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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Pierre TER-SARKISSIAN
( 1921 - 2010 )

L'auteur

 
Naissance en 1921, décès le 14 décembre 2010 à Paris (France).

Pierre Ter-Sarkissian, qui a fait une carrière de journaliste, a également beaucoup pratiqué la traduction, surtout dans le domaine américain (sa dernière fonction professionnelle fut d'être rédacteur en chef de la version française de "Sélection du Reader's Digest"). Depuis de nombreuses années, il se consacre plus particulièrement à l'arménien. Secrétaire de rédaction de la "Revue du Monde Arménien moderne et contemporain".

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Livre numéro 1851
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Chaos
 
Titre : Chaos / auteur(s) : CHIRVANZADE -
Editeur : Thaddee
Année : 2013
Imprimeur/Fabricant : Corlet Imprimeur à Condé-sur-Noireau
Description : 14 x 20 cm, 395 pages
Collection :
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets : Roman
ISBN : 9782919131099
Prix : 25,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

A la fin du XIXe siècle, à Bakou, dans l’industrieuse et prospère capitale pétrolière du Caucase, mosaïque de peuples (Tatars, Russes, Arméniens, Turcs, Persans, Grecs, Juifs, Européens...) administrée par la Russie après la défaite de la Perse, Markos Alimian, d’origine modeste mais devenu un des plus riches magnats du pétrole de son temps, meurt en laissant un testament extrêmement contraignant.
Au lieu de régler les dissensions familiales et d’instaurer un retour à un ordre régi par les lois strictes du traditionnel régime patriarcal arménien, les volontés du défunt ne vont qu’envenimer la situation. L’ainé, un homme tourmenté, idéaliste et progressiste, sur qui reposent tous les espoirs du père et toutes les responsabilités, ne pourra pleinement profiter de la fortune familiale que s’il divorce d’avec sa femme russe dont il a deux enfants, pour épouser une arménienne sous la bénédiction de l’église nationale. Ses deux autres fils devront se marier également et renoncer à leur vie de débauche. L’héritage de la fille, réduit à la portion congrue, est contesté par le gendre, un homme d’affaires peu scrupuleux.
Dans la veine des grands auteurs réalistes (Balzac, Zola, Flaubert, Hugo...), Chirvanzadé décrit fidèlement la société de Bakou dont il a connu de près la misère des couches populaires et ouvrières. Il est maitre dans l’analyse psychologique. Dans ce chaos moral, économique et social qui préfigure le XXe siècle et la Première Guerre, un des fils, le plus débauché, parvient à se transfigurer, grâce à l’amour d’une merveilleuse jeune femme.

Article

Après les rééditions de Samuel de Raffi en 2010, l'œuvre majeure de l'écrivain populaire qui retrace dans son roman historique les bases spirituelles et nationales du peuple arménien, puis du Bateau sur la montagne, de Kostan Zarian, un livre tout aussi exceptionnel qui nous fait vivre la résurrection de l'Arménie combattante de 1918 et l'instauration de la république aux couleurs rouge, bleu, orange, les éditions Thaddée nous proposent Chaos, de Chirvanzadé (1858-1935), alias Alexandre Movsessian. Ce roman n'a pas la dimension historique des deux œuvres globalisantes citées plus haut. Son immense intérêt est d'une autre nature.

Une immense fortune
L'intrigue se déroule à la fin du XIXe siècle à Bakou, capitale pétrolière du Caucase, intégrée à l'Empire russe et dont une des principales composantes ethniques, constituées par les Tatars, n'avait pas encore pleinement conscience de sa destinée nationale. A la faveur du chaos du XXe siècle naissant, de la révolution russe de 1905, de la chute de l'Empire ottoman et de la Première Guerre mondiale, la carte géopolitique du Caucase s'est redessinée, sous la contrainte d'une nouvelle réalité, celle des états-nations et de son corolaire : l'épuration ethnique qui a débuté en 1905 et qui s'est achevée avec les massacres de Soumgaït de 1988, la guerre pour le Haut-Karabagh et les transferts de populations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Chaos se déroule avant cette longue série d'embrasements, une période bien peu connue par nos contemporains... On peut y gouter le charme d'une mosaïque de peuples : tatar, russe, arménien, perse, lezguien, etc., qui cohabitent sans trop de difficultés, et même, avec bonheur. Chirvanzadé, représentant du courant littéraire réaliste, dans la veine de Balzac, Flaubert, Zola, Stendhal..., nous décrit fidèlement la société de Bakou à travers l'histoire d'une richissime famille arménienne, celle des Alimian.
Parti de rien, le patriarche Markos est devenu un des plus puissants magnats du pétrole de Bakou où des familles restées célèbres comme les Nobel et les Rothschild se disputent les puits avec de nombreux autres exploitants, en particulier des Arméniens aux noms russifiés : Mantachev, Mirzoev, Gougasov... Markos Alimian meurt en laissant une immense fortune et un testament. Extrêmement contraignant, il se propose de ramener dans le droit chemin ses enfants débauchés. Il en découle des intrigues et des revirements de situations en cascade.

