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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Dickran KOUYMJIAN
( n. 1934 )

L'auteur

Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir
Naissance le 6 juin 1934 à Tulcea (Roumanie).

Dickran Kouymjian, qui vit maintenant (info : février 2009) à Paris, a été Professeur de la Chaire d'études arméniennes Haig et Isabel Berberian, Université d'Etat de Californie, Fesno. Egalement directeur du Centre des études arméniennes Sarkis et Meline Kalfayan et coordinateur du Programme d'études arméniennes de l'Université d'Etat de Californie. Ph.D. d'études arméniennes de l'Université de Columbia (New-York). A enseigné aux Universités de Columbia, Berkeley, Paris III (INALCO), aux universités américaines de Beyrouth, du Caire et de Paris. A publié de nombreux ouvrages et articles sur l'histoire et les arts arméniens, notamment The Arts of Armenia (Fondation Calouste Gulbenkian, 1992) ; a édité : In Memoriam Haïg Berberian (Fondation Calouste Gulbenkian, 1986). Participation à de nombreux colloques internationaux, plus particulièrement au Tribunal Permanent des Peuples sur le Génocide des Arméniens, en 1984.

Site web de l'auteur : armenianstudies.csufresno.edu/faculty/kouymjian/publications.htm

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Livre numéro 2056
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir La Méditerranée des Arméniens - XIIe - XVe siècle
 
Titre : La Méditerranée des Arméniens - XIIe - XVe siècle / auteur(s) : Colloques - Sous la direction de Claude Mutafian ; Actes du colloque international sur le royaume arménien de Cilicie, tenu à Jérusalem en 2009
Editeur : Geuthner
Année : 2014
Imprimeur/Fabricant : La Manufacture, 52200 Langres
Description : 16 x 24 cm, 398 pages, couverture illustrée en couleurs, nombreuses illustration en NB et couleurs ; 16 pl. couleurs + ill. en N&B
Collection : Orient chrétien médiéval
Notes : Textes des communications en français et en anglais. - Issus du colloque international, Jérusalem, juillet 2009. - Notes bibliographiques
Autres auteurs : Claude MUTAFIAN [introduction] - Gérard DEDEYAN [contribution] - Marie-Anna CHEVALIER [contribution] - Varvara BASMADJIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [contribution] - Agnès OUZOUNIAN [contribution] -
Sujets : Colloques -- Méditerranée -- Arméniens
ISBN : 9782705338985
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 46,00 euros

Commentaire :

La juxtaposition des noms « Méditerranée » et « Arméniens » peut paraitre artificielle quand on évalue sur une carte la distance entre l’Arménie, enclavée à l’est de l’Asie Mineure, sans façade maritime, et la Méditerranée. Pourtant, les relations entre ces deux entités ont été intenses durant plusieurs siècles. En effet, pour des raisons liées aux invasions turques en Asie Mineure et à l’arrivée des croisés au Levant, il s’est créé au xiie siècle en Cilicie, dans l’angle nord-est de la Méditerranée, face à l’île de Chypre, une principauté arménienne, officiellement érigée en 1198 en un royaume d’Arménie hors du territoire de l’Arménie historique.

Ainsi muni d’une ample façade maritime, ce royaume eut d’étroits contacts tant avec les puissances commerçantes méditerranéennes, en particulier Venise et Gênes, qu’avec l’Orient latin frontalier. Il fournit au royaume latin de Jérusalem trois reines, dont les deux premières : il était dès lors logique d’organiser dans la Ville sainte un colloque international consacré aux divers aspects de cette « Méditerranée des Arméniens ». On y traita en juillet 2009 des rapports arméno-latins au Levant, des relations du royaume avec l’ensemble de l’Orient chrétien, avec le monde musulman et avec les Mongols arrivés dans la région au xiiie siècle, sans oublier les intenses échanges artistiques et commerciaux.

Après la chute de ce royaume, en 1375, une partie de la population arménienne se maintint en Cilicie, mais il y eut également un important flux migratoire dans diverses directions, en particulier vers les rivages aux mains des Génois, familiers des Arméniens, dont la Crimée que l’on peut considérer comme un prolongement de la Cilicie arménienne.

Les Arméniens et l’Orient latin
- DÉDÉYAN Gérard : L’attraction des Arméniens de l’Euphratèse vers Jérusalem à la première époque du royaume latin (1099/1100 – 1187)
- MUTAFIAN Claude : Les reines arméniennes de Jérusalem et la fondation de la cathédrale des Saints-Jacques
- CHEVALIER Marie-Anna : L’ordre de l’hôpital et la défense de l’Arménie : Enjeux d’une présence et moyens mis en œuvre
- COUREAS Nicholas: Friend or Foe? The Armenians in Cyprus as others saw them during the Lusignan Period (1191-1473)
- LA PORTA Sergio: King Lewon I: The Last Roman Emperor
- HALFTER Peter : La couronne d’Arménie : Un document récemment découvert, illustrant les relations entre l’empereur Frédéric II et le roi Hét‘oum Ier
- BOZOYAN Azat : La réception du droit franc en Arménie
- OUZOUNIAN Agnès : Les Assises d’Antioche ou la langue en usage : remarques à propos du texte arménien des Assises d’Antioche

