteur s'interroge sur le dispositif politique de la disparition et sur les effets psychiques qu'elle produit sur ceux qui sont restés en vie. Pourquoi la mise en place de la disparition des êtres, puis de leur corps, est-elle au centre du processus génocidaire, et pourquoi ces dernières années l'exhumation des charniers et l'identification des corps de ces disparus ont-elles revêtu une telle importance pour leurs proches comme pour le reste de la population ? Enfin pourquoi le déni de l'acte génocidaire fait-il toujours partie intégrante de tout génocide? Ainsi, à partir d'événements aussi éloignés dans le temps et l'espace que les génocides des Arméniens, des Juifs, des Bosniaques, des Tutsis mais aussi de la Terreur vendéenne et des massacres d'Algérie, l'auteur tentera de dégager les spécificités de ce qu'elle appelle la structure génocidaire qui leur est commune et dont le couple disparition-déni constitue le noyau. Par ailleurs, sera présente, tout au long de ce livre, une réflexion sur les liens qui unissent les tueurs aux rescapés, mais aussi les héritiers des uns aux héritiers des autres pour comprendre ce qui pourrait permettre aux uns et aux autres de devenir des endeuillés pour pouvoir ensuite être des passeurs de vie. |
Livre numéro 713
 |   | Parler les camps, Penser les génocides |
| Titre : | Parler les camps, Penser les génocides / auteur(s) :Ouvrage collectif, textes recueillis par Catherine Coquio |
| Editeur : | Albin Michel |
| Année : | 1999 |
| Imprimeur/Fabricant : | |
| Description : | 688 pages |
| Collection : | BAM IDEES |
| Notes : | pp. 184-221, article de Raymond Kevorkian |
| Autres auteurs : | Janine ALTOUNIAN [contribution] - Krikor BELEDIAN [contribution] - Catherine COQUIO [directeur] - Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Hélène PIRALIAN [contribution] - |
| Sujets : | |
| ISBN : | 9782226110930 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 24,40 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :LA DEDICACE DE L'EDITRICE DE L'OUVRAGE Genre : Ce livre est un recueil collectif consacré aux "crimes contre l'humanité", à la violence génocidaire hier et aujourd'hui et à ses effets sur la vie politique, le langage, la culture, la pensée. 33 chercheurs de diverses disciplines y ont collaboré (droit, histoire, littérature, philologie, philosophie, anthropologie des discours et des représentations, psychanalyse). Note sur la responsable du volume : Catherine Coquio est Maître de Conférences en littérature comparée à Paris IV-Sorbonne. Elle anime depuis 1995 un séminaire dans le cadre de l'Association Internationale de Recherches sur les Crimes contre l'humanité et les Génocides. Nom des auteurs : Janine Altounian, Omer Bartov, Krikor Beledian, Georges Bensoussan, Daniel Binswanger, Jean Bollack, Alain Brossat, Monique Chemillier, Catherine Coquio, Claudine Kahan, Judith Kauffmann, R. Kévorkian, Judith Klein, Muhamedin Kullashi, Charles de Lespinay, Philippe Mesnard, Claude Mouchard, Denise Mendez, Georges Molinié, Véronique Nahoum-Grappe, Hélène Piralian, Myriam Revault d'Allonnes, Sadek Sellam, Marek Sliwinski, Yves Ternon, Etienne Thévenin, Tzvetan Todorov, Enzo Traverso, François Turner, Irving Wohlfarth, Laurence Woisard. Sujet : Le livre tente de frayer, à travers le retour accéléré des pires violences politiques, et le ressassement polémique sur ces questions, un espace de parole et de pensée possible. La phénoménologie des violences y conduit à une interrogation sur l'humain. Parler et penser ici, ce serait réfléchir le langage détruit par la déshumanisation, l'altération de nos pratiques discursives, et en contrepoint la valeur possible du témoignage. Plan et résumé de l'ouvrage : - Avant-propos d'I. Wohlfarth et C. Coquio. Place le livre sous le "regard" de l' "Angelus novus" de W. Benjamin, et de "L'Ange au sourire" d'Antelme. - "Du Malentendu". Synthèse introductive de C. Coquio. Bilan des problématiques en fonction des avancées historiographiques, des débats théoriques et de l'actualité politique ; critique du ressassement polémique, dont la violence est mise en relation avec celle du déni génocidaire ; réflexion sur l'effet des conflits ou cloisonnements disciplinaires et communautaires, et sur la possibilité de les dépasser. - Un entretien inédit d'Imre Kertész (écrivain juif hongrois rescapé d'Auchwitz). I. Camps et génocides. Hier et aujourd'hui. 1) L'événement passé au présent (mise au point et bilans lexicaux et méthodologiques. Réflexions critiques sur le rapport politique/éthique, mémoire / recherche / engagement. 2) Concentration et extermination : la déportation génocidaire des Arméniens ; la famine planifiée en Ukraine ; le Cambodge mué en camp de concentration et l'élimination massive de populations ciblées ; "l'épuration ethnique" en ex-Yougoslavie et le génocide bosniaque. 3) L'Occident et ses doubles. Les traditions racistes de l'Occident chrétien et des Lumières ; le génocide rwandais ; les massacres algériens ; la question du colonialisme criminel. II. Humain, inhumain. 