Dallas en Azerbaïdjan
Laurent Lemire, critique à Livres Hebdo (la référence des libraires et des éditeurs) a saisi l'importance de cette œuvre dans son avant-critique du 3 mai. «Cette sordide histoire de succession aurait peu d'intérêt s'il n'y avait la verve de l'auteur et surtout sa manière de nous présenter le Bakou de la fin du XIXe siècle, cité pétrolière où l'odeur du rouble se confond avec celle de l'or noir. [...] Avec des règlements de compte à la Dallas, Chaos, c'est un peu les Ewing en Azerbaïdjan ! » L'histoire finit bien, fort heureusement, grâce aux vertus de l'amour et... du travail. De la très grande littérature. La remarquable traduction de Pierre Ter-Sarkissian, dont ce fut le dernier essai, restitue pleinement le talent de Chirvanzadé. De lecture facile, ce petit pavé sera idéalement votre compagnon de l'été.

Varoujan Charoyan, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 197, Juin 2013


Livre numéro 1850
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Hadjn si on t'oublie
 
Titre : Hadjn si on t'oublie / auteur(s) : Haïganouche GRKACHARIAN -
Editeur : Le Cercle d écrits caucasiens
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : Le Cercle d'écrits caucasiens -- 77260 Chamigny
Description : 15 cm x 21 cm, 254 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Mémoires
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets : Génocide arménien -- Hadjin -- Récits personnels
ISBN : 9782917650127
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 18,00 euros

Commentaire :

Mme Haiganouche Grkacharian raconte dans son livre l’histoire de ses parents tous deux originaires de Hadjn en Cilicie, ville théâtre de deux épisodes tragiques en 1909 et 1920, tout en se référant aux évènements déjà gravés dans l’Histoire. Un témoignage bouleversant et enrichissant.
Pour ce témoignage sur les péripéties dramatiques dont la ville de Hadjn fut le théâtre en avril 1909, et celles notamment de mars à octobre 1920 qui se conclurent par la chute de la ville aux mains des kémalistes et le massacre de sa population civile de huit mille âmes, l’auteur s’est référé aux évènements déjà gravés dans l’histoire, ainsi qu’aux souvenirs de ses parents qui en étaient originaires depuis plusieurs générations.
Si deux épisodes tragiques survenus en onze ans sont suffisamment connus grâce aux récits de témoins oculaires et de missionnaires américains, comme par exemple, Rose Lambert présente sur place en 1909, et d’officiers français de l’Armée d’Orient présents en 1919-1921 en Cilicie, en particulier Paul du Véou et le colonel Edouard Brémond, l’extrême rareté des souvenirs personnels sur les sièges de Hadjn contribue à la valeur de ce témoignage.
L’essentiel en est constitué par les souvenirs, d’une part, de déportation des parents de l’auteur en juin 1915 et de leur marche d’un camp de tri et de concentration à l’autre à travers le désert syrien jusqu’à la ville de Rakka, qui devint le refuge providentiel jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale, et, d’autre part, du second siège et de la chute de leur ville retrouvée en janvier 1919.