Les Arméniens et l’Orient non latin
- TCHOBANIAN Pavel : La lutte des Arméniens pour la préservation des monastères de Jérusalem (XIIe-XVe siècle)
- SCHMIDT Andrea : Manuscrits arméniens de la chronique de Michel le Syrien dans le fonds patriarcal de Jérusalem
- AMITAI Reuven: Dangerous Liaisons: Armenian-Mongol-Mamluk Relations (1260-1292)
- STEWART Angus: Alliance with the Tartars: the Armenian kingdom, the Mongols and the Latins

Les aspects économiques
- BAIS Marco : Documents de la chancellerie du royaume d’Arménie en Cilicie : traductions et traducteurs
- BALARD Michel : Les Arméniens dans les comptoirs génois d’Orient
- JACOBY David: The Economy of the Armenian Kingdom of Cilicia: Some Neglected and Overlooked Aspects
- MAURER Herbert: The Metaphysics of Coffee

Les aspects artistiques
- BASMADJIAN Varvara : Quelques remarques sur la représentation du Jugement dernier dans la miniature arménienne (XIe-XVIe siècle)
- IMHAUS Brunehilde : L’église arménienne de Famagouste. Description et historique de sa réhabilitation (XIVe-XXe siècle)
- PRINGLE Denys: Crusader Castles and Fortifications: The Armenian Connection
- KOUYMJIAN Dickran: Vézelay, the Arabs and the Armenians
- HUMMEL Thomas: Levonian, a Pioneer in the History and Exploration of the Secular and Holy Sites of Van


Livre numéro 2055
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir L'art des khatchkars, Les pierres à croix arméniennes d'Ispahan et de Jérusalem
 
Titre : L'art des khatchkars, Les pierres à croix arméniennes d'Ispahan et de Jérusalem / auteur(s) : Haroutioun KHATCHADOURIAN - Michel BASMADJIAN - Haroutioun Khatchadourian et Michel Basmadjian
Editeur : Geuthner
Année : 2014
Imprimeur/Fabricant : impr. en Turquie
Description : 23,5 x 28,5 cm, 444 pages, couverture illustrée, très nombreuses illustrations en NB et couleurs
Collection : Varia
Notes : L'ouvrage porte en plus le terme "khatchkars" en alphabet arménien. - Bibliogr. p. 433-439. Glossaire. Index
Autres auteurs : Dickran KOUYMJIAN [préfacier] -
Sujets : Art arménien -- Khatchkars -- Jérusalem
ISBN : 9782705338879
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 80,00 euros

Commentaire :

Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne.

Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.
Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.

« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)

Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.


Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.

Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.


Article Jean-Noël Kouyoumdjian, France Arménie, numéro 413, Novembre 2014

Fruit d'un travail de longue haleine, L'Art des khatchkars de Michel Basmadjian et Haroutioun Khatchadourian, est publié cet automne aux Editions Geuthner. Consacré aux pierres à croix d'Ispahan et de Jérusalem, le livre s'impose par sa rigueur scientifique et la qualité de ses textes et illustrations.
En titrant leur œuvre, Խաչքար, en caractères arméniens, Michel Basmadjian et Haroutioun Khatchadourian marquent leur souci d'aborder l'objet de leur étude, le khatchkar, la pierre à croix, dans son originalité intrinsèque, spécifique au christianisme arménien. Rien en effet n'est plus emblématique dans l'art arménien que ces pierres sculptées à motif de croix, qui se trouvent aujourd'hui disséminées sur tout le territoire de l'Arménie historique, mais aussi dans différents foyers diasporiques, tels que Jérusalem et Ispahan.
Dickran Kouymjian, dans sa préface, souligne que les khatchkars ont été développés "comme forme créative distincte, à compter de la seconde moitié du IXe siècle ", au moment du "rétablissement d'un royaume arménien indigène après deux siècles de domination par les califats arabes ". C'est aux Xlle-XIIIe siècles qu'ils prennent leur forme la plus aboutie, avant d'évoluer encore du XIVe au XVIIIe siècle, notamment au Nakhitchevan et en Iran. Près de 40 000 d'entre eux étaient recensés au début du XXe siècle, selon M. Kouymjian, mais leur nombre a grandement diminué suite aux destructions subies depuis le Génocide en Turquie, et plus récemment, en 2005, en raison du vandalisme des autorités azéries, lors de la destruction totale des khatchkars du cimetière de l'ancienne Djoulfa, au Nakhitchevan. D'où l'importance de cet ouvrage, car jamais jusqu'à aujourd'hui un tel effort de recensement systématique n'avait été entrepris.