1). Limites de la culture, discours de la limite. La question de l'indicible considérée sur le plan linguistique, littéraire, esthétique, cinématographique. Culture et barbarie, autocritique de l'art. Le statut de la littérature de témoignage confrontée avec la modernité littéraire. La littérature de langue arménienne et certains écrivains-témoins de la Shoah : P. Rawicz, P. Celan, I. Kertész. 2) L'homme témoin de l'inhumain. Les conditions et les formes du témoignage, la recréation d'une subjectivité et d'une communication à partir d'une langue et d'une communauté détruites. La négativité radicale de l'expérience des camps (Chalamov) ; la notion d'espèce humaine ( Antelme), la zone grise et la place de l'enfance (P. Lévi). Annexe : chronologie détaillée de l'évolution du droit international en matière de crimes contre I'humanité, alternant avec une chronologie succincte des événements. Objectifs : - tenter une pensée transversale consciente des limites du "comparatisme" comme des débats focalisés sur l'unicité de la Shoah ; faire émerger des événements moins connus ; dépasser la comparaison des régimes totalitaires pour saisir la spécificité et l'actualité du crime génocidaire, son articulation avec le phénomène concentrationnaire. - faire entrer en relation l'approche "externe" et l'approche "interne" de tels événements, les recherches historiographiques et théoriques et les témoignages. Tout en respectant les singularités de chaque événement et la spécialisation des approches, dépasser les exclusives entre mémoire, politique, droit et histoire, approches "objectives" et "subjectives". - Tenter une compréhension critique du témoignage littéraire. Y montrer à l'oeuvre une critique de la culture et de l'art comme "documents de barbarie" (W.Benjamin). L'existence d'une poésie autocritique et créatrice, responsable par sa forme, réplique au verdict d'Adorno sur la poésie impossible après Auschwitz, ainsi qu'au motif de l'indicible. Par ce décentrement historiographique et culturel, on s'interroge sur ce que serait un "'héritage" humain de ces expériences d'inhumanité. Le propos sur l'inhumain s'en tient à la lecture serrée des témoignages, afin d'éviter tout universalisme abstrait, et de reconnaître la dimension linguistique au coeur du phénomène humain. Note sur la contribution finale de C. Coquio : hormis la synthèse en introduction, elle livre sous le titre "'Parler des camps, parler au camp. Hurbinek à Babel", une réflexion sur la lecture du témoignage et le statut du langage au sein de la "zone grise", l'espace de la perte des repères éthiques au camp. L'allégorie, chez P. Lévi, de l'enfant muet Hurbinek qui tenta en vain de parler au coeur de Babel, et le phénomène du jeu des enfants à Auschwitz, commenté par Eisen, sont pris comme deux modèles d'humanité résiduelle qui échappent en partie, l'un par le relais d'un écrivain témoin, l'autre par une forme inédite d'innocence active, à l'emprise du mythe destructeur d'humanité. |
Livre numéro 544
 |   | Génocide et transmission : sauver la mort, sortir du meurtre |
| Titre : | Génocide et transmission : sauver la mort, sortir du meurtre / auteur(s) : Hélène PIRALIAN - |
| Editeur : | L'Harmattan |
| Année : | 1995 |
| Imprimeur/Fabricant : | 58-Clamecy : Impr. Laballery |
| Description : | 119 p. 22 cm |
| Collection : | Sante, societes et cultures |
| Notes : | Texte francais seul Bibliogr. p. 115-118 |
| Autres auteurs : | |
| Sujets : | Armeniens Massacres des 1915-1923 * Genocide -- Aspect psychologique * Armeniens -- Identite ethnique * Deuil psychanalyse * Armeniens -- A l'etranger -- Psychologie |
| ISBN : | 9782738429711 |
| Bibliothèque : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
| Prix : | 10,70 euros |
| Achat possible sur : | Amazon |
Commentaire :A partir du génocide des Arméniens, l'auteur s'interroge: si le projet génocidaire est bien celui qui programme, au-delà du meurtre de tous les vivants d'un groupe, la destruction des fondements mêmes de la transmission, quelles sont les conséquences psychiques d'une telle mise en place pour les héritiers des survivants ? En effet, lorsque les génocidaires, par-delà le meurtre, mettent en place la déshumanisation puis la disparition des corps morts, ne tentent-ils pas de rendre toute symbolisation de la Mort, autrement dit tout deuil de ces morts impossible, contraignant ainsi leurs héritiers à offrir leurs propres corps en guise de sépultures ? Cependant la Mort, rendue de cette façon non symbolisable pour les héritiers des victimes, ne l'est-elle pas tout autant pour ceux des génocidaires qui, en ce cas, héritent à la fois d'une falsification de leur histoire et d'un charnier de morts déniés ? S'il en est bien ainsi, les héritiers des uns et des autres se trouveraient pris dans une même scène de meurtre qui les unirait et hanterait leur imaginaire comme retour toujours possible, dans le Réel, de ce meurtre génocidaire qui, toujours dénié, est resté comme en suspens de symbolisation. Des lors, peut-on encore penser que les uns puissent, sans l'appui des autres, sortir de cette emprise qui perdure depuis 1915 et dont ils sont ensemble les victimes ? |
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