Livre numéro 1799
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Le Bateau sur la montagne
Titre : Le Bateau sur la montagne / auteur(s) : Kostan ZARIAN - Traduit de l'arménien oriental par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Thaddee
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : Corlet Imprimeur à Condé-sur-Noireau
Description : 15 x 20 cm, 479 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection :
Notes : Réédition de l'ouvage paru en 1986 au Seuil ; Avant-propos Pierre ter-Sarkissian ; Préface de l'édition originale Kostan Zarian, Boston, 1943 ; 2 cartes en couleurs par Eric Van Lauve ; Gérard Bédrossian [chronologie de l'Arménie] -, Artsrun Avagyan [biographie de l'auteur]
Autres auteurs : Gérard BEDROSSIAN [contribution] - Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 9782919131075
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 25,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Le chef-d’œuvre de Kostan Zarian, édité en 1986 par Le Seuil, et épuisé depuis deux décennies, va être de nouveau chez les libraires dès la fin du mois de novembre (2012). On ne trouvait plus Le bateau sur la montagne qu'au compte-gouttes, en occasion sur Internet. Le roman a été sauvé de l'oubli par les Éditions Thaddée qui ont racheté les droits de publication de la traduction en français de Pierre Ter-Sarkissian, l'œuvre originale étant rédigée en arménien oriental. L'intérêt de ce roman est immense. C'est tout d'abord un chef-d’œuvre de la littérature mondiale en raison de la qualité du style de l'auteur et de la profondeur de sa pensée. C'est aussi un des rares romans qui traite d'une période décisive de l'histoire de l'Arménie, celle de sa résurrection, en mai 1918, après trois batailles victorieuses dont celle de Sardarabad qui s'est déroulée à quelques encablures d'Etchmiadzine et d'Erevan. C'est enfin une œuvre qui pose des questions essentielles, celles du rapport de l'individu à la nation, et celles du rapport entre la diaspora et la mère patrie. Les Éditions Thaddée ont enrichi l'ancienne édition d'une passionnante et riche biographie de Kostan Zarian rédigée par Artsrun Avagyan, directeur de la faculté de lettres de l'Université d'État d'Erevan. On saura ainsi véritablement qui a été Kostan Zarian. Le livre comprendra également des cartes géographiques, des photographies de l'auteur ainsi qu'une brève chronologie de l'Arménie moderne.

Article non signé, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 190, novembre 2012


Livre numéro 1736
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Mosaïque de proses contemporaines d'Arménie
Titre : Mosaïque de proses contemporaines d'Arménie / auteur(s) :Traductions Élisabeth Mouradian et Pierre Ter-Sarkissian, suivi de "Entre effervescence et fermentation", de Serge Venturini
Editeur : L'Harmattan
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : 14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet numérique
Description : 13,5 x 21,5 cm, 162 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection : Lettres arméniennes
Notes :
Autres auteurs : Élisabeth MOURADIAN-VENTURINI [traducteur] - Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] - Serge VENTURINI [directeur] -
Sujets : Littérature arménienne contemporaine
ISBN : 9782296960589
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 16,50 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

La collection « Lettres arméniennes » présente 17 nouveaux auteurs d’Arménie d’aujourd’hui encore inconnus du lecteur français. Avec cinq femmes et douze hommes, cette mosaïque de proses est un « instantané » de littérature contemporaine du début du XXIe siècle.
Elle n’est en aucun cas une anthologie, mais s’avère être un libre choix dans « la guerre du goût » établi par la traductrice Élisabeth Mouradian.
La présentation de cette mosaïque d’écrivains est suivie d’un regard critique du poète arménophile français Serge Venturini.

Auteurs publiés dans ce volume : Mikaël Abadjiants, Mariam Assirian, Hratch Béglarian, Nelly Chahnazarian, Vahagn Grigorian, Suzanne Haroutiounian, Alice Hovhannissian, Gourguen Khandjian, Gaguik Makhsoudian, David Mouradian, Raphaël Nahapétian, Ara Nazaréthian, Anahit Toptchian, Artak Vardanian, Karo Vardanian, Hovik Vardoumian, Hovhannès Yéranian.
Ils sont l'espoir d'une nouvelle littérature arménienne. Chaque prose, ou forme courte, est suivie d'une critique littéraire en fin de volume, ce qui permet au lecteur, après sa lecture, de confronter son opinion avec l'avis donné, comme en miroir.


Dans ce recueil, dédié à Yéghiché Tcharents, la traductrice a choisi de reproduire en langue française les œuvres de 17 nouveaux auteurs contemporains d’Arménie. Le choix des textes est fait par rapport au sujet, à la forme, au style d’expression, dans le but de constituer une mosaïque de proses…
"Entre effervescence et fermentation" est un point de vue critique littéraire, exprimé par Serge Venturini dans le même volume. Il pose la question : Comment écrire après Y. Tcharents ? Et détaille la réponse …une nouvelle littérature est à l’œuvre. Elle est actuellement en plein bouillonnement, en pleine ébullition. Le lecteur trouvera des réflexions intéressantes à propos de la littérature arménienne contemporaine.
Annie

Article Tigrane Yégavian, France-Arménie, numéro 387, Juin 2012

ZOOM SUR LA NOUVELLE LITTÉRATURE D'ARMÉNIE
Après trois longues années de collecte en amont, de lecture approfondie et de travail de traduction (2008-2011), Serge Venturini et Elisabeth Mouradian présentent aux lecteurs francophones un ouvrage original, qui pose un regard intelligent et furieusement libre sur la nouvelle prose d'Arménie (1)