Un ouvrage de référence
Il présente un "corpus ", c'est-à-dire un répertoire raisonné et exhaustif de l'ensemble des khatchkars sur un périmètre donné, en l'occurrence Jérusalem et Ispahan. Le choix de ces deux sites n'était pas dû au hasard : dans ces régions à risque, il y avait urgence à répertorier ces éléments constitutifs du patrimoine arménien. Ainsi, au cours d'une dizaine d'années, un premier travail minutieux de collecte a été effectué par Michel Basmadjian à Jérusalem, dans le quartier arménien de la vieille ville principalement, et par Haroutioun Khatchadourian à Ispahan, dans les églises de la Nouvelle Djoulfa. En tout, 669 khatchkars ont été répertoriés, photographiés, étudiés dans leurs moindres détails. Ce corpus "iconographique et épigraphique " est présenté dans son intégralité en fin de livre.
La seconde étape a été d'analyser cet ensemble de données afin d'effectuer une classification et d'établir une typologie. Le chapitre « Objet et représentation» s'attache ainsi à décrire la structure du khatchkar : sa base, son encadrement, son couronnement et le khoran, la partie centrale où se trouvent la croix et ses ornementations. Des planches et un lexique des termes utilisés sont joints à l'exposé. Après un chapitre évoquant les «Similitudes et disparités» des objets recueillis, tant au niveau de la datation, de l'emplacement, de la conservation, de la morphologie, des motifs ornementaux, les auteurs proposent un «Essai de typologie », en 18 types de ces pierres sculptées, appartenant à quatre familles : les primitifs, les élémentaires, les composés et les atypiques. Ces éléments sont sans doute complexes pour le néophyte, mais ils sont d'une grande portée scientifique ; ils conditionneront les recensements à venir de khatchkars d'autres régions, et seront un outil de synthèse pour les spécialistes.

Art et histoire
Le livre présente également des parties historiques sur Jérusalem et la Nouvelle Djoulfa, ainsi qu'une description soigneuse des différents sites où sont localisées les pierres à croix. Ainsi le chapitre «Stabilité et mouvement» présente l'histoire de la présence arménienne à Jérusalem (attestée dès le IVe siècle de notre ère) et à Ispahan, où les Arméniens d'une grande partie de l'Arménie historique furent déportés en Perse par Shah Abbas Ier à partir de 1603. Le chapitre met notamment en évidence les mouvements et échanges qui avaient lieu entre l'Arménie et ces deux cités diasporiques, notamment des pèlerins vers Jérusalem et des envoyés (nonces) du Patriarcat vers les villes arméniennes, ainsi que le rôle des marchands (khodjas) pour Ispahan.
Le chapitre «Espaces et objets» est l'un des plus intéressants. Il donne une description précise des lieux : de la ville, de l'édifice, et des khatchkars qui s'y trouvent, avec des plans et de belles illustrations. Ainsi sont décrits neuf édifices de Jérusalem, à commencer par le Saint-Sépulcre, et treize églises de la Nouvelle Djoulfa d'Ispahan, selon le même mode opératoire : d'abord l'édifice pour sa situation et son histoire, puis les khatchkars, pour leur nombre et emplacement, leurs caractéristiques, ornements et inscriptions, et leur typologie. Les plus beaux sont présentés avec leurs fiches détaillées. Les indications sont si précises que l'on pourrait prendre l'ouvrage comme un guide pour se déplacer sur les lieux. Par ailleurs, tout un appareil critique figure à la fin du livre : répertoire des ornements, index et bibliographie.

L’Art des khatchkars s'inscrit dans un recensement plus global des khatchkars d'Arménie. Nos deux auteurs ne pourront donc pas se reposer sur leurs lauriers. En tous cas, ce volume, dont une traduction devrait paraitre en arménien, comblera tout autant le spécialiste que l'amateur d'art.

Jean-Noël Kouyoumdjian, France Arménie, numéro 413, Novembre 2014


Livre numéro 1797
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir Le livre arménien de la Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora
Titre : Le livre arménien de la Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora / auteur(s) : Catalogues -
Editeur : bibliotheque mazarine
Année : 2012
Imprimeur/Fabricant : Maison Bortolazzi, Vérone (Italie)
Description : 198 pages, 60 illustrations en couleurs, bibliographie, Index des noms
Collection :
Notes : Pubié à l'occasion de l’exposition « Le livre arménien de le Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora », Paris, Bibliothèque Mazarine, du 26 octobre au 30 novembre 2012
Autres auteurs : Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [contribution] - Jean-Pierre MAHE [contribution] - Mikaël NICHANIAN [contribution] -
Sujets :
ISBN : 9782867422034
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix : 32,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

A l'occasion des 500 ans de la naissance de l'imprimerie arménienne, la Bibliothèque Mazarine, associée à la BULAC, expose un ensemble méconnu de livres arméniens rares et précieux, provenant pour la plupart des bibliothèques princières, monastiques ou savantes de l'Ancien Régime.
L'exposition rend compte de la géographie large et éclatée de l'imprimerie arménienne des premiers siècles (Venise, Rome, Constantinople, Amsterdam, Marseille, Madras...), et des conditions souvent difficiles dans lesquelles ont travaillé les hommes du livre. Elle apporte un éclairage fascinant sur tes échanges intellectuels, techniques, politiques et commerciaux, entre l'Europe et l'Orient de la Renaissance aux Lumières.
Catalogue de l'exposition, coédition Bibliothèque Mazarine / Éditions des Cendres, 198 p. Parution : octobre 2012 (32 euros).
Commissaires: Mikaël Nichanian (BnF) et Yann Sordet (Bibliothèque Mazarine)
Exposition organisée par la Bibliothèque Mazarine, en collaboration avec la BULAC, avec le soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian (Lisbonne) et de la société Fineco (financement de la recherche et de l'innovation).

Caractérisée par une abondante et brillante production manuscrite dont les premiers témoins datent du VIe siècle, la culture arménienne adopte les techniques typographiques au début du XVIe siècle. Le premier livre imprimé en arménien parait à Venise en 1512 ; il est l'œuvre d'un personnage encore énigmatique, qui publie cinq livres avant de disparaitre sans laisser de trace...
L'histoire du livre arménien, de sa production à sa réception, est ici illustrée par un ensemble méconnu d'ouvrages rares et précieux. Ils rendent compte de la géographie à la fois large et éclatée de l'imprimerie arménienne des premiers siècles (Venise, Rome, Constantinople, Amsterdam, Marseille, Madras...), et des conditions souvent difficiles dans lesquelles ont œuvré les hommes du livre de la diaspora arménienne, qu'ils fussent imprimeurs, éditeurs, mécènes, graveurs ou relieurs. Une attention particulière est portée aux répertoires privilégiés de l'édition ancienne (grammaire et alphabets, textes sacrés, histoire), à ses particularités ornementales (lettrines en formes d'oiseaux, illustration combinant emprunts aux artistes européens et iconographie traditionnelle), aux reliures.
Au cœur des rivalités entre l'Église arménienne et Rome, expression des rapports ambigus entre langue classique et langue vernaculaire, vecteur identitaire d'une nation sans État dont les membres sillonnent le monde entier, le livre arménien apporte un éclairage fascinant sur les échanges intellectuels et techniques, politiques et commerciaux, entre l'Europe et l'Orient de la Renaissance aux Lumières.


PRÉFACE
par Yann Sordet, directeur de la Bibliothèque Mazarine 9
La piété de Yakob, premier imprimeur arménien 13
par Jean-Pierre Mahé, membre de l'Institut
De la Renaissance aux Lumières : les origines du livre arménien (1512-1800), 23
par Mikaél Nichanian, conservateur à la Bibliothèque nationale de France
CATALOGUE 43
I. VENISE 45
D'AMSTERDAM À MARSEILLE 73
III. IMPRIMERIES D'ORIENT 115
IV. ROME 149
V. LIVRES D'ORIENTALISTES 159
BIBLIOGRAPHIE 183
REMERCIEMENTS 186
INDEX 187


Livre numéro 1649
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir Artsakh, Karabagh : jardin des traditions et des arts arméniens
Titre : Artsakh, Karabagh : jardin des traditions et des arts arméniens / auteur(s) :François Djindjian -Claude MUTAFIAN - Georges Bourouian - Patrick DONABEDIAN - Dickran KOUYMJIAN - et Nariné Aghabalian, Ministre de la Culture et de la Jeunesse de la république d'Artsakh [Avant-pro
Editeur : Somogy
Année : 2011
Imprimeur/Fabricant : Imprimé en Italie par Grafiche Zanini
Description : 157 pages, 24,50 x 29 cm, couverture cartonnée sous jaquette en couleurs, illustrations et photographies en couleurs
Collection :
Notes : Livre publié à l'occasion des 20 ans de la République d'Artsakh
Autres auteurs : Patrick DONABEDIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [directeur] - Claude MUTAFIAN [directeur] -
Sujets : Arsakh -- Histoire, Architecture -- Archéologie
ISBN : 9782757204559
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 35,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

A l'occasion du vingtième anniversaire de la Déclaration d'Indépendance de l'Artsakh, l'Association de Soutien au Haut Karabagh en France publie un livre attestant de la présence arménienne dans cette région depuis la nuit des temps. Très peu de livres, voire aucun, placent les richesses artistiques, monumentales, architecturales, artisanales et naturelles dans leur contexte historique et traditionnel. Ce livre regroupe cinq thèmes : l'Archéologie de l'Artsakh, qui débute avec les tumulus datant de l'âge du bronze et se termine avec les récentes découvertes; l'Histoire du Haut-Karabagh, commencée au VIIème siècle avant JC ; l'Héritage Monumental de l'Artsakh, essentiellement chrétien, en deux volets, l'Architecture à partir du IVème siècle de notre ère, et Khatchkars, dont la tradition remonte au Moyen-âge ; l'Art de l'Enluminure au Karabagh et les Tapis d'Artsakh. Il est magnifiquement illustré de cartes et de plus de 120 photos toutes plus belles les unes que les autres. Les textes en français sont accompagnés d'une version en anglais pour permettre une diffusion aussi large que possible de cet ouvrage.
Il figurera en bonne place dans les bibliothèques personnelles, d'associations, d'écoles. C'est une belle idée de cadeau

LES AUTEURS : Universitaires de renommée mondiale dans leur spécialité, ils ont signé ce livre avec dévouement et enthousiasme. George A. Bournoutian, professeur d' histoire Iona College, New York (Histoire de l'Artsakh depuis les Melikats jusqu'à nos jours); François Djindjian, archéologue, professeur (Archéologie du Haut-Karabagh); Patrick Donabédian, docteur en histoire de l'art, maître de conférences (L’héritage monumental de l’Artsakh : l’architecture sacrée, les khatchkars, l’art du tapis) ; Dickran Kouymjian, professeur Emérite, California State University Fresno (L’art de la miniature au Haut-Karabagh); Claude Mutafian, professeur, maître de conférences (Histoire du Karabagh : le Haut-Karabagh jusqu’aux Melikats).
Souscription jusqu'au 1er novembre 2011 :29 euros, rendu en France
Prix public après le 1er novembre 2011, 35 euros.