Comment écrire après Tcharentz (1897-1937) ?
Question lancinante que pose à tue-tête Serge Venturini, le plus arménien des poètes corses. Sculpteurs d'une mosaïque de nouvelles qui sentent bon l'abricot, le directeur de la collection des lettres arméniennes de L'Harmattan et son épouse, la traductrice Elisabeth Mouradian, arpentent depuis de longues années le paysage littéraire d'Arménie. Leurs pérégrinations ont conduit à enfanter un bien singulier ouvrage qui, à défaut d'être une anthologie de nouvelles, se veut un kaléidoscope de 17 courtes nouvelles, 17 auteurs (2). Peu ou prou connu du public francophone, Serge Venturini pose son regard poétique sur les coulisses de leurs œuvres, présentant de judicieuses clés de lecture, doublées d'une réflexion pour aller plus loin. Au fil des pages, le lecteur découvre une réalité arménienne déroutante. Ecrivains engagés, témoins de la déliquescence d'une société en lambeaux, ces prosateurs décrivent une période critique, un réel palpable où la mémoire d'un passé fantasmé n'a pas sa place. Aussi, n'allez pas chercher dans ces pages un fil conducteur ni une logique cartésienne ! Contentez-vous plutôt de deux mots-clés sortis de la bouche de Serge Venturini : effervescence et fermentation. Effervescence d'un univers qui se meut dans un sombre environnement. Fermentation d'une prose en devenir qui se renouvelle en dehors des sentiers battus, sans pour autant épouser les formes du pamphlet, de la dénonciation des injustices inhérentes aux balbutiements de la jeune République arménienne. Comment trouver l'équilibre ?

Une sélection subjective
Le mérite premier de ce recueil revient à Elisabeth Mouradian qui, en réunissant dans un seul ouvrage cinq femmes et douze hommes, nous offre un regard neuf et tendre. D'une incontestable qualité littéraire, ces textes sont des instantanés de la nouvelle prose arménienne. Aux antipodes d'une émotion chargée de lyrisme, les textes sélectionnés par la traductrice (et son libre-arbitre) respirent une essence spirituelle qui n'a pas besoin d'adjectif ou de substantif pour s'inscrire dans la tradition tracée par le grand Tcharentz.
Ce qui compte dans ces «têtes de chapitre», c'est incontestablement l'expérience d'un chaos vécu par les auteurs, mais où la survie et l'humour ont le mot de la fin. Sorte d'oxymore où l'écriture cinématographique d'un David Mouradian croise la mystique de Hovik Vardoumian. Loin de se limiter au périmètre de la seule Arménie, les souvenirs de la guerre d'Afghanistan élargissent le champ de la littérature arménienne, tandis qu'un épisode de la guerre de libération du Karabagh est ramené quant à lui à sa dimension humaine et universelle.
Entre Serge Venturini et Elisabeth Mouradian existe une étonnante harmonie. Leur complémentarité a déjà donné naissance à deux volumes : un recueil de nouvelles de l'écrivain Hovik Vardoumian et une traduction de Tcharentz. Tels des passeurs, ils bâtissent des ponts de papiers, solides comme le roc quand l'innovation, la transmission et la quête d'élévation font sens, et fragiles, quand la diffusion du livre est hélas réduite à sa plus simple expression.
"N'entendez-vous pas sourdre une fiévreuse agitation, parfois violente, une ébullition souvent diffuse et latente, une sourde fermentation souterraine, croissante ? Une fois la blanche écume retirée, les scories d'une littérature de transition éliminées, ce qui disparaît est l'essentiel, le levain. Le ferment", écrit Serge Venturini. Reconnaissons-lui sa légitime inquiétude sur le devenir de notre identité, écrivant comme il le fait avec justesse : "La vraie tragédie ici, c'est de perdre ses origines, et donc l'histoire de son pays. Il s'agit d'une mort symbolique. Encore faut-il garder mémoire pour être et devenir."
Tigrane Yégavian, France Arménie, numéro 387, Juin 2012