Achat:
Internet :
http://www.haut-karabagh.com/?p=192

Association de Soutien au Haut Karabagh
10, rue Degas; 75016 Paris

Tél : 01 53 75 17 40
Courriel : eurnkr@aol.com


Livre numéro 1550
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir Erkataguir
   
Titre : Erkataguir / auteur(s) : Serge MOURAVIEV - Ou comment naquit l'alphabet arménien
Editeur : academia (allemagne)
Année : 2010
Imprimeur/Fabricant : imprimé en Allemagne
Description : 254 pages, 17 x 23,50 cm, couv. en couleurs, ill. en NB et coul. photos en coul.
Collection :
Notes : Premier d'une série : Les trois secrets de Mesrop Machtots ; Le corps du volume est en français, avec des citations en : arméniens classique, oriental, occidental, grec ancien, russe, anglais, allemand, italien, géorgien
Autres auteurs : Dickran KOUYMJIAN [préfacier] -
Sujets : Langue arménienne, paléographie -- Mesrop Machtots
ISBN : 9783896655226
Prix : 29,80 euros

Commentaire :

Envoyez vos commandes à : Academia Verlag, Bahnstrasse 7, D-53757 Sankt Augustin – Internet: www.academia-verlag.de – E-Mail: info@academia-verlag.de

Extraits du sommaire
Prologue : Déclaration d'amour
A. Comment fut retrouvée la clé de l'alphabet
B. Des caractères daniéliens aux caractères mesropiens
C. La finition de l'ouvrage
Epilogue : Un miracle sans miracles.

ANNEXES:
I- Petite initiation à la phonologie théorique
II - Aperçu de grammatologie alphabétique
III - La « grammaire » des Anciens et Mesrop Machtots.
IV - L'origine de l'alphabet arménien : deux siècles de controverses
V - L'impossibilité mathématique du protosystème des caractères daniéliens
VI - Ébauche de paléographie arménienne des Ve-VIIe siècles
VII - Ébauche de corpus des principaux témoignages anciens sur la genèse de l'écriture arménienne.


Préface de Dickran Kouymjian
Le premier volume des Trois secrets de Mesrop Machtots, intitulé Erkataguir ou Comment naquit l’alphabet arménien, tente de déchiffrer le code qui a servi à créer l’alphabet arménien ou, plus précisément, explique dans ses moindres détails le remarquable processus d’« invention » ou de création des 36 lettres utilisées pour écrire dans une langue sophistiquée qui demeura totalement orale jusqu’à la première décennie du cinquième siècle. Bien que ce ne fût pas le premier alphabet créé par un lettré, ni le dernier, Serge Mouraviev montre en quoi celui-ci est unique à bien des égards dans l’histoire des alphabets. Sa présentation de l’histoire complexe de cette écriture et de la démarche suivie par Machtots pour créer les lettres arméniennes, permet à l’auteur de ressusciter un alphabet plus ancien : la série de signes que les sources contemporaines de l’inventeur appelaient « caractères daniéliens ». Ceux-ci, transmis par un évêque syrien du nom de Daniel, furent d’abord utilisés par Mesrop Machtots et ses élèves, puis abandonnés, selon Korioun, biographe et disciple de Machtots, faute de permettre d’écrire l’arménien de façon précise et correcte. C’est cette inadéquation des lettres daniéliennes qui contraignit Mesrop Machtots à élaborer un alphabet plus riche, à tel point conforme à la langue arménienne que, 1600 ans après sa création, il conserve encore, quasiment inchangé, le même ordre alphabétique et les mêmes valeurs phonétiques.

Tout comme les lettres daniéliennes avaient stimulé la mise au point de l’alphabet complet de saint Mesrop (il fut, en effet, très vite canonisé pour son immense contribution à la civilisation arménienne), de même ces lettres de Daniel, dont il ne restait plus la moindre trace ou la moindre description avant que Serge Mouraviev ne les ait reconstruites, ont servi de clé pour décoder le secret du remarquable ouvrage du saint. Une inspection visuelle des formes de l’erkat’agir, ces onciales appelées « caractères mesropiens », permit à notre auteur d’identifier une régularité dans la forme ou le ductus d’un nombre d’éléments suffisamment important de l’alphabet pour conclure qu’un tel système n’était le fruit ni du hasard, ni d’un concours de circonstances. Cette découverte de Mouraviev est totalement formelle, fondée sur l’observation et l’interpolation, d’autant qu’il n’est pas arménisant et que l’arménien ne figure pas parmi les nombreuses langues qu’il maîtrise. Néanmoins, il fut fasciné, lors de son premier voyage en Arménie il y a plus de trois décennies, par l’idée qu’un moine de la fin du quatrième et du début du cinquième siècle ait pu imaginer et mener à bien la création d’un alphabet aussi bien adapté aux nombreux et divers sons de sa langue natale. Grâce à ses connaissances et à son expérience de chercheur dans le domaine des langues et des lettres classiques, Serge Mouraviev comprit rapidement que le travail de Machtots n’avait pas simplement consisté à utiliser la plupart des 24 lettres de l’alphabet grec dans le même ordre et avec les mêmes valeurs. Effectivement, les formes de ces lettres arméniennes à équivalents grecs, quoique totalement différentes de leurs originaux, se sont prêtées à l’analyse et ont révélé la présence d’un certain nombre d’éléments primaires et secondaires récurrents. Au moins 20, voire 24, des 36 lettres avaient été essentiellement élaborées en combinant un nombre limité de formes, n’exigeant qu’un seul mouvement de plume, avec quelques droites horizontales ou verticales.

Serge Mouraviev conclut qu’un noyau de 20 lettres mesropiennes, désignant des sons suggérés par le grec, provenait de l’alphabet créé par l’évêque Daniel ou, en tout cas, avait été transmis par ce dernier à Mesrop Machtots. C’est cet alphabet de base, qui s’avéra insuffisant, que l’inventeur modifia et compléta pour créer les caractères dont des siècles d’utilisation ont démontré la perfection en tant qu’écriture arménienne. Notre auteur explique avec une abondance de détails le processus de création tant des caractères daniéliens que des mesropiens. Ce faisant, il pose lui-même les questions qu’un critique éclairé poserait au sujet de ce qui a tout l’air de n’être qu’une série d’hypothèses audacieuses. Le tout est illustré par un grand nombre de schémas convaincants et d’illustrations qui confortent visuellement les étapes de l’éprouvant voyage intellectuel dans lequel il entraîne le lecteur.

Le déroulement des deux aventures, celle de Mesrop Machtots et celle de Serge Mouraviev seize siècles plus tard, est narré dans un style très personnel, souvent à la première personne, ce qui confère un attrait certain à cet ouvrage de recherche. Non content de démontrer comment les caractères de Daniel furent transformés en lettres de l’alphabet de Mesrop, l’auteur tente d’établir comment furent créées les formes des lettres supplémentaires "non grecques", entièrement construites par Mesrop, correspondant à la douzaine de sons spécifiquement arméniens sans équivalents parmi les sons des langues classiques, et comment elles ont trouvé les positions exactes qu’elles occupent encore aujourd’hui par rapport à l’alphabet primitif. Toute cette enquête n’a été ni facile ni rapide, bien que la lecture de ce livre puisse suggérer qu’à l’instar de Machtots, seule une révélation aurait pu permettre à Mouraviev d’accéder à la secrète pensée du vénérable saint. Pour tous les Arméniens, Mesrop Machtots et l’alphabet arménien sont sacrés. Il y a probablement eu beaucoup plus d’études consacrées à Machtots et à l’histoire de ses saintes lettres qu’à tout autre domaine de la culture arménienne. Donc, qu’un chercheur, surtout s’il n’est pas arménien, ose proposer un système global destiné à expliquer la création, au début du cinquième siècle, et l’évolution première des lettres arméniennes, est une démarche fort dangereuse face au conservatisme académique. Mais Serge Mouraviev a étudié ce sujet depuis les années 1970. Il a publié en 1980 deux articles préliminaires, en français dans la Revue des Études arméniennes et en russe dans Patmabanasirakan handes, la revue de l’Académie des sciences d’Arménie. Depuis, il a précisé et parfois modifié son analyse afin de concevoir ce livre exceptionnel. Qui plus est, il a pris la peine d’y ajouter sept annexes sur les aspects fondamentaux de sa recherche. Ces annexes fournissent les connaissances de base indispensables au non-spécialiste (selon l’auteur), mais proposent en fait une excellente réévaluation de tous les acquis en la matière, sous forme de sections consacrées à la phonologie, à la grammaire, aux travaux des dix-neuvième et vingtième siècles sur Machtots et sur l’alphabet, une présentation et une analyse des monuments les plus anciens de la paléographie arménienne, et les textes originaux et les traductions d’une collection presque exhaustive des sources anciennes existantes sur la création de l’alphabet.

Les premiers articles de Serge Mouraviev n’ont guère suscité de réactions critiques. Nul doute que divers détails de sa profonde analyse soulèveront des objections, mais l’ensemble du système explicatif qu’il a mis sur pied est trop solide, trop convaincant pour être ébranlé par des éléments isolés. Les lecteurs les plus assidus de ce livre seront les chercheurs, et pas seulement le lectorat grand public auquel il professe de s’adresser en premier lieu. Il nous incombera d’établir si et comment les conceptions de Serge Mouraviev pourraient être affinées ou améliorées. Quelles que puissent être ses erreurs, si tant est qu’il en existe, ce volume a le grand mérite de fournir une explication universelle de la démarche de Mesrop Machtots et de son prédécesseur pour créer et perfectionner cet outil extraordinaire qui a permis d’écrire en arménien et a rendu possible l’épanouissement d’une littérature remarquable.

Dickran Kouymjian, Paris


Livre numéro 1492
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir Des serviteurs fidèles : Les enfants d’Arménie au service de l’État turc
Titre : Des serviteurs fidèles : Les enfants d’Arménie au service de l’État turc / auteur(s) : Maxime K. YEVADIAN -
Editeur : Sources d'Arménie
Année : 2010
Imprimeur/Fabricant : 21-Quétigny : Impr. Darantière
Description : 192 pages, 16 cm, 76 illustrations, couv. ill. en couleurs
Collection : L'Arménie... une histoire, vol. I
Notes : Réunit des articles de la contre-saison turque parus dans les « Les Nouvelles d’Arménie » ; Bibliogr. p. 177-186
Autres auteurs : Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [contribution] -
Sujets : Arménie -- Empire ottoman -- Société
ISBN : 9782952731843
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 15,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Durant près d’un millénaire, les Arméniens ont été présents dans les principaux secteurs des arts, des lettres et même de l’économie turque. Ils ont dominé des pans entiers de cette société comme le travail de la construction, puisque depuis le XIIe siècle la plupart des architectes des monuments turcs sont arméniens avec de grands génies tel Sinan le « père de l’architecture ottomane classique ». Les Turcs ont, en effet, conservé le métier des armes et de la haute administration, délégant à leurs minorités la plupart des autres secteurs.
Cet ouvrage propose, pour la première fois en langue française, une synthèse sur les apports étonnamment nombreux et variés des Arméniens à l’État turc.