Livre numéro 649
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir L'ile et un homme
Titre : L'ile et un homme / auteur(s) : Kostan ZARIAN - trad. de l'armenien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Parenthèses
Année : 1997
Imprimeur/Fabricant : 42-Saint-Etienne : Impr. Dumas
Description : 155 p. couv. ill. en coul. 24 cm
Collection : Arménies, ISSN 0248-5877
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 9782863640883
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 12,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Entre récit de voyage et journal intime, "L'île et un homme" se marque des réminiscences et des souvenirs d'amitiés nouées à Ischia, Corfou ou Chypre, là où se côtoient, dans les années cinquante, nombre d'écrivains en recherche de nouveaux champs d'inspiration à la croisée des cultures : « Nous avons vécu un mois merveilleux à Ischia avec ce vieux Zarian qui, à propos, suggère que vous alliez y passer un an à discuter avec lui des problèmes fondamentaux de la vie, de l'art, de la sexualité et de la mort. » (lettre de Lawrence Durrell à Henry Miller). Véritable contrepoint de "L'île de Prospero", ce voyage intérieur, au style incisif, se donne le caractère d'une narration traversant l'imaginaire de l'insularité ; mais les voiles de la fiction découvrent à chaque instant les mythes méditerranéens chers à un écrivain qui savait entendre la voix des choses et des hommes.

Livre numéro 274
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Les jardins de Silidhar : roman
Titre : Les jardins de Silidhar : roman / auteur(s) : Zabel ESSAYAN - trad. de l'arménien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Albin Michel
Année : 1994
Imprimeur/Fabricant : 53-Mayenne : Impr. Floch
Description : 213 p. couv. ill. en coul. 23 cm
Collection : Les grandes traductions ISSN = 0298-2242
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 9782226064165
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 14,90 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :


Livre numéro 478
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Soleil d'automne
 
Titre : Soleil d'automne / auteur(s) : Hrant MATEVOSSIAN - trad. de l'armenien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Albin Michel
Année : 1994
Imprimeur/Fabricant : 18-Saint-Amand-Montrond : Impr. BCA
Description : 374 p. 23 cm
Collection : Les grandes traductions
Notes :
Autres auteurs : Andrei Gueorguievitch BITOV [préfacier] - Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 2226066624
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 150,00 FRF

Commentaire :

Soleil d'automne" est un recueil de huit nouvelles racontant la vie à "Tsemakout", petit village en Arménie non loin du mont Ararat. Au-delà d'un simple récit, de véritables tableaux vivants se succèdent au fil des lignes. L'auteur Hrant Matevossian, originaire de la région de Lori, décrit avec rigueur, humour et tendresse, mêlée parfois de cruauté, la vie paysanne. Le travail est dur, les conditions de logement difficiles, les moyens de transport inexistants. Ainsi le cheval acquiert une telle importance qu'une nouvelle est entièrement consacrée à "Alkho" le cheval, qui le temps d'un aller-retour au kolkhoze avec Guigor, nous fait part de ses peines sous les charges inhumaines qu'on lui inflige, de ses réflexions. Il finit par être le seul lien affectif de Guigor en ce monde du fait que son fils devenu citadin, indifférent envers lui, ne lui rend visite que pour profiter de son hospitalité avec ses collègues de bureau.
Cette indifférence citadine apparaît ailleurs en opposition avec la générosité et l'ardeur des villageois. Nous y voyons décrits les méfaits du système sur les habitudes des villageois et les perturbations qui s'ensuivent.

L'auteur s'intéresse aussi à la condition féminine de l'époque, en la personne d'Aghoun victime des préjugés, battue, mal aimée par la belle famille. Il lui fallut toute la volonté de survivre pour élever ses enfants, garder son mari et construire sa maison, tandis que les femmes de la ville venaient à la saison estivale pour se reposer.
Ces pages, où la conversation est souvent présente, où les réflexions se suivent, débordent de dynamisme, même si on assiste à des répétitions quelquefois.
C'est un des grands auteurs arméniens qui est traduit en français et édité par Albin Michel. La traduction est de Pierre Ter Sarkissian et la préface d'André Bitov.

Léontine Vosguéritchian, France-Arménie, févrer 1995, numéro 142


Livre numéro 689
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir La maison de rééducation : Erevan, 1926-1927 : souvenirs
Titre : La maison de rééducation : Erevan, 1926-1927 : souvenirs / auteur(s) : Yéghiché TCHARENTS - trad. de l'armenien par Pierre Ter-Sarkissian ; presentation de Claire Mouradian
Editeur : Parenthèses
Année : 1992
Imprimeur/Fabricant : 58-Clamecy : Impr. Laballery
Description : 155 p. couv. ill. 24 cm
Collection : Collection Armenies ISSN = 0248-5877
Notes :
Autres auteurs : Claire MOURADIAN [introduction] - Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets : Tcharents Yeghiche 1897-1937 -- Emprisonnement
ISBN : 9782863640692
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 14,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Figure emblématique - quasi mythique - de la littérature soviétique et personnalité complexe, tourmentée, à multiples facettes, poète précoce et aventurier, Yéghiché Tcharents (1897 - 1937), par sa vie et son oeuvre, par sa fin tragique aussi, incarne les bouleversements et les contradictions de son époque. Il est tour à tour ce très jeune partisan sur le front russoturc, ce combattant de l'armée rouge qui exalte Lénine, les "foules en délire" d'Octobre, la démesure et le romantisme révolutionnaire, puis l'idéologue et le bureaucrate de la littérature prolétarienne ; il est enfin le poète assassiné en 1937, à l'apogée de la terreur de masse. Depuis, Tcharents a été canonisé comme l'un des plus grands noms de la littérature arménienne du XXème siècle. En 1926, celui qu'on a qualifié de "prototype de l'homme nouveau soviétique" est incarcéré pour un délit de droit commun et passe six mois en prison. De son expérience, il décide - ou on lui suggère - de tirer une oeuvre littéraire à la manière des Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski, le premier ouvrage sur le bagne sibérien qu'il cite explicitement comme modèle, mais dans un tout autre esprit. Le récit, l'un des rares textes en prose de Tcharents, composé de véritables tableaux et portraits tirés du quotidien d'un établissement dit de "rééducation", présente un "aspect étonnant de la vie soviétique" de cette époque de transition.

Livre numéro 453
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Les Barbelés en fleurs
 
Titre : Les Barbelés en fleurs / auteur(s) : Gourguen MAHARI - trad. de l'arménien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : messidor
Année : 1990
Imprimeur/Fabricant : 18-Saint-Amand-Montrond : Impr. SEPC
Description : 192 p. couv. ill. en coul. 22 cm
Collection : Lettres soviétiques d'aujourd'hui
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets : Roman -- Témoignage sur les camps sous Staline
ISBN : 9782209062874
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 95 FRF

Commentaire :

"Tant de forçats au pays de la justice... "
C’est la réflexion douloureuse d’un détenu dans un camp soviétique. Toute la contradiction est là, bien vue par un écrivain qui a lui-même passé un quart de siècle derrière les barbelés.

Un témoignage de plus sur le goulag ? Oui, mais celui-ci se distingue de beaucoup d’autres. Par la profondeur des tragédies humaines, saisies comme "au ras du sol", par la poignante dignité d’un noyau de prisonniers qui résistent, non seulement pour survivre, mais pour ne pas abdiquer leurs valeurs humanistes et... socialistes. Parmi ces valeurs il y a l’amour. Mahari est l’un des rares parmi les romanciers des camps à nous montrer des hommes et des femmes qui bravent les interdits et l’horreur quotidienne pour entretenir des rapports amoureux : acharnement à vivre et à donner la vie !


Livre numéro 690
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Le Monastère : journal d'un religieux
Titre : Le Monastère : journal d'un religieux / auteur(s) : Dikran TCHEUGURIAN - trad. de l'arménien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Parenthèses
Année : 1988
Imprimeur/Fabricant : 58-Clamecy : Impr. Laballery
Description : 132 p. couv. ill. 24 cm
Collection : Collection Armenies ISSN = 0248-5877
Notes : Paru pour la première fois à Constantinople en 1914.
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 9782863640487
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 12,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

La forme du roman - qu'indique le sous-titre, "Journal d'un religieux" - fait bien entendu penser au Journal d'un curé de campagne, mais le parallèle avec l'œuvre de Bernanos n'est certes pas de ceux qui s'imposent absolument : I'œuvre de Tcheugurian est beaucoup plus "ramassée" que celle de Bernanos, et on sait d'ailleurs qu'elle est le résultat d'une intense "condensation" à laquelle Tcheugurian avait procédé avant de se décider à la publication.

Ici, tout passe par le "narrateur', mais il s'en dégage curieusement un sentiment d'authenticité absolue. D est vrai que l'œuvre baigne dans la réalité d'un double drame : celui de la situation morale et matérielle créée par les massacres de 1895-96, et celui du héros, I'archimandrite Artak, voué par son état au célibat et qui se débat contre la maladie et les cruelles contraintes d'une vocation - manifestement incertaine - qui l'excluent du siècle et de l'amour humain : sa passion pour la belle Chouchane est par définition vouée à l'échec.

Et puis, Artak est confronté avec le douloureux destin des orphelins recueillis au monastère où il vient d'être affecté, avec précisément pour tâche de s'occuper d'eux. Tcheugurian, qui avait des orphelinats une expérience personnelle, sait fort bien qu'en dépit de tous les dévouements, les enfants des parents disparus dans les massacres font dans la vie une entrée tragiquement inadéquate.