Six chercheurs d’Arménie et de France, parmi les meilleurs spécialistes de leur discipline, proposent une synthèse souvent nouvelle et originale.


Table des matières

Introduction générale, par Maxime Yevadian, Historien, enseignant, Président des Sources d’Arménie.

Chapitre 1 :
Ainsi parlait le prophète, par Maxime Yevadian
Chapitre 2 :
Les Seldjouks et les architectes arméniens, par Maxime Yevadian.
Le nom des architectes des monuments seldjouks, par Maxime Yevadian.
Chapitre 3 :
Les janissaires ou comment détruire perpétuellement une élite ?, par Maxime Yevadian.
Le destin de l’Arménien Gabriel, janissaire et martyr, par Maxime Yevadian.
Chapitre 4 :
Maître Sinan, père de l’architecture ottomane classique, par Maxime Yevadian.
Les architectes arméniens au service du sultan (XVIe-XXe siècles), par Maxime Yevadian.
Chapitre 5 :
Le rôle des potiers arméniens de Kütahya dans l’histoire de la céramique ottomane, par Dikran Kouymjian, Haig & Isabel Berbérian professeur d’Études arméniennes, émérite, Université d’État de Californie, Fresno.
Les bijoutiers arméniens, par Anna Aleksanian
Chapitre 6 :
Le café et son introduction en Europe, par Maxime Yevadian.
Chapitre 7 :
Les livres manuscrits et imprimés instruments de la renaissance arménienne, par Raymond Kévorkian, Historien, Chercheur à l’Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8 Saint-Denis.
Chapitre 8 :
La littérature turque en alphabet arménien, par Hasmik Stépanian, Docteur en Histoire, Professeur à l’Université d’État d’Erevan, Arménie.
Les frères Abdullah et l’introduction de la photographie, par Anna Aleksanian et Maxime Yevadian
Chapitre 9 :
Histoire de la création du théâtre arménien et turc dans l’empire ottoman, par Anna Aleksanian, Chercheur au Musée-Institut du Génocide Arménien, Erevan, Arménie.
Les Zildjian, près de quatre siècles d’excellence en matière de Cymbales, par Anna Alexanian, avec une contribution de Hasmik Stépanian
Chapitre 10 :
Les Arméniens dans l’économie ottomane, par Anahit Astoyan, Chargée de recherches au Matenadaran d’Erevan, Arménie.
Conclusion par Ara Toranian, Directeur des Nouvelles d’Arménie Magazine

Annexe : Articles parus dans « Le Monde » pendant la saison turque, par Ara Toranian


Article de Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 364, du 16 au 30 juin 2010

Pendant plus de six siècles, les Arméniens initient, modernisent et développent l'essentiel de la culture, de l'artisanat, de l'industrie, de l'architecture et de l'économie de l'Empire ottoman. Dès les Seldjouks, les architectes arméniens sont les principaux maîtres d'œuvre des mosquées. Puis Sinan (1490-1588), ce fils d'Arménien, devient le père et le représentant inégalé de l’ « architecture classique ottomane ». Sa parfaite maîtrise de l'architecture byzantine et arménienne lui permet de les transcrire en représentations ottomanes. De nombreux grands architectes arméniens dont la dynastie des Balian, ont aussi été des bâtisseurs officiels. Les fameuses céramiques de Kütahya (centre majeur de cet art) sont réalisées du XVe au XXe siècle par des potiers arméniens dont la tradition est très ancienne. Les bijoutiers arméniens de Van, Erzeroum..., sont considérés comme les plus habiles au monde. Dès le XVe siècle, ils sont dominants à Constantinople. La littérature turque en lettres arméniennes, s'étendant sur plus de 8 siècles, devient un facteur de modernisation de l'Empire et fait évoluer les forces progressistes ottomanes pour aboutir à une littérature turque moderne. Les Arméniens sont les pionniers de la photographie dès 1858 et sont remarqués à l'expo universelle de Paris en 1878. Ils créent le théâtre turc puis ottoman qui a été un facteur de formation pour les élites turques. Les négociants et amirats arméniens (grands marchands liés à l'Etat) prospèrent à Constantinople puis s'étendent de l'Europe aux Indes. Les Arméniens sont majoritaires dans les professions libérales et dans l'agriculture qu'ils modernisent. L'économie de l'Empire est donc surtout conduite par les Arméniens. L'immense influence de la musique arménienne est absente de cet ouvrage.