Certes, les personnages qui entourent Artak sont captivants, mais ce qui frappe surtout, c'est l'impressionnant développement des conditions et des composantes d'un destin dramatique.

Il faut bien dire que la vie n'offre ici que des promesses et des beautés qui se dérobent : juxtaposition du destin spécifique du peuple arménien, dont la survie est toujours menacée, et du destin personnel d'un religieux dont les pensées, les réactions, les troubles et l'évolution annoncent, à plus d'un demi-siècle de distance, ceux que connaîtront en d'autres lieux, et singulièrement en Europe, bien des clercs de notre temps.

Artak mène évidemment une vie close, une vie de "renfermement". Un critique, Hagop Margarian, a fait à ce sujet une remarque qui s'imposait. Après avoir énuméré les divers espaces - prison, hôpital, chambre de malade, etc - où il arrive à l'homme de se trouver enfermé, il conclut:

"Généralement, ces espaces clos reflètent d'un côté les limites et les entraves auxquelles sont assujettis l'homme et l'humain, et d'un autre côté, microcosmes spécifiques, ils expriment l'essence propre d'une société".

De fait, Le Monastère symbolise en un sens la situation de la société arménienne occidentale du début du siècle, tant dans le domaine des mœurs, de la vie religieuse, de l'état social et politique, que de la position historique, en d'autre termes les problèmes humains et nationaux arméniens de l'époque : leur écho entre très distinctement dans l'univers clos du monastère, au point qu'on a parfois l'impression que la communauté intérieure donne une image frappante de la collectivité nationale en général.

Dans sa clarté, la traduction française semble bien fidèle à l'atmosphère, aux conditions et à la réalité profonde d'une société et d'une époque.

Alexis Missakian, Cahiers arméniens ANI, N° 4 (1988)


Livre numéro 794
  Spécial numéro 362, "Les Arméniens", textes de Pierre Ter-Sarkissian
   
Titre : Spécial numéro 362, "Les Arméniens", textes de Pierre Ter-Sarkissian / auteur(s) : Revue Vivant univers - Pierre TER-SARKISSIAN -
Editeur : Revue VIVANT UNIVERS, Namur (Belgique)
Année : 1986
Imprimeur/Fabricant :
Description : in-quarto,50 p.,41 illustrations,3 cartes
Collection :
Notes :
Autres auteurs :
Sujets :
ISBN :
Prix :

Commentaire :

L'homme d'aujourd'hui, particulièrement pressé, n'a guère de temps à consacrer aux volumineuses études de type universitaire, aussi préfère-t-il la formule du digest. En ce sens, le numéro que le mensuel "Vivant Univers" consacre aux Arméniens paraît très appréciable. Sous une forme concise et précise, en quelques articles (Un peuple trahi par l'histoire; Culture et identité chrétienne; I'Arménie dispersée) et encadrés (repères chronologiques; I'Église arménienne; le génocide dans la mémoire arménienne) ainsi qu'une courte mais suffisante bibliographie de cet ensemble fournit aux lecteurs l'essentiel des connaissances de base.

Une abondante illustration ainsi que quelques cartes en facilitent la lecture.

Gérard Bédrossian, Cahiers arméniens ANI, N° 1 (1986)


Livre numéro 648
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Le Bateau sur la montagne
 
Titre : Le Bateau sur la montagne / auteur(s) : Kostan ZARIAN - trad. de l'armenien par Pierre Ter-Sarkissian
Editeur : Le Seuil
Année : 1986
Imprimeur/Fabricant : 37-Tours : Impr. Mame
Description : 441 p. couv. ill. en coul. 22 cm
Collection :
Notes :
Autres auteurs : Pierre TER-SARKISSIAN [traducteur] -
Sujets :
ISBN : 2020090813
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 154,00 FRF

Commentaire :

Pour les éditeurs parisiens, la littérature à thème arménien, ou bien les traductions souhaitées, ne pouvaient qu'être liées au génocide de 1915. Rien d'autre ne semblait devoir exister à leurs yeux, et cela depuis plus de trente ans. Aussi, la publication, par les Éditions du Seuil, dans une remarquable traduction de Pierre Ter-Sarkissian, du roman de Kostan Zarian, Le Bateau sur la montagne (1), précédée, il est vrai, en la même maison, du Miniaturiste de Martin Melkonian - attitude significative des orientations de l'éditeur - ne peut être perçue que différemment, comme un signe, - celui de vouloir renouer avec la vraie littérature, - comme une manifestation, - celle de démontrer que la production littéraire arménienne est riche d'espoirs et d'œuvres talentueuses.

L'auteur du Bateau sur la montagne, Kostan Zarian, situe son roman au cours des années troubles 1918-1921, à l'époque de la révolution russe et de ses conséquences, à savoir la renaissance, six siècles après sa disparition, de l'État arménien. Le thème, des plus simples, est hautement symbolique qui témoigne de la volonté de vivre et de reconstruire que manifestent les Arméniens, au travers d'Ara Hérian (son nom est à rapprocher du mot "hérou" signifiant lointain, c'est-à-dire celui qui se projette dans l'avenir ou travaille pour cela), le héros du livre.

Sur le lac Sévan, véritable mer intérieure de l'Arménie, on ne peut naviguer, en raison de l'absence de la moindre embarcation. Du port de Batoum, où il se rend, Ara Hérian revient en Arménie avec un bateau. Le voyage s'est fait en franchissant les montagnes de Transcaucasie et, nonobstant les multiples difficultés et obstacles, le bateau parviendra jusqu'à la route menant à sa destination. Mais, entre temps, que d'événements! Ara Hérian s'insinue dans l'histoire, devenant lui-même l'histoire de ces années et l'on comprend le propos de l'auteur écrivant, dans sa préface, que son œuvre "n'est pas un livre d'histoire, mais une histoire intérieure", ou plus exactement l'histoire d'un esprit.

Né à Chamakhi, dans l'actuel Azerbaïdjan soviétique, en 1885, d'un père général de l'armée du tsar, Kostan Zarian recevra sa première éducation en russe; il sera donc, fort longtemps, incapable de s'exprimer dans sa langue maternelle. Par la suite, il viendra en France effectuer ses études secondaires, puis ira suivre les cours de littérature et de sciences sociales de l'Université de Bruxelles. Ses premières œuvres, de la poésie, paraîtront en français. Sur les conseils d'Émile Verhaoren, il se mettra à l'étude de l'arménien et séjournera trois ans au couvent de Saint-Lazare, à Venise.

En 1913, il se rend à Constantinople, capitale intellectuelle des Arméniens de l'Empire ottoman où la création littéraire, plus ancrée dans la modernité d'alors, est proche de ses préoccupations. Là, il participe à la fondation de la revue Méhian (Le Temple). A la déclaration de guerre, il passe en Bulgarie, puis en Italie. Après, ce sera un séjour de trois années en Arménie soviétique et, de nouveau, le départ. L'Europe tout d'abord, ensuite les États-Unis, puis le Liban. Hanté par le désir de revoir l'Arménie, il y retourne en 1960. Il y mourra en 1969, après avoir publié une nouvelle version, notablement modifiée et abrégée, du Bateau sur la montagne.

(1) Les Éditions du Seuil publient la version intégrale parue en 1943 aux Etats-Unis, et non celle, abrégée, de 1963.

Gérard Bédrossian, Cahiers arméniens ANI, N° 1 (1986)




Le traducteur, Pierre Ter-Sarkissian, qui a fait une carrière de journaliste, a également beaucoup pratiqué la traduction, surtout dans le domaine américain. Depuis quelques années, il se consacre plus particulièrement à l'arménien.

Livre numéro 700
Pierre TER-SARKISSIAN --- Cliquer pour agrandir Photographies arméniennes : scènes et portraits 1880-1930
 
Titre : Photographies arméniennes : scènes et portraits 1880-1930 / auteur(s) : Jean-Claude KEBABDJIAN - Pierre TER-SARKISSIAN - 80 photographies reunies et commentees par Pierre Ter-Sarkissian, Jean-Claude Kebabdjian et Michel Pazoumian ; [publie par le] Centre de recherches sur la diaspora armenienne, Centre de documentation
Editeur : crda
Année : 1983
Imprimeur/Fabricant : 94-Gentilly : Impr. S.C.I.I.
Description : 108 p. ill., couv. ill. 26 cm
Collection :
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Armeniens -- -- Portraits * Armeniens -- 1900-1945 -- Portraits * Photographes -- Armenie -- * Photographes -- Armenie -- 1900-1945
ISBN : 2904784044
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :

Table des matières

Introduction : Une vocation photographique 7
Carte de l'Arménie 14
Note sur la photographie-objet 17
Chapitre I 1880-1889 33
Chapitre II 1890-1899 39
Chapitre III 1900-1909 47
Chapitre IV 1910-1919 63
Officiers ayant participé à la bataille de Sardarabad 83
Chapitre V 1920-1930 89
Installation des réfugiés à Alep (1922-1936) 92
Iconographie 108


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