Certains découvriront beaucoup mais il reste encore bien plus à révéler.
Article de Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 364, du 16 au 30 juin 2010


Livre numéro 1271
Dickran KOUYMJIAN --- Cliquer pour agrandir Trames d'Arménie : Tapis et broderies sur les chemins de l'exil (1900-1940)
Titre : Trames d'Arménie : Tapis et broderies sur les chemins de l'exil (1900-1940) / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Dickran KOUYMJIAN - Armand TCHOUHADJIAN - David VINSON - Dominique Serena-Allier, Raymond-H Kévorkian, David Vinson, Dickran Kouymjian
Editeur : images en manoeuvres éditions
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant : 13-Gémenos : Impr. Horizon
Description : 239 pages ; ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 23 cm
Collection :
Notes : Exposition Trames d'Arménie (1900-1940) Tapis et broderies sur le chemin de l'exil
du 16 juin 2007 au 6 janvier 2008 au Museon Arlaten de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) ; Bibliogr. p. 239
Autres auteurs :
Sujets : Tapis arméniens
ISBN : 9782849950975
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix : 22,00 euros
Achat possible sur : Amazon

Commentaire :

Trames d'Arménie (1900-1940) Tapis et broderies sur le chemin de l'exil, exposition du 16 juin 2007 au 6 janvier 2008 au Museon Arlaten de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône)
Entre récit et histoire, l'exposition présente plus de quatre-vingt-dix images réalisées au Proche-Orient entre 1890 et 1935 par des photographes réputés comme les frères Abdullah ou par des amateurs, saisis par la nécessité de sauvegarder une mémoire. Ces photographies racontent le long itinéraire des savoir-faire textiles arméniens (tapis et broderies), souvent seul bagage d'une population contrainte à l'exil, entre les villes de l'Empire ottoman et Marseille
Cette exposition s'inscrit dans le programme des Rencontres d'Arles - Photographie.

Sous la direction de Dominique Séréna-Allier, conservateur en chef, directeur du Museon Arlaten


Cet ouvrage montre comment entre 1900 et 1940, sur les chemins de l'exil, de l'Empire ottoman à Marseille, se transmettent et se perpétuent les procédés traditionnels arméniens liés à la fabrication de tapis et aux travaux de broderie. Des photographies révèlent la place des Arméniens dans l'artisanat du tapis et de la broderie avant 1915, ainsi que la transmission de ces techniques qui s'est opérée dans les ouvroirs des orphelinats levantins ou dans les camps de réfugiés arméniens notamment de Syrie, du Liban... Le corpus photographique réalisé entre 1923 et 1938 illustre les activités de la société marseillaise Tapis France-Orient qui, offrant du travail aux réfugiées arméniennes, a su utiliser leurs compétences ancestrales en fabriquant des tapis traditionnels de type oriental ou européen, mais aussi des tapis modernes destinés aux paquebots des grandes compagnies. Ainsi, le Museon Arlaten, musée départemental d'Ethnographie, interroge les notions d'identité et d'appartenance communautaire, mais également de transmission des savoir-faire à travers l'histoire d'une population largement implantée en Provence.


Sommaire de l’ouvrage

Avant-propos par Dominique Séréna-Allier
Les réfugiés arméniens en France : déracinement et quête d'un refuge, par Raymond H. Kévorkian
1 - DANS L'EMPIRE OTTOMAN : LES ARTISANS ARMÉNIENS DU TEXTILE
Voyageurs et arts textiles arméniens : histoire d'une rencontre, par David Vinson
Textiles arméniens : une riche palette Dickran Kouymjian
Corpus
Le tapis Ananson : le choix de la liberté, par Jane Ananson-Waddell et David Ananson, traduction-adaptation de Chantal Pradines

2 - DANS LES ORPHELINATS ET LES CAMPS : TRANSMETTRE ET RÉINVENTER DES SAVOIR-FAIRE
Une reconstruction nationale : réinsertion des filles et des femmes arméniennes après 1918, par Vahé Tachjian
Une association philanthropique au service des Arméniens : l'Union générale arménienne de bienfaisance, par Raymond H. Kévorkian
Le Near East Relief, par Dominique Séréna-Allier
Corpus
Antoine Poidebard et les Arméniens, par Lévon Nordiguian
Documents d'art oriental. Anciennes broderies arméniennes Antoine Poidebard (1929)

3 - À MARSEILLE : TAPIS FRANCE-ORIENT
Les premières implantations arméniennes à Marseille, par Raymond H. Kévorkian
Zareh Tchouhadjian : un expert du tapis à la tête de France-Orient, par Armand Tchouhadjian et Raymond H. Kévorkian Lire ce texte
Tapis France-Orient : une entreprise marseillaise, par Dominique Séréna-Allier
Corpus
Le Normandie : « une exposition flottante Art Déco », par Dominique Séréna-Allier


Livre numéro 1005
  Etudes arméniennes in memoriam Haïg Berbérian
 
Titre : Etudes arméniennes in memoriam Haïg Berbérian / auteur(s) :
Editeur : Fondation Calouste Gulbenkian
Année : 1986
Imprimeur/Fabricant :
Description : XLI-883 p. ; 24 cm
Collection : Bibliothèque arménienne de la Fondation Calouste Gulbenkian
Notes :
Autres auteurs : Dickran KOUYMJIAN [directeur] -
Sujets : Berbérian , Haïg (1887-1978)
ISBN :
Bibliothèques : Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France
Prix :

Commentaire